Comment rendre son système d’alarme moins vulnérable ?

La centrale et le clavier d’alarme dissociés

 

Dans le système de sécurité d’une habitation, la centrale d’alarme est le cerveau et donc le point sensible de l’installation. Sa destruction par un cambrioleur est la faille de sécurité la plus courante. Il est non seulement important mais aussi conforme à la norme APSAD R81* que la centrale et le clavier de commande d’alarme soient dissociés. En effet, dans le cas où la centrale et le clavier sont réunis en un appareil, un cambrioleur dispose des mêmes 15 secondes pour détruire et donc neutraliser l’alarme qu’un utilisateur normal pour composer le code et désactiver celle-ci. Dans le cas où le clavier, le micro et le haut-parleur sont séparés de la centrale, l’intrus peut attaquer le matériel immédiatement accessible, tandis que la centrale, préservée dans un endroit moins exposé, par exemple en hauteur ou bien cachée dans un placard, envoie l’alerte au centre de télésurveillance.

 

 

Un clavier à longue portée audio pour communiquer avec le centre de télésurveillance

 

Pour mettre son habitation à l’abri, il y a donc la centrale, , des caméras et détecteurs et le clavier de commande audio sans fil qui fonctionne avec un flux de transmission radio**. Il sert à enclencher et à désactiver la centrale. Il intègre une sirène, un micro, un haut parleur et un lecteur de badge. Il s’installe dans un endroit accessible et à hauteur d’homme.
Grâce à la longue portée audio du clavier, jusqu’ 2 km sans obstacle, les opérateurs du centre de télésurveillance peuvent établir une communication audio et vidéo pour plus de prudence, avec la personne qui se trouve près du micro et du haut-parleur. Cela permet :
– de lever le doute en cas d’erreur de manipulation (mauvaise saisie ou oubli…). Cette procédure se déroule de façon précise et précède l’appel aux forces de l’ordre***.
– d’interpeller un éventuel intrus pour le sommer de quitter les lieux avant d’appeler les forces de l’ordre.

 

 

Les petits plus

 

Une mise en service partielle permet d’activer certains détecteurs, le garage et les accès au rez-de-chaussée, la nuit, par exemple. La touche « maison » active les fonctionnalités domotiques paramétrées lors de l’installation. En cas de home-jacking, avec le code sous contrainte, on peut composer un code de simulation d’arrêt de l’alarme qui envoie une alerte discrète et silencieuse au centre de télésurveillance. Celui-ci effectue la levée de doute audio et peut appeler les forces de l’ordre. La touche SOS alerte elle aussi les opérateurs en cas de malaise, de départ de feu…  On peut recevoir par email toutes les alertes de mise en marche et d’arrêt, que ce soit lors des entrées et sorties des enfants, du personnel de maison, d’un artisan, d’un jardinier, de la nourrice ou en cas de coupure de courant (cela protège le congélateur).
Le clavier peut être raccordé à un réseau domotique. Cela permet de programmer l’alarme en même temps que les volets se ferment, par exemple.

 

 

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Marie-Caroline Loriquet, le 24/02/12

 

 

* L’acronyme APSAD signifie Assemblée Plénière des Sociétés d’Assurances Dommages. APSAD R81 porte sur la qualité du système d’alarme -NF A2P-, son installation et sa maintenance. C’est un label recommandé par les assureurs.

** Fréquence radio européenne 868 MHz dédiée et réservée à la sécurité électronique.

*** Selon l’article 16-1 de la loi 83-629 du 12 juillet 1983.

 

 

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