Rénovation de l’hôtel Montalembert à Paris

Le Montalembert a vu le jour en 1926, il a vécu les grands moments de l’entre deux guerres, les fêtes du Saint-Germain des années cinquante et tant de périodes fastes qu’un livre d’or ne suffira jamais à évoquer tous ces instants enfuis, mais qui composent l’ADN d’un établissement.

 

 

Si les murs pouvaient parler, ils raconteraient sans doute les dîners joyeux, les rencontres galantes, les confessions intimes, les discussions animées… tout ce qui fait l’âme d’un palace et explique son succès auprès du public pendant toutes ces années.

 

La rénovation s’inscrit dans le désir de la propriétaire, Anne Jousse, de “réveiller” sa maison. Et parce que l’hôtel Montalembert a créé l’événement en étant le premier “Boutique Hôtel” de Paris, il y a vingt-cinq ans, il était tout naturel de recréer un événement de taille, sans pour autant se limiter à un concept. « Cet hôtel est inscrit dans son quartier explique Anne Jousse. C’est l’hôtel des écrivains et des artistes. Nous voulions donc conserver cet esprit, et tout particulièrement pour le restaurant qui fait partie de ces lieux fréquentés par une clientèle d’habitués. » C’est à l’architecte-décorateur Pascal Allaman que la propriétaire a confié le soin de mener à bien une opération qui, du projet de départ (rénover le restaurant) s’est étendue à l’ensemble de l’établissement. La décoration du lobby et le dessin des moquettes ont quant à eux été confiés à Géraldine Prieur, architecte d’intérieur.

 

La décoration de l’hôtel
« L’Hôtel Montalembert est un lieu d’esprit précise Pascal Allaman. En raison de son emplacement et de son style, c’est un endroit fréquenté depuis toujours par une clientèle variée de politiques, d’écrivains, d’éditeurs, d’artistes. Des fidèles du restaurant, mais aussi des hôtes des chambres auxquels sont venus s’ajouter, avec l’ouverture à l’international, des clients étrangers, galeristes, businessmen (et women), gens de la mode… Mon challenge consistait donc à garder cette atmosphère, à m’inscrire dans cette continuité. Il s’agissait pour moi d’écrire un nouveau chapitre d’une histoire déjà riche, et de mettre l’Hôtel Montalembert au niveau des autres établissements du groupe B Signature Hotels & Resorts… ».

 

 

Les chambres
« Pour les chambres, l’idée était de donner un peu plus de chaleur. De faire en sorte que le client ait le sentiment de séjourner dans les chambres d’amis d’un appartement parisien. Nous avons donc ajouté des corniches, des moulures, de nouvelles portes moulurées afin de respecter le vocabulaire esthétique parisien » explique Pascal Allaman. Les chambres qui se déclinent dans deux tonalités, jaune et orangé, font allusion à un certain esprit haussmannien revisité. Le décorateur a voulu insister sur le côté “maison” en positionnant le mobilier de manière originale, en disposant des éléments qu’on trouverait dans un intérieur élégant et chic. D’une chambre à l’autre, le mobilier évolue.

 

 

 

Un mobilier dessiné par Pascal Allaman qui signe ainsi chaises, bureau, fauteuils et ces jolis paravents utilisés en tête-de-lit. Et parce que la télévision est un élément inévitable dans une chambre d’hôtel, elle a été traitée telle une oeuvre d’art. Elle se trouve ainsi présentée comme un tableau, dans une “boîte américaine”, sur fond de patine dorée et avec un éclairage d’exposition. Les matières font référence à l’esprit classique luxueux : bois précieux (ébène), laiton vieilli bronze médaille patiné, cuir orange et jaune pour les sièges, soie sauvage pour les rideaux, laque… Dans cet univers de maison parisienne, le décorateur a soigné les parquets en wengé teinté ébène. Les moquettes, elles, ont été dessinées spécialement par Géraldine Prieur.

 

 

Les salles de bains, conçues comme des salons de bains s’habillent de matériaux empreints de classicisme : mosaïque en tons dégradés (gris, taupe et or) signée Bizzaza, marbre de Carrare blanc veiné, plafonds en teck naturel, miroirs biseautés… Tout a été fait pour créer l’ambiance d’un cocon précieux parisien.

 

 

 

Les suites
Les 10 suites de l’hôtel sont situées aux 7ème et 8ème étages, elles offrent une vue spectaculaire sur la capitale. Sous vos yeux, la Tour Eiffel, le clocher de l’église Saint-Thomas d’Aquin, toute proche… Mansardées, les suites du 8ème, offrent un balcon fleuri. Toutes les suites proposent des salles de bains avec une baignoire îlot pour admirer les toits de Paris depuis son bain à travers la fenêtre.

 

 

 

Suite “Signature” de l’hôtel, la 82 porte la griffe d’Anne Jousse Présidente de B Signature Hotels & Resorts. Celle-ci l’a conçue comme son pied à terre parisien. Pas d’ébène ici, mais du chêne clair pour le parquet en point de Hongrie. Particulièrement lumineuse, cette suite traversante affiche des coloris différents du reste de l’hôtel. Madame Jousse y a disposé le mobilier qu’elle aime (fauteuil Utrecht de Gerrit Rietveld édité par Cassina, coussins et accessoires d’une créatrice marocaine, objets chinés au cours de ses pérégrinations…) et c’est elle qui a dessiné le tapis qui apporte une jolie touche de couleur à l’ensemble. Aux murs des suites, les peintures de Jean-Pierre Bourquin sont issues de ses Carnets d’Errance. Anne Jousse a eu un véritable coup de foudre pour le travail de cet artiste français qui enseigne aux Beaux-Arts et expose en Chine.

 

 

 

Le restaurant
Point central de la maison, le restaurant du Montalembert est depuis des décennies la table favorite du monde de la littérature qui vient en voisin. Pour sa rénovation, Pascal Allaman avait la volonté de conserver le même esprit que celui qui a présidé à la décoration de l’hôtel : marbre blanc de Carrare pour le bar, boiseries sombres en palissandre et parquet en bois foncé. Un canapé signé Pascal Allaman apporte une note colorée face à la cheminée, tandis que le célèbre Salon Gallimard (référence à la maison d’édition voisine), destiné à abriter les conversations, bénéficie d’une grande baie vitrée ouverte sur un mini patio lumineux. Difficile de rester insensible à l’élégance des grandes appliques en bronze et albâtre rétro-éclairées dessinées par le décorateur et fabriquées dans l’atelier François Pouénat, l’un des derniers serruriers de tradition. Véritable monolithe de marbre sur lequel on a posé des plaques en forme de galets, le bar offre un joli contraste avec le mur de miroirs bullés gris teintés au plomb selon une technique du 18ème siècle.

 

 

 

Spa et fitness
Il est possible pour les clients de profiter d’un moment de bien-être dans leur chambre avec les soins de la maison Carita.

 

Informations utiles :
– Année de construction : 1926
– Adresse : 3 rue Montalembert – 75007 Paris – 33 (0)1 45 49 68 68
– 50 chambres dont 10 junior suites et suites.
– Restaurant ouvert tous les jours. La carte est servie en continu de midi à 22h30.
– Petits déjeuners au restaurant de 7h à 10h30.
– Room service 24h/24.
– Métro : rue du Bac
– Aéroport CDG : 45 min- Orly : 35 min.
– A voir autour de l’hôtel : Le musée du Louvre, le Musée d’Orsay, les Invalides, La Tour Eiffel, le musée Rodin, le Grand-Palais, l’église Saint-Germain-des-Prés, l’église Saint-Sulpice, le Bon Marché, les galeries d’antiquaires et les galeries d’art…

 

Plus d’informations : www.hotel-montalembert.fr

 

 

Crédit photos : Hôtel Montalembert

 

Publié par M.S. le 14/06/2016