Le confort thermique

confort thermique

Principe

Le corps échange en permanence de la chaleur avec son environnement de trois façons :

1. La conduction, quand le corps est en contact direct avec une surface.

2. La convection : quand les échanges sont liés aux mouvements de l'air autour du corps. Ils sont d'autant plus forts que la vitesse de l'air est importante et que la différence entre la température de l'air et du corps et grande.

3. Le rayonnement : quand il y a des échanges infrarouges entre le corps et les parois, chaudes ou froides.
On parle donc d'ambiance thermique confortable quand il y a un équilibre entre tous ces systèmes d'échange et que personne n'a trop chaud ou trop froid ! Ensuite, les paramètres qui régissent la sensation de confort thermique sont les températures, les mouvements d'air et l'humidité.

Convection ou rayonnement ?

La diffusion de chaleur dans les pièces est assurée par la convection ou le rayonnement.

L'importance de la part de chacun de ces modes de diffusion varie suivant le type d'émetteur de chaleur :

– les radiateurs des installations de chauffage central cèdent une partie de leur chaleur par convection en réchauffant l'air et une autre partie par rayonnement,

– les convecteurs électriques fonctionnent essentiellement par convection,

– les panneaux rayonnants fonctionnent essentiellement par rayonnement, ils peuvent être muraux, disposés au sol ou au plafond.

Equipements

La chaleur peut être produite grâce à un système individuel (convecteur, poêle, etc.) qui ne chauffe en général qu'une seule pièce.

Le chauffage central fonctionne via une chaudière qui transmet de l'eau chaude à un réseau de radiateurs diffusant ensuite leur chaleur dans toutes les pièces du logement. Ce système est très avantageux : souple d'utilisation il vous offre la possibilité d'utiliser tout type d'énergie et d'en changer tout aussi facilement.

Chaudières et radiateurs à eau ont fait d'énormes progrès : l'eau circulant dans les circuits est moins chaude qu'avant, la chaleur est plus douce, sa diffusion plus homogène et les nouvelles chaudières (spécialement celles à condensation) ont d'excellents rendements !

Les planchers chauffants à eau ont beaucoup évolués. Autrefois, trop chauds et mal réglés ils entrainaient des troubles de la circulation sanguine. Ils sont aujourd'hui conçus pour ne pas dépasser 28°C. La pièce entière est chauffée de façon homogène sans courant d'air. C'est le système qui offre aujourd'hui le meilleur confort thermique.

Entretien

Pour un confort optimal, ces appareils doivent être sûrs.

– Les appareils à combustion (gaz, fioul, bois, etc.) doivent recevoir suffisamment d'air frais pour fonctionner correctement, sans risque de dégagement et d'accumulation de gaz toxiques.

– Les conduits d'évacuation des gaz brûlés doivent être ramonés par une entreprise qualifiée qui vous fournira un certificat.

– Les appareils électriques doivent être alimentés par une installation conforme.

La programmation, source de confort

Un régulateur ou un programmateur donne ordre à l'installation de fonctionner ou de s'arrêter afin de répondre au confort que vous souhaitez. Elle peut réduire d'environ 15 % la consommation d'énergie. Régulateurs et horloges de programmation établissent le niveau de confort idéal en fonction de la température relevée grâce à l'aide d'un thermostat.

FAQ

1. Quelle est la température idéale d'un logement ?

La réglementation fixe la température de chauffage à 19°C.
Cette température convient aux pièces à vivre mais dans une chambre 15 à 17 °C sont suffisants et bien meilleurs pour la santé ! Si la température est trop élevée, elle assèche les muqueuses et nuit au sommeil.
Pour éviter les courants d'air désagréables, l'écart de température entre les parois et l'air ambiant ne doit pas dépasser 5°C.
L'été, 28 à 30°C est le maximum garantissant le confort. Au delà, un système de ventilation refroidira l'air de quelques degrés.

2. Pourquoi un logement mal chauffé est-il plus humide ?

L'air contient, sous forme de vapeur, une certaine quantité d'eau en fonction de la température et de l'humidité.
Or, l'air ne peut pas se charger indéfiniment en vapeur d'eau et pour une température donnée, il existe une quantité maximale d'eau absorbée.
On dit alors que l'air est saturé et que le taux d'humidité relative est de 100 %.
Plus l'air est froid, moins il peut contenir l'eau à l'état vapeur. Du coup, de l'air à 20 °C et 60 % d'humidité relative verra son taux d'humidité relative passer à 85 % d'humidité si la température baisse de 15 °C.
Quand la température baisse, l'humidité relative augmente et les risques de condensation deviennent donc plus élevés sur les parois froides.

3. Fonte ou acier ?

Les radiateurs en fonte ont une meilleure inertie et maintiennent ainsi la température de l'air stable. Ils sont particulièrement adaptés aux maisons peu isolées ou à bon taux d'occupation.
Les radiateurs en acier ou en aluminium réagissent plus vite : mieux vaut donc les installer dans des logements très bien isolés et à occupation alternée. En revanche, ils craignent plus la corrosion et leur dilatation entraine quelquefois des nuisances sonores.
Mais surtout, veillez à ne pas associer des radiateurs de matériaux différents (fonte/acier, acier/aluminium, etc.) : cela pourrait provoquer une électrolyse qui dégraderait lentement mais sûrement votre matériel.

 

A retenir !

L'emplacement de la sonde de votre régulateur joue énormément sur le fonctionnement de la régulation. Une sonde placée dans un lieu très ensoleillé, (derrière une vitre), prendra en compte une température qui conduira le système à donner des ordres erronés. Elle décidera d'arrêter le chauffage dans tout le logement alors que certaines pièces nécessiteraient un apport de chaleur ! Le choix des sondes de température et du régulateur dépend de votre installateur : demandez aux professionnels de vous guider vers des solutions adaptées à vos besoins.