Matériaux isolants : aide au choix

matériaux isolants : aide au choix

L'indice de résistance

La Règlementation Thermique (RT) 2005 en vigueur depuis le 1er octobre 2006 établit que R = 3,68 m². K/W (R = Résistance Thermique qui établit une relation entre l'épaisseur et la conductivité du matériau ; plus R est grand plus le matériau est isolant). C'est le minimum demandé mais il faut tendre vers une résistance thermique au niveau de la toiture de 6 et de 3 pour les murs et le sol.

Les trois types d'isolants

1/ Les fibres minérales
Les + : les laines de verres ou de roche sont d'excellents produits, vendus en rouleaux avec ou sans pare-vapeur ou encore sous forme de plaques rigides, avec ou sans parement en plâtre.
Les – : les produits les plus légers ne protègent pas de la chaleur l'été (demandez alors à votre entrepreneur une forte densité) et elles absorbent très facilement l'humidité et perdent alors tout pouvoir isolant. Il faut les employer dans des lieux parfaitement secs.

2/ Les fibres végétales
Les + : c'est une bonne alternative aux laines minérales car elles présentent des qualités isolantes équivalentes. Les plantes telles que le chanvre ont des fibres naturellement fongicides et antibactériennes.
Les – : elles sont absentes des grand circuits de distribution et leur coût est plus élevé.

3/ Les matériaux synthétiques
Les + : ils sont efficaces en termes d'isolation.

Les critères de choix

– La conductivité thermique (Lambda) qui indique l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient en est élevé, moins l'isolant est protecteur. Il faut que votre entrepreneur choisisse un isolant dont la valeur Lambda (qui symbolise ce coefficient) est inférieure à 0,040.

– La résistance thermique qui désigne le pouvoir isolant du matériau est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant.

– La résistance au feu, évaluée de A à F.

– La conformité aux réglementations applicables à la construction. Il est fondamental de vérifier que votre isolant possède un marquage CE qui leur garantit un niveau minimum de qualité, notamment au niveau de la sécurité, ainsi qu'une certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouvent leur conformité aux exigences fixées par la réglementation thermique française.

Les critères inhérents à votre habitation

S'il existe de nombreuses solutions pour isoler une maison, elles ne sont pas forcément toutes applicables dans votre cas. Le mieux est de faire le tour de votre habitation avec un professionnel qui saura :

– déterminer le meilleur isolant pour les différentes parties de votre habitation : en effet, selon les caractéristiques propres à votre domicile, il sera amené à privilégier un certain type de matériau (laine de verre, PSE, XPS, etc.).

– Vérifier que les solutions d'isolation respectent vos envies et respectent les autres matériaux de construction : là encore, les différents cas de figure imposent le diagnostic d'un professionnel. Par exemple, si vous souhaitez conserver la décoration de vos combles aménagés, vous pouvez opter pour une isolation par l'extérieur. Si cette solution est un peu lourde à mettre en œuvre, vous pouvez néanmoins en profiter pour refaire rénover votre toiture par la même occasion.

– Vous garantir la bonne tenue de votre produit isolant : la première condition pour assurer une durée de vie satisfaisante à vos matériaux de construction est de s'assurer que votre charpente, vos planchers et vos murs sont sains. N'hésitez pas à faire régulièrement inspecter votre maison par un professionnel.

Etiquettes : comment s'y retrouver ?

Comme tous les matériaux de construction, les produits d'isolation doivent répondre à des normes techniques définies au niveau national et international, c'est pourquoi les étiquettes doivent mentionner :

– l'Euroclasse à laquelle votre produit appartient. Un matériau comme la laine de verre appartient à la classe A 1, cela signifie qu'elle est rangée parmi les matériaux peu ou très peu combustibles.

– Les certifications reçues par votre produit : elles vous garantissent qu'il possède des caractéristiques et des aptitudes qui le rendent utilisable sur un chantier de construction et qui vous permettent de bénéficier de crédits d'impôts et aides diverses.

Le choix de l'isolant dépend de l'usage que vous voulez en faire, ci-après un tableau de chacun avec leurs principaux usages :

 
 
 Isolant Conditionnement   Usage

 Laines minérales et végétales

Rouleaux

Panneaux

 Toiture, combles aménagées, planchers, dalles flottantes

panneaux sandwichs, complexe de doublage, bardage…

 Perlite et flocons de cellulose

 Vrac

 Combles non aménagées, solives recouvertes d'un plancher…

 Laine, fibre de bois, liège

Fibres de cocos, cellulose, chanvre

 Panneaux

 Isolation de plancher, sols, murs, complexe de doublage, cloisons et contre-cloisons…

 Polystyrène extrudé (XPS)

 Panneaux

 Toitures, murs isolation extérieure, combles habitables, sols, complexe isolant extérieur…

 Polystyrène expansé (PSE)

 Panneaux

 Planchers, sols, murs, combles aménagées, isolation extérieure, dallages, chappe flottante, dallages, toiture terrasse…

 Polyuréthane

 Panneaux

 Toiture, toiture terrasse, doublage des murs, sols, planchers, isolation extérieure…

 Verre cellulaire  Panneaux, blocs

 Toitures terrasses

 

Les formes de base des matériaux isolants

– En rouleau ou matelas ; en vrac ; en panneau rigide ou semi-rigide ; en mousse à vaporiser.

– En matelas ou rouleau : il est assez souple pour remplir les vides et on peut le découper pour l'adapter à des reliefs importants. Attention il contient des éléments abrasifs il faut donc se protéger lors de la pose. Son coût est attractif.

– L'isolant en vrac est parfait pour combler les vides peu accessibles ou de forme irrégulière. Il peut venir en complément des autres isolants.

– En panneau, idéal pour les surfaces planes, planchers, dalle flottante, murs, en isolation intérieure ou extérieure.

– La mousse à vaporiser vient en complément des autres isolants pour les travaux peu accessibles.