Date du jour : Samedi 11 septembre 2010
Gérez tous vos projets de leur création à leur réalisation !
La tendance était reconnue depuis quelques années. 2009, année difficile pour la majeure partie d’entre-nous, a accentué l’engouement pour les EnR en raison d’une inquiétude justifiée envers l’avenir et une incertitude encore plus marquée concernant le coût des énergies fossiles.
On connaissait l'or comme valeur-refuge, incontournable dès qu'une crise pointe. Les énergies renouvelables ne semblent pas en reste au moment où les effets de la crise actuelle se font toujours sentir. Dans ce contexte, le recours à des énergies naturelles et essentiellement gratuites paraît d'une logique absolument limpide. C'est le principal enseignement d'une étude menée l'année dernière par le site Internet Quotatis, dont voici les principaux résultats.
Il a été noté une nette croissance des projets liés à l'énergie solaire, avec une multiplication par 3, par rapport à 2008, des projets d'installation de panneaux photovoltaïques. L'explication réside dans le rendement attractif de leur investissement grâce aux séduisants tarifs de rachat de l'électricité ainsi produite.
Le marché se segmente en fonction du type d'installation de panneaux photovoltaïques :
- Intégré à la toiture : c'est la solution la plus onéreuse, mais celle qui permet aussi une rentabilité maximale. Plus chère à la pose mais mieux rémunérée (revente de l'électricité produite à un opérateur) : 0,60 € /kWh.
- Surimposé : les capteurs solaires ne remplacent pas la couverture en place mais sont fixés sur le toit à l'aide d'éléments adaptés. Moins cher à la pose, ce système implique un prix de rachat du kWh moindre : 0,33 €.
Le chauffage au bois à augmenté de 230 %. Le moteur de cette croissance revient à la chaudière à pellets (granulés de bois). Cette technologie déjà bien implantée Outre-Atlantique et dans les pays de l'Europe de l'Est offre pourtant de nombreux avantages par rapport à une chaudière traditionnelle à bûches. La France semble cependant combler son retard. Si l'Allemagne dispose d'un parc de 100 000 chaudières à pellets pour 84 millions d'habitants, la France n'en compterait que 14 000 pour 64 millions d'habitants.
Dans la même logique de réduction de leur facture énergétique (eau, électricité, gaz, fioul...), les Français isolent de plus en plus leur habitation. On note une croissance de 220 % sur les projets de bilans thermiques, d'isolation des ouvertures (fenêtres et portes-fenêtres), d'isolations de cloisons, des façades et des combles. Ce score s'explique également par le fait que ces travaux ont tous bénéficié de crédits d'impôts de 25 à 40 % (selon modalités en vigueur en 2009).
Les pompes à chaleur restent toujours en progression, mais ont connu une croissance plus faible en 2009 : + 81 %. Cette tendance risquerait de se confirmer cette année à cause d'une baisse significative du crédit d'impôt de 40 à 25 %. Cependant, les particuliers bénéficieront toujours de l'Eco PTZ à condition que la pompe à chaleur soit intégrée à un bouquet de travaux à vocation écologique (isolation des combles, chauffe eau solaire...).
En contrepartie, d'autres secteurs connaissent une forte baisse. Le budget des ménages dédié à la rénovation, l'amélioration ou la décoration de l'habitat n'étant pas extensible, surtout en période de crise, les projets hors rénovation énergétique (décoration, petits travaux de maçonnerie, construction et extension ou encore fournitures et poses sol, murs et plafond) subissent une baisse marquée en volume de 20 à 40 % par rapport à 2008. Il apparaît ainsi clairement que les investissements 2009 des Français se sont prioritairement portés sur des projets "fiscalement" aidés et "économiquement mesurables".
Page mise à jour le 09/03/2010