Les améliorations possibles face au changement climatique

Les améliorations possibles

Les zones de déperditions de chaleur

 
 
Toiture Murs Air renouvelé Fenêtres Sols Ponts thermiques      
30 % 25 % 20 % 13 % 7 % 5 %
 

Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?

1) Réaliser des travaux d'isolation

La toiture
Une simple couche de laine de verre ou de roche de 20 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C'est une opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.

Les murs
L'isolation extérieure vous permet de renforcer l'inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L'été, elle freine le stockage de la chaleur dans les murs : il fait donc plus frais à l'intérieur et, vice-versa, l'hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l'intérieur. Il est vrai que la mise en œuvre d'une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d'isolant extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois, collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud, où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L'isolation intérieure, plus facile à mettre en œuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, vous disposez d'une gamme très variée d'isolants faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d'air entre elle et les murs.

Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d'air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent passer dans l'habitation plus d'énergie solaire qu'il n'en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.

2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire

Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
– Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies substantielles – 100 euros par 100 m² – mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
– Purger ses radiateurs : l'air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l'intervention d'un plombier.
– Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
– Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d'énergie.

L'eau chaude sanitaire
– Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s'endommage et vous brûle les mains au robinet.
– Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d'eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
– Entretenir ses canalisations : l'accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !

3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements

L'éclairage

Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.

Lave-linge et sèche-linge

Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d'énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.

Cuisinières et micro-ondes

– Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
– Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d'énergie par rapport à une simple casserole.
– Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l'eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d'un torchon sur lequel vous appliquez une assiette ou un couvercle. Cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
– Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
– Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.
– Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d'impôt et vous permettront en outre de chauffer la pièce où elles se trouvent.

Congélateurs et frigidaires

– Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
– Si vous avez besoin d'un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout plus pratiques.
– Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d'améliorer leurs fonctions.
– Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
– Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.

TV, magnétoscopes, ordinateurs

– Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
– Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d'écran certes joli mais énergivore !

 

Quelques ouvrages à lire…

– Dominique BOURG & Gilles-Laurent RAYSSAC, Le Développement durable, maintenant ou jamais, Découvertes, Gallimard, 2006.
– Frédéric DENHEZ, Atlas de la menace climatique, Autrement, 2005.
– Nicolas HULOT, Le Syndrome Titanic, Calmann-Lévy, 2004.
– Nicolas HULOT, Pour un pacte écologique, Paris Calmann-Lévy, 2006.
– Hervé KEMPF, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
– Milène LEROY, Le guide du consommateur responsable, Hachette-Marabout, 2001.
– Brigitte VU, La Maison à Energie zéro, Eyrolles, 2007.