Dossier : Comprendre les enjeux de la rénovation thermique
La lutte contre le réchauffement climatique est devenue l’impératif du XXIe siècle. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que celui-ci est de la responsabilité de l’homme. Au cœur de cette bataille, la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments est essentielle. Réchauffement de la planète, augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère… Des notions que nous décryptons pour vous aider à penser global dans votre projet de rénovation thermique.
106 Chapitres à consulter :
Point sur l'effet de serre
Qu'est-ce que l'effet de serre et quelles sont ses conséquences sur notre planète ? Quelles sont les dispositions prises pour limiter son impact sur l'environnement ? Entrée en matière sur la problématique de ce siècle...
L'effet de serre
Imaginez que vous êtes propriétaire d'une serre. Si vous la survitrez, il y aura une différence de température significative. On peut comparer l'augmentation des gaz à effet de serre à une augmentation de l'épaisseur de vitrage d'une serre : plus le taux de gaz est important plus l'atmosphère se réchauffe.
Pourquoi ? Parce que la Terre reçoit une énergie lumineuse du soleil. Une fraction de cette énergie est ensuite renvoyée dans l'espace. La part qui reste est accumulée par la surface de la planète et l'atmosphère. La Terre elle-même émet des infrarouges dont une partie se perd dans l'espace, compensant l'énergie solaire accumulée. En définitive, la Terre gagne autant d'énergie qu'elle en perd et la température reste stable.
Depuis 150 ans, ce bel équilibre est remis en question par l'accumulation des gaz à effet de serre (GES). Ces GES absorbent davantage le rayonnement infrarouge de la terre. La planète rayonne donc moins d'énergie qu'elle n'en absorbe. Les gains énergétiques étant plus importants que les déperditions, la température augmente ; c'est ce que l'on appelle l'effet de serre.
Ses conséquences sur l'environnement
Avec l'augmentation incessante des gaz à effet de serre dans notre atmosphère, l'avenir climatique de notre planète prend une tournure alarmante. En emprisonnant les radiations infrarouges émises par le rayonnement solaire, les gaz à effet de serre provoquaient jusqu'alors un réchauffement de l'atmosphère indispensable à notre survie.
Mais aujourd'hui, leur fort accroissement entraîne des dérèglements climatiques inquiétants : une hausse des températures de plus en plus rapide (au cours du siècle dernier, la Terre s'est réchauffée de 0,76°C en moyenne), l'accélération de la fonte de la neige et des glaces...
Sans mettre hors de cause les émissions naturelles, les dernières constatations scientifiques prouvent que l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère est directement imputable à l'activité humaine. Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) en fait d'ailleurs état dans son dernier rapport publié en novembre 2007. Selon lui, si aucune mesure restrictive n'est prise dans les années à venir, la température moyenne de la planète pourrait s'élever de 1,8 à 4°C supplémentaires au cours de ce siècle et provoquer ainsi des phénomènes extrêmes (sécheresse, inondations, fonte des neiges, montée du niveau de la mer). Les premières victimes de ces dérèglements climatiques tendent à être les populations les plus vulnérables. En effet, ces phénomènes entraîneraient avec eux malnutrition et évolution des maladies liées aux inondations, aux tempêtes, à la sécheresse et à leur impact sur la culture...
Une prise de conscience mondiale
- Au vu de ces récentes constatations, les organisations internationales se mobilisent :
- En 1997, le protocole de Kyoto engage les pays industrialisés signataires à réduire globalement d'environ 5 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau en 1990, d'ici 2008-2012.
- En 2005, le seuil de ratification des pays signataires est atteint : le protocole de Kyoto rentre donc en vigueur.
- Puis, fin 2007, la conférence de Bali lance les négociations sur un accord qui succèderait au protocole de Kyoto, en 2012. L'objectif principal est de rallier les principaux émetteurs de CO2 (Chine, Etats-Unis, Australie, Inde...) aux nouvelles négociations qui devraient durer deux ans...
Les conséquences à prévoir
- Vagues de chaleur plus longues et plus intenses d'où disettes et famines, accroissement des maladies cardio-vasculaires et augmentation de la transmission de certaines maladies tropicales : paludisme, fièvre jaune, dengue, encéphalites.
- Elévation du niveau des mers de l'ordre de 50 cm à partir de 2100, soit une perte de terre de l'ordre de 17 % pour le Bangladesh, de 6 % pour les Pays-Bas. En France, le delta du Rhône pourrait disparaître...Sur la planète, environ 100 millions d'habitants vivant dans les zones côtières seraient menacés.
- Modification des courants marins, ralentissement du Gulf Stream pouvant entraîner un fort refroidissement en Europe occidentale.
Il est indiscutable que l'alerte de l'opinion mondiale et les séries de mesures préconisées, depuis quelques décennies, pour lutter contre toute forme de pollution atmosphérique, sont, même en dehors d'un scénario catastrophe, absolument nécessaires. Il est donc urgent que les mentalités changent et que chacun s'efforce, à son niveau, de lutter contre l'émission de gaz dans l'atmosphère.
Le saviez-vous ?
Le dioxyde de carbone : qu'est-ce que c'est ? Non-combustible, incolore et inodore, le dioxyde de carbone est obtenu par la combustion ou l'oxydation de composés contenant du carbone (charbon, bois, pétrole, huiles, aliments), la fermentation de sucres, la respiration et la décomposition de matières organiques.
L'impact du bâtiment dans le changement climatique
Les constructions neuves, soumises à une règlementation liée à leur performance énergétique, sont relativement peu consommatrices en énergie, comparées aux constructions existantes. Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des consommations d'énergie dans les bâtiments existants est essentielle. En effet, le Bâtiment représente, à lui seul, 46 % de l'énergie consommée en France...
Des émissions en hausse
Le secteur du Bâtiment pèse pour près de 20 % dans l'émission des gaz à effet de serre évoluant dans le mauvais sens depuis 15 ans. En effet, alors que l'Industrie et l'Agriculture ont vu une nette régression respectivement de -22 % et -10 % dans le volume total d'émissions, le Bâtiment a progressé de 22 %, presque autant que les transports qui sont à 23 %.
| Secteur    | Transports  |  Industrie | Bâtiment  |  Agriculture  | Energie/ Production  | Déchets |
|---|---|---|---|---|---|---|
| % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en millions de tonnes | 26 % | 20 % | 19 % | 19 % | 13 % | 3 % |
| Evolution 1990/2004 | +23 % | - 22 % | + 22 % | - 10% | - 9 % | - 8 % |
Source : plan climat actualisé 2006
Pourquoi un logement émet-il des gaz à effet de serre (GES) ?
Au cœur du secteur du Bâtiment, les logements des particuliers sont responsables d'environ 2/3 des rejets de GES. Certes, la production d'eau chaude sanitaire et de chauffage est responsable de 80 % de la consommation d'énergie d'un logement, mais à cela viennent s'ajouter les émissions « invisibles » issues :
- de l'énergie nécessaire à la fabrication des matériaux du logement (énergie grise) ;
- des gaz à effet de serre émis lors du chantier, notamment lorsque les matériaux sont acheminés sur de longues distances ;
- des systèmes de climatisation qui laissent échapper des gaz fluorés dont l'impact sur l'effet de serre est de 1 000 à 8 000 fois supérieur à celui du CO2.
| Chauffage  |  Eau chaude sanitaire |  Cuisson  | Eclairages et usages spécifiques |
|---|---|---|---|
| 70 % | 10 % | 7 % | 7 % |
Objectif « maison passive »...
La maison passive consomme très peu d'énergie. C'est une maison quasiment autonome pour ses besoins de chauffage. Elle offre toute l'année une température ambiante agréable, sans mise en œuvre d'un système de chauffage conventionnel. Pour y parvenir, elle utilise :
- les apports solaires,
- les apports métaboliques des habitants et des équipements, qui chauffent toujours un peu.
Ces apports sont ensuite optimisés par une bonne qualité d'isolation.
Pour être conforme au standard de bâtiment passif, les besoins de chauffage doivent être inférieurs à 15 kWh/m2 par an (soit 20 fois moins qu'un logement français moyen) et les besoins en énergie primaire (chauffage, énergie pour chauffer l'eau, électricité...) doivent être inférieurs à 50kWh/m² par an.
Encore mieux : la « maison positive »
Non seulement la maison dite « positive » ne consomme pas d'énergie mais elle en produit. En effet, en ajoutant des dispositifs de captage d'énergies renouvelables (solaire, éolien par exemple), il est possible de générer un bilan énergétique annuel nul ou, mieux encore, d'avoir des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment : on parle alors de maison « à énergie positive ».
Pour cela, il faut :
- optimiser le rapport volume/surface de l'habitation. La compacité est en effet une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique.
- renforcer l'isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques. Le renforcement de l'isolation thermique se traduit alors généralement par une augmentation de l'épaisseur de la couche d'isolant. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l'ancien, ces épaisseurs sont envisagées sans difficulté. En ce qui concerne la rénovation des bâtiments existants, apparaissent de nouvelles solutions techniques : matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d'isolation, etc.,
- éliminer les défauts d'étanchéité qui laissent pénétrer les courants d'air froid.
Les améliorations possibles face au changement climatique
Avant d'entreprendre des travaux de rénovation thermique, il est important de s'inscrire dans une démarche globale pour prendre conscience du fait qu'il y a un ordre à respecter pour un résultat optimal. La première étape consiste à faire établir un diagnostic de performance énergétique de son logement. Vient ensuite une série de recommandations de travaux qui incluent l'isolation, la ventilation et le confort thermique. Une fois ces travaux réalisés, vous pouvez ensuite vous pencher sur les sources d'énergie et le mode de chauffe et terminer par l'installation d'un système domotique performant. Pour optimiser cette démarche de rénovation, il convient bien évidemment d'adopter les bons gestes au quotidien...
Les zones de déperditions de chaleur
| Toiture | Murs | Air renouvelé | Fenêtres | Sols | Ponts thermiques      |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 % | 25 % | 20 % | 13 % | 7 % | 5 % |
Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?
1) Réaliser des travaux d'isolation
La toiture
Une simple couche de laine de verre ou de roche de 20 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C'est une opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.
Les murs
L'isolation extérieure vous permet de renforcer l'inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L'été, elle freine le stockage de la chaleur dans les murs : il fait donc plus frais à l'intérieur et, vice-versa, l'hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l'intérieur. Il est vrai que la mise en œuvre d'une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d'isolant extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois, collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud, où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L'isolation intérieure, plus facile à mettre en œuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, vous disposez d'une gamme très variée d'isolants faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d'air entre elle et les murs.
Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d'air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent passer dans l'habitation plus d'énergie solaire qu'il n'en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.
2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire
Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
- Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies substantielles - 100 euros par 100 m² - mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
- Purger ses radiateurs : l'air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l'intervention d'un plombier.
- Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
- Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d'énergie.
L'eau chaude sanitaire
- Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s'endommage et vous brûle les mains au robinet.
- Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d'eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
- Entretenir ses canalisations : l'accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !
3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements
L'éclairage
Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.
Lave-linge et sèche-linge
Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d'énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.
Cuisinières et micro-ondes
- Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
- Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d'énergie par rapport à une simple casserole.
- Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l'eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d'un torchon sur lequel vous appliquez une assiette ou un couvercle. Cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
- Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
- Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.
- Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d'impôt et vous permettront en outre de chauffer la pièce où elles se trouvent.
Congélateurs et frigidaires
- Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
- Si vous avez besoin d'un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout plus pratiques.
- Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d'améliorer leurs fonctions.
- Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
- Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.
TV, magnétoscopes, ordinateurs
- Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
- Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d'écran certes joli mais énergivore !
Quelques ouvrages à lire...
- Dominique BOURG & Gilles-Laurent RAYSSAC, Le Développement durable, maintenant ou jamais, Découvertes, Gallimard, 2006.
- Frédéric DENHEZ, Atlas de la menace climatique, Autrement, 2005.
- Nicolas HULOT, Le Syndrome Titanic, Calmann-Lévy, 2004.
- Nicolas HULOT, Pour un pacte écologique, Paris Calmann-Lévy, 2006.
- Hervé KEMPF, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
- Milène LEROY, Le guide du consommateur responsable, Hachette-Marabout, 2001.
- Brigitte VU, La Maison à Energie zéro, Eyrolles, 2007.
Etude de l’OPEN (ADEME) conclut à l'insuffisance des travaux de rénovation thermique.
Une étude réalisée en 2007 par l'observatoire OPEN évoque l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles. Cette lecture des résultats a posteriori permet de quantifier en détail, au regard du Grenelle de l'environnement, le marché des travaux à impact énergétique.
Le contexte
Pour aider les acteurs du bâtiment à y voir plus clair dans les objectifs du Grenelle, l'ADEME a commandé à l'Observatoire Permanent de l'amélioration ENergétique du logement (OPEN) une étude qui fait le point sur le marché de l'amélioration de l'habitat en 2007. Menée auprès de 32 000 ménages ayant réalisé des travaux d'ouverture, de chauffage ou d'isolation en 2006, cette étude a également été enrichie des réflexions d'experts du Club de l'Amélioration de l'Habitat (CAH). Les résultats sont sans appel. En effet, la qualité énergétique des logements après travaux est considérée comme insuffisante dans plus de 90 % des cas...
Les résultats de l'Observatoire
Rénover une toiture, des combles, des murs, poser une fenêtre ou une porte, ou encore rénover l'installation principale de chauffage ou d'eau chaude sanitaire : en 2006, plus de 9 000 000 logements ont fait l'objet de travaux d'amélioration énergétique. Mais pour quels résultats ?
Après étude des niveaux de performance énergétique atteints après rénovation, il apparaît en fait que les solutions optimales ne sont adoptées que dans 10 % des cas (couverture, maçonnerie...). De plus, dans le cadre de travaux plus globaux prenant en considération différents corps de métiers, 75 % des rénovations restent également insuffisantes. En réalité, selon l'étude de l'OPEN, seules 3 % de ces rénovations peuvent être considérés comme « exemplaires ». En comptabilisant également les rénovations antérieures de l'habitat, le chiffre monte à 8 %.
Les contraintes des ménages
Plusieurs raisons expliquent la faible efficacité de ces travaux.
Tout d'abord, seuls 45 % des ménages réalisant des travaux d'amélioration thermique dans leur logement considèrent les économies d'énergie comme prioritaires. Pour tous les autres, les travaux visent avant tout à améliorer l'agencement intérieur, à réparer ou à décorer.
Autre frein à la réalisation de chantiers de rénovation thermiques de qualité : le temps de préparation du projet, beaucoup plus long que lorsqu'il s'agit d'autres types de travaux. En effet, la recherche d'information auprès des industriels et les demandes de subventions ou de crédits prennent du temps... En outre, le coût des installations performantes est supérieur aux solutions à efficacité moyenne (on peut remarquer une augmentation de 20 à 70 % pour le poste chauffage par exemple).
Enfin, l'étude prouve que les professionnels sont aussi responsables de ces résultats, notamment par manque de prescription et de prise en compte de l'enjeu énergétique de manière globale. Ainsi, seuls 9 % des entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant. De plus, la majorité des chauffagistes (61 %) avouent avoir installé leur matériel sans avoir évoqué la question de l'isolation à leur client.
La toiture, un vaste chantier !
Parmi les chantiers les plus en retard, les travaux de toiture tiennent le haut du pavé. Malgré le faible surcoût que représente l'isolation dans ce genre de travaux (il faut compter 20 % en plus pour intégrer l'isolation), seul un tiers des toits rénovés bénéficie de l'installation d'un isolant.
Les travaux d'isolation d'intérieure semblent également à la traîne au regard des exigences actuelles. Cela s'explique par le manque d'intervention de professionnels en la matière et par le coût important de ce type de travaux. Ainsi, 70 % des chantiers effectués n'ont que très peu d'efficacité thermique. A ce rythme, il faudrait plus de 200 ans pour que le parc construit avant 1975 ne soit isolé de façon exemplaire. Une petite lueur d'espoir cependant : ces données ne prennent pas en compte l'isolation par l'extérieur.
Le cas à part des ouvertures
L'optimisme semble plutôt concerner les travaux d'amélioration thermique des ouvertures. Ici en effet, on comptabilise 8 % de rénovations dont le résultat est optimal et 44 % qui sont d'efficacité moyenne. Si les travaux d'efficacité moyenne (correspondant aux exigences minimales qui permettent de bénéficier du crédit d'impôt) étaient améliorés pour atteindre une efficacité maximale, plus de 700 000 logements par an, soit la totalité du parc en 2050, répondraient alors aux exigences du Grenelle.
Le chauffage, un objectif atteignable
Côté chauffage enfin, on compte 13 % de chantiers qui, grâce à leur performance optimale, sont éligibles au crédit d'impôt. Pour atteindre les objectifs de 2050, il faudrait que la quasi-totalité des nouveaux équipements de chauffage installés soient très performants. Une mission qui s'avère possible quant on sait que la vente d'équipements éligibles au crédit d'impôts ne cesse de croître et que 80 % des professionnels en charge de ces travaux sont convaincus du bien fondé de ce dispositif fiscal.
Les objectifs fixés
Pour diviser par 4 la consommation d'énergie des bâtiments en France d'ici 2050, ce qu'ambitionne le Grenelle de l'environnement, on estime que le volume des travaux à entreprendre sur le parc existant doit se situer entre 500 et 800 milliards d'euros. Avec les 13 milliards d'euros de travaux actuellement entrepris par an, l'OPEN considère que la partie basse de l'estimation sera atteinte.
Cependant, si l'efficacité des travaux entrepris n'évolue pas vers de meilleurs résultats, il faudra compter cent ans et non 45, comme le voudrait le Grenelle, pour que le parc existant soit thermiquement efficace.
Â
Point sur l'effet de serre

L'effet de serre
Imaginez que vous êtes propriétaire d'une serre. Si vous la survitrez, il y aura une différence de température significative. On peut comparer l'augmentation des gaz à effet de serre à une augmentation de l'épaisseur de vitrage d'une serre : plus le taux de gaz est important plus l'atmosphère se réchauffe.
Pourquoi ? Parce que la Terre reçoit une énergie lumineuse du soleil. Une fraction de cette énergie est ensuite renvoyée dans l'espace. La part qui reste est accumulée par la surface de la planète et l'atmosphère. La Terre elle-même émet des infrarouges dont une partie se perd dans l'espace, compensant l'énergie solaire accumulée. En définitive, la Terre gagne autant d'énergie qu'elle en perd et la température reste stable.
Depuis 150 ans, ce bel équilibre est remis en question par l'accumulation des gaz à effet de serre (GES). Ces GES absorbent davantage le rayonnement infrarouge de la terre. La planète rayonne donc moins d'énergie qu'elle n'en absorbe. Les gains énergétiques étant plus importants que les déperditions, la température augmente ; c'est ce que l'on appelle l'effet de serre.
Ses conséquences sur l'environnement
Avec l'augmentation incessante des gaz à effet de serre dans notre atmosphère, l'avenir climatique de notre planète prend une tournure alarmante. En emprisonnant les radiations infrarouges émises par le rayonnement solaire, les gaz à effet de serre provoquaient jusqu'alors un réchauffement de l'atmosphère indispensable à notre survie.
Mais aujourd'hui, leur fort accroissement entraîne des dérèglements climatiques inquiétants : une hausse des températures de plus en plus rapide (au cours du siècle dernier, la Terre s'est réchauffée de 0,76°C en moyenne), l'accélération de la fonte de la neige et des glaces...
Sans mettre hors de cause les émissions naturelles, les dernières constatations scientifiques prouvent que l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère est directement imputable à l'activité humaine. Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) en fait d'ailleurs état dans son dernier rapport publié en novembre 2007. Selon lui, si aucune mesure restrictive n'est prise dans les années à venir, la température moyenne de la planète pourrait s'élever de 1,8 à 4°C supplémentaires au cours de ce siècle et provoquer ainsi des phénomènes extrêmes (sécheresse, inondations, fonte des neiges, montée du niveau de la mer). Les premières victimes de ces dérèglements climatiques tendent à être les populations les plus vulnérables. En effet, ces phénomènes entraîneraient avec eux malnutrition et évolution des maladies liées aux inondations, aux tempêtes, à la sécheresse et à leur impact sur la culture...
Une prise de conscience mondiale
-
Au vu de ces récentes constatations, les organisations internationales se mobilisent :
- En 1997, le protocole de Kyoto engage les pays industrialisés signataires à réduire globalement d'environ 5 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau en 1990, d'ici 2008-2012.
- En 2005, le seuil de ratification des pays signataires est atteint : le protocole de Kyoto rentre donc en vigueur.
- Puis, fin 2007, la conférence de Bali lance les négociations sur un accord qui succèderait au protocole de Kyoto, en 2012. L'objectif principal est de rallier les principaux émetteurs de CO2 (Chine, Etats-Unis, Australie, Inde...) aux nouvelles négociations qui devraient durer deux ans...
Les conséquences à prévoir
- Vagues de chaleur plus longues et plus intenses d'où disettes et famines, accroissement des maladies cardio-vasculaires et augmentation de la transmission de certaines maladies tropicales : paludisme, fièvre jaune, dengue, encéphalites.
- Elévation du niveau des mers de l'ordre de 50 cm à partir de 2100, soit une perte de terre de l'ordre de 17 % pour le Bangladesh, de 6 % pour les Pays-Bas. En France, le delta du Rhône pourrait disparaître...Sur la planète, environ 100 millions d'habitants vivant dans les zones côtières seraient menacés.
- Modification des courants marins, ralentissement du Gulf Stream pouvant entraîner un fort refroidissement en Europe occidentale.
Il est indiscutable que l'alerte de l'opinion mondiale et les séries de mesures préconisées, depuis quelques décennies, pour lutter contre toute forme de pollution atmosphérique, sont, même en dehors d'un scénario catastrophe, absolument nécessaires. Il est donc urgent que les mentalités changent et que chacun s'efforce, à son niveau, de lutter contre l'émission de gaz dans l'atmosphère.
Le saviez-vous ?
Le dioxyde de carbone : qu'est-ce que c'est ? Non-combustible, incolore et inodore, le dioxyde de carbone est obtenu par la combustion ou l'oxydation de composés contenant du carbone (charbon, bois, pétrole, huiles, aliments), la fermentation de sucres, la respiration et la décomposition de matières organiques.
L'impact du bâtiment dans le changement climatique

Des émissions en hausse
Le secteur du Bâtiment pèse pour près de 20 % dans l'émission des gaz à effet de serre évoluant dans le mauvais sens depuis 15 ans. En effet, alors que l'Industrie et l'Agriculture ont vu une nette régression respectivement de -22 % et -10 % dans le volume total d'émissions, le Bâtiment a progressé de 22 %, presque autant que les transports qui sont à 23 %.
| Secteur | Transports | Industrie | Bâtiment | Agriculture |
Energie/ Production |
Déchets |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en millions de tonnes |
26 % | 20 % | 19 % | 19 % | 13 % | 3 % |
|
Evolution 1990/2004 |
+23 % | - 22 % | + 22 % | - 10% | - 9 % | - 8 % |
Source : plan climat actualisé 2006
Pourquoi un logement émet-il des gaz à effet de serre (GES) ?
Au cœur du secteur du Bâtiment, les logements des particuliers sont responsables d'environ 2/3 des rejets de GES. Certes, la production d'eau chaude sanitaire et de chauffage est responsable de 80 % de la consommation d'énergie d'un logement, mais à cela viennent s'ajouter les émissions « invisibles » issues :
- de l'énergie nécessaire à la fabrication des matériaux du logement (énergie grise) ;
- des gaz à effet de serre émis lors du chantier, notamment lorsque les matériaux sont acheminés sur de longues distances ;
- des systèmes de climatisation qui laissent échapper des gaz fluorés dont l'impact sur l'effet de serre est de 1 000 à 8 000 fois supérieur à celui du CO2.
| Chauffage | Eau chaude sanitaire | Cuisson |
Eclairages et usages spécifiques |
|---|---|---|---|
| 70 % | 10 % | 7 % | 7 % |
Objectif « maison passive »...
La maison passive consomme très peu d'énergie. C'est une maison quasiment autonome pour ses besoins de chauffage. Elle offre toute l'année une température ambiante agréable, sans mise en œuvre d'un système de chauffage conventionnel. Pour y parvenir, elle utilise :
- les apports solaires,
- les apports métaboliques des habitants et des équipements, qui chauffent toujours un peu.
Ces apports sont ensuite optimisés par une bonne qualité d'isolation.
Pour être conforme au standard de bâtiment passif, les besoins de chauffage doivent être inférieurs à 15 kWh/m2 par an (soit 20 fois moins qu'un logement français moyen) et les besoins en énergie primaire (chauffage, énergie pour chauffer l'eau, électricité...) doivent être inférieurs à 50kWh/m² par an.
Encore mieux : la « maison positive »
Non seulement la maison dite « positive » ne consomme pas d'énergie mais elle en produit. En effet, en ajoutant des dispositifs de captage d'énergies renouvelables (solaire, éolien par exemple), il est possible de générer un bilan énergétique annuel nul ou, mieux encore, d'avoir des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment : on parle alors de maison « à énergie positive ».
Pour cela, il faut :
- optimiser le rapport volume/surface de l'habitation. La compacité est en effet une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique.
- renforcer l'isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques. Le renforcement de l'isolation thermique se traduit alors généralement par une augmentation de l'épaisseur de la couche d'isolant. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l'ancien, ces épaisseurs sont envisagées sans difficulté. En ce qui concerne la rénovation des bâtiments existants, apparaissent de nouvelles solutions techniques : matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d'isolation, etc.,
- éliminer les défauts d'étanchéité qui laissent pénétrer les courants d'air froid.
Les améliorations possibles face au changement climatique

Les zones de déperditions de chaleur
| Toiture | Murs | Air renouvelé | Fenêtres | Sols | Ponts thermiques |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 % | 25 % | 20 % | 13 % | 7 % | 5 % |
Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?
1) Réaliser des travaux d'isolation
La toiture
Une simple couche de laine de verre ou de roche de 20 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C'est une opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.
Les murs
L'isolation extérieure vous permet de renforcer l'inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L'été, elle freine le stockage de la chaleur dans les murs : il fait donc plus frais à l'intérieur et, vice-versa, l'hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l'intérieur. Il est vrai que la mise en œuvre d'une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d'isolant extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois, collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud, où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L'isolation intérieure, plus facile à mettre en œuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, vous disposez d'une gamme très variée d'isolants faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d'air entre elle et les murs.
Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d'air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent passer dans l'habitation plus d'énergie solaire qu'il n'en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.
2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire
Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
- Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies substantielles - 100 euros par 100 m² - mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
- Purger ses radiateurs : l'air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l'intervention d'un plombier.
- Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
- Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d'énergie.
L'eau chaude sanitaire
- Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s'endommage et vous brûle les mains au robinet.
- Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d'eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
- Entretenir ses canalisations : l'accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !
3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements
L'éclairage
Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.
Lave-linge et sèche-linge
Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d'énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.
Cuisinières et micro-ondes
- Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
- Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d'énergie par rapport à une simple casserole.
- Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l'eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d'un torchon sur lequel vous appliquez une assiette ou un couvercle. Cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
- Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
- Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.
- Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d'impôt et vous permettront en outre de chauffer la pièce où elles se trouvent.
Congélateurs et frigidaires
- Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
- Si vous avez besoin d'un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout plus pratiques.
- Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d'améliorer leurs fonctions.
- Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
- Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.
TV, magnétoscopes, ordinateurs
- Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
- Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d'écran certes joli mais énergivore !
Quelques ouvrages à lire...
- Dominique BOURG & Gilles-Laurent RAYSSAC, Le Développement durable, maintenant ou jamais, Découvertes, Gallimard, 2006.
- Frédéric DENHEZ, Atlas de la menace climatique, Autrement, 2005.
- Nicolas HULOT, Le Syndrome Titanic, Calmann-Lévy, 2004.
- Nicolas HULOT, Pour un pacte écologique, Paris Calmann-Lévy, 2006.
- Hervé KEMPF, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
- Milène LEROY, Le guide du consommateur responsable, Hachette-Marabout, 2001.
- Brigitte VU, La Maison à Energie zéro, Eyrolles, 2007.
Etude de l’OPEN (ADEME) conclut à l'insuffisance des travaux de rénovation thermique.
Le contexte
Pour aider les acteurs du bâtiment à y voir plus clair dans les objectifs du Grenelle, l'ADEME a commandé à l'Observatoire Permanent de l'amélioration ENergétique du logement (OPEN) une étude qui fait le point sur le marché de l'amélioration de l'habitat en 2007. Menée auprès de 32 000 ménages ayant réalisé des travaux d'ouverture, de chauffage ou d'isolation en 2006, cette étude a également été enrichie des réflexions d'experts du Club de l'Amélioration de l'Habitat (CAH). Les résultats sont sans appel. En effet, la qualité énergétique des logements après travaux est considérée comme insuffisante dans plus de 90 % des cas...
Les résultats de l'Observatoire
Rénover une toiture, des combles, des murs, poser une fenêtre ou une porte, ou encore rénover l'installation principale de chauffage ou d'eau chaude sanitaire : en 2006, plus de 9 000 000 logements ont fait l'objet de travaux d'amélioration énergétique. Mais pour quels résultats ?
Après étude des niveaux de performance énergétique atteints après rénovation, il apparaît en fait que les solutions optimales ne sont adoptées que dans 10 % des cas (couverture, maçonnerie...). De plus, dans le cadre de travaux plus globaux prenant en considération différents corps de métiers, 75 % des rénovations restent également insuffisantes. En réalité, selon l'étude de l'OPEN, seules 3 % de ces rénovations peuvent être considérés comme « exemplaires ». En comptabilisant également les rénovations antérieures de l'habitat, le chiffre monte à 8 %.
Les contraintes des ménages
Plusieurs raisons expliquent la faible efficacité de ces travaux.
Tout d'abord, seuls 45 % des ménages réalisant des travaux d'amélioration thermique dans leur logement considèrent les économies d'énergie comme prioritaires. Pour tous les autres, les travaux visent avant tout à améliorer l'agencement intérieur, à réparer ou à décorer.
Autre frein à la réalisation de chantiers de rénovation thermiques de qualité : le temps de préparation du projet, beaucoup plus long que lorsqu'il s'agit d'autres types de travaux. En effet, la recherche d'information auprès des industriels et les demandes de subventions ou de crédits prennent du temps... En outre, le coût des installations performantes est supérieur aux solutions à efficacité moyenne (on peut remarquer une augmentation de 20 à 70 % pour le poste chauffage par exemple).
Enfin, l'étude prouve que les professionnels sont aussi responsables de ces résultats, notamment par manque de prescription et de prise en compte de l'enjeu énergétique de manière globale. Ainsi, seuls 9 % des entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant. De plus, la majorité des chauffagistes (61 %) avouent avoir installé leur matériel sans avoir évoqué la question de l'isolation à leur client.
La toiture, un vaste chantier !
Parmi les chantiers les plus en retard, les travaux de toiture tiennent le haut du pavé. Malgré le faible surcoût que représente l'isolation dans ce genre de travaux (il faut compter 20 % en plus pour intégrer l'isolation), seul un tiers des toits rénovés bénéficie de l'installation d'un isolant.
Les travaux d'isolation d'intérieure semblent également à la traîne au regard des exigences actuelles. Cela s'explique par le manque d'intervention de professionnels en la matière et par le coût important de ce type de travaux. Ainsi, 70 % des chantiers effectués n'ont que très peu d'efficacité thermique. A ce rythme, il faudrait plus de 200 ans pour que le parc construit avant 1975 ne soit isolé de façon exemplaire. Une petite lueur d'espoir cependant : ces données ne prennent pas en compte l'isolation par l'extérieur.
Le cas à part des ouvertures
L'optimisme semble plutôt concerner les travaux d'amélioration thermique des ouvertures. Ici en effet, on comptabilise 8 % de rénovations dont le résultat est optimal et 44 % qui sont d'efficacité moyenne. Si les travaux d'efficacité moyenne (correspondant aux exigences minimales qui permettent de bénéficier du crédit d'impôt) étaient améliorés pour atteindre une efficacité maximale, plus de 700 000 logements par an, soit la totalité du parc en 2050, répondraient alors aux exigences du Grenelle.
Le chauffage, un objectif atteignable
Côté chauffage enfin, on compte 13 % de chantiers qui, grâce à leur performance optimale, sont éligibles au crédit d'impôt. Pour atteindre les objectifs de 2050, il faudrait que la quasi-totalité des nouveaux équipements de chauffage installés soient très performants. Une mission qui s'avère possible quant on sait que la vente d'équipements éligibles au crédit d'impôts ne cesse de croître et que 80 % des professionnels en charge de ces travaux sont convaincus du bien fondé de ce dispositif fiscal.
Les objectifs fixés
Pour diviser par 4 la consommation d'énergie des bâtiments en France d'ici 2050, ce qu'ambitionne le Grenelle de l'environnement, on estime que le volume des travaux à entreprendre sur le parc existant doit se situer entre 500 et 800 milliards d'euros. Avec les 13 milliards d'euros de travaux actuellement entrepris par an, l'OPEN considère que la partie basse de l'estimation sera atteinte.
Cependant, si l'efficacité des travaux entrepris n'évolue pas vers de meilleurs résultats, il faudra compter cent ans et non 45, comme le voudrait le Grenelle, pour que le parc existant soit thermiquement efficace.
Le cadre réglementaire : le Grenelle 1
Voté le 21 octobre 2008 par les députés de l'Assemblée Nationale, le premier volet de la loi sur le Grenelle a fixé 268 mesures parmi les dispositions proposées par le Grenelle de l'Environnement. Un projet de rénovation thermique de grande ampleur touchant aussi bien la construction neuve que l'existant...
Etat des lieux
Aujourd'hui, en France, le secteur du Bâtiment consomme plus de 40 % de l'énergie finale totale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Une énergie consommée pour les 2/3 dans les logements individuels et pour 1/3 dans le secteur tertiaire. La principale cause ? Le chauffage, qui représente à lui seul 70 % de la consommation générée par le logement. Pour exploiter l'important gisement d'économies d'énergie que représente ce secteur, un plan de rénovation énergétique et thermique de grande ampleur a été fixé par le premier volet de la loi sur le Grenelle. Il s'agit ici de développer la diffusion des nouvelles technologies dans la construction neuve et mettre en place un programme d'amélioration dans l'existant. L'objectif : porter à au moins 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale, soit plus du double par rapport à 2005 (10,3 %).
Constructions neuves : les objectifs...
Pour réduire efficacement les dépenses énergétiques générées dans les logements neufs, l'Etat se fixe les objectifs suivants :
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2012 devront répondre aux exigences de la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), c'est-à -dire présentant une consommation d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures/m²/an ;
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2020 devront présenter, sauf exception, une consommation d'énergie primaire inférieure à la quantité d'énergie renouvelable produite dans ces constructions et notamment le bois-énergie ;
- les logements neufs construits dans le cadre du « Programme national de rénovation urbaine » prévu par la loi du 1er août 2003, devront respecter, par anticipation, la norme BBC (sauf pour les bâtiments résidentiels).
Et pour aider les acquéreurs de logements dont la performance énergétique excèdera les seuils fixés par la réglementation, l'Etat prévoit de leur faire bénéficier d'un avantage supplémentaire au titre de l'aide à l'accession à la propriété et du prêt à taux zéro.
Un vaste programme de rénovation
Outre ces mesures applicables aux bâtiments neufs, l'Etat prévoit des mesures strictes en termes de rénovation thermique dans l'existant. L'objectif est de réduire les consommations d'énergie du parc existant de 12 % d'ici 2012 et d'au moins 38 % d'ici 2020. Pour y parvenir, le Grenelle 1 prévoit :
- la rénovation, avant 2020, de 800 000 logements sociaux dont la consommation annuelle d'énergie est supérieure à 230 kWh d'énergie primaire/m² pour la ramener à des valeurs inférieures à 150 kWh/m². Les travaux concernent plus particulièrement 180 000 logements sociaux en zone ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ;
- d'équiper les bâtiments datant d'avant 1948 (c'est-à -dire bâtis avant toute réglementation thermique), d'appareils à « énergie décarbonée » (c'est-à -dire peu émissive en gaz à effet de serre : énergies renouvelables, électricité « verte », etc.).
Des aides au financement
Pour aider les propriétaires de logements et les organismes bailleurs de logements sociaux à se lancer dans des travaux de rénovation thermique, la loi Grenelle 1 instaure :
- la création d'un prêt à taux zéro renforcé, destiné à financer 20 Md€ de travaux d'amélioration thermique dans les logements ;
- un crédit d'impôt sur le revenu incitant les particuliers à réaliser des économies d'énergie en rénovant leurs logements ou en acquérant des équipements haute performance ;
- des prêts ultra-bonifiés de la Caisse des Dépôts pour les organismes bailleurs de logements sociaux afin de rénover 170 000 logements en 3 ans ;
- le développement du financement des investissements d'économies d'énergie par les banques et les assurances.
Les prévisions d'ici 2020
Selon l'étude d'impact réalisée en 2008 sous l'égide du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, les mesures prises représenteraient pas moins de 440 milliards d'euros d'investissement d'ici 2020 et devraient créer près de 535 000 emplois (dont 235 000 pour le secteur du Bâtiment). Le coût de la rénovation thermique, quant à lui, est estimé à 192 milliards d'euros. Ces mesures devraient réduire les émissions de CO2 de 12 millions de tonnes/an dès 2013, soit une baisse de près de 10 % et limiter par là même la facture énergétique des ménages...
Avez-vous lu ?
La Loi de Finances 2009 : les mesures fiscales issues du Grenelle
Vous voulez améliorer votre habitat au moindre coût ? Mettez-vous au parfum de la Loi de Finances 2009. Elle édicte quatre principales mesures : un prêt à taux zéro, un crédit d'impôt développement durable, des aides et avantages fiscaux pour l'utilisation de l'énergie solaire photovoltaïque et un crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation ». Comment vous renseigner ? Commencez par en parler autour de vous, d'abord à votre banquier, aux entrepreneurs, à vos amis, à votre centre des impôts, mais attention, il y a toujours un délai à prendre en compte entre la promulgation d'une loi et la publication de ses règlements d'application.
Le PTZ ou éco-prêt à taux zéro
Il s'agit d'un prêt à taux zéro sans condition de ressources et plafonné à 30 000 euros. A quoi sert-il ? Il sert à financer un ensemble de travaux cohérents comprenant au moins deux des catégories de travaux suivants :
- les travaux d'isolation thermique performants des toitures,
- les travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'installation, de régulation ou de remplacement du système de chauffage pouvant être associés, si nécessaire, à des systèmes de ventilation économiques et performants ou de production d'eau chaude sanitaire performants,
- les travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable,
- les travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
- Enfin, plus généralement il est applicable :
- à des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement,
- à des travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie.
Ce prêt entrera en application d'ici 3 mois
En outre, le 29 janvier 2009, le Parlement a définitivement adopté l'article 8 du projet de loi de Finance rectificative pour 2009 qui autorise, à titre exceptionnel, le cumul du prêt à taux zéro et du crédit d'impôt dédié au développement durable. Ainsi, les ménages dont les ressources sont inférieures à 45 k€/an en 2007, peuvent bénéficier en 2009 du cumul de ces deux aides au financement, pour une période de 2 ans. L'interdiction du cumul de ces deux avantages fiscaux est donc reportée au 1er janvier 2011.
Crédit d'impôt développement durable
- Vous pouvez, depuis le 1er janvier 2005, bénéficier d'un crédit d'impôt pour les « équipements les plus performants en matière d'économie d'énergie » (chaudières économes en énergie, matériaux d'isolation thermique, appareils de régulation de chauffage), utilisant une source d'énergie renouvelable (énergie solaire, éolienne, bois,) et certaines pompes à chaleur. Ce crédit est égal à un pourcentage du montant des dépenses réalisées qui varie entre 15 et 50 %. Les dépenses éligibles à ce crédit d'impôt sont celles réalisées au titre d'une période de cinq années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012.
- Jusqu'au 31 décembre 2012, le montant total des dépenses ouvrant droit à ce crédit d'impôt ne pourra pas excéder 8 000€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 16 000€ pour un couple soumis à une imposition commune, majoré de 400€ par personne à charge.
- De plus, les particuliers qui ont bénéficié d'un crédit d'impôt sur des dépenses de 8 000€ en 2005 pourront à nouveau bénéficier du crédit d'impôt pour des dépenses réalisées à partir de 2010.
- Depuis le 1er janvier 2009, le crédit d'impôt est étendu :
- aux frais de main-d'œuvre pour les travaux d'isolation thermique des parois opaques. Le taux est fixé à 25 % ou à 40 % en fonction de la date d'achèvement de l'immeuble,
- au diagnostic de performance énergétique (DPE), lorsqu'il est réalisé hors obligation légale. Le taux est fixé à 50 %.
- aux propriétaires bailleurs effectuant des travaux dans des logements achevés depuis plus de 2 ans, lorsqu'ils s'engagent à les louer nus, à titre de résidence principale, pendant au moins 5 ans. Le plafond des dépenses sera fixé annuellement à 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements loués
- La liste des dépenses éligibles s'est cependant recentrée en excluant certains équipements :
- les chaudières à basse température et pompes à chaleur air-air payées à partir du 1er janvier 2009 ne sont plus éligibles,
- le taux du crédit d'impôt applicable aux appareils de chauffage au bois et pompes à chaleur sera réduit de 50 % à 40 % en 2009, puis à 25 % à partir de 2010.
Solaire photovoltaïque : aides et avantages fiscaux
- Vous voulez investir dans le solaire photovoltaïque ? Cela vous permettra de bénéficier d'avantages fiscaux et d'aides :
- Le crédit d'impôt est de 50 % sur le coût du matériel TTC (hors main d'œuvre).
- La TVA réduite à 5,5 % pour l'achat du matériel et son installation si le logement pour lequel sont effectués les travaux est achevé depuis plus de deux ans.
- Les aides locales et régionales : par exemple, la région Rhône-Alpes propose une aide plafonnée à 2 400€ pour les particuliers lorsque le système n'est pas intégré au bâti et de 1 400 € lorsqu'il l'est.
- Voici une estimation du montant d'un système photovoltaïque de 2 kWc (soit 20 m² de capteurs PV) pour une famille de deux enfants et un système non intégré au bâti :
- Coût des travaux : 16 800 € TTC dont 14 400 € de matériel et 2 400 € de main d'œuvre
- Crédit d'impôt : 50 % de 14 400 € soit 7 200 €
- Aide de la région (exemple en Rhône-Alpes) : 2 400 €
L'aide totale reviendrait ainsi à 9 600 € et il resterait donc à votre charge 7 200 € soit 43 % du montant initial.
Crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation »
Vous voulez acquérir un logement neuf à basse consommation énergétique (BBC) n'excédant pas 50 kilowatts/heure par m² et par an ? Vous pourrez désormais bénéficier d'un crédit d'impôt de 40 % sur les intérêts payés durant 7 ans. Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une exonération de 5 ans de taxe foncière est prévue pour les logements neufs achevés au 1er janvier 2009 et respectant la norme BBC.
Avez-vous lu ?
En savoir plus
Le cadre réglementaire : le Grenelle 1

Etat des lieux
Aujourd'hui, en France, le secteur du Bâtiment consomme plus de 40 % de l'énergie finale totale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Une énergie consommée pour les 2/3 dans les logements individuels et pour 1/3 dans le secteur tertiaire. La principale cause ? Le chauffage, qui représente à lui seul 70 % de la consommation générée par le logement. Pour exploiter l'important gisement d'économies d'énergie que représente ce secteur, un plan de rénovation énergétique et thermique de grande ampleur a été fixé par le premier volet de la loi sur le Grenelle. Il s'agit ici de développer la diffusion des nouvelles technologies dans la construction neuve et mettre en place un programme d'amélioration dans l'existant. L'objectif : porter à au moins 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale, soit plus du double par rapport à 2005 (10,3 %).
Constructions neuves : les objectifs...
Pour réduire efficacement les dépenses énergétiques générées dans les logements neufs, l'Etat se fixe les objectifs suivants :
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2012 devront répondre aux exigences de la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), c'est-à-dire présentant une consommation d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures/m²/an ;
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2020 devront présenter, sauf exception, une consommation d'énergie primaire inférieure à la quantité d'énergie renouvelable produite dans ces constructions et notamment le bois-énergie ;
- les logements neufs construits dans le cadre du « Programme national de rénovation urbaine » prévu par la loi du 1er août 2003, devront respecter, par anticipation, la norme BBC (sauf pour les bâtiments résidentiels).
Et pour aider les acquéreurs de logements dont la performance énergétique excèdera les seuils fixés par la réglementation, l'Etat prévoit de leur faire bénéficier d'un avantage supplémentaire au titre de l'aide à l'accession à la propriété et du prêt à taux zéro.
Un vaste programme de rénovation
Outre ces mesures applicables aux bâtiments neufs, l'Etat prévoit des mesures strictes en termes de rénovation thermique dans l'existant. L'objectif est de réduire les consommations d'énergie du parc existant de 12 % d'ici 2012 et d'au moins 38 % d'ici 2020. Pour y parvenir, le Grenelle 1 prévoit :
- la rénovation, avant 2020, de 800 000 logements sociaux dont la consommation annuelle d'énergie est supérieure à 230 kWh d'énergie primaire/m² pour la ramener à des valeurs inférieures à 150 kWh/m². Les travaux concernent plus particulièrement 180 000 logements sociaux en zone ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ;
- d'équiper les bâtiments datant d'avant 1948 (c'est-à-dire bâtis avant toute réglementation thermique), d'appareils à « énergie décarbonée » (c'est-à-dire peu émissive en gaz à effet de serre : énergies renouvelables, électricité « verte », etc.).
Des aides au financement
Pour aider les propriétaires de logements et les organismes bailleurs de logements sociaux à se lancer dans des travaux de rénovation thermique, la loi Grenelle 1 instaure :
- la création d'un prêt à taux zéro renforcé, destiné à financer 20 Md€ de travaux d'amélioration thermique dans les logements ;
- un crédit d'impôt sur le revenu incitant les particuliers à réaliser des économies d'énergie en rénovant leurs logements ou en acquérant des équipements haute performance ;
- des prêts ultra-bonifiés de la Caisse des Dépôts pour les organismes bailleurs de logements sociaux afin de rénover 170 000 logements en 3 ans ;
- le développement du financement des investissements d'économies d'énergie par les banques et les assurances.
Les prévisions d'ici 2020
Selon l'étude d'impact réalisée en 2008 sous l'égide du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, les mesures prises représenteraient pas moins de 440 milliards d'euros d'investissement d'ici 2020 et devraient créer près de 535 000 emplois (dont 235 000 pour le secteur du Bâtiment). Le coût de la rénovation thermique, quant à lui, est estimé à 192 milliards d'euros. Ces mesures devraient réduire les émissions de CO2 de 12 millions de tonnes/an dès 2013, soit une baisse de près de 10 % et limiter par là même la facture énergétique des ménages...
La Loi de Finances 2009 : les mesures fiscales issues du Grenelle
Comment vous renseigner ? Commencez par en parler autour de vous, d'abord à votre banquier, aux entrepreneurs, à vos amis, à votre centre des impôts, mais attention, il y a toujours un délai à prendre en compte entre la promulgation d'une loi et la publication de ses règlements d'application.
Le PTZ ou éco-prêt à taux zéro
Il s'agit d'un prêt à taux zéro sans condition de ressources et plafonné à 30 000 euros. A quoi sert-il ? Il sert à financer un ensemble de travaux cohérents comprenant au moins deux des catégories de travaux suivants :
- les travaux d'isolation thermique performants des toitures,
- les travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'installation, de régulation ou de remplacement du système de chauffage pouvant être associés, si nécessaire, à des systèmes de ventilation économiques et performants ou de production d'eau chaude sanitaire performants,
- les travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable,
- les travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
-
Enfin, plus généralement il est applicable :
- à des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement,
- à des travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie.
Ce prêt entrera en application d'ici 3 mois
En outre, le 29 janvier 2009, le Parlement a définitivement adopté l'article 8 du projet de loi de Finance rectificative pour 2009 qui autorise, à titre exceptionnel, le cumul du prêt à taux zéro et du crédit d'impôt dédié au développement durable. Ainsi, les ménages dont les ressources sont inférieures à 45 k€/an en 2007, peuvent bénéficier en 2009 du cumul de ces deux aides au financement, pour une période de 2 ans. L'interdiction du cumul de ces deux avantages fiscaux est donc reportée au 1er janvier 2011.
Crédit d'impôt développement durable
-
Vous pouvez, depuis le 1er janvier 2005, bénéficier d'un crédit d'impôt pour les « équipements les plus performants en matière d'économie d'énergie » (chaudières économes en énergie, matériaux d'isolation thermique, appareils de régulation de chauffage), utilisant une source d'énergie renouvelable (énergie solaire, éolienne, bois,) et certaines pompes à chaleur. Ce crédit est égal à un pourcentage du montant des dépenses réalisées qui varie entre 15 et 50 %. Les dépenses éligibles à ce crédit d'impôt sont celles réalisées au titre d'une période de cinq années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012.
- Jusqu'au 31 décembre 2012, le montant total des dépenses ouvrant droit à ce crédit d'impôt ne pourra pas excéder 8 000€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 16 000€ pour un couple soumis à une imposition commune, majoré de 400€ par personne à charge.
- De plus, les particuliers qui ont bénéficié d'un crédit d'impôt sur des dépenses de 8 000€ en 2005 pourront à nouveau bénéficier du crédit d'impôt pour des dépenses réalisées à partir de 2010.
-
Depuis le 1er janvier 2009, le crédit d'impôt est étendu :
- aux frais de main-d'œuvre pour les travaux d'isolation thermique des parois opaques. Le taux est fixé à 25 % ou à 40 % en fonction de la date d'achèvement de l'immeuble,
- au diagnostic de performance énergétique (DPE), lorsqu'il est réalisé hors obligation légale. Le taux est fixé à 50 %.
- aux propriétaires bailleurs effectuant des travaux dans des logements achevés depuis plus de 2 ans, lorsqu'ils s'engagent à les louer nus, à titre de résidence principale, pendant au moins 5 ans. Le plafond des dépenses sera fixé annuellement à 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements loués
-
La liste des dépenses éligibles s'est cependant recentrée en excluant certains équipements :
- les chaudières à basse température et pompes à chaleur air-air payées à partir du 1er janvier 2009 ne sont plus éligibles,
- le taux du crédit d'impôt applicable aux appareils de chauffage au bois et pompes à chaleur sera réduit de 50 % à 40 % en 2009, puis à 25 % à partir de 2010.
Solaire photovoltaïque : aides et avantages fiscaux
-
Vous voulez investir dans le solaire photovoltaïque ? Cela vous permettra de bénéficier d'avantages fiscaux et d'aides :
- Le crédit d'impôt est de 50 % sur le coût du matériel TTC (hors main d'œuvre).
- La TVA réduite à 5,5 % pour l'achat du matériel et son installation si le logement pour lequel sont effectués les travaux est achevé depuis plus de deux ans.
- Les aides locales et régionales : par exemple, la région Rhône-Alpes propose une aide plafonnée à 2 400€ pour les particuliers lorsque le système n'est pas intégré au bâti et de 1 400 € lorsqu'il l'est.
-
Voici une estimation du montant d'un système photovoltaïque de 2 kWc (soit 20 m² de capteurs PV) pour une famille de deux enfants et un système non intégré au bâti :
- Coût des travaux : 16 800 € TTC dont 14 400 € de matériel et 2 400 € de main d'œuvre
- Crédit d'impôt : 50 % de 14 400 € soit 7 200 €
- Aide de la région (exemple en Rhône-Alpes) : 2 400 €
L'aide totale reviendrait ainsi à 9 600 € et il resterait donc à votre charge 7 200 € soit 43 % du montant initial.
Crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation »
Vous voulez acquérir un logement neuf à basse consommation énergétique (BBC) n'excédant pas 50 kilowatts/heure par m² et par an ? Vous pourrez désormais bénéficier d'un crédit d'impôt de 40 % sur les intérêts payés durant 7 ans. Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une exonération de 5 ans de taxe foncière est prévue pour les logements neufs achevés au 1er janvier 2009 et respectant la norme BBC.
1ère certification qualité pour la rénovation des maisons individuelles
Parce que le Grenelle de l'environnement se gagnera principalement sur le terrain de la rénovation énergétique des bâtiments existants, Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, une certification pour les maisons rénovées. Il s'agit de favoriser et de crédibiliser l'amélioration de leur qualité et de leurs performances, notamment en matière énergétique.
Les enjeux de la certification « Maison Rénovée »
Parmi la rénovation énergétique des bâtiments existants, les logements vont occuper une place de choix : ils constituent dès à présent le centre d'attention des pouvoirs publics qui ont décidé d'investir de gros moyens financiers pour décider les ménages à entreprendre rapidement les travaux de rénovation de leur logement. Le redéploiement du crédit d'impôt, la création de l'éco prêt à taux zéro et la mise à disposition d'importantes subventions de lutte contre la précarité énergétique, représentent trois leviers de nature à permettre aux ménages de passer à l'action.
En France, les maisons individuelles représentent plus de 13 millions de logements, soit 57 % du parc de logements des résidences principales. Seule l'intervention d'un professionnel proposant une vision globale et la mise en œuvre de solutions adaptées à chaque situation permet d'obtenir des améliorations significatives, notamment en termes de dépenses énergétiques. C'est cette qualité globale que vise la certification « Maison Rénovée ».
Il s'agit d'une première, car les certifications existantes ne concernent que les bâtiments neufs.
Les travaux de rénovation thermiques pas assez efficaces
L'Observatoire Permanent de l'Amélioration Energétique du logement (l'OPEN) a mené en 2007, à la demande de l'ADEME, une étude sur les travaux de rénovation susceptibles d'avoir entraîné une amélioration énergétique des logements. Cette étude a montré l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles : moins de 10% des logements ont atteint, après les travaux, un niveau de performance énergétique exemplaire ; les solutions les moins bonnes en termes de performance ont été généralement choisies : les solutions optimales ne l'emportent que dans 10 % des cas.
Une des raisons principales de ces mauvaises performances est que les travaux se font fréquemment par contact direct entre le propriétaire et un ou des artisans ou entreprises, sans faire appel à un architecte / maitre d'œuvre en capacité de proposer une solution globale.
Vers une vision globale et des interventions coordonnées
Des travaux de rénovation de qualité et performants impliquent d'être menés de façon globale, et en coordonnant les interventions de tous les corps de métier. Pour qu'une rénovation soit optimale, un objectif commun doit donc être défini et poursuivi par l'ensemble des corps de métier intervenant sur le chantier. Ce processus nécessite que le chantier soit mené par un « chef d'orchestre » compétent.
En lançant la certification « Maison Rénovée », Céquami souhaite encourager l'émergence de professionnels du bâtiment, moteurs sur le marché de la rénovation globale de qualité. Ces professionnels vont intervenir pour proposer aux occupants, et/ou aux propriétaires, des ensembles de solutions répondant à leurs attentes en matière d'évolution de la qualité d'usage de la maison, intégrant la facilité d'utilisation, le confort et la qualité d'ambiance, tout en permettant une réduction des consommations d'énergie et des émissions de CO2 pour un coût global acceptable. Il y a donc une véritable opportunité pour les architectes qui souhaitent développer ce créneau.
Les caractéristiques majeures de la certification « Maison Rénovée »
Un interlocuteur unique en capacité de mener à bien une rénovation de qualité, sachant coordonner tous les intervenants du chantier pour atteindre un objectif global défini avec le Maître d'ouvrage :
- Une évaluation exhaustive de l'existant, point de départ à tout projet de rénovation, permettant de prendre en compte la spécificité de chaque situation. Pour réaliser cette évaluation, un guide d'évaluation sera mis à la disposition du professionnel dans le cadre de la certification.
- Un contrôle en continu des travaux puis de la performance obtenue après travaux permettant la
fourniture d'un certificat de conformité et d'un Diagnostic de Performance Energétique.
La certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification a l'assurance que ce dernier est engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte sur la base du volontariat à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'études.
Les 7 thèmes principaux du Référentiel
Le Référentiel prend en compte, de façon exhaustive, les fondements d'une rénovation globale. Après une évaluation initiale de la maison existante, le professionnel pourra hiérarchiser les priorités et élaborer le projet de rénovation avec le particulier. Il le fera à partir des préoccupations constitutives du Référentiel : 7 thèmes principaux, 25 sous-thèmes et un complément pour la démarche HQE®.
Â
Â
Un projet fédérateur
La certification « Maison Rénovée » est née de la volonté de toutes les parties intéressées par l'évolution du marché de la rénovation des maisons individuelles de participer à l'élaboration d'une démarche qualité officielle adaptée aux nouveaux enjeux et aux attentes des particuliers.
Lancé par CEQUAMI, filiale de l'Association QUALITEL et du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en janvier 2008, ce projet est mené au travers d'un groupe de travail composé des représentants des :
- Architectes, avec l'UNSFA, Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes ;
- Artisans, avec la CAPEB, Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment ;
- Bureaux d'études avec le CICF, Chambre de l'ingénierie et du Conseil de France ;
- Constructeurs, avec Thermorénov, Association de constructeurs pour l'amélioration de l'étiquette énergie qui a notamment pour membres, l'Union des Maisons Françaises et l'UCI-FFB (Union des Constructeurs Immobiliers)
- Diagnostiqueurs/experts avec la FNECI (Fédération Nationale des Experts de la Construction et de l'Immobilier) ;
- Entreprises avec la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ;
- Industriels avec l'AIMCC (Association des Industries de Produits de Construction)
- Associations de référence pour la promotion de la qualité de l'habitat : Association HQE, CAH (Club
de l'Amélioration de l'Habitat), Association EFFINERGIE, PROMODUL ;
- Instances publiques impliquées dans l'habitat : ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Energie), ANAH (Agence Nationale pour la Rénovation de l'Habitat), DGALN / DHUP (Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature / Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages, du MEEDDAT et du Ministère du Logement et de la Ville) ;
- Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) ;
- QUALITEL (Association pour la qualité du logement) ;
- Consommateurs avec les principales instances représentatives du secteur du logement.
En savoir plus
Pour plus d'infos, rendez-vous sur http://www.maisonrenovee.fr
L’étiquette énergie : le point sur le DPE
Obligatoire lors d'une transaction immobilière, le diagnostic de performance énergétique (DPE) vous délivre un calcul du coût de votre consommation énergétique et de son impact sur l'effet de serre. Cette « étiquette énergie » n'a cependant qu'une valeur informative. En effet, elle est limitée par le fait que les consommations futures dépendent directement de l'occupant à venir et ne constituent donc pas une garantie contractuelle. De ce fait, l'acquéreur ne pourra pas se prévaloir, à l'encontre du propriétaire, des informations contenues dans ce diagnostic.
1 document, 4 informations
- une description des principales caractéristiques de votre habitat et de ses équipements thermiques,
- une estimation de la consommation annuelle d'énergie et de son coût,
- un classement de la consommation au m² selon le principe de l'« étiquette énergie » calculée sur une échelle allant de A à G,
- une indication de la quantité de CO² émise du fait de cette consommation, avec un classement selon une « étiquette climat ».
Une échelle de référence
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) comporte également une estimation des consommations en euros puis une double étiquette :
- l'étiquette énergie dont l'échelle va de A à G précise le niveau de consommation énergétique,
- l'étiquette climat dont l'échelle va également de A à G indique l'impact de ces consommations sur l'effet de serre.
Ces deux estimations permettent de situer la consommation de votre logement sur une échelle de référence à l'instar des étiquettes énergie de l'électroménager.
Le calcul se fait soit sur la base d'une méthode de calcul approuvée par le ministère du logement, soit sur une estimation réalisée sur la base des consommations constatées sur trois ans.
Un index des consommations
Les différentes consommations, situées sur l'échelle de référence, sont exprimées en énergie finale par usage et par type d'énergie :
- consommation en énergie primaire (kWh/m².an),
- consommation d'énergie d'origine renouvelable (kWh/m².an),
- dans certains cas, consommations basées sur les relevés de facture,
- conditions d'utilisation du logement,
- émissions de gaz à effet de serre (Kg équivalent CO²),
- frais de consommation d'énergie.
Obligatoire lors d'une transaction immobilière
| Lors de la vente d'un bien immobilier | Lors de la location d'un bien immobilier | Lors de la livraison des constructions neuves |
|---|---|---|
| Obligatoire depuis le 1er novembre 2006 lors de la vente de tout logement ou bâtiment en France métropolitaine, le DPE doit être tenu à la disposition de tout acquéreur potentiel par le vendeur dès la mise en vente du bien. Il doit également accompagner toute promesse de vente et tout acte authentique. Le maitre d'ouvrage doit faire établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux puis le remettre au propriétaire final s'il y a transaction. A consulter : Les modèles de DPE applicables aux logements et bâtiments d'habitation | Le DPE doit être joint à tout contrat de location lors de la signature ou du renouvellement du bail depuis le 1er juillet 2007. A consulter : Le modèle de DPE applicable aux logements et bâtiments d'habitation pour la location. Le modèle de DPE applicable aux locations saisonnières | Le DPE doit être établi avant l'achèvement des constructions neuves dont le permis de construire a été déposé après le 30 juin 2007. Il doit être remis au propriétaire final s'il est différent du maitre d'ouvrage. |
Les diagnostics énergétiques non obligatoires
De très nombreux professionnels proposent aujourd'hui des diagnostics énergétiques non obligatoires. Ces diagnostics peuvent être gratuits, payants ou même s'effectuer en ligne...
© Gaz de France DolceVita
Les diagnostics des bureaux d'études
- Les bureaux d'études thermiques, qui ont l'habitude d'assurer des missions d'audits énergétiques et des calculs de dimensionnement des installations, sont souvent les mieux placés pour établir des diagnostics. Ils peuvent ainsi proposer différents services :
- audits,
- pré-diagnostics et conseils énergétiques,
- diagnostics "confort d'été" (pour trouver des solutions alternatives à la climatisation),
- diagnostics et études de faisabilité "énergies renouvelables",
- audits chaufferie,
- diagnostics "ventilation"
Les diagnostics des Eco-Artisans
De leur côté, les entreprises de mise en œuvre (plombiers-chauffagistes par exemple) peuvent également réaliser un diagnostic énergétique autre que le DPE. C'est le cas notamment des artisans de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), pourvus du label Eco-Artisans. Ce label indique qu'ils sont aptes à vous proposer une évaluation des performances thermiques globales de votre logement et vous indiquer des solutions efficaces d'amélioration énergétique.
Les diagnostics des fournisseurs d'énergie
De nombreux autres professionnels proposent également des diagnostics thermiques. Ainsi, GDF SUEZ propose le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie.
Le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie est un diagnostic thermique exhaustif. Il est réalisé par un bureau de contrôle technicien spécialisé, afin de définir ce qui peut être amélioré dans le logement, chiffres à l'appui :
- examen de toutes les caractéristiques du bilan thermique (consommations, bâti, isolation, ventilation, etc.),
- simulation de travaux personnalisés avec les choix techniques à privilégier,
- estimation du coût des travaux à prévoir et du retour sur investissement envisageable,
- évaluation des économies réalisées, exprimées en kWh et en gaz à effet de serre après réalisation de travaux.
Un rapport de synthèse est ensuite envoyé au maître d'ouvrage et un conseiller Gaz de France DolceVita propose des solutions de financement, des informations sur les aides et subventions ou une liste d'intervenants.
En savoir plus
Plus obtenir plus d'informations sur le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie, rendez-vous sur le site DolceVita
Des diagnostiqueurs certifiés pour la performance énergétique de votre logement
Des diagnostiqueurs certifiés
Attention au choix du diagnostiqueur ! Il n'est pas toujours facile de faire son choix parmi la kyrielle de professionnels qui le proposent aujourd'hui. Qui contacter, quelles sont les règles d'application et les exigences en matière de réalisation de Diagnostic de Performance Energétique (DPE) ? Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels qui les effectuent doivent répondre à de nouvelles exigences.
| Qui contacter ?  | Quelles règles d'application ?  | Quelles exigences ? |
|---|---|---|
| De nombreux professionnels se sont formés à la réalisation du DPE. Vous les trouverez facilement en vous renseignant :
| La personne établissant un DPE doit répondre à deux règles strictes :
| Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels réalisant les DPE doivent :
|
Carnet d'adresses
- FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier)
9, rue Notre Dame de Lorette
75009 PARIS
Tel. 01.48.33.95.66
Fax 01.41.61.37.11
E-mail : contact@fidi.fr http://www.fidi.fr/ - AICVF (Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, climatisation, chauffage)
Tel. 01 53 04 36 10 www.aicvf.org - CICF (Chambre des Ingénieurs-Conseils de France)
Maison de l'Ingénierie et du Conseil
Tel. 01 44 30 49 30
E-mail : cicf@cicf.fr
Labels et référentiels Développement durable
HQE®, HPE, BBC... les clés d'une construction durable ne sont pas le fruit du hasard. En effet, des labels et référentiels établissent les règles d'un habitat respectueux de l'environnement et énergétiquement performant.
RT 2005, une réglementation à respecter
Applicable à tous les projets de construction dont le permis a été déposé depuis le 1er septembre 2006, la règlementation thermique 2005 (RT 2005) établit les valeurs de références à respecter lors de la construction de votre logement. Un moyen de le rendre le plus performant possible dans sa lutte contre les déperditions thermiques. Les principales conditions de la réglementation à respecter sont :
- une consommation globale (chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation, éclairage) inférieure à la consommation de référence « Créf »,
- une température d'été inférieure à la température de référence,
- des performances minimales pour certains équipements (isolation, ventilation, chauffage, etc.)
Ces conditions dépendent directement de la situation climatique de votre habitation.
Par ailleurs, les bâtiments existants sont, quant à eux, tenus de subir des travaux de rénovation répondant à des exigences thermiques minimales.
Le label Performance
Ce label concerne les logements neufs individuels ou groupés. Il garantit la conformité du logement à la réglementation thermique en vigueur (RT 2005). Ce label valorise tout particulièrement les équipements techniques qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2).
Il assure au demandeur un suivi de la qualité de la réalisation de sa construction et répond aux préoccupations actuelles d'économies d'énergie. Il couvre les énergies électrique, gaz et renouvelables (pompes à chaleur, solaire et bois).
Label « Bâtiment Basse Consommation » (BBC)
Ce label s'adresse aux constructions dont la consommation d'énergie conventionnelle est inférieure à un seuil situé entre 30 et 50 kWh/m²/an (selon la zone géographique d'implantation).
Labels Haute Performance Energétique
- Les labels Haute Performance Energétique déterminent les constructions dont les consommations conventionnelles sont largement inférieures aux consommations de référence.
- Haute Performance Energétique (HPE) 2005 et Très Haute Performance Energétique (THPE) 2005
Ces labels sont ainsi applicables aux constructions dont les consommations sont respectivement inférieures de 10 % (HPE) et 20 % (THPE) aux consommations de référence. - HPE Energies renouvelables 2005 et THPE Energies renouvelables 2005
Ces labels ajoutent aux seuils précédents, des consommations de chauffage ou d'eau chaude sanitaire assurées par énergie renouvelable. La nouvelle réglementation encourage en effet le recours aux énergies renouvelables en les introduisant en référence. C'est notamment le cas du solaire thermique qui est montré comme solution de référence pour la production d'eau chaude sanitaire, notamment en maison individuelle.
Certification NF Maison Individuelle démarche HQE®
La Haute Qualité Environnementale (HQE®) est une méthodologie qui consiste à vous aider, en tant que maître d'ouvrage, à opter pour des solutions en accord avec les grands principes du développement durable et ce, à toutes les phases de la vie de votre logement : construction, entretien et destruction. Les principes fondamentaux de cette démarche globale sont les suivants :
- la relation du bâtiment avec son environnement immédiat,
- réaliser des chantiers à faible nuisance,
- veiller à la gestion de l'eau,
- veiller à la gestion de l'énergie.
Certification « Maison Rénovée »
Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, la nouvelle certification « Maison Rénovée ». Une certification pensée pour favoriser et crédibiliser l'amélioration de la qualité et de la performance des travaux de rénovation, notamment en matière énergétique.
Cette certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification, a l'assurance que ce dernier soit engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte, sur la base du volontariat, à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'étude.
En savoir plus
Vous souhaitez obtenir plus d'information sur la RT 2005 ? Rendez-vous sur le site www.rt2005.com
Pour mieux comprendre les enjeux de la démarche HQE, rendez-vous sur le site www.assohqe.org
Vous souhaitez en savoir plus sur la nouvelle certification « Maison Rénovée ? », rendez-vous sur le site www.mamaisoncertifiee.com
L’efficacité énergétique des logements individuels existants vue par l’AQC
Offrir un document synthétique sur les clés d'une rénovation énergétique réussie dans l'habitat existant, c'est ce que propose l'Agence Qualité Construction dans un tout dernier guide de sa collection "Prévention Développement Durable".
Face au défi que constitue l'efficacité énergétique des logements existants, l'AQC a décidé d'éditer un document parfaitement synthétique pour vous projeter au-delà de la simple connaissance des dernières techniques innovantes arrivées sur le marché. La plaquette intitulée "Efficacité énergétique des logements individuels existants" permet d'offrir une vision d'ensemble et une cohérence dans la globalité d'un projet qui sont, à n'en pas douter, les véritables garanties de sa réussite.
Une méthodologie d'une logique implacable
Ce document aborde de manière on ne peut plus pertinente les projets d'amélioration énergétique pour en éviter les principaux écueils. Quatre grandes parties sont détaillées :
- Les grandes étapes de l'analyse : de la connaissance précise des besoins, de la détermination des points particuliers au passage en revue des équipements ou à l'examen de l'environnement... Un rappel précis des différentes étapes.
- Des exemples de solutions illustrent cette plaquette reprenant les principaux points : évaluation thermique, choix des produits.
- Un tableau didactique liste les conséquences potentielles des travaux sur d'autres points sensibles du bâtiment.
- Les travaux font l'objet de conseils récapitulatifs. Enfin, la maintenance et des conseils d'entretien complètent cet exposé.
Pour plus d'informations
Gratuite, consultable et téléchargeable sur le site de l'AQC - www.qualiteconstruction.comcette plaquette est également diffusée par le réseau des membres de l'association.
Rénovation de l’habitat existant
Ne croyez pas qu'à Batirenover.com, nous voulions vous harceler sur les enjeux du Grenelle concernant la rénovation des bâtiments existants. Mais, les beaux jours arrivant et le prix du pétrole subissant une nouvelle fièvre, la qualité des travaux que vous allez entreprendre d'ici septembre prochain auront de multiples conséquences sur votre confort et votre facture d'énergie. Autant bien appréhender le problème, car sur le terrain, les choses ne sont pas toujours simples.
Un constat nettement perfectible
Le marché des travaux ayant un impact énergétique sur l'habitat compte pour un tiers du marché total de la rénovation des logements. Il est dominé par les travaux de rénovation des ouvertures, suivis par ceux du chauffage. Cependant, à ce jour, la qualité énergétique des logements obtenue après travaux reste à améliorer dans plus de 90 %* des cas si on se réfère notamment aux perspectives tracées par le Grenelle de l'Environnement.
Comme tous travaux, les opérations d'amélioration énergétique des logements se heurtent à de nombreuses contraintes : les coûts selon l'ambition des rénovations, la nécessité fréquente de recourir à l'emprunt pour assurer le financement, des choix prioritaires autres que les économies d'énergie, une complexité du sujet qui génère un besoin important d'informations.
Mais les professionnels, même porteurs du crédit d'impôt, sont encore peu prescripteurs de solutions très performantes. Leurs demandes de formation pour la mise en place de ces solutions montrent cependant qu'ils sont en train d'évoluer. En revanche, limités à la pratique de leur métier, ils ont du mal à orienter leurs clients vers des rénovations énergétiques exemplaires, qui exigent les compétences de plusieurs corps d'état. Heureusement, les initiatives dans ce domaine se multiplient, avec le récent lancement de la certification Cequami "Maison rénovée".
En examinant les progrès à faire d'ici 2020 pour placer le parc de logements existants au niveau attendu par la France au travers du Grenelle de l'environnement (soit une réduction de 38 % de la consommation d'énergie), les réhabilitations énergétiques doivent avant tout devenir plus performantes. Selon les types de travaux, les progrès seront malheureusement d'importances inégales.
Une étude révélatrice pour poser des jalons
Selon l'étude OPEN initiée par l'Ademe et rendue publique en décembre 2008, on s'aperçoit que le niveau de performance des logements après travaux est loin d'être au rendez-vous. En effet, on constate que :
- Parmi les solutions classées selon leur niveau de performance en termes d'efficacité faible, moyenne ou optimale, seuls 10 % des cas concernent l'efficacité optimale.
- 22 % des rénovations sont considérées "d'efficacité faible ou nulle" car elles n'aboutissent pas à une rénovation satisfaisante du logement sauf à renouveler rapidement les nouveaux équipements mis en place.
- Les rénovations classées "d'efficacité partielle" (travaux partiels, qui seront à compléter ultérieurement) dominent avec 75 % des réalisations.
- Quant aux rénovations "d'efficacité satisfaisante", elles représentent seulement 3 % des logements.
Concernant les contraintes ressenties par les maîtres d'ouvrage se lançant dans les travaux :
- 45 % des ménages ayant procédé à une amélioration énergétique de leur logement, ont eu pour motivation principale les économies d'énergie. Les autres raisons avancées sont l'agencement, l'équipement, la décoration du logement (23 % des ménages concernés) ou l'obligation de réparer (19 %).
- La recherche d'artisans ou d'entreprises, déjà dominante dans les démarches habituelles des ménages désireux d'entreprendre des travaux, est encore plus marquée lorsque le projet a pour but de faire des économies d'énergie. Les demandes de conseils se multiplient. Lorsque 80 % des projets de travaux sont lancés au bout de 18 mois, il faut 24 mois pour que la même proportion de projets d'économies d'énergie aboutissent.
- Les solutions de performance énergétique les plus efficaces sont les plus onéreuses. Ainsi, par exemple, le coût de l'équipement d'efficacité moyenne le plus fréquemment choisi pour le chauffage est de 20 à 70 % inférieur à la solution la plus efficace. Les rénovations satisfaisantes sont évaluées en moyenne à près de 20 000 euros.
- Une analyse détaillée montre une sollicitation plus marquée des revenus courants pour les petits travaux (inférieurs à 1 500 €) et des prêts bancaires pour les gros travaux. Les rénovations satisfaisantes font partie des travaux financés à plus de 30 % par le crédit bancaire.
Dans le domaine du chauffage, un client prescripteur, souvent à mauvais escient...
 Selon les chauffagistes, le client reste le principal décisionnaire. Selon les chauffagistes, dans 55 % des cas, le client décide de remplacer la chaudière à l'identique. Dans 18 % des cas, l'artisan n'a pas envisagé avec le particulier d'autre type d'équipement sur le chantier, sans doute pour ne pas risquer de voir son devis refusé parce que trop cher. L'argument économique pèse donc fortement sur le choix de la non-performance. On peut relever que seulement 9 % des artisans ou entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant.
Chauffage et isolation, une union encore à problème
Quand un nouvel équipement de chauffage est posé sans travaux d'isolation préalable, une majorité de chauffagistes (61 %) répond que la question de l'isolation n'a simplement pas été posée. Même réponse pour la majorité des couvreurs qui ont rénové une toiture sans isolation.
Les chauffagistes n'évoquent pas de manière systématique l'intérêt de coupler les interventions de chauffage et d'isolation alors même que les difficultés techniques (mise en œuvre, configuration des lieux) semblent rarement insurmontables. Seuls 30 % des cas d'intervention en toiture aboutissent à la pose d'une isolation. L'amélioration du taux de diffusion des rénovations énergétiques performantes pourrait être favorisée par une pro-activité accrue des artisans et entreprises.
Cette attitude montre la difficulté des professionnels à sortir du cadre de leur métier pour conseiller leurs clients sur une maîtrise globale de l'énergie, transversale à plusieurs corps de métier.
L'isolation, encore le parent pauvre !
La part de la rénovation au sein du marché des produits d'isolation atteint 23 % pour les panneaux de toit et isolants sous rampants de combles, 29 % pour les complexes de doublage pour murs et cloisons, 13 % pour les plaques de plâtre.
Cette part est très inférieure à celle des équipements comme les chaudières et les fenêtres (60 % pour les fenêtres PVC ou les chaudières gaz). Les produits d'isolation commercialisés en France sont surtout vendus pour la construction neuve.
Dans 70 % des chantiers comprenant de l'isolation thermique de parois opaques, une seule paroi est isolée. L'isolation complète n'est réalisée que dans 10 % des cas.
Les travaux d'isolation entrepris par les ménages relèvent souvent de l'auto-construction : moins d'un chantier d'isolation sur 2 est réalisé par un professionnel. Cette situation est en train de changer avec l'intégration de la main-d'œuvre dans le dispositif du crédit d'impôt depuis l'année dernière.
* selon l'étude OPEN éditée en décembre 2008 par l'Ademe.
Le saviez-vous ?
Un état des lieux qui fait réfléchir
Ce constat, même s'il ne peut être généralisé, révèle néanmoins un nombre non négligeable d'incohérences. Comment peut-on aujourd'hui moderniser son installation de chauffage avant toute étude thermique, ne serait-ce que sommaire, mettant en évidence des carences d'isolation et d'étanchéité à l'air ? Les coûts de ces interventions sont loin d'être les plus importants et représentent souvent, dans le cas d'une rénovation lourde, entre 20 % (isolation des parois opaques) et 50 % voire plus si vous y ajoutez le remplacement de toutes les menuiseries. Quand on sait que l'investissement pour une pompe à chaleur peut varier du simple au double en fonction de sa puissance et de ses fonctions (sans compter son coût d'utilisation), ne pas organiser les travaux à réaliser de façon logique impliquera obligatoirement des lourdes dépenses supplémentaires. CQFD
Ponts thermiques, où les traquer ? Comment s'en débarrasser ?
Les ponts thermiques sont les talons d'Achille des logements. Zones d'échanges entre l'air intérieur et extérieur, c'est une partie non-négligeable de votre chauffage qui s'échappe du logement. Cette énergie perdue représente un budget non négligeable. Où sont les points faibles ? Comment y remédier ?
Qu'est ce que les ponts thermiques ?
Les ponts thermiques se situent à la jonction entre deux parties différentes de la maison. Ils peuvent réduire considérablement l'efficacité d'une isolation. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) se montre plus sévère que la précédente à leur égard et impose de les traiter de façon plus efficace.
| Quels sont les endroits de la maison sensibles aux ponts thermiques ? | Quelles sont les solutions ? |
|---|---|
|  Fenêtres | Isoler les fenêtres avec du joint souple |
|  Portes | Calfeutrer les portes à l'aide d'un boudin enfilé par-dessous |
|  Toiture | Isoler la toiture avec, par exemple un écran de sous-toiture, en veillant ce que la toiture continue à "respirer" |
| Murs, cloisons, plafond | - Pour une paroi donnant sur l'extérieur, de préférence, un matériau isolant, comme le béton cellulaire, ou la brique monomur, - Pour l'extérieur, isolation par l'extérieur, mais cela laisse un pont thermique au niveau des fondations - Garnir les cloisons d'un doublage léger - Pour les plafonds, un faux-plafond isolé |
|  Sols, planchers intermédiaires |  Privilégier un plancher sur solives |
|  Terrasse | La construire sur un remblai plutôt que sur un vide sanitaire |
 
Les aménagements "à risques"
Une fois l'enveloppe isolée, attention aux travaux qui risquent de créer de nouveaux ponts thermiques, tels que la pose d'une véranda, l'élévation de la toiture, l'ajout d'une aile à la maison, ou d'une terrasse, le percement d'une fenêtre...
En savoir plus
Téléchargez la présentation en PDF de la Réglementation Thermique 2012 sur le site de l'Ademe
MCL
1ère certification qualité pour la rénovation des maisons individuelles

Les enjeux de la certification « Maison Rénovée »
Parmi la rénovation énergétique des bâtiments existants, les logements vont occuper une place de choix : ils constituent dès à présent le centre d'attention des pouvoirs publics qui ont décidé d'investir de gros moyens financiers pour décider les ménages à entreprendre rapidement les travaux de rénovation de leur logement. Le redéploiement du crédit d'impôt, la création de l'éco prêt à taux zéro et la mise à disposition d'importantes subventions de lutte contre la précarité énergétique, représentent trois leviers de nature à permettre aux ménages de passer à l'action.
En France, les maisons individuelles représentent plus de 13 millions de logements, soit 57 % du parc de logements des résidences principales. Seule l'intervention d'un professionnel proposant une vision globale et la mise en œuvre de solutions adaptées à chaque situation permet d'obtenir des améliorations significatives, notamment en termes de dépenses énergétiques. C'est cette qualité globale que vise la certification « Maison Rénovée ».
Il s'agit d'une première, car les certifications existantes ne concernent que les bâtiments neufs.
Les travaux de rénovation thermiques pas assez efficaces
L'Observatoire Permanent de l'Amélioration Energétique du logement (l'OPEN) a mené en 2007, à la demande de l'ADEME, une étude sur les travaux de rénovation susceptibles d'avoir entraîné une amélioration énergétique des logements. Cette étude a montré l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles : moins de 10% des logements ont atteint, après les travaux, un niveau de performance énergétique exemplaire ; les solutions les moins bonnes en termes de performance ont été généralement choisies : les solutions optimales ne l'emportent que dans 10 % des cas.
Une des raisons principales de ces mauvaises performances est que les travaux se font fréquemment par contact direct entre le propriétaire et un ou des artisans ou entreprises, sans faire appel à un architecte / maitre d'œuvre en capacité de proposer une solution globale.
Vers une vision globale et des interventions coordonnées
Des travaux de rénovation de qualité et performants impliquent d'être menés de façon globale, et en coordonnant les interventions de tous les corps de métier. Pour qu'une rénovation soit optimale, un objectif commun doit donc être défini et poursuivi par l'ensemble des corps de métier intervenant sur le chantier. Ce processus nécessite que le chantier soit mené par un « chef d'orchestre » compétent.
En lançant la certification « Maison Rénovée », Céquami souhaite encourager l'émergence de professionnels du bâtiment, moteurs sur le marché de la rénovation globale de qualité. Ces professionnels vont intervenir pour proposer aux occupants, et/ou aux propriétaires, des ensembles de solutions répondant à leurs attentes en matière d'évolution de la qualité d'usage de la maison, intégrant la facilité d'utilisation, le confort et la qualité d'ambiance, tout en permettant une réduction des consommations d'énergie et des émissions de CO2 pour un coût global acceptable. Il y a donc une véritable opportunité pour les architectes qui souhaitent développer ce créneau.
Les caractéristiques majeures de la certification « Maison Rénovée »
Un interlocuteur unique en capacité de mener à bien une rénovation de qualité, sachant coordonner tous les intervenants du chantier pour atteindre un objectif global défini avec le Maître d'ouvrage :
- Une évaluation exhaustive de l'existant, point de départ à tout projet de rénovation, permettant de prendre en compte la spécificité de chaque situation. Pour réaliser cette évaluation, un guide d'évaluation sera mis à la disposition du professionnel dans le cadre de la certification.
- Un contrôle en continu des travaux puis de la performance obtenue après travaux permettant la
fourniture d'un certificat de conformité et d'un Diagnostic de Performance Energétique.
La certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification a l'assurance que ce dernier est engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte sur la base du volontariat à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'études.
Les 7 thèmes principaux du Référentiel
Le Référentiel prend en compte, de façon exhaustive, les fondements d'une rénovation globale. Après une évaluation initiale de la maison existante, le professionnel pourra hiérarchiser les priorités et élaborer le projet de rénovation avec le particulier. Il le fera à partir des préoccupations constitutives du Référentiel : 7 thèmes principaux, 25 sous-thèmes et un complément pour la démarche HQE®.


Un projet fédérateur
La certification « Maison Rénovée » est née de la volonté de toutes les parties intéressées par l'évolution du marché de la rénovation des maisons individuelles de participer à l'élaboration d'une démarche qualité officielle adaptée aux nouveaux enjeux et aux attentes des particuliers.
Lancé par CEQUAMI, filiale de l'Association QUALITEL et du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en janvier 2008, ce projet est mené au travers d'un groupe de travail composé des représentants des :
- Architectes, avec l'UNSFA, Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes ;
- Artisans, avec la CAPEB, Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment ;
- Bureaux d'études avec le CICF, Chambre de l'ingénierie et du Conseil de France ;
- Constructeurs, avec Thermorénov, Association de constructeurs pour l'amélioration de l'étiquette énergie qui a notamment pour membres, l'Union des Maisons Françaises et l'UCI-FFB (Union des Constructeurs Immobiliers)
- Diagnostiqueurs/experts avec la FNECI (Fédération Nationale des Experts de la Construction et de l'Immobilier) ;
- Entreprises avec la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ;
- Industriels avec l'AIMCC (Association des Industries de Produits de Construction)
- Associations de référence pour la promotion de la qualité de l'habitat : Association HQE, CAH (Club
de l'Amélioration de l'Habitat), Association EFFINERGIE, PROMODUL ;
- Instances publiques impliquées dans l'habitat : ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Energie), ANAH (Agence Nationale pour la Rénovation de l'Habitat), DGALN / DHUP (Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature / Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages, du MEEDDAT et du Ministère du Logement et de la Ville) ;
- Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) ;
- QUALITEL (Association pour la qualité du logement) ;
- Consommateurs avec les principales instances représentatives du secteur du logement.
L’étiquette énergie : le point sur le DPE

1 document, 4 informations
- une description des principales caractéristiques de votre habitat et de ses équipements thermiques,
- une estimation de la consommation annuelle d'énergie et de son coût,
- un classement de la consommation au m² selon le principe de l'« étiquette énergie » calculée sur une échelle allant de A à G,
- une indication de la quantité de CO² émise du fait de cette consommation, avec un classement selon une « étiquette climat ».
Une échelle de référence
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) comporte également une estimation des consommations en euros puis une double étiquette :
- l'étiquette énergie dont l'échelle va de A à G précise le niveau de consommation énergétique,
- l'étiquette climat dont l'échelle va également de A à G indique l'impact de ces consommations sur l'effet de serre.
Ces deux estimations permettent de situer la consommation de votre logement sur une échelle de référence à l'instar des étiquettes énergie de l'électroménager.
Le calcul se fait soit sur la base d'une méthode de calcul approuvée par le ministère du logement, soit sur une estimation réalisée sur la base des consommations constatées sur trois ans.
Un index des consommations
Les différentes consommations, situées sur l'échelle de référence, sont exprimées en énergie finale par usage et par type d'énergie :
- consommation en énergie primaire (kWh/m².an),
- consommation d'énergie d'origine renouvelable (kWh/m².an),
- dans certains cas, consommations basées sur les relevés de facture,
- conditions d'utilisation du logement,
- émissions de gaz à effet de serre (Kg équivalent CO²),
- frais de consommation d'énergie.
Obligatoire lors d'une transaction immobilière
| Lors de la vente d'un bien immobilier | Lors de la location d'un bien immobilier | Lors de la livraison des constructions neuves |
|---|---|---|
|
Obligatoire depuis le 1er novembre 2006 lors de la vente de tout logement ou bâtiment en France métropolitaine, le DPE doit être tenu à la disposition de tout acquéreur potentiel par le vendeur dès la mise en vente du bien. Il doit également accompagner toute promesse de vente et tout acte authentique. Le maitre d'ouvrage doit faire établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux puis le remettre au propriétaire final s'il y a transaction. A consulter : Les modèles de DPE applicables aux logements et bâtiments d'habitation |
Le DPE doit être joint à tout contrat de location lors de la signature ou du renouvellement du bail depuis le 1er juillet 2007. A consulter : Le modèle de DPE applicable aux logements et bâtiments d'habitation pour la location. Le modèle de DPE applicable aux locations saisonnières |
Le DPE doit être établi avant l'achèvement des constructions neuves dont le permis de construire a été déposé après le 30 juin 2007. Il doit être remis au propriétaire final s'il est différent du maitre d'ouvrage. |
Les diagnostics énergétiques non obligatoires

© Gaz de France DolceVita
Les diagnostics des bureaux d'études
-
Les bureaux d'études thermiques, qui ont l'habitude d'assurer des missions d'audits énergétiques et des calculs de dimensionnement des installations, sont souvent les mieux placés pour établir des diagnostics. Ils peuvent ainsi proposer différents services :
- audits,
- pré-diagnostics et conseils énergétiques,
- diagnostics "confort d'été" (pour trouver des solutions alternatives à la climatisation),
- diagnostics et études de faisabilité "énergies renouvelables",
- audits chaufferie,
- diagnostics "ventilation"
Les diagnostics des Eco-Artisans
De leur côté, les entreprises de mise en œuvre (plombiers-chauffagistes par exemple) peuvent également réaliser un diagnostic énergétique autre que le DPE. C'est le cas notamment des artisans de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), pourvus du label Eco-Artisans. Ce label indique qu'ils sont aptes à vous proposer une évaluation des performances thermiques globales de votre logement et vous indiquer des solutions efficaces d'amélioration énergétique.
Les diagnostics des fournisseurs d'énergie
De nombreux autres professionnels proposent également des diagnostics thermiques. Ainsi, GDF SUEZ propose le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie.
Le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie est un diagnostic thermique exhaustif. Il est réalisé par un bureau de contrôle technicien spécialisé, afin de définir ce qui peut être amélioré dans le logement, chiffres à l'appui :
- examen de toutes les caractéristiques du bilan thermique (consommations, bâti, isolation, ventilation, etc.),
- simulation de travaux personnalisés avec les choix techniques à privilégier,
- estimation du coût des travaux à prévoir et du retour sur investissement envisageable,
- évaluation des économies réalisées, exprimées en kWh et en gaz à effet de serre après réalisation de travaux.
Un rapport de synthèse est ensuite envoyé au maître d'ouvrage et un conseiller Gaz de France DolceVita propose des solutions de financement, des informations sur les aides et subventions ou une liste d'intervenants.
En savoir plus
Plus obtenir plus d'informations sur le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie, rendez-vous sur le site DolceVita
Des diagnostiqueurs certifiés pour la performance énergétique de votre logement
| Qui contacter ? | Quelles règles d'application ? | Quelles exigences ? |
|---|---|---|
|
De nombreux professionnels se sont formés à la réalisation du DPE. Vous les trouverez facilement en vous renseignant :
|
La personne établissant un DPE doit répondre à deux règles strictes :
|
Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels réalisant les DPE doivent :
|
Carnet d'adresses
-
FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier)
9, rue Notre Dame de Lorette
75009 PARIS
Tel. 01.48.33.95.66
Fax 01.41.61.37.11
E-mail : contact@fidi.fr http://www.fidi.fr/ -
AICVF (Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, climatisation, chauffage)
Tel. 01 53 04 36 10 www.aicvf.org -
CICF (Chambre des Ingénieurs-Conseils de France)
Maison de l'Ingénierie et du Conseil
Tel. 01 44 30 49 30
E-mail : cicf@cicf.fr
Labels et référentiels Développement durable
RT 2005, une réglementation à respecter
Applicable à tous les projets de construction dont le permis a été déposé depuis le 1er septembre 2006, la règlementation thermique 2005 (RT 2005) établit les valeurs de références à respecter lors de la construction de votre logement. Un moyen de le rendre le plus performant possible dans sa lutte contre les déperditions thermiques. Les principales conditions de la réglementation à respecter sont :
- une consommation globale (chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation, éclairage) inférieure à la consommation de référence « Créf »,
- une température d'été inférieure à la température de référence,
- des performances minimales pour certains équipements (isolation, ventilation, chauffage, etc.)
Ces conditions dépendent directement de la situation climatique de votre habitation.
Par ailleurs, les bâtiments existants sont, quant à eux, tenus de subir des travaux de rénovation répondant à des exigences thermiques minimales.
Le label Performance
Ce label concerne les logements neufs individuels ou groupés. Il garantit la conformité du logement à la réglementation thermique en vigueur (RT 2005). Ce label valorise tout particulièrement les équipements techniques qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2).
Il assure au demandeur un suivi de la qualité de la réalisation de sa construction et répond aux préoccupations actuelles d'économies d'énergie. Il couvre les énergies électrique, gaz et renouvelables (pompes à chaleur, solaire et bois).
Label « Bâtiment Basse Consommation » (BBC)
Ce label s'adresse aux constructions dont la consommation d'énergie conventionnelle est inférieure à un seuil situé entre 30 et 50 kWh/m²/an (selon la zone géographique d'implantation).
Labels Haute Performance Energétique
-
Les labels Haute Performance Energétique déterminent les constructions dont les consommations conventionnelles sont largement inférieures aux consommations de référence.
-
Haute Performance Energétique (HPE) 2005 et Très Haute Performance Energétique (THPE) 2005
Ces labels sont ainsi applicables aux constructions dont les consommations sont respectivement inférieures de 10 % (HPE) et 20 % (THPE) aux consommations de référence. -
HPE Energies renouvelables 2005 et THPE Energies renouvelables 2005
Ces labels ajoutent aux seuils précédents, des consommations de chauffage ou d'eau chaude sanitaire assurées par énergie renouvelable. La nouvelle réglementation encourage en effet le recours aux énergies renouvelables en les introduisant en référence. C'est notamment le cas du solaire thermique qui est montré comme solution de référence pour la production d'eau chaude sanitaire, notamment en maison individuelle.
Certification NF Maison Individuelle démarche HQE®
La Haute Qualité Environnementale (HQE®) est une méthodologie qui consiste à vous aider, en tant que maître d'ouvrage, à opter pour des solutions en accord avec les grands principes du développement durable et ce, à toutes les phases de la vie de votre logement : construction, entretien et destruction. Les principes fondamentaux de cette démarche globale sont les suivants :
- la relation du bâtiment avec son environnement immédiat,
- réaliser des chantiers à faible nuisance,
- veiller à la gestion de l'eau,
- veiller à la gestion de l'énergie.
Certification « Maison Rénovée »
Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, la nouvelle certification « Maison Rénovée ». Une certification pensée pour favoriser et crédibiliser l'amélioration de la qualité et de la performance des travaux de rénovation, notamment en matière énergétique.
Cette certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification, a l'assurance que ce dernier soit engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte, sur la base du volontariat, à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'étude.
En savoir plus
Vous souhaitez obtenir plus d'information sur la RT 2005 ? Rendez-vous sur le site www.rt2005.com
Pour mieux comprendre les enjeux de la démarche HQE, rendez-vous sur le site www.assohqe.org
Vous souhaitez en savoir plus sur la nouvelle certification « Maison Rénovée ? », rendez-vous sur le site www.mamaisoncertifiee.com
L’efficacité énergétique des logements individuels existants vue par l’AQC

Face au défi que constitue l'efficacité énergétique des logements existants, l'AQC a décidé d'éditer un document parfaitement synthétique pour vous projeter au-delà de la simple connaissance des dernières techniques innovantes arrivées sur le marché. La plaquette intitulée "Efficacité énergétique des logements individuels existants" permet d'offrir une vision d'ensemble et une cohérence dans la globalité d'un projet qui sont, à n'en pas douter, les véritables garanties de sa réussite.
Une méthodologie d'une logique implacable
Ce document aborde de manière on ne peut plus pertinente les projets d'amélioration énergétique pour en éviter les principaux écueils. Quatre grandes parties sont détaillées :
- Les grandes étapes de l'analyse : de la connaissance précise des besoins, de la détermination des points particuliers au passage en revue des équipements ou à l'examen de l'environnement... Un rappel précis des différentes étapes.
- Des exemples de solutions illustrent cette plaquette reprenant les principaux points : évaluation thermique, choix des produits.
- Un tableau didactique liste les conséquences potentielles des travaux sur d'autres points sensibles du bâtiment.
- Les travaux font l'objet de conseils récapitulatifs. Enfin, la maintenance et des conseils d'entretien complètent cet exposé.
Pour plus d'informations
Gratuite, consultable et téléchargeable sur le site de l'AQC - www.qualiteconstruction.comcette plaquette est également diffusée par le réseau des membres de l'association.
Rénovation de l’habitat existant

Un constat nettement perfectible
Le marché des travaux ayant un impact énergétique sur l'habitat compte pour un tiers du marché total de la rénovation des logements. Il est dominé par les travaux de rénovation des ouvertures, suivis par ceux du chauffage. Cependant, à ce jour, la qualité énergétique des logements obtenue après travaux reste à améliorer dans plus de 90 %* des cas si on se réfère notamment aux perspectives tracées par le Grenelle de l'Environnement.
Comme tous travaux, les opérations d'amélioration énergétique des logements se heurtent à de nombreuses contraintes : les coûts selon l'ambition des rénovations, la nécessité fréquente de recourir à l'emprunt pour assurer le financement, des choix prioritaires autres que les économies d'énergie, une complexité du sujet qui génère un besoin important d'informations.
Mais les professionnels, même porteurs du crédit d'impôt, sont encore peu prescripteurs de solutions très performantes. Leurs demandes de formation pour la mise en place de ces solutions montrent cependant qu'ils sont en train d'évoluer. En revanche, limités à la pratique de leur métier, ils ont du mal à orienter leurs clients vers des rénovations énergétiques exemplaires, qui exigent les compétences de plusieurs corps d'état. Heureusement, les initiatives dans ce domaine se multiplient, avec le récent lancement de la certification Cequami "Maison rénovée".
En examinant les progrès à faire d'ici 2020 pour placer le parc de logements existants au niveau attendu par la France au travers du Grenelle de l'environnement (soit une réduction de 38 % de la consommation d'énergie), les réhabilitations énergétiques doivent avant tout devenir plus performantes. Selon les types de travaux, les progrès seront malheureusement d'importances inégales.
Une étude révélatrice pour poser des jalons
Selon l'étude OPEN initiée par l'Ademe et rendue publique en décembre 2008, on s'aperçoit que le niveau de performance des logements après travaux est loin d'être au rendez-vous. En effet, on constate que :
- Parmi les solutions classées selon leur niveau de performance en termes d'efficacité faible, moyenne ou optimale, seuls 10 % des cas concernent l'efficacité optimale.
- 22 % des rénovations sont considérées "d'efficacité faible ou nulle" car elles n'aboutissent pas à une rénovation satisfaisante du logement sauf à renouveler rapidement les nouveaux équipements mis en place.
- Les rénovations classées "d'efficacité partielle" (travaux partiels, qui seront à compléter ultérieurement) dominent avec 75 % des réalisations.
- Quant aux rénovations "d'efficacité satisfaisante", elles représentent seulement 3 % des logements.
Concernant les contraintes ressenties par les maîtres d'ouvrage se lançant dans les travaux :
- 45 % des ménages ayant procédé à une amélioration énergétique de leur logement, ont eu pour motivation principale les économies d'énergie. Les autres raisons avancées sont l'agencement, l'équipement, la décoration du logement (23 % des ménages concernés) ou l'obligation de réparer (19 %).
- La recherche d'artisans ou d'entreprises, déjà dominante dans les démarches habituelles des ménages désireux d'entreprendre des travaux, est encore plus marquée lorsque le projet a pour but de faire des économies d'énergie. Les demandes de conseils se multiplient. Lorsque 80 % des projets de travaux sont lancés au bout de 18 mois, il faut 24 mois pour que la même proportion de projets d'économies d'énergie aboutissent.
- Les solutions de performance énergétique les plus efficaces sont les plus onéreuses. Ainsi, par exemple, le coût de l'équipement d'efficacité moyenne le plus fréquemment choisi pour le chauffage est de 20 à 70 % inférieur à la solution la plus efficace. Les rénovations satisfaisantes sont évaluées en moyenne à près de 20 000 euros.
- Une analyse détaillée montre une sollicitation plus marquée des revenus courants pour les petits travaux (inférieurs à 1 500 €) et des prêts bancaires pour les gros travaux. Les rénovations satisfaisantes font partie des travaux financés à plus de 30 % par le crédit bancaire.
Dans le domaine du chauffage, un client prescripteur, souvent à mauvais escient...
Selon les chauffagistes, le client reste le principal décisionnaire. Selon les chauffagistes, dans 55 % des cas, le client décide de remplacer la chaudière à l'identique. Dans 18 % des cas, l'artisan n'a pas envisagé avec le particulier d'autre type d'équipement sur le chantier, sans doute pour ne pas risquer de voir son devis refusé parce que trop cher. L'argument économique pèse donc fortement sur le choix de la non-performance. On peut relever que seulement 9 % des artisans ou entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant.
Chauffage et isolation, une union encore à problème
Quand un nouvel équipement de chauffage est posé sans travaux d'isolation préalable, une majorité de chauffagistes (61 %) répond que la question de l'isolation n'a simplement pas été posée. Même réponse pour la majorité des couvreurs qui ont rénové une toiture sans isolation.
Les chauffagistes n'évoquent pas de manière systématique l'intérêt de coupler les interventions de chauffage et d'isolation alors même que les difficultés techniques (mise en œuvre, configuration des lieux) semblent rarement insurmontables. Seuls 30 % des cas d'intervention en toiture aboutissent à la pose d'une isolation. L'amélioration du taux de diffusion des rénovations énergétiques performantes pourrait être favorisée par une pro-activité accrue des artisans et entreprises.
Cette attitude montre la difficulté des professionnels à sortir du cadre de leur métier pour conseiller leurs clients sur une maîtrise globale de l'énergie, transversale à plusieurs corps de métier.
L'isolation, encore le parent pauvre !
La part de la rénovation au sein du marché des produits d'isolation atteint 23 % pour les panneaux de toit et isolants sous rampants de combles, 29 % pour les complexes de doublage pour murs et cloisons, 13 % pour les plaques de plâtre.
Cette part est très inférieure à celle des équipements comme les chaudières et les fenêtres (60 % pour les fenêtres PVC ou les chaudières gaz). Les produits d'isolation commercialisés en France sont surtout vendus pour la construction neuve.
Dans 70 % des chantiers comprenant de l'isolation thermique de parois opaques, une seule paroi est isolée. L'isolation complète n'est réalisée que dans 10 % des cas.
Les travaux d'isolation entrepris par les ménages relèvent souvent de l'auto-construction : moins d'un chantier d'isolation sur 2 est réalisé par un professionnel. Cette situation est en train de changer avec l'intégration de la main-d'œuvre dans le dispositif du crédit d'impôt depuis l'année dernière.
* selon l'étude OPEN éditée en décembre 2008 par l'Ademe.
Le saviez-vous ?
Un état des lieux qui fait réfléchir
Ce constat, même s'il ne peut être généralisé, révèle néanmoins un nombre non négligeable d'incohérences. Comment peut-on aujourd'hui moderniser son installation de chauffage avant toute étude thermique, ne serait-ce que sommaire, mettant en évidence des carences d'isolation et d'étanchéité à l'air ? Les coûts de ces interventions sont loin d'être les plus importants et représentent souvent, dans le cas d'une rénovation lourde, entre 20 % (isolation des parois opaques) et 50 % voire plus si vous y ajoutez le remplacement de toutes les menuiseries. Quand on sait que l'investissement pour une pompe à chaleur peut varier du simple au double en fonction de sa puissance et de ses fonctions (sans compter son coût d'utilisation), ne pas organiser les travaux à réaliser de façon logique impliquera obligatoirement des lourdes dépenses supplémentaires. CQFD
Ponts thermiques, où les traquer ? Comment s'en débarrasser ?

Qu'est ce que les ponts thermiques ?
Les ponts thermiques se situent à la jonction entre deux parties différentes de la maison. Ils peuvent réduire considérablement l'efficacité d'une isolation. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) se montre plus sévère que la précédente à leur égard et impose de les traiter de façon plus efficace.
| Quels sont les endroits de la maison sensibles aux ponts thermiques ? | Quelles sont les solutions ? |
|---|---|
| Fenêtres | Isoler les fenêtres avec du joint souple |
| Portes | Calfeutrer les portes à l'aide d'un boudin enfilé par-dessous |
| Toiture | Isoler la toiture avec, par exemple un écran de sous-toiture, en veillant ce que la toiture continue à "respirer" |
| Murs, cloisons, plafond |
- Pour une paroi donnant sur l'extérieur, de préférence, un matériau isolant, comme le béton cellulaire, ou la brique monomur, - Pour l'extérieur, isolation par l'extérieur, mais cela laisse un pont thermique au niveau des fondations - Garnir les cloisons d'un doublage léger - Pour les plafonds, un faux-plafond isolé |
| Sols, planchers intermédiaires | Privilégier un plancher sur solives |
| Terrasse | La construire sur un remblai plutôt que sur un vide sanitaire |

Les aménagements "à risques"
Une fois l'enveloppe isolée, attention aux travaux qui risquent de créer de nouveaux ponts thermiques, tels que la pose d'une véranda, l'élévation de la toiture, l'ajout d'une aile à la maison, ou d'une terrasse, le percement d'une fenêtre...
En savoir plus
Téléchargez la présentation en PDF de la Réglementation Thermique 2012 sur le site de l'Ademe
Marie-Caroline Loriquet, le 6 janvier 2011
Le descriptif d’un chantier de rénovation thermique pour une maison individuelle normande.
Dans un petit village du Cotentin (50), une maison traditionnelle a repris ses couleurs après des travaux de rénovation. Intérieur et extérieur, tout a été passé au peigne fin pour atteindre une meilleure performance énergétique et un confort de qualité. Le tour de la propriété avec Sophie et Hervé...
Une maison normande traditionnelle
Situé à 350 km de Paris et à 5 km de la mer, le petit village auquel appartient la maison de Sophie et Hervé déploie ses quelques maisons le long d'une étroite route abritée du vent par un talus. Avec ses murs de pierres grises en schiste, grès et granit, ainsi que son toit d'ardoises, cet habitat typiquement normand s'étend sur 180 m² et possède un jardin en pente que dominent des pommiers ainsi qu'une terrasse abritée des souffles marins.
Acquise en 2003 par Sophie et Hervé, la maison a bénéficié de travaux de restauration durant l'année 2005.
Concevoir une stratégie
« En achetant cette maison, nous avions conscience de l'ampleur des travaux, expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. Les murs étaient sains mais le plancher était à refaire ainsi que les parquets, la véranda, les menuiseries. Nous voulions aussi réaménager le rez-de-chaussée en transformant les deux petites pièces qui le composent en un unique espace de vie, grand et lumineux, agrémenté d'une cuisine américaine et d'une nouvelle cheminée en pierres calcaire du cru - l'ancienne ayant été démontée. Enfin, en agrandissant le garage existant, nous voulions implanter une « unité de vie » répondant aux critères d'accessibilité. Elle comprendrait une chambre et une salle de bains de plein pied avec une porte d'entrée large de 90 cm et une douche à l'italienne. Un dégagement d'1m50 était prévu devant chaque porte de ce mini-appartement. »
L'autre objectif, et non des moindres, était de profiter de ces travaux pour isoler l'habitation et l'équiper avec des solutions de chauffage performantes. « Nous voulions retrouver un confort thermique satisfaisant, tout en réduisant la facture énergétique et en préservant l'environnement, reprend Sophie. Je souhaitais concrètement que notre maison passe du niveau G ou H, sur l'échelle de performance énergétique, au niveau C. »
Le travail préparatoire
« Dès l'achat de la maison, mon mari et moi avons voulu faire appel à un architecte, précise Sophie. Pendant un an, nous avons réfléchi à nos besoins, nous avons observé le terrain, l'environnement, le climat. Nous avons ainsi précisé notre projet avec lui : optimisation de l'éclairage, choix des équipements de ventilation et de chauffage, aménagement des pièces...
Grâce à ses précieux conseils, nous avons décidé de supprimer le mur porteur du rez-de-chaussée grâce à un IPN et de reconstituer l'escalier dans l'extension pour gagner de la place et obtenir une grande pièce qui nous sert d'entrée, de salle à manger et de salon. Après avoir largement discuté avec lui de notre projet, nous avons ainsi affiné les travaux à réaliser. »
En phase préparatoire des travaux, un géomètre a également réalisé le bornage du terrain. « C'est un travail important qui permet de conserver de bonnes relations de voisinage ! témoignent les propriétaires. Il nous a permis de définir les limites de notre extension : selon la réglementation, le mur adjacent à celui du propriétaire voisin doit en effet se situer en limite de propriété, et pas 2 ni 3 m. Nous avons donc ajusté la taille de l'unité de vie pour rester conformes à la réglementation. »
Enfin, les propriétaires décidèrent de faire réaliser les travaux en deux étapes, reléguant la réalisation de l'extension en second lieu, une fois le travail sur l'enveloppe achevé. Objectif : continuer à occuper la maison aussi souvent que possible... les week-ends !
Les avantages d’être accompagné par un architecte expérimenté lors de la rénovation d’une maison
Propriétaires d'une maison de180 m² dans le Cotentin (50), Sophie et Hervé ont entrepris de faire rénover leur maison. Or, tous travaux concernant une habitation de plus de 170 m² nécessitant l'intervention d'un architecte, ils ont décidé de faire appel à l'un d'entre eux, spécialisé dans les maisons anciennes, pour les aider à réaliser leur projet. Consulté dès la phase préparatoire du projet, Guy Lemarignier a apporté toute son expertise.
L'expertise d'un architecte local
« Pour rénover notre maison normande, nous avons voulu faire appel à un architecte local et ce, en amont des travaux », expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. « Avec son expérience de plus de 30 ans et son expertise dans la rénovation de maisons anciennes, Guy Lemarignier nous apporté de précieux conseils et nous a permis de gagner du temps dans la gestion du chantier et de maîtriser notre budget ».
Sa connaissance des entreprises locales a également déchargé Sophie et Hervé de la recherche d'entrepreneurs. Appuyé sur son réseau d'entreprises normandes, l'architecte a pu mener à bien le chantier en toute simplicité et avec la confiance des propriétaires.
Enfin, «l'architecte s'est lui-même occupé du dépôt du permis de construire, reprend Sophie. Nous avons eu notre autorisation très rapidement !»
Bénéficier de conseils techniques et décoratifs
Le réaménagement du rez-de-chaussée bénéficia largement des conseils de l'architecte. Pour gagner de la place, de la lumière et du confort, un mur porteur a été supprimé et l'escalier déplacé vers l'extension. Une cuisine américaine a également été installée.
Côté déco, Guy Lemarignier a redessiné l'escalier afin de l'adapter au réaménagement du rez-de-chaussée. Il a également créé aussi les plans d'une cheminée pour agrémenter le rez-de-chaussée, en reproduisant un modèle traditionnel de la région. « La cheminée a été conçue en pierres calcaires de Valognes, avec un tirage maximum » indiquent les propriétaires. « Elle répond au jeu de pierres apparentes qui jouxte les murs blancs. »
À l'intérieur, un carrelage en damier rouge pave la salle de bains et le rez-de-chaussée, tandis qu'une couleur ardoise a été choisie pour l'étage.
À l'extérieur enfin, la nouvelle véranda qui relie le jardin au salon a été conçue par l'architecte, en collaboration avec un miroitier régional. Sur le toit, une girouette en forme de bateau se laisse orienter au gré du vent.
La gestion du chantier
Avec leur travail à Paris, Sophie et Hervé ne pouvaient être présents à tout bout de champ sur le chantier. La présence d'un architecte en qui ils avaient toute confiance leur a donc rendu un immense service : « l'architecte s'est occupé de toute la gestion quotidienne du chantier et du lien avec les entreprises... Nous faisions le point ensemble tous les 15 jours. Cela me permettait de choisir les matériaux, les radiateurs... Puis, les entreprises passaient commande. En regroupant les commandes de tous leurs clients, les entrepreneurs obtenaient des prix auprès de leurs fournisseurs. Nous en avons donc profité ! »
La maîtrise du budget
Le chantier a été réalisé pour une enveloppe globale de 120 000 euros, y compris la véranda qui compte pour 15 000 euros et hors l'acquisition et l'installation de la pompe à chaleur (12 000 € ). « Vu le budget, nous avons compris l'importance d'être accompagné, conclut Hervé. Les conseils de l'architecte nous ont aidé à tenir le budget de départ, tout en répondant à nos attentes en termes de confort et de performance».
Descriptif des travaux de rénovation pour l’enveloppe d’une maison individuelle normande.
Une maison dans laquelle il fait bon vivre, c'est une maison qui respire et conserve une température de confort toute l'année. C'est pourquoi, rénover une ancienne bâtisse implique bien souvent d'effectuer des travaux sur son enveloppe. Inséparables, l'isolation, la ventilation et l'étanchéité ont été menés de front lors de la rénovation de la maison de Sophie et Hervé, une habitation authentique du Cotentin (50).
Isolation
Pour passer de l'étiquette G/H à l'étiquette C de l'échelle de diagnostic de performance énergétique (DPE)*, plusieurs travaux d'isolation sont effectués dans la maison de Sophie et Hervé :
- Dans les combles, de la laine de verre est fixée sous la charpente ainsi qu'en sous-face du plafond.
- Des plaques de plâtre, associées à un complexe de dédoublage Prégymax 32, sont posées sur les cloisons.
- Au rez-de-chaussée, un mur sur deux a bénéficié de cette même isolation. Les autres sont laissé en pierres apparentes pour conserver l'esthétique traditionnelle de la maison.
- La dalle de l'étage, entièrement rénovée, est isolée au moyen d'entrevous en polystyrène expansé.
- Les nouvelles portes extérieures, en aluminium, possèdent des rupteurs de ponts thermiques** intégrés qui évitent le transfert de chaleur vers l'extérieur.
- Contre la face sud-est de la maison, une véranda en aluminium dotée de rupteurs de ponts thermiques** et de vitrages anti-UV sur le toit protège le salon des intempéries et des déperditions thermiques.
Ventilation
Pour assurer une bonne ventilation de la maison, les deux salles de bains, la cuisine ainsi que les deux toilettes sont dotés d'une ventilation double flux Aldes. Récupérant l'énergie calorifique sur l'air extrait, le système permet de réduire les déperditions thermiques du bâtiment liées au renouvellement de l'air. La consommation énergétique est donc optimisée ! «L'air, sain et sec, circule en quantité suffisante dans les pièces d'eau et apporte une chaleur tempérée à toutes les saisons», commente Hervé.
Dans les pièces de vie, la ventilation est naturelle.
Etanchéité
Bien que la maison possède des murs sains et imperméables, quelques travaux d'amélioration de l'étanchéité furent réalisés :
- Pour protéger les maçonneries des remontées capillaires d'humidité, les maçons posèrent un drain tout autour de la maison. Ce petit fossé, dans lequel est posé un film étanche, est creusé avec une certaine pente afin que l'eau s'écoule vers l'extérieur du bâtiment.
- Les maçons rénovèrent également un des murs du jardin (maçonnerie et étanchéité) qui, jouxtant la maison de manière perpendiculaire, provoquait des infiltrations d'eau dans la salle de bains du rez-de-chaussée.
- La présence de la véranda renforce aussi l'étanchéité de la maison. Située contre le mur sud-est, elle joue un rôle de tampon et de captation de rayonnement solaire.
À noter que «la jonction entre la véranda et les murs de la maison a été réalisée par un couvreur», témoigne Hervé. «Cette opération délicate est indispensable pour garantir la bonne étanchéité de l'ouvrage».
En savoir plus
Visitez le site Aldes www.aldes.fr
Visitez le site Lafargewww.lafarge-france.fr
* Echelle du diagnostic de performance énergétique (DPE) : classés de A à G, cette échelle définit des niveaux de consommation énergétique d'un bâtiment. Pour répondre aux exigences du Grenelle, un bâtiment doit se rapprocher de l'étiquette A le plus possible (A : consommation d'un bâtiment égale ou inférieure à 50 kWh/m²/an).
** Un pont thermique est une rupture dans l'isolation de l'enveloppe. Elle se situe en général aux jonctions entre les planchers et les murs ou entre les menuiseries et le mur. Un rupteur de pont thermique est un système qui évite la déperdition énergétique à ces enduits. Il permet donc d'améliorer la performance énergétique du bâtiment.
Le descriptif d’un chantier de rénovation thermique pour une maison individuelle normande.

Une maison normande traditionnelle
Situé à 350 km de Paris et à 5 km de la mer, le petit village auquel appartient la maison de Sophie et Hervé déploie ses quelques maisons le long d'une étroite route abritée du vent par un talus. Avec ses murs de pierres grises en schiste, grès et granit, ainsi que son toit d'ardoises, cet habitat typiquement normand s'étend sur 180 m² et possède un jardin en pente que dominent des pommiers ainsi qu'une terrasse abritée des souffles marins.
Acquise en 2003 par Sophie et Hervé, la maison a bénéficié de travaux de restauration durant l'année 2005.
Concevoir une stratégie
« En achetant cette maison, nous avions conscience de l'ampleur des travaux, expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. Les murs étaient sains mais le plancher était à refaire ainsi que les parquets, la véranda, les menuiseries. Nous voulions aussi réaménager le rez-de-chaussée en transformant les deux petites pièces qui le composent en un unique espace de vie, grand et lumineux, agrémenté d'une cuisine américaine et d'une nouvelle cheminée en pierres calcaire du cru - l'ancienne ayant été démontée. Enfin, en agrandissant le garage existant, nous voulions implanter une « unité de vie » répondant aux critères d'accessibilité. Elle comprendrait une chambre et une salle de bains de plein pied avec une porte d'entrée large de 90 cm et une douche à l'italienne. Un dégagement d'1m50 était prévu devant chaque porte de ce mini-appartement. »
L'autre objectif, et non des moindres, était de profiter de ces travaux pour isoler l'habitation et l'équiper avec des solutions de chauffage performantes. « Nous voulions retrouver un confort thermique satisfaisant, tout en réduisant la facture énergétique et en préservant l'environnement, reprend Sophie. Je souhaitais concrètement que notre maison passe du niveau G ou H, sur l'échelle de performance énergétique, au niveau C. »
Le travail préparatoire
« Dès l'achat de la maison, mon mari et moi avons voulu faire appel à un architecte, précise Sophie. Pendant un an, nous avons réfléchi à nos besoins, nous avons observé le terrain, l'environnement, le climat. Nous avons ainsi précisé notre projet avec lui : optimisation de l'éclairage, choix des équipements de ventilation et de chauffage, aménagement des pièces...
Grâce à ses précieux conseils, nous avons décidé de supprimer le mur porteur du rez-de-chaussée grâce à un IPN et de reconstituer l'escalier dans l'extension pour gagner de la place et obtenir une grande pièce qui nous sert d'entrée, de salle à manger et de salon. Après avoir largement discuté avec lui de notre projet, nous avons ainsi affiné les travaux à réaliser. »
En phase préparatoire des travaux, un géomètre a également réalisé le bornage du terrain. « C'est un travail important qui permet de conserver de bonnes relations de voisinage ! témoignent les propriétaires. Il nous a permis de définir les limites de notre extension : selon la réglementation, le mur adjacent à celui du propriétaire voisin doit en effet se situer en limite de propriété, et pas 2 ni 3 m. Nous avons donc ajusté la taille de l'unité de vie pour rester conformes à la réglementation. »
Enfin, les propriétaires décidèrent de faire réaliser les travaux en deux étapes, reléguant la réalisation de l'extension en second lieu, une fois le travail sur l'enveloppe achevé. Objectif : continuer à occuper la maison aussi souvent que possible... les week-ends !
Les avantages d’être accompagné par un architecte expérimenté lors de la rénovation d’une maison

L'expertise d'un architecte local
« Pour rénover notre maison normande, nous avons voulu faire appel à un architecte local et ce, en amont des travaux », expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. « Avec son expérience de plus de 30 ans et son expertise dans la rénovation de maisons anciennes, Guy Lemarignier nous apporté de précieux conseils et nous a permis de gagner du temps dans la gestion du chantier et de maîtriser notre budget ».
Sa connaissance des entreprises locales a également déchargé Sophie et Hervé de la recherche d'entrepreneurs. Appuyé sur son réseau d'entreprises normandes, l'architecte a pu mener à bien le chantier en toute simplicité et avec la confiance des propriétaires.
Enfin, «l'architecte s'est lui-même occupé du dépôt du permis de construire, reprend Sophie. Nous avons eu notre autorisation très rapidement !»
Bénéficier de conseils techniques et décoratifs
Le réaménagement du rez-de-chaussée bénéficia largement des conseils de l'architecte. Pour gagner de la place, de la lumière et du confort, un mur porteur a été supprimé et l'escalier déplacé vers l'extension. Une cuisine américaine a également été installée.
Côté déco, Guy Lemarignier a redessiné l'escalier afin de l'adapter au réaménagement du rez-de-chaussée. Il a également créé aussi les plans d'une cheminée pour agrémenter le rez-de-chaussée, en reproduisant un modèle traditionnel de la région. « La cheminée a été conçue en pierres calcaires de Valognes, avec un tirage maximum » indiquent les propriétaires. « Elle répond au jeu de pierres apparentes qui jouxte les murs blancs. »
À l'intérieur, un carrelage en damier rouge pave la salle de bains et le rez-de-chaussée, tandis qu'une couleur ardoise a été choisie pour l'étage.
À l'extérieur enfin, la nouvelle véranda qui relie le jardin au salon a été conçue par l'architecte, en collaboration avec un miroitier régional. Sur le toit, une girouette en forme de bateau se laisse orienter au gré du vent.
La gestion du chantier
Avec leur travail à Paris, Sophie et Hervé ne pouvaient être présents à tout bout de champ sur le chantier. La présence d'un architecte en qui ils avaient toute confiance leur a donc rendu un immense service : « l'architecte s'est occupé de toute la gestion quotidienne du chantier et du lien avec les entreprises... Nous faisions le point ensemble tous les 15 jours. Cela me permettait de choisir les matériaux, les radiateurs... Puis, les entreprises passaient commande. En regroupant les commandes de tous leurs clients, les entrepreneurs obtenaient des prix auprès de leurs fournisseurs. Nous en avons donc profité ! »
La maîtrise du budget
Le chantier a été réalisé pour une enveloppe globale de 120 000 euros, y compris la véranda qui compte pour 15 000 euros et hors l'acquisition et l'installation de la pompe à chaleur (12 000 € ). « Vu le budget, nous avons compris l'importance d'être accompagné, conclut Hervé. Les conseils de l'architecte nous ont aidé à tenir le budget de départ, tout en répondant à nos attentes en termes de confort et de performance».
Descriptif des travaux de rénovation pour l’enveloppe d’une maison individuelle normande.
Inséparables, l'isolation, la ventilation et l'étanchéité ont été menés de front lors de la rénovation de la maison de Sophie et Hervé, une habitation authentique du Cotentin (50).
Isolation
Pour passer de l'étiquette G/H à l'étiquette C de l'échelle de diagnostic de performance énergétique (DPE)*, plusieurs travaux d'isolation sont effectués dans la maison de Sophie et Hervé :
- Dans les combles, de la laine de verre est fixée sous la charpente ainsi qu'en sous-face du plafond.
- Des plaques de plâtre, associées à un complexe de dédoublage Prégymax 32, sont posées sur les cloisons.
- Au rez-de-chaussée, un mur sur deux a bénéficié de cette même isolation. Les autres sont laissé en pierres apparentes pour conserver l'esthétique traditionnelle de la maison.
- La dalle de l'étage, entièrement rénovée, est isolée au moyen d'entrevous en polystyrène expansé.
- Les nouvelles portes extérieures, en aluminium, possèdent des rupteurs de ponts thermiques** intégrés qui évitent le transfert de chaleur vers l'extérieur.
- Contre la face sud-est de la maison, une véranda en aluminium dotée de rupteurs de ponts thermiques** et de vitrages anti-UV sur le toit protège le salon des intempéries et des déperditions thermiques.
Ventilation
Pour assurer une bonne ventilation de la maison, les deux salles de bains, la cuisine ainsi que les deux toilettes sont dotés d'une ventilation double flux Aldes. Récupérant l'énergie calorifique sur l'air extrait, le système permet de réduire les déperditions thermiques du bâtiment liées au renouvellement de l'air. La consommation énergétique est donc optimisée ! «L'air, sain et sec, circule en quantité suffisante dans les pièces d'eau et apporte une chaleur tempérée à toutes les saisons», commente Hervé.
Dans les pièces de vie, la ventilation est naturelle.
Etanchéité
Bien que la maison possède des murs sains et imperméables, quelques travaux d'amélioration de l'étanchéité furent réalisés :
- Pour protéger les maçonneries des remontées capillaires d'humidité, les maçons posèrent un drain tout autour de la maison. Ce petit fossé, dans lequel est posé un film étanche, est creusé avec une certaine pente afin que l'eau s'écoule vers l'extérieur du bâtiment.
- Les maçons rénovèrent également un des murs du jardin (maçonnerie et étanchéité) qui, jouxtant la maison de manière perpendiculaire, provoquait des infiltrations d'eau dans la salle de bains du rez-de-chaussée.
- La présence de la véranda renforce aussi l'étanchéité de la maison. Située contre le mur sud-est, elle joue un rôle de tampon et de captation de rayonnement solaire.
À noter que «la jonction entre la véranda et les murs de la maison a été réalisée par un couvreur», témoigne Hervé. «Cette opération délicate est indispensable pour garantir la bonne étanchéité de l'ouvrage».
* Echelle du diagnostic de performance énergétique (DPE) : classés de A à G, cette échelle définit des niveaux de consommation énergétique d'un bâtiment. Pour répondre aux exigences du Grenelle, un bâtiment doit se rapprocher de l'étiquette A le plus possible (A : consommation d'un bâtiment égale ou inférieure à 50 kWh/m²/an).
** Un pont thermique est une rupture dans l'isolation de l'enveloppe. Elle se situe en général aux jonctions entre les planchers et les murs ou entre les menuiseries et le mur. Un rupteur de pont thermique est un système qui évite la déperdition énergétique à ces enduits. Il permet donc d'améliorer la performance énergétique du bâtiment.
L’ossature de votre maison : propriétés d’inertie des matériaux
Qu'est-ce que l'inertie thermique d'un matériau ?
L'isolation d'un bâtiment s'appuie sur son coefficient d'isolation, mais aussi sur sa capacité de déphasage thermique. Le déphasage thermique est la propriété des matériaux composant l'enveloppe de l'habitation à ralentir les changements de température. En d'autres termes, c'est l'inertie thermique, c'est-à -dire la capacité des matériaux à absorber, à stocker, puis à restituer la chaleur de façon diffuse dans les murs ou les planchers. Ainsi, plus un matériau sera à forte inertie thermique et plus la maison mettra de temps à se réchauffer ou se refroidir. Une forte inertie thermique est donc très intéressante lors des saisons froides pour conserver la chaleur.
L'inertie est en rapport avec la masse des matériaux (elle existe même pour la laine de verre, qui, à haute densité, possède une inertie plus grande qu'à basse densité). Les matériaux à forte inertie thermique employés dans la construction d'aujourd'hui sont le béton et la brique.
Le Bloc Béton (aussi appelé parpaing, agglo, moellon, plot ou cairon)
La masse naturelle du système Bloc Béton correctement isolé est un atout thermique déterminant. Pour obtenir une inertie réglementaire, ces maisons doivent disposer de planchers bas et planchers hauts lourds. C'est ce que l'on obtient avec une maison en bloc béton isolée par l'intérieur.
Dans le cas des maisons situées dans le sud de la France, l'inertie très lourde devient nécessaire. On l'obtient donc en utilisant l'inertie des murs, cumulée à celle des planchers hauts et bas. Ainsi, dans le cas où l'on doit privilégier le confort d'été, l'isolation se fait par l'extérieur.
Voici les systèmes mis en œuvre :
- la solution béton + complexe de doublage
Le système employé dans l'immense majorité des constructions conventionnelles est basé sur un système constructif associant blocs béton et complexe de doublage à base de polystyrène expansé et plaque de plâtre. Du point de vue de la résistance thermique, le polystyrène est un excellent isolant.
- la solution béton + contre-cloison porteuse et enduit plâtre traditionnel
Ce système apporte une excellente capacité thermique et une forte inertie à la maison malgré son épaisseur réduite. Une contre-cloison en plâtrerie traditionnelle permet d'obtenir une solution haut de gamme en termes de performances, tant d'un point de vue du confort d'hiver que du confort d'été. Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton offre un excellent déphasage et une très bonne inertie apportée par la contre-cloison.
Ainsi, un système constructif à base de bloc béton permet de réaliser aujourd'hui une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) conforme à la réglementation 2012 voulue par le Grenelle de l'environnement. Bien entendu, pour parvenir à ce niveau de performance, il faudra particulièrement soigner la mise en œuvre de ce matériau et respecter scrupuleusement les règles de l'art dénommées dans le DTU.
Les briques creuses
Un peu plus onéreuses que les parpaings, elles offrent cependant de meilleurs résultats, tout en restant abordables. Elles sont plus isolantes et craignent moins l'humidité.
Cependant, elles se complètent aussi par une isolation intérieure ou extérieure, à base de laine minérale, de laine de bois, de polystyrène ou de plaques de plâtre.
Les briques alvéolaires ou Monomurs
Elles sont 10 à 20 % plus chères que les briques creuses. Mais cet investissement est vite rentabilisé puisqu'elles possèdent d'excellentes propriétés isolantes naturelles. Grâce à l'air emprisonné dans les alvéoles, le monomur est un isolant et un régulateur thermique très efficace, qui dispense de la pose d'un isolant complémentaire, garantit une bonne qualité de l'air à l'intérieur, ainsi qu'une protection efficace contre les inondations. Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de la brique monomur, surtout en termes d'inertie et de déphasage sont importantes. Pour des performances comparables, on peut opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d'isolation par l'intérieur et brique plâtrière.
Le béton cellulaire
Il présente les performances les plus homogènes. Il assure un très bon déphasage et apporte une inertie tout à fait satisfaisante. L'arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (Bâtiment Basse Consommation).
Le cas du bois
Le bois est un matériau très performant sur le plan de l'isolation puisque celle-ci est 10 fois supérieure à celle du béton. Cependant, dans tous les cas, il réclame l'ajout d'un isolant complémentaire, tels que la laine minérale ou la laine de bois.
Obtenir une bonne inertie thermique dans les habitations à ossature bois est souvent délicat du fait de l'absence de matériaux denses (béton, briques) pouvant accumuler la chaleur. Cependant, la présence des fibres de bois de haute densité permet déjà d'obtenir un déphasage important (jusque 10 h) pour le confort d'été. L'essentiel pour obtenir une bonne inertie étant avant tout d'apporter des matériaux massifs et lourds, il est donc possible de mettre en œuvre des solutions performantes briques ou parpaings telles que vues précédemment.
Pour en savoir plus
Pour obtenir plus d'informations sur les performances thermiques du Bloc Béton, rendez-vous sur le site http://www.blocalians.fr
Découvrez le tableau comparatif des bilans environnementaux Bloc Béton et autres systèmes constructifs sur
Â
Pourquoi faut-il commencer par isoler ?
L'enjeu numéro 1 de votre rénovation thermique, c'est l'isolation. Vous devez donc commencer vos travaux par cette étape essentielle qui déterminera le niveau de performance thermique de votre habitat. D'une bonne isolation dépendent par la suite des systèmes de ventilation et de chauffage efficaces. Pour réaliser des économies d'énergie intéressantes sur le long terme, il faut donc tabler sur une bonne isolation synonyme de retour sur investissement et de confort...
Pour un meilleur confort thermique
N'avez-vous jamais ressenti en hiver un frisson en passant devant une fenêtre ou en lisant votre journal dans votre salon près d'un mur mal isolé ? C'est que l'énergie calorifique, c'est-à -dire la chaleur, circule en permanence d'un corps à l'autre, toujours du chaud vers le froid. Un excès de froid génère un inconfort que vous pouvez réduire en isolant votre habitat. En hiver, l'isolation ralentit les déperditions de chaleur vers l'extérieur. En été, elle diminue les montées en température à l'intérieur du bâ¢timent.
Pour lutter contre l'humidité
Une habitation bien isolée et une ventilation efficace évitent tout risque d'humidité qui, outre l'inconfort qu'elle dégage, met en péril vos peintures, vos tapisseries et votre mobilier. Plus une maison est humide plus elle est difficile à chauffer.
Pour lutter contre le réchauffement de la planète
L'isolation thermique de tous les bâtiments existants permettrait d'économiser 100 millions de tonnes de CO2 par an en France et 460 millions en Europe. Cela contribuerait à lutter efficacement contre le réchauffement de la planète. Pour une maison de taille moyenne par exemple, avec une bonne isolation, il est possible de passer de 19 tonnes d'émission de CO2 à 5 tonnes par an, soit diviser par 4 ses émissions (source ADEME).
Pour réduire sa facture de chauffage
Outre le confort et l'économie d'énergie, un bon système d'isolation vous fait économiser de l'argent en réduisant significativement votre note de chauffage. Vous devez évaluer les coûts et les gains pour chaque option envisagée. Vous pourrez alors choisir une bonne stratégie d'isolation.
Les étapes des travaux d’isolation
Un bâtiment perd de la chaleur par le haut car la chaleur monte. L'isolation de la toiture est donc la priorité. Viennent ensuite, dans l'ordre, les façades opaques, c'est-à -dire les murs, puis les menuiseries, fenêtres, portes et enfin les planchers. Après cela, il faut tenir compte des « fuites » éventuelles, les ponts thermiques, qui occasionnent des déperditions d'énergie non négligeables. Elles se manifestent à travers les jonctions entre les planchers et les murs extérieurs, les cheminées, les systèmes de ventilation et même la boîte aux lettres !
Voir l'animation des éléments de la toiture
Etape 1 : la toiture, les combles et les façades opaques = 20 à 30 % d'énergie gagnée
L'isolation par l'extérieur permet de traiter certains ponts thermiques en les recouvrant. Elle entraîne cependant des coûts importants et s'inscrit dans le cadre d'une rénovation lourde. Elle a également pour avantage de limiter la perte de surface au sein de votre logement. Il n'est cependant pas toujours possible d'isoler par l'extérieur. Souvent la copropriété recule à la dépense, ou le caractère patrimonial de certaines toitures ou façades ne s'y prêtent pas. Le recours à l'isolation par l'intérieur, plus facile à mettre en œuvre, est alors nécessaire.
Etape 2 : les planchers = 5 à 10 % d'énergie gagnée
Les planchers peuvent s'avérer être de forts mauvais élèves en termes d'isolation thermique. Qu'ils soient bas, intermédiaires ou hauts, ils présentent souvent des discontinuités ou des défauts de mise en œuvre qui en font un point particulièrement faible de l'enveloppe de votre habitation. Les techniques d'isolation varient selon qu'il s'agit d'un plancher sur terre plein, sur vide sanitaire ou local non chauffé. Attention à considérer aussi la constitution dudit plancher, ainsi que la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes.
Etape 3 : les ouvertures = 10 % d'énergie gagnée
Idéalement la surface vitrée de votre maison serait de 16,6 % de votre surface au sol. La surface vitrée d'une fenêtre représente 70 % de la totalité de la surface. La technique de double-vitrage est déjà ancienne. Elle enferme une lame d'air entre deux vitres. Le vitrage est isolant quand la lame d'air est immobile et sèche.
Mais aujourd'hui les techniques vont plus loin, le double-vitrage doit permettre à la chaleur de rester à l'extérieur l'été, et dans le logement l'hiver. Le double-vitrage renforcé (ITR), c'est-à -dire l'application d'une fine couche d'oxyde métallique sur la face intérieure du double-vitrage, permet de réduire les déperditions thermiques de l'ordre de 60 à 70 %. De plus, si vous remplacez la lame d'air par un gaz naturel rare, non conducteur de la chaleur (argon), vous améliorez de 26 à 42 % par rapport à une lame d'air inoffensif. Renseignez-vous sur les différents produits qui ont cours aujourd'hui.
Vos menuiseries ou huisseries sont à regrouper en trois familles : cadres en PVC, Aluminium et en Bois.
- Le PVC présente des avantages : il conserve sa couleur dans le temps, il est inerte et ne dégage pas d'élément toxique. Face aux intempéries, son comportement est excellent et il ne nécessite pas de renforcement. Il a de plus une faible conductivité thermique et répond aux exigences de la réglementation thermique en vigueur. Attention à la qualité, un bon profilé PVC doit avoir au moins 68 mm d'épaisseur, être composé de 5 chambres et trois joints. Associé à un double vitrage lame d'argon, vous aurez une excellente résistance thermique. C'est le matériau le plus utilisé.
- L'Aluminium, présente l'avantage de profilés plus fins donc d'une surface vitrée plus importante. L'Aluminium est conducteur, son isolation thermique est inférieure à celle des portants en PVC et en bois. Pour y remédier, les bons cadres aluminium sont équipés d'un système de rupture de pont thermique.
- Le cadre en Bois est un matériau écologique ne nécessitant pas beaucoup d'énergie pour sa fabrication, il résiste aux écarts de température importants mais il demande un certain entretien. Un cadre bois avec un triple vitrage permet d'obtenir les meilleurs coefficients d'isolation thermiques.
Zoom sur les ponts thermiques
Les ponts thermiques se trouvent à toutes les jonctions de matériaux, souvent entre les parois aux liaisons mur/mur ou sol/mur. Leur nombre est très variable selon le type de construction et offre une fourchette de 5 à 20 % de plus de l'ensemble des déperditions. Le développement de moisissures sur les parois trahit la présence de condensation, donc d'une zone froide provoquée par un pont thermique.
Pour un bâtiment existant, le moyen le plus performant est l'isolation par l'extérieur pour les ponts thermiques d'étage, mais son coût est élevé et il occasionne des travaux lourds. Il est également possible de traiter un pont thermique de l'intérieur sans gros travaux (cf. les solutions d'isolation thermique par l'intérieur).
Le saviez-vous ?
La Loi de Finances 2009 prévoit la mise en place d'incitations financières destinées à encourager la réalisation de travaux de rénovation. Un nouveau prêt à taux zéro vous aide à financer vos travaux de rénovation énergétiques dans un logement existant. Accessible à tous et sans condition de revenu, ce nouveau prêt ne concernera que les résidences principales et ne pourra excéder 300 €/m2 dans la limite de 30 000 € par logement. Le nombre de logements visés est de 80 000 en 2009 puis de 400 000 logements par an. Voir le dossier sur l'éco-prêt à taux zéro
Les solutions d’isolation thermique par l'intérieur
A surface égale, le coût d'exécution de l'isolation thermique par l'intérieur est 30 % moins onéreux qu'une solution d'isolation thermique par l'extérieur. Elle offre également de nombreux avantages tels que la facilité et la rapidité de pose. Enfin, elle s'adapte parfaitement à l'architecture traditionnelle et à toutes les règles d'urbanisme.
L'isolation des murs par l'intérieur
Il existe plusieurs solutions « prêtes à poser » pour isoler vos murs intérieurs :
- les complexes de doublage se composent d'un panneau isolant (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane...) revêtu d'un parement en plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux sont fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et plane) ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement au mur). Cette solution offre l'avantage de pouvoir effectuer la pose à l'aide d'un seul produit.
- la contre-cloison sur ossature ou maçonnée : le parement de la contre-cloison est le plus souvent en plaques de plâtre vissées sur des ossatures ou parois en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. L'isolant est incorporé entre le parement et le mur support. Cette technique est adaptée pour l'isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre revêtus d'un pare-vapeur en papier kraft, offrent une résistance thermique plus ou moins importante pour des épaisseurs identiques. Ils sont destinés à l'isolation par l'intérieur des murs maçonnés (y compris garage, cellier et escalier de cave) et sont parfaitement adaptés aux éléments de la structure pour l'isolation thermique dans la rénovation de bâtiments existants.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre non revêtus, destinés à l'isolation des murs périphériques à ossature bois et des murs dont l'ossature bois est à l'intérieur d'un mur porteur.
L'isolation des planchers par l'intérieur
Les principaux ponts thermiques d'un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas, ainsi qu'à toutes les ouvertures (portes, fenêtres, loggias...). Les pertes de chaleur par ces ponts thermiques nécessitent un travail sur la structure même des points sensibles.
En isolant par l'intérieur, les ponts thermiques dus aux ouvertures sont naturellement traités. En revanche, il y a lieu de traiter les ponts des autres jonctions :
- au niveau des liaisons murs de façades/planchers. Outre la constitution du plancher et de son isolation, qu'il s'agisse d'un plancher bas, d'un plancher intermédiaire ou d'un plancher haut, il faut veiller à éliminer les ponts thermiques en about de dalle, entre planchers et parois verticales adjacentes.
- en plancher bas, une solution simple consiste à poser une couche d'isolant que l'on recouvre ensuite d'une chape flottante, ceci après avoir mis en œuvre un complexe de doublage sur le mur de façade.
- dans le cas des planchers intermédiaires, il faut recourir à des rupteurs ou correcteurs (rupteurs partiels) thermiques. Ils se posent à la jonction des murs et planchers avant de couler la dalle. Le rupteur dit total est positionné en périphérie du plancher, en continuité de l'isolation verticale de la façade, dans l'épaisseur du plancher. Le rupteur partiel peut être un entrevous de coffrage léger en polystyrène. Leur nature intrinsèque isolante confère aux éléments posés en périphérie une fonction de rupteur thermique partiel. Ces rupteurs sont appelés partiels car ils n'interrompent pas la dalle de compression, permettant alors de conserver le ferraillage usuel. Dans le cadre de la RT 2005 et des points de consommation gagnés, le rupteur total va permettre un gain de 9 points de C et le rupteur partiel de 5,5 points.
LES SOLUTIONS D'ISOLATION PAR L'INTERIEUR DE LAFARGE PLATRES
1/ Les panneaux de doublage pour les murs
Ils sont adaptés aux situations les plus variées pour l'isolation des murs quelles que soient vos habitudes de confort ou la nature de vos travaux :
- Prégymax 32TM, un doublage thermo-acoustique faisant référence, composé d'une plaque PrégyTM encollée sur un panneau de PSE graphité. La matière isolante du Prégymax 32 offre une conductivité exceptionnellement basse donc un pouvoir isolant très important. Elle limite les transferts de chaleur, par conduction grâce à une micro structure alvéolaire fine, par convection grâce à la taille réduite de micro-cellules d'air, et enfin par rayonnement grâce à un enrobage moléculaire (par vaporisation d'un métalloïde). En raison de l'absence d'ossature métallique, Prégymax 32 n'engendre aucun pont thermique structurel.
Enfin, facile à manipuler, Prégymax 32 est le plus léger des doublages thermo-acoustiques ; un panneau Prégymax 32 (13+100) pèse 5 à 10 kg de moins que les autres. Il se distingue par sa souplesse et sa simplicité de pose.
Prégymax 32 est une gamme complète :
- Prégymax 32 PV : doublage thermo-acoustique de perméance P3 destiné aux zones très froides et aux murs anciens revêtus d'un enduit plâtre.
- Prégymax 32 Déco, la plaque pré-imprimée, une solution pour la maison individuelle.
- Prégymax 32 Hydro : en doublage thermo-acoustique des pièces humides.
- Prégyréthane 23 est constitué d'une Prégyplac 10 ou 13 collée sur un panneau de mousse de polyuréthane de lambda 23 mW/m.K, et permet à performance thermique égale de diminuer l'épaisseur du doublage et donc de gagner de la surface habitable. Le doublage offre de plus une résistance mécanique élevée. Prégyréthane 23 est disponible avec parement Hydro pour les pièces humides de logement (type EB et EB+p). Le classement de perméance P3 sans pare vapeur permet son utilisation sur tous les types de murs quelle que soit la zone climatique.
2/ Les solutions sol
- UnimatTM Plancher Coffraplume, un entrevous de coffrage en polystyrène expansé à surface bombée et fond voûté. Utilisé en fond de coffrage, il apporte un complément d'isolation pour tous les planchers avec chape flottante et une correction du pont thermique d'about de plancher. Associée à un panneau isolant UnimatTM Sol Ultra sous chape flottante (plancher PSE Duo), la solution apporte une très haute performance thermique et la suppression des ponts thermiques des planchers.
En savoir plus
Les solutions d’isolation thermique par l’extérieur
L'isolation par l'extérieur est la meilleure solution lorsque les enduits extérieurs sont défectueux. Elle permet de faire deux opérations en même temps : l'isolation et le ravalement. Elle offre des performances thermiques équivalentes à l'isolation thermique par l'intérieur. Elle est en revanche plus onéreuse et peu adaptée à l'architecture traditionnelle. Un choix à faire avec votre architecte ou votre artisan qui saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre projet...
Les solutions d'isolation par l'extérieur
- Les bardages : cette technique consiste à poser un revêtement sur une ossature fixée au mur. L'isolant employé est généralement une laine minérale ou du polystyrène expansé (PSE). Pour le revêtement, les possibilités sont multiples : tuiles, ardoises, céramique, pierre attachée, vous n'avez que l'embarras du choix.
- Les enduits sur isolant : arrivé en France à la fin des années 70, ce système consiste à poser un enduit mince ou hydraulique d'une épaisseur comprise entre 3 et 20 mm sur un isolant (PSE, laine minérale) lui-même fixé ou collé sur la façade.
- Vêtures et vêtages : si ces deux produits associent un isolant et un revêtement, ils se distinguent par la façon dont ils sont posés par les professionnels : la vêture est fixée directement sur le mur par l'intermédiaire d'un rail horizontal, pour le vêtage, le revêtement est posé sur l'isolant, lui-même fixé à la façade.
Les matériaux de l'isolation par l'extérieur
- L'enduit mince sur isolant : concrètement, le système se compose de l'isolant collé sur le mur à l'extérieur de l'habitation (PSE ou laine de roche) et d'un enduit spécifique armé d'un treillis de fibres de verre (de 3 à 5 mm, en deux couches) et de l'enduit de finition. Deux types de mise en œuvre admis : l'encollage ou la fixation.
- L'enduit hydraulique sur isolant : la technique est proche de la précédente. L'enduit mince est remplacé par un enduit hydraulique généralement projeté, à base de sable, de ciment, de chaux et d'un peu de résine. On l'applique en deux couches, sur une épaisseur de 15 à 20 mm puis le recouvre d'une couche de finition. La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et l'entretien plus aisé en zones urbaines.
- Les enduits légers ou enduits isolants : ils sont constitués de mortiers hydrauliques chargés des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). On les applique en forte épaisseur (de 3 à 8 cm) par projection mécanique, généralement sur un gobetis*. Attention, les enduits légers ne permettent pas d'obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés ; ils viennent simplement en complément d'un système d'isolation thermique par l'extérieur.
Matériaux isolants : aide au choix
Dans un logement chauffé, les calories sont naturellement attirées vers le froid extérieur. Il est donc essentiel de faire mettre en œuvre une bonne isolation, avec des matériaux à faible coefficient de conductivité thermique. Vous conjuguerez ainsi un confort accru grâce à des températures homogènes et une forte réduction de vos factures énergétiques.
L'indice de résistance
La Règlementation Thermique (RT) 2005 en vigueur depuis le 1er octobre 2006 établit que R = 3,68 m². K/W (R = Résistance Thermique qui établit une relation entre l'épaisseur et la conductivité du matériau ; plus R est grand plus le matériau est isolant). C'est le minimum demandé mais il faut tendre vers une résistance thermique au niveau de la toiture de 6 et de 3 pour les murs et le sol.
Les trois types d'isolants
1/ Les fibres minérales
Les + : les laines de verres ou de roche sont d'excellents produits, vendus en rouleaux avec ou sans pare-vapeur ou encore sous forme de plaques rigides, avec ou sans parement en plâtre.
Les - : les produits les plus légers ne protègent pas de la chaleur l'été (demandez alors à votre entrepreneur une forte densité) et elles absorbent très facilement l'humidité et perdent alors tout pouvoir isolant. Il faut les employer dans des lieux parfaitement secs.
2/ Les fibres végétales
Les + : c'est une bonne alternative aux laines minérales car elles présentent des qualités isolantes équivalentes. Les plantes telles que le chanvre ont des fibres naturellement fongicides et antibactériennes.
Les - : elles sont absentes des grand circuits de distribution et leur coût est plus élevé.
3/ Les matériaux synthétiques
Les + : ils sont efficaces en termes d'isolation.
Les critères de choix
- La conductivité thermique (Lambda) qui indique l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient en est élevé, moins l'isolant est protecteur. Il faut que votre entrepreneur choisisse un isolant dont la valeur Lambda (qui symbolise ce coefficient) est inférieure à 0,040.
- La résistance thermique qui désigne le pouvoir isolant du matériau est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant.
- La résistance au feu, évaluée de A à F.
- La conformité aux réglementations applicables à la construction. Il est fondamental de vérifier que votre isolant possède un marquage CE qui leur garantit un niveau minimum de qualité, notamment au niveau de la sécurité, ainsi qu'une certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouvent leur conformité aux exigences fixées par la réglementation thermique française.
Les critères inhérents à votre habitation
S'il existe de nombreuses solutions pour isoler une maison, elles ne sont pas forcément toutes applicables dans votre cas. Le mieux est de faire le tour de votre habitation avec un professionnel qui saura :
- déterminer le meilleur isolant pour les différentes parties de votre habitation : en effet, selon les caractéristiques propres à votre domicile, il sera amené à privilégier un certain type de matériau (laine de verre, PSE, XPS, etc.).
- Vérifier que les solutions d'isolation respectent vos envies et respectent les autres matériaux de construction : là encore, les différents cas de figure imposent le diagnostic d'un professionnel. Par exemple, si vous souhaitez conserver la décoration de vos combles aménagés, vous pouvez opter pour une isolation par l'extérieur. Si cette solution est un peu lourde à mettre en œuvre, vous pouvez néanmoins en profiter pour refaire rénover votre toiture par la même occasion.
- Vous garantir la bonne tenue de votre produit isolant : la première condition pour assurer une durée de vie satisfaisante à vos matériaux de construction est de s'assurer que votre charpente, vos planchers et vos murs sont sains. N'hésitez pas à faire régulièrement inspecter votre maison par un professionnel.
Etiquettes : comment s'y retrouver ?
Comme tous les matériaux de construction, les produits d'isolation doivent répondre à des normes techniques définies au niveau national et international, c'est pourquoi les étiquettes doivent mentionner :
- l'Euroclasse à laquelle votre produit appartient. Un matériau comme la laine de verre appartient à la classe A 1, cela signifie qu'elle est rangée parmi les matériaux peu ou très peu combustibles.
- Les certifications reçues par votre produit : elles vous garantissent qu'il possède des caractéristiques et des aptitudes qui le rendent utilisable sur un chantier de construction et qui vous permettent de bénéficier de crédits d'impôts et aides diverses.
Le choix de l'isolant dépend de l'usage que vous voulez en faire, ci-après un tableau de chacun avec leurs principaux usages :
|  Isolant | Conditionnement |  Usage |
|---|---|---|
|  Laines minérales et végétales | Rouleaux Panneaux |  Toiture, combles aménagées, planchers, dalles flottantes panneaux sandwichs, complexe de doublage, bardage... |
|  Perlite et flocons de cellulose |  Vrac |  Combles non aménagées, solives recouvertes d'un plancher... |
|  Laine, fibre de bois, liège Fibres de cocos, cellulose, chanvre |  Panneaux |  Isolation de plancher, sols, murs, complexe de doublage, cloisons et contre-cloisons... |
|  Polystyrène extrudé (XPS) |  Panneaux |  Toitures, murs isolation extérieure, combles habitables, sols, complexe isolant extérieur... |
|  Polystyrène expansé (PSE) |  Panneaux |  Planchers, sols, murs, combles aménagées, isolation extérieure, dallages, chappe flottante, dallages, toiture terrasse... |
|  Polyuréthane |  Panneaux |  Toiture, toiture terrasse, doublage des murs, sols, planchers, isolation extérieure... |
| Â Verre cellulaire | Â Panneaux, blocs | Â Toitures terrasses |
Les formes de base des matériaux isolants
- En rouleau ou matelas ; en vrac ; en panneau rigide ou semi-rigide ; en mousse à vaporiser.
- En matelas ou rouleau : il est assez souple pour remplir les vides et on peut le découper pour l'adapter à des reliefs importants. Attention il contient des éléments abrasifs il faut donc se protéger lors de la pose. Son coût est attractif.
- L'isolant en vrac est parfait pour combler les vides peu accessibles ou de forme irrégulière. Il peut venir en complément des autres isolants.
- En panneau, idéal pour les surfaces planes, planchers, dalle flottante, murs, en isolation intérieure ou extérieure.
- La mousse à vaporiser vient en complément des autres isolants pour les travaux peu accessibles.
L’ossature de votre maison : propriétés d’inertie des matériaux
Qu'est-ce que l'inertie thermique d'un matériau ?
L'isolation d'un bâtiment s'appuie sur son coefficient d'isolation, mais aussi sur sa capacité de déphasage thermique. Le déphasage thermique est la propriété des matériaux composant l'enveloppe de l'habitation à ralentir les changements de température. En d'autres termes, c'est l'inertie thermique, c'est-à-dire la capacité des matériaux à absorber, à stocker, puis à restituer la chaleur de façon diffuse dans les murs ou les planchers. Ainsi, plus un matériau sera à forte inertie thermique et plus la maison mettra de temps à se réchauffer ou se refroidir. Une forte inertie thermique est donc très intéressante lors des saisons froides pour conserver la chaleur.
L'inertie est en rapport avec la masse des matériaux (elle existe même pour la laine de verre, qui, à haute densité, possède une inertie plus grande qu'à basse densité). Les matériaux à forte inertie thermique employés dans la construction d'aujourd'hui sont le béton et la brique.
Le Bloc Béton (aussi appelé parpaing, agglo, moellon, plot ou cairon)
La masse naturelle du système Bloc Béton correctement isolé est un atout thermique déterminant. Pour obtenir une inertie réglementaire, ces maisons doivent disposer de planchers bas et planchers hauts lourds. C'est ce que l'on obtient avec une maison en bloc béton isolée par l'intérieur.
Dans le cas des maisons situées dans le sud de la France, l'inertie très lourde devient nécessaire. On l'obtient donc en utilisant l'inertie des murs, cumulée à celle des planchers hauts et bas. Ainsi, dans le cas où l'on doit privilégier le confort d'été, l'isolation se fait par l'extérieur.
Voici les systèmes mis en œuvre :
- la solution béton + complexe de doublage
Le système employé dans l'immense majorité des constructions conventionnelles est basé sur un système constructif associant blocs béton et complexe de doublage à base de polystyrène expansé et plaque de plâtre. Du point de vue de la résistance thermique, le polystyrène est un excellent isolant.
- la solution béton + contre-cloison porteuse et enduit plâtre traditionnel
Ce système apporte une excellente capacité thermique et une forte inertie à la maison malgré son épaisseur réduite. Une contre-cloison en plâtrerie traditionnelle permet d'obtenir une solution haut de gamme en termes de performances, tant d'un point de vue du confort d'hiver que du confort d'été. Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton offre un excellent déphasage et une très bonne inertie apportée par la contre-cloison.
Ainsi, un système constructif à base de bloc béton permet de réaliser aujourd'hui une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) conforme à la réglementation 2012 voulue par le Grenelle de l'environnement. Bien entendu, pour parvenir à ce niveau de performance, il faudra particulièrement soigner la mise en œuvre de ce matériau et respecter scrupuleusement les règles de l'art dénommées dans le DTU.
Les briques creuses
Un peu plus onéreuses que les parpaings, elles offrent cependant de meilleurs résultats, tout en restant abordables. Elles sont plus isolantes et craignent moins l'humidité.
Cependant, elles se complètent aussi par une isolation intérieure ou extérieure, à base de laine minérale, de laine de bois, de polystyrène ou de plaques de plâtre.
Les briques alvéolaires ou Monomurs
Elles sont 10 à 20 % plus chères que les briques creuses. Mais cet investissement est vite rentabilisé puisqu'elles possèdent d'excellentes propriétés isolantes naturelles. Grâce à l'air emprisonné dans les alvéoles, le monomur est un isolant et un régulateur thermique très efficace, qui dispense de la pose d'un isolant complémentaire, garantit une bonne qualité de l'air à l'intérieur, ainsi qu'une protection efficace contre les inondations. Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de la brique monomur, surtout en termes d'inertie et de déphasage sont importantes. Pour des performances comparables, on peut opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d'isolation par l'intérieur et brique plâtrière.
Le béton cellulaire
Il présente les performances les plus homogènes. Il assure un très bon déphasage et apporte une inertie tout à fait satisfaisante. L'arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (Bâtiment Basse Consommation).
Le cas du bois
Le bois est un matériau très performant sur le plan de l'isolation puisque celle-ci est 10 fois supérieure à celle du béton. Cependant, dans tous les cas, il réclame l'ajout d'un isolant complémentaire, tels que la laine minérale ou la laine de bois.
Obtenir une bonne inertie thermique dans les habitations à ossature bois est souvent délicat du fait de l'absence de matériaux denses (béton, briques) pouvant accumuler la chaleur. Cependant, la présence des fibres de bois de haute densité permet déjà d'obtenir un déphasage important (jusque 10 h) pour le confort d'été. L'essentiel pour obtenir une bonne inertie étant avant tout d'apporter des matériaux massifs et lourds, il est donc possible de mettre en œuvre des solutions performantes briques ou parpaings telles que vues précédemment.
Pour en savoir plus
Pour obtenir plus d'informations sur les performances thermiques du Bloc Béton, rendez-vous sur le site http://www.blocalians.fr
Découvrez le tableau comparatif des bilans environnementaux Bloc Béton et autres systèmes constructifs sur
Pourquoi faut-il commencer par isoler ?

Pour un meilleur confort thermique
N'avez-vous jamais ressenti en hiver un frisson en passant devant une fenêtre ou en lisant votre journal dans votre salon près d'un mur mal isolé ? C'est que l'énergie calorifique, c'est-à-dire la chaleur, circule en permanence d'un corps à l'autre, toujours du chaud vers le froid. Un excès de froid génère un inconfort que vous pouvez réduire en isolant votre habitat. En hiver, l'isolation ralentit les déperditions de chaleur vers l'extérieur. En été, elle diminue les montées en température à l'intérieur du bâtiment.
Pour lutter contre l'humidité
Une habitation bien isolée et une ventilation efficace évitent tout risque d'humidité qui, outre l'inconfort qu'elle dégage, met en péril vos peintures, vos tapisseries et votre mobilier. Plus une maison est humide plus elle est difficile à chauffer.
Pour lutter contre le réchauffement de la planète
L'isolation thermique de tous les bâtiments existants permettrait d'économiser 100 millions de tonnes de CO2 par an en France et 460 millions en Europe. Cela contribuerait à lutter efficacement contre le réchauffement de la planète. Pour une maison de taille moyenne par exemple, avec une bonne isolation, il est possible de passer de 19 tonnes d'émission de CO2 à 5 tonnes par an, soit diviser par 4 ses émissions (source ADEME).
Pour réduire sa facture de chauffage
Outre le confort et l'économie d'énergie, un bon système d'isolation vous fait économiser de l'argent en réduisant significativement votre note de chauffage. Vous devez évaluer les coûts et les gains pour chaque option envisagée. Vous pourrez alors choisir une bonne stratégie d'isolation.
Les étapes des travaux d’isolation

Voir l'animation des éléments de la toiture
Etape 1 : la toiture, les combles et les façades opaques = 20 à 30 % d'énergie gagnée
L'isolation par l'extérieur permet de traiter certains ponts thermiques en les recouvrant. Elle entraîne cependant des coûts importants et s'inscrit dans le cadre d'une rénovation lourde. Elle a également pour avantage de limiter la perte de surface au sein de votre logement. Il n'est cependant pas toujours possible d'isoler par l'extérieur. Souvent la copropriété recule à la dépense, ou le caractère patrimonial de certaines toitures ou façades ne s'y prêtent pas. Le recours à l'isolation par l'intérieur, plus facile à mettre en œuvre, est alors nécessaire.
Etape 2 : les planchers = 5 à 10 % d'énergie gagnée
Les planchers peuvent s'avérer être de forts mauvais élèves en termes d'isolation thermique. Qu'ils soient bas, intermédiaires ou hauts, ils présentent souvent des discontinuités ou des défauts de mise en œuvre qui en font un point particulièrement faible de l'enveloppe de votre habitation. Les techniques d'isolation varient selon qu'il s'agit d'un plancher sur terre plein, sur vide sanitaire ou local non chauffé. Attention à considérer aussi la constitution dudit plancher, ainsi que la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes.
Etape 3 : les ouvertures = 10 % d'énergie gagnée
Idéalement la surface vitrée de votre maison serait de 16,6 % de votre surface au sol. La surface vitrée d'une fenêtre représente 70 % de la totalité de la surface. La technique de double-vitrage est déjà ancienne. Elle enferme une lame d'air entre deux vitres. Le vitrage est isolant quand la lame d'air est immobile et sèche.
Mais aujourd'hui les techniques vont plus loin, le double-vitrage doit permettre à la chaleur de rester à l'extérieur l'été, et dans le logement l'hiver. Le double-vitrage renforcé (ITR), c'est-à-dire l'application d'une fine couche d'oxyde métallique sur la face intérieure du double-vitrage, permet de réduire les déperditions thermiques de l'ordre de 60 à 70 %. De plus, si vous remplacez la lame d'air par un gaz naturel rare, non conducteur de la chaleur (argon), vous améliorez de 26 à 42 % par rapport à une lame d'air inoffensif. Renseignez-vous sur les différents produits qui ont cours aujourd'hui.
Vos menuiseries ou huisseries sont à regrouper en trois familles : cadres en PVC, Aluminium et en Bois.
- Le PVC présente des avantages : il conserve sa couleur dans le temps, il est inerte et ne dégage pas d'élément toxique. Face aux intempéries, son comportement est excellent et il ne nécessite pas de renforcement. Il a de plus une faible conductivité thermique et répond aux exigences de la réglementation thermique en vigueur. Attention à la qualité, un bon profilé PVC doit avoir au moins 68 mm d'épaisseur, être composé de 5 chambres et trois joints. Associé à un double vitrage lame d'argon, vous aurez une excellente résistance thermique. C'est le matériau le plus utilisé.
- L'Aluminium, présente l'avantage de profilés plus fins donc d'une surface vitrée plus importante. L'Aluminium est conducteur, son isolation thermique est inférieure à celle des portants en PVC et en bois. Pour y remédier, les bons cadres aluminium sont équipés d'un système de rupture de pont thermique.
- Le cadre en Bois est un matériau écologique ne nécessitant pas beaucoup d'énergie pour sa fabrication, il résiste aux écarts de température importants mais il demande un certain entretien. Un cadre bois avec un triple vitrage permet d'obtenir les meilleurs coefficients d'isolation thermiques.
Zoom sur les ponts thermiques
Les ponts thermiques se trouvent à toutes les jonctions de matériaux, souvent entre les parois aux liaisons mur/mur ou sol/mur. Leur nombre est très variable selon le type de construction et offre une fourchette de 5 à 20 % de plus de l'ensemble des déperditions. Le développement de moisissures sur les parois trahit la présence de condensation, donc d'une zone froide provoquée par un pont thermique.
Pour un bâtiment existant, le moyen le plus performant est l'isolation par l'extérieur pour les ponts thermiques d'étage, mais son coût est élevé et il occasionne des travaux lourds. Il est également possible de traiter un pont thermique de l'intérieur sans gros travaux (cf. les solutions d'isolation thermique par l'intérieur).
Le saviez-vous ?
La Loi de Finances 2009 prévoit la mise en place d'incitations financières destinées à encourager la réalisation de travaux de rénovation. Un nouveau prêt à taux zéro vous aide à financer vos travaux de rénovation énergétiques dans un logement existant. Accessible à tous et sans condition de revenu, ce nouveau prêt ne concernera que les résidences principales et ne pourra excéder 300 €/m2 dans la limite de 30 000 € par logement. Le nombre de logements visés est de 80 000 en 2009 puis de 400 000 logements par an. Voir le dossier sur l'éco-prêt à taux zéro
Les solutions d’isolation thermique par l'intérieur

L'isolation des murs par l'intérieur
Il existe plusieurs solutions « prêtes à poser » pour isoler vos murs intérieurs :
- les complexes de doublage se composent d'un panneau isolant (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane...) revêtu d'un parement en plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux sont fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et plane) ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement au mur). Cette solution offre l'avantage de pouvoir effectuer la pose à l'aide d'un seul produit.
- la contre-cloison sur ossature ou maçonnée : le parement de la contre-cloison est le plus souvent en plaques de plâtre vissées sur des ossatures ou parois en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. L'isolant est incorporé entre le parement et le mur support. Cette technique est adaptée pour l'isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre revêtus d'un pare-vapeur en papier kraft, offrent une résistance thermique plus ou moins importante pour des épaisseurs identiques. Ils sont destinés à l'isolation par l'intérieur des murs maçonnés (y compris garage, cellier et escalier de cave) et sont parfaitement adaptés aux éléments de la structure pour l'isolation thermique dans la rénovation de bâtiments existants.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre non revêtus, destinés à l'isolation des murs périphériques à ossature bois et des murs dont l'ossature bois est à l'intérieur d'un mur porteur.
L'isolation des planchers par l'intérieur
Les principaux ponts thermiques d'un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas, ainsi qu'à toutes les ouvertures (portes, fenêtres, loggias...). Les pertes de chaleur par ces ponts thermiques nécessitent un travail sur la structure même des points sensibles.
En isolant par l'intérieur, les ponts thermiques dus aux ouvertures sont naturellement traités. En revanche, il y a lieu de traiter les ponts des autres jonctions :
- au niveau des liaisons murs de façades/planchers. Outre la constitution du plancher et de son isolation, qu'il s'agisse d'un plancher bas, d'un plancher intermédiaire ou d'un plancher haut, il faut veiller à éliminer les ponts thermiques en about de dalle, entre planchers et parois verticales adjacentes.
- en plancher bas, une solution simple consiste à poser une couche d'isolant que l'on recouvre ensuite d'une chape flottante, ceci après avoir mis en œuvre un complexe de doublage sur le mur de façade.
- dans le cas des planchers intermédiaires, il faut recourir à des rupteurs ou correcteurs (rupteurs partiels) thermiques. Ils se posent à la jonction des murs et planchers avant de couler la dalle. Le rupteur dit total est positionné en périphérie du plancher, en continuité de l'isolation verticale de la façade, dans l'épaisseur du plancher. Le rupteur partiel peut être un entrevous de coffrage léger en polystyrène. Leur nature intrinsèque isolante confère aux éléments posés en périphérie une fonction de rupteur thermique partiel. Ces rupteurs sont appelés partiels car ils n'interrompent pas la dalle de compression, permettant alors de conserver le ferraillage usuel. Dans le cadre de la RT 2005 et des points de consommation gagnés, le rupteur total va permettre un gain de 9 points de C et le rupteur partiel de 5,5 points.
LES SOLUTIONS D'ISOLATION PAR L'INTERIEUR DE LAFARGE PLATRES
1/ Les panneaux de doublage pour les murs
Ils sont adaptés aux situations les plus variées pour l'isolation des murs quelles que soient vos habitudes de confort ou la nature de vos travaux :
- Prégymax 32TM, un doublage thermo-acoustique faisant référence, composé d'une plaque PrégyTM encollée sur un panneau de PSE graphité. La matière isolante du Prégymax 32 offre une conductivité exceptionnellement basse donc un pouvoir isolant très important. Elle limite les transferts de chaleur, par conduction grâce à une micro structure alvéolaire fine, par convection grâce à la taille réduite de micro-cellules d'air, et enfin par rayonnement grâce à un enrobage moléculaire (par vaporisation d'un métalloïde). En raison de l'absence d'ossature métallique, Prégymax 32 n'engendre aucun pont thermique structurel.
Enfin, facile à manipuler, Prégymax 32 est le plus léger des doublages thermo-acoustiques ; un panneau Prégymax 32 (13+100) pèse 5 à 10 kg de moins que les autres. Il se distingue par sa souplesse et sa simplicité de pose.
Prégymax 32 est une gamme complète :
- Prégymax 32 PV : doublage thermo-acoustique de perméance P3 destiné aux zones très froides et aux murs anciens revêtus d'un enduit plâtre.
- Prégymax 32 Déco, la plaque pré-imprimée, une solution pour la maison individuelle.
- Prégymax 32 Hydro : en doublage thermo-acoustique des pièces humides.
- Prégyréthane 23 est constitué d'une Prégyplac 10 ou 13 collée sur un panneau de mousse de polyuréthane de lambda 23 mW/m.K, et permet à performance thermique égale de diminuer l'épaisseur du doublage et donc de gagner de la surface habitable. Le doublage offre de plus une résistance mécanique élevée. Prégyréthane 23 est disponible avec parement Hydro pour les pièces humides de logement (type EB et EB+p). Le classement de perméance P3 sans pare vapeur permet son utilisation sur tous les types de murs quelle que soit la zone climatique.
2/ Les solutions sol
- UnimatTM Plancher Coffraplume, un entrevous de coffrage en polystyrène expansé à surface bombée et fond voûté. Utilisé en fond de coffrage, il apporte un complément d'isolation pour tous les planchers avec chape flottante et une correction du pont thermique d'about de plancher. Associée à un panneau isolant UnimatTM Sol Ultra sous chape flottante (plancher PSE Duo), la solution apporte une très haute performance thermique et la suppression des ponts thermiques des planchers.
Les solutions d’isolation thermique par l’extérieur

Les solutions d'isolation par l'extérieur
- Les bardages : cette technique consiste à poser un revêtement sur une ossature fixée au mur. L'isolant employé est généralement une laine minérale ou du polystyrène expansé (PSE). Pour le revêtement, les possibilités sont multiples : tuiles, ardoises, céramique, pierre attachée, vous n'avez que l'embarras du choix.
- Les enduits sur isolant : arrivé en France à la fin des années 70, ce système consiste à poser un enduit mince ou hydraulique d'une épaisseur comprise entre 3 et 20 mm sur un isolant (PSE, laine minérale) lui-même fixé ou collé sur la façade.
- Vêtures et vêtages : si ces deux produits associent un isolant et un revêtement, ils se distinguent par la façon dont ils sont posés par les professionnels : la vêture est fixée directement sur le mur par l'intermédiaire d'un rail horizontal, pour le vêtage, le revêtement est posé sur l'isolant, lui-même fixé à la façade.
Les matériaux de l'isolation par l'extérieur
- L'enduit mince sur isolant : concrètement, le système se compose de l'isolant collé sur le mur à l'extérieur de l'habitation (PSE ou laine de roche) et d'un enduit spécifique armé d'un treillis de fibres de verre (de 3 à 5 mm, en deux couches) et de l'enduit de finition. Deux types de mise en œuvre admis : l'encollage ou la fixation.
- L'enduit hydraulique sur isolant : la technique est proche de la précédente. L'enduit mince est remplacé par un enduit hydraulique généralement projeté, à base de sable, de ciment, de chaux et d'un peu de résine. On l'applique en deux couches, sur une épaisseur de 15 à 20 mm puis le recouvre d'une couche de finition. La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et l'entretien plus aisé en zones urbaines.
- Les enduits légers ou enduits isolants : ils sont constitués de mortiers hydrauliques chargés des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). On les applique en forte épaisseur (de 3 à 8 cm) par projection mécanique, généralement sur un gobetis*. Attention, les enduits légers ne permettent pas d'obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés ; ils viennent simplement en complément d'un système d'isolation thermique par l'extérieur.
Matériaux isolants : aide au choix

L'indice de résistance
La Règlementation Thermique (RT) 2005 en vigueur depuis le 1er octobre 2006 établit que R = 3,68 m². K/W (R = Résistance Thermique qui établit une relation entre l'épaisseur et la conductivité du matériau ; plus R est grand plus le matériau est isolant). C'est le minimum demandé mais il faut tendre vers une résistance thermique au niveau de la toiture de 6 et de 3 pour les murs et le sol.
Les trois types d'isolants
1/ Les fibres minérales
Les + : les laines de verres ou de roche sont d'excellents produits, vendus en rouleaux avec ou sans pare-vapeur ou encore sous forme de plaques rigides, avec ou sans parement en plâtre.
Les - : les produits les plus légers ne protègent pas de la chaleur l'été (demandez alors à votre entrepreneur une forte densité) et elles absorbent très facilement l'humidité et perdent alors tout pouvoir isolant. Il faut les employer dans des lieux parfaitement secs.
2/ Les fibres végétales
Les + : c'est une bonne alternative aux laines minérales car elles présentent des qualités isolantes équivalentes. Les plantes telles que le chanvre ont des fibres naturellement fongicides et antibactériennes.
Les - : elles sont absentes des grand circuits de distribution et leur coût est plus élevé.
3/ Les matériaux synthétiques
Les + : ils sont efficaces en termes d'isolation.
Les critères de choix
- La conductivité thermique (Lambda) qui indique l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient en est élevé, moins l'isolant est protecteur. Il faut que votre entrepreneur choisisse un isolant dont la valeur Lambda (qui symbolise ce coefficient) est inférieure à 0,040.
- La résistance thermique qui désigne le pouvoir isolant du matériau est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant.
- La résistance au feu, évaluée de A à F.
- La conformité aux réglementations applicables à la construction. Il est fondamental de vérifier que votre isolant possède un marquage CE qui leur garantit un niveau minimum de qualité, notamment au niveau de la sécurité, ainsi qu'une certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouvent leur conformité aux exigences fixées par la réglementation thermique française.
Les critères inhérents à votre habitation
S'il existe de nombreuses solutions pour isoler une maison, elles ne sont pas forcément toutes applicables dans votre cas. Le mieux est de faire le tour de votre habitation avec un professionnel qui saura :
- déterminer le meilleur isolant pour les différentes parties de votre habitation : en effet, selon les caractéristiques propres à votre domicile, il sera amené à privilégier un certain type de matériau (laine de verre, PSE, XPS, etc.).
- Vérifier que les solutions d'isolation respectent vos envies et respectent les autres matériaux de construction : là encore, les différents cas de figure imposent le diagnostic d'un professionnel. Par exemple, si vous souhaitez conserver la décoration de vos combles aménagés, vous pouvez opter pour une isolation par l'extérieur. Si cette solution est un peu lourde à mettre en œuvre, vous pouvez néanmoins en profiter pour refaire rénover votre toiture par la même occasion.
- Vous garantir la bonne tenue de votre produit isolant : la première condition pour assurer une durée de vie satisfaisante à vos matériaux de construction est de s'assurer que votre charpente, vos planchers et vos murs sont sains. N'hésitez pas à faire régulièrement inspecter votre maison par un professionnel.
Etiquettes : comment s'y retrouver ?
Comme tous les matériaux de construction, les produits d'isolation doivent répondre à des normes techniques définies au niveau national et international, c'est pourquoi les étiquettes doivent mentionner :
- l'Euroclasse à laquelle votre produit appartient. Un matériau comme la laine de verre appartient à la classe A 1, cela signifie qu'elle est rangée parmi les matériaux peu ou très peu combustibles.
- Les certifications reçues par votre produit : elles vous garantissent qu'il possède des caractéristiques et des aptitudes qui le rendent utilisable sur un chantier de construction et qui vous permettent de bénéficier de crédits d'impôts et aides diverses.
Le choix de l'isolant dépend de l'usage que vous voulez en faire, ci-après un tableau de chacun avec leurs principaux usages :
| Isolant | Conditionnement | Usage |
|---|---|---|
|
Laines minérales et végétales |
Rouleaux Panneaux |
Toiture, combles aménagées, planchers, dalles flottantes panneaux sandwichs, complexe de doublage, bardage... |
|
Perlite et flocons de cellulose |
Vrac |
Combles non aménagées, solives recouvertes d'un plancher... |
|
Laine, fibre de bois, liège Fibres de cocos, cellulose, chanvre |
Panneaux |
Isolation de plancher, sols, murs, complexe de doublage, cloisons et contre-cloisons... |
|
Polystyrène extrudé (XPS) |
Panneaux |
Toitures, murs isolation extérieure, combles habitables, sols, complexe isolant extérieur... |
|
Polystyrène expansé (PSE) |
Panneaux |
Planchers, sols, murs, combles aménagées, isolation extérieure, dallages, chappe flottante, dallages, toiture terrasse... |
|
Polyuréthane |
Panneaux |
Toiture, toiture terrasse, doublage des murs, sols, planchers, isolation extérieure... |
| Verre cellulaire | Panneaux, blocs |
Toitures terrasses |
Les formes de base des matériaux isolants
- En rouleau ou matelas ; en vrac ; en panneau rigide ou semi-rigide ; en mousse à vaporiser.
- En matelas ou rouleau : il est assez souple pour remplir les vides et on peut le découper pour l'adapter à des reliefs importants. Attention il contient des éléments abrasifs il faut donc se protéger lors de la pose. Son coût est attractif.
- L'isolant en vrac est parfait pour combler les vides peu accessibles ou de forme irrégulière. Il peut venir en complément des autres isolants.
- En panneau, idéal pour les surfaces planes, planchers, dalle flottante, murs, en isolation intérieure ou extérieure.
- La mousse à vaporiser vient en complément des autres isolants pour les travaux peu accessibles.
Pourquoi ventiler votre intérieur ?
L'air intérieur contient plus de polluants que l'air extérieur. La pollution de l'air intérieur a un impact direct sur la santé des occupants. Les objectifs d'une ventilation maîtrisée sont avant tout d'évacuer les polluants mais ils permettent également de limiter les déperditions thermiques liées au renouvellement de l'air. Qui dit ventilation maîtrisée dit bonne hygiène et un maximum de confort grâce à une meilleure qualité de l'air intérieur.
Les bonnes raisons de ventiler
- Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos (habitat, travail, voiture). Or, plusieurs études scientifiques ont démontré que le niveau de pollution à l'intérieur des locaux était en moyenne de deux à cinq fois plus important qu'à l'extérieur.
- La ventilation facilite l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l'air du logement par l'évacuation de l'air vicié et le renouvellement de l'air intérieur, pour un plus grand confort. L'air circulant à travers le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ. De cette façon, les odeurs et les fumées sont évacuées et on limite l'humidité ainsi que les dégradations du logement liées à la condensation.
- En renouvelant l'air qui assure l'alimentation des appareils de combustion, la ventilation contribue aussi à la sécurité des personnes face aux émanations de gaz toxiques.
- Lorsque l'air extérieur pénètre dans les locaux sans être filtré, il est porteur d'un ensemble de particules plus ou moins nocives pour l'organisme.
- En respirant, nous consommons l'air tout en le dégradant, notre présence et nos activités augmentant sa teneur en vapeur d'eau. Sans ventilation suffisante, le taux d'humidité croit donc automatiquement, entraînant des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des acariens, voire, à terme, un risque de manque d'oxygène. L'humidité de l'air peut aussi provoquer de graves problèmes de santé chez les habitants.
- D'autres types de pollutions intérieures nuisent à notre santé : les sources de pollution intérieure sont nombreuses et difficiles à éviter (aérosols et produits d'entretien, poussières, gaz carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré, ...). Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de l'asthme.
3 principes qui font l'utilité de la ventilation contrôlée Â
| Ventiler tout le logement | Ventiler en permanence | Optimiser le renouvellement de l'air  |
|---|---|---|
|  Des pièces de vie (chambres, salon...) aux pièces techniques (WC, salle de bains), la ventilation contrôlée renouvelle l'air de TOUT le logement. |  Un système de ventilation contrôlée fonctionne 24h/24 et 7j/7. En renouvelant l'air constamment, la ventilation empêche les polluants et l'humidité de stagner dans le logement. |  Le système de ventilation contrôlée est calibré au plus juste pour assurer l'équilibre entre qualité d'air intérieur et économies d'énergie. |
Le saviez-vous ?
Petite histoire de la ventilation : longtemps les méthodes sont restées empiriques mais depuis quelques décennies une véritable politique de l'aération s'est mise en place par degré et a généré une réglementation pour tous les logements postérieurs à 1982.
- Avant 1958, la ventilation se limitait à une aération par ouverture des fenêtres et des portes et via un manque d'isolation et d'étanchéité des huisseries. Ce procédé est encore majoritairement utilisé dans les logements anciens mais il provoque des courants d'air et ne permet pas de maitriser l'hygrométrie, la qualité de l'air et les déperditions énergétiques.
- Pendant la décennie suivante, on aménage la ventilation des pièces techniques avec des entrées d'air en partie basse et des sorties en partie haute.
- En 1969, adoption du principe de la ventilation générale et permanente mais la crise énergétique des années 70 voit une étanchéité des bâtiments renforcée et une diminution du renouvellement de l'air.
- L'arrêté de mars 1982 prescrit un renouvellement de l'air fixé à 0,5 volume/heure dans les pièces principales.
La ventilation par tirage thermique
La ventilation par tirage thermique consiste tout simplement à créer des courants d'air pour renouveler l'air intérieur de votre habitat. Elle est d'une extrême simplicité avec un minimum de travaux, sans conduit. Mais elle est aléatoire.
Le principe
Fondée sur le phénomène du tirage thermique, la ventilation naturelle dispose les entrées d'air en partie basse des murs de façade pour recueillir l'air froid issu de l'extérieur, tandis que les grilles de sorties sont situées en partie haute pour rejeter l'air chaud vers l'extérieur.
La circulation de l'air se fait par simple tirage naturel, le moteur étant la différence de température entre l'extérieur et le logement et la différence de pression sous l'action du vent. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais, bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques du logement, il peut l'aérer de façon satisfaisante.
Les entrées d'air sont des simples orifices percés en façade, des conduits à fonctionnement naturel ou des aérateurs.
Un gros inconvénient
Le problème est ici une absence de maîtrise des volumes d'air entrant et sortant : la ventilation naturelle est assujettie au climat (vent). Ce système ne ventile donc pas en fonction des besoins, mais selon le climat extérieur et la hauteur du logement : c'est une ventilation aléatoire. En été par exemple, le tirage thermique peut être plus faible et le renouvellement d'air moindre. La ventilation naturelle peut donner lieu à un mauvais bilan des déperditions énergétiques ou de consommation .
La Ventilation mécanique Ponctuelle (VMP)
La VMP est comme un « avatar motorisé» de la ventilation naturelle, mais en étant beaucoup plus efficace pour abaisser rapidement le taux d'humidité relative ou éliminer les odeurs indésirables. Lorsque la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est exclue souvent en raison de l'impossibilité de dissimuler des gaines allant jusqu'au groupe de ventilation, on peut équiper les pièces humides d'une VMP. Il s'agit d'extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les WC et les salles de bains, grâce à un hygrostat ou un interrupteur d'éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume nécessaire.
Tête à Tête avec un pro
- Attention : la VMP ne favorise pas le renouvellement d'air dans tout le logement. Il faut alors créer des entrées d'air dans les pièces principales et permettre à l'air de circuler jusqu'aux pièces techniques (en détalonnant les portes).
- La ventilation naturelle assistée et contrôlée (VNAC) assure la maîtrise des vents des conditions climatiques grâce à des registres asservis et à des ventilateurs auxiliaires.
La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)
La solution optimale et recommandée par la réglementation est de faire installer un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC). Ce type de ventilation est appelé « contrôlée car elle fonctionne 24h/24, 7j/7. » La VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée est le complément devenu indispensable d'une bonne isolation et d'une bonne étanchéité.
La VMC simple flux autoréglable et hygroréglable
La VMC simple flux autoréglable : vous installez des entrées d'air dans les pièces à vivre, généralement au niveau des fenêtres. Vous disposez des bouches d'extraction de l'air dans les pièces humides ou techniques (salle de bain, cuisine, buanderie) reliées à un ventilateur d'extraction motorisé. L'air extérieur est introduit dans les pièces sèches puis circule vers les pièces humides et est extrait par les bouches d'extraction.
Pour que l'air circule, il faut aménager un détalonnage de 2 cm sous les portes intérieures. Ce type de VMC comprend généralement un interrupteur pour réduire ou accélérer le débit d'évacuation de l'air. Il présente un inconvénient : il ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur.
Pour y remédier, vous pouvez faire installer une VMC simple flux hygroréglable. Son principe est de réguler le débit de l'air en fonction de son degré d'humidité.
Le principe est simple : les entrées d'air hygroréglables et des bouches d'extraction hygroréglables sont reliées à un ventilateur d'extraction. Les entrées d'air et bouches d'extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l'hygrométrie. Toutes les entrées d'air et bouches d'extraction sont équipées d'un capteur d'humidité. La bouche des WC est quant à elle asservie à la présence. Vous faites ainsi varier le débit d'air en fonction des besoins réels, d'où des économies de chauffage notamment.
Tête à Tête avec un pro
Passer d'une VMC simple flux autoréglable à une VMC simple flux hygroréglable permet une baisse substantielle des consommations en énergie. Pour cette transformation, les travaux sont réduits : il suffit de changer le ventilateur, les entrées d'air et les bouches d'extraction.
ALDES : la ventilation Hygro Bahia micro-watt
Aldes propose le groupe de ventilation Hygro Bahia micro-watt qui, par sa dimension réduite, s'installe facilement dans les espaces réduits à rénover (faux plafonds, murs, combles aménagés) et permet de réaliser des économies d'énergie. Cette ventilation intelligente permet un renouvellement de l'air automatiquement régulé par le taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique de son moteur équivaut à celle d'une ampoule basse consommation (8 à 14 W). Il s'agit d'un système recommandé par la réglementation actuelle dans la construction de logements neufs.
Qu’est-ce que la VMC double flux ?
La VMC double flux permet de récupérer les calories de l'air extrait du logement : l'air froid entrant est alors chauffé dans un échangeur par les calories puis est insufflé dans les pièces principales et enfin évacué.
Le principe de la VMC double flux
Une entrée d'air neuf filtré, chauffé par récupération jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait (sans mélange), c'est le principe du double-flux.
Le système extrait l'air vicié et chaud des pièces techniques et le rejette à l'extérieur après être passé à travers un échangeur de chaleur dans lequel circule en sens inverse de l'air neuf et froid aspiré de l'extérieur dans les pièces principales.
La VMC double-flux permet la filtration de l'air venant de l'extérieur et est donc très appréciable en milieu urbain réduisant les problèmes respiratoire des enfants, des allergiques et des personnes âgées. Elle vous apporte aussi un confort en supprimant les sensations de courant d'air et améliore l'isolation phonique. Enfin, une fois l'investissement réalisé, elle vous permet de réaliser des économies d'énergie substantielles.
Sa performance n'est excellente que dans un bâtiment avec une isolation soignée et sans défaut d'étanchéité.
Un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Tête à Tête avec un pro
Attention car la VMC double flux exige une excellente étanchéité à l'air, des ventilateurs à faible consommation et un entretien régulier.
ALDES : la ventilation double flux Dee Fly
Ventilation à récupération de chaleur, la ventilation Dee Fly micro-watt capte jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage ! Par ailleurs très sain, le système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement. De plus, sa mise en œuvre de cette ventilation ne nécessite pas d'ouverture sur la façade : la performance de l'isolation de votre logement est ainsi préservée !
Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique.
Bien utiliser sa VMC

Laissez la VMC en marche 365 jours par an, 24H/24
Votre logement a besoin d'être aéré de manière permanente (même lorsque vous n'y êtes pas), car lorsqu'elle est arrêtée, l'humidité et les diverses pollutions stagnent dans l'atmosphère intérieure, avec leur cortège de risques. On utilisera le débit de pointe ou maximal quand on fait la cuisine ou que l'on prend une douche.
Evitez de boucher les entrées d'air ou les bouches d'extraction
En empêchant l'air d'entrer ou de sortir, le logement est privé de ventilation et ne respire plus. Du fait de l'étanchéité, les polluants sont alors piégés dans un air qui n'est plus renouvelé. En plus, on peut provoquer une condensation et des dégâts des eaux non pris en charge par l'assurance habitation.
Ne raccordez pas la hotte de cuisine et le sèche-linge à la VMC
En effet, ce type de branchement est susceptible de perturber le fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se fera plus correctement. Ce dysfonctionnement se traduit par le rejet des pollutions dans d'autres pièces de la maison ou dans les appartements des voisins. Le fonctionnement d'une hotte de cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure où elle dispose de son propre ventilateur. Elle doit être installée pour fonctionner en recyclage afin de filtrer uniquement les graisses. Quant aux odeurs et à l'humidité, la VMC s'en chargera.
Pensez à faire détalonner vos portes
Pour fonctionner pleinement et ventiler la totalité du logement, il faut que l'air puisse circuler d'une pièce à l'autre. En laissant libre un petit passage d'environ 2 cm sous chaque porte, on assure une ventilation de qualité dans la maison.
Veillez à la meilleure étanchéité possible
Pour que les circulations d'air se fassent bien telles qu'elles sont prévues, mais aussi pour limiter les déperditions de chaleur, les joints et les liaisons doivent être soigneusement finis, votre cheminée, pourvue d'une trappe de fermeture, et les entrées d'air extérieures des pièces humides ou techniques, supprimées : en effet, une arrivée directe d'air neuf concurrencerait l'aspiration de l'air à renouveler du logement.
L’entretien du système de ventilation
En maison individuelle
Les opérations que vous pouvez réaliser vous-mêmes :
- Nettoyez tous les six mois les bouches d'extraction encrassées la plupart du temps par des poussières souvent grasses (cuisine, salle de bain, WC) et tous les trois mois les entrées d'air (chambres, séjour). Démontez-les avec soin, lavez-les à l'eau chaude savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois à ne pas mouiller les parties fixes des entrées d'air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont généralement encrassées par des débris végétaux extérieurs.
- Nettoyez tous les trois mois les filtres d'insufflation et d'extraction d'une VMC double-flux. Remplacez-les si nécessaire.
- Nettoyez tous les ans la roue du ventilateur ou du groupe de ventilation.
Les opérations à confier à une entreprise spécialisée :
Un entretien complet tous les trois ans environ de votre installation : nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d'air neuf et mesures de tirage et de dépression. Absolument obligatoire pour une VMC gaz : un entretien annuel par un spécialiste.
Le cas des habitations collectives
En immeuble collectif, la VMC peut être une source de nombreux sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin d'éviter toute dépression susceptible de freiner le rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer les bouches d'aération et les filtres en début et fin de saison de chauffage.
Cet entretien est important, car la présence de « graisse » dans les conduits peut aussi être un facteur de propagation rapide d'incendie. De plus, le calcul de la puissance du débit d'air étant réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons, il est formellement interdit de brancher des hottes de cuisine aspirantes sur la VMC.
Pourquoi ventiler votre intérieur ?

Les bonnes raisons de ventiler
- Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos (habitat, travail, voiture). Or, plusieurs études scientifiques ont démontré que le niveau de pollution à l'intérieur des locaux était en moyenne de deux à cinq fois plus important qu'à l'extérieur.
- La ventilation facilite l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l'air du logement par l'évacuation de l'air vicié et le renouvellement de l'air intérieur, pour un plus grand confort. L'air circulant à travers le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ. De cette façon, les odeurs et les fumées sont évacuées et on limite l'humidité ainsi que les dégradations du logement liées à la condensation.
- En renouvelant l'air qui assure l'alimentation des appareils de combustion, la ventilation contribue aussi à la sécurité des personnes face aux émanations de gaz toxiques.
- Lorsque l'air extérieur pénètre dans les locaux sans être filtré, il est porteur d'un ensemble de particules plus ou moins nocives pour l'organisme.
- En respirant, nous consommons l'air tout en le dégradant, notre présence et nos activités augmentant sa teneur en vapeur d'eau. Sans ventilation suffisante, le taux d'humidité croit donc automatiquement, entraînant des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des acariens, voire, à terme, un risque de manque d'oxygène. L'humidité de l'air peut aussi provoquer de graves problèmes de santé chez les habitants.
- D'autres types de pollutions intérieures nuisent à notre santé : les sources de pollution intérieure sont nombreuses et difficiles à éviter (aérosols et produits d'entretien, poussières, gaz carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré, ...). Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de l'asthme.
3 principes qui font l'utilité de la ventilation contrôlée
| Ventiler tout le logement | Ventiler en permanence |
Optimiser le renouvellement de l'air |
|---|---|---|
| Des pièces de vie (chambres, salon...) aux pièces techniques (WC, salle de bains), la ventilation contrôlée renouvelle l'air de TOUT le logement. | Un système de ventilation contrôlée fonctionne 24h/24 et 7j/7. En renouvelant l'air constamment, la ventilation empêche les polluants et l'humidité de stagner dans le logement. | Le système de ventilation contrôlée est calibré au plus juste pour assurer l'équilibre entre qualité d'air intérieur et économies d'énergie. |
Le saviez-vous ?
Petite histoire de la ventilation : longtemps les méthodes sont restées empiriques mais depuis quelques décennies une véritable politique de l'aération s'est mise en place par degré et a généré une réglementation pour tous les logements postérieurs à 1982.
- Avant 1958, la ventilation se limitait à une aération par ouverture des fenêtres et des portes et via un manque d'isolation et d'étanchéité des huisseries. Ce procédé est encore majoritairement utilisé dans les logements anciens mais il provoque des courants d'air et ne permet pas de maitriser l'hygrométrie, la qualité de l'air et les déperditions énergétiques.
- Pendant la décennie suivante, on aménage la ventilation des pièces techniques avec des entrées d'air en partie basse et des sorties en partie haute.
- En 1969, adoption du principe de la ventilation générale et permanente mais la crise énergétique des années 70 voit une étanchéité des bâtiments renforcée et une diminution du renouvellement de l'air.
- L'arrêté de mars 1982 prescrit un renouvellement de l'air fixé à 0,5 volume/heure dans les pièces principales.
La ventilation par tirage thermique

Le principe
Fondée sur le phénomène du tirage thermique, la ventilation naturelle dispose les entrées d'air en partie basse des murs de façade pour recueillir l'air froid issu de l'extérieur, tandis que les grilles de sorties sont situées en partie haute pour rejeter l'air chaud vers l'extérieur.
La circulation de l'air se fait par simple tirage naturel, le moteur étant la différence de température entre l'extérieur et le logement et la différence de pression sous l'action du vent. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais, bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques du logement, il peut l'aérer de façon satisfaisante.
Les entrées d'air sont des simples orifices percés en façade, des conduits à fonctionnement naturel ou des aérateurs.
Un gros inconvénient
Le problème est ici une absence de maîtrise des volumes d'air entrant et sortant : la ventilation naturelle est assujettie au climat (vent). Ce système ne ventile donc pas en fonction des besoins, mais selon le climat extérieur et la hauteur du logement : c'est une ventilation aléatoire. En été par exemple, le tirage thermique peut être plus faible et le renouvellement d'air moindre. La ventilation naturelle peut donner lieu à un mauvais bilan des déperditions énergétiques ou de consommation .
La Ventilation mécanique Ponctuelle (VMP)
Lorsque la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est exclue souvent en raison de l'impossibilité de dissimuler des gaines allant jusqu'au groupe de ventilation, on peut équiper les pièces humides d'une VMP. Il s'agit d'extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les WC et les salles de bains, grâce à un hygrostat ou un interrupteur d'éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume nécessaire.
Tête à Tête avec un pro
- Attention : la VMP ne favorise pas le renouvellement d'air dans tout le logement. Il faut alors créer des entrées d'air dans les pièces principales et permettre à l'air de circuler jusqu'aux pièces techniques (en détalonnant les portes).
- La ventilation naturelle assistée et contrôlée (VNAC) assure la maîtrise des vents des conditions climatiques grâce à des registres asservis et à des ventilateurs auxiliaires.
La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)

La VMC simple flux autoréglable et hygroréglable
La VMC simple flux autoréglable : vous installez des entrées d'air dans les pièces à vivre, généralement au niveau des fenêtres. Vous disposez des bouches d'extraction de l'air dans les pièces humides ou techniques (salle de bain, cuisine, buanderie) reliées à un ventilateur d'extraction motorisé. L'air extérieur est introduit dans les pièces sèches puis circule vers les pièces humides et est extrait par les bouches d'extraction.
Pour que l'air circule, il faut aménager un détalonnage de 2 cm sous les portes intérieures. Ce type de VMC comprend généralement un interrupteur pour réduire ou accélérer le débit d'évacuation de l'air. Il présente un inconvénient : il ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur.
Pour y remédier, vous pouvez faire installer une VMC simple flux hygroréglable. Son principe est de réguler le débit de l'air en fonction de son degré d'humidité.
Le principe est simple : les entrées d'air hygroréglables et des bouches d'extraction hygroréglables sont reliées à un ventilateur d'extraction. Les entrées d'air et bouches d'extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l'hygrométrie. Toutes les entrées d'air et bouches d'extraction sont équipées d'un capteur d'humidité. La bouche des WC est quant à elle asservie à la présence. Vous faites ainsi varier le débit d'air en fonction des besoins réels, d'où des économies de chauffage notamment.
Tête à Tête avec un pro
Passer d'une VMC simple flux autoréglable à une VMC simple flux hygroréglable permet une baisse substantielle des consommations en énergie. Pour cette transformation, les travaux sont réduits : il suffit de changer le ventilateur, les entrées d'air et les bouches d'extraction.
ALDES : la ventilation Hygro Bahia micro-watt
Aldes propose le groupe de ventilation Hygro Bahia micro-watt qui, par sa dimension réduite, s'installe facilement dans les espaces réduits à rénover (faux plafonds, murs, combles aménagés) et permet de réaliser des économies d'énergie. Cette ventilation intelligente permet un renouvellement de l'air automatiquement régulé par le taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique de son moteur équivaut à celle d'une ampoule basse consommation (8 à 14 W). Il s'agit d'un système recommandé par la réglementation actuelle dans la construction de logements neufs.
Qu’est-ce que la VMC double flux ?

Le principe de la VMC double flux
Une entrée d'air neuf filtré, chauffé par récupération jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait (sans mélange), c'est le principe du double-flux.
Le système extrait l'air vicié et chaud des pièces techniques et le rejette à l'extérieur après être passé à travers un échangeur de chaleur dans lequel circule en sens inverse de l'air neuf et froid aspiré de l'extérieur dans les pièces principales.
La VMC double-flux permet la filtration de l'air venant de l'extérieur et est donc très appréciable en milieu urbain réduisant les problèmes respiratoire des enfants, des allergiques et des personnes âgées. Elle vous apporte aussi un confort en supprimant les sensations de courant d'air et améliore l'isolation phonique. Enfin, une fois l'investissement réalisé, elle vous permet de réaliser des économies d'énergie substantielles.
Sa performance n'est excellente que dans un bâtiment avec une isolation soignée et sans défaut d'étanchéité.
Un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Tête à Tête avec un pro
Attention car la VMC double flux exige une excellente étanchéité à l'air, des ventilateurs à faible consommation et un entretien régulier.
ALDES : la ventilation double flux Dee Fly
Ventilation à récupération de chaleur, la ventilation Dee Fly micro-watt capte jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage ! Par ailleurs très sain, le système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement. De plus, sa mise en œuvre de cette ventilation ne nécessite pas d'ouverture sur la façade : la performance de l'isolation de votre logement est ainsi préservée !
Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique.
Bien utiliser sa VMC

Laissez la VMC en marche 365 jours par an, 24H/24
Votre logement a besoin d'être aéré de manière permanente (même lorsque vous n'y êtes pas), car lorsqu'elle est arrêtée, l'humidité et les diverses pollutions stagnent dans l'atmosphère intérieure, avec leur cortège de risques. On utilisera le débit de pointe ou maximal quand on fait la cuisine ou que l'on prend une douche.
Evitez de boucher les entrées d'air ou les bouches d'extraction
En empêchant l'air d'entrer ou de sortir, le logement est privé de ventilation et ne respire plus. Du fait de l'étanchéité, les polluants sont alors piégés dans un air qui n'est plus renouvelé. En plus, on peut provoquer une condensation et des dégâts des eaux non pris en charge par l'assurance habitation.
Ne raccordez pas la hotte de cuisine et le sèche-linge à la VMC
En effet, ce type de branchement est susceptible de perturber le fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se fera plus correctement. Ce dysfonctionnement se traduit par le rejet des pollutions dans d'autres pièces de la maison ou dans les appartements des voisins. Le fonctionnement d'une hotte de cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure où elle dispose de son propre ventilateur. Elle doit être installée pour fonctionner en recyclage afin de filtrer uniquement les graisses. Quant aux odeurs et à l'humidité, la VMC s'en chargera.
Pensez à faire détalonner vos portes
Pour fonctionner pleinement et ventiler la totalité du logement, il faut que l'air puisse circuler d'une pièce à l'autre. En laissant libre un petit passage d'environ 2 cm sous chaque porte, on assure une ventilation de qualité dans la maison.
Veillez à la meilleure étanchéité possible
Pour que les circulations d'air se fassent bien telles qu'elles sont prévues, mais aussi pour limiter les déperditions de chaleur, les joints et les liaisons doivent être soigneusement finis, votre cheminée, pourvue d'une trappe de fermeture, et les entrées d'air extérieures des pièces humides ou techniques, supprimées : en effet, une arrivée directe d'air neuf concurrencerait l'aspiration de l'air à renouveler du logement.
L’entretien du système de ventilation
En maison individuelle
Les opérations que vous pouvez réaliser vous-mêmes :
- Nettoyez tous les six mois les bouches d'extraction encrassées la plupart du temps par des poussières souvent grasses (cuisine, salle de bain, WC) et tous les trois mois les entrées d'air (chambres, séjour). Démontez-les avec soin, lavez-les à l'eau chaude savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois à ne pas mouiller les parties fixes des entrées d'air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont généralement encrassées par des débris végétaux extérieurs.
- Nettoyez tous les trois mois les filtres d'insufflation et d'extraction d'une VMC double-flux. Remplacez-les si nécessaire.
- Nettoyez tous les ans la roue du ventilateur ou du groupe de ventilation.
Les opérations à confier à une entreprise spécialisée :
Un entretien complet tous les trois ans environ de votre installation : nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d'air neuf et mesures de tirage et de dépression. Absolument obligatoire pour une VMC gaz : un entretien annuel par un spécialiste.
Le cas des habitations collectives
En immeuble collectif, la VMC peut être une source de nombreux sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin d'éviter toute dépression susceptible de freiner le rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer les bouches d'aération et les filtres en début et fin de saison de chauffage.
Cet entretien est important, car la présence de « graisse » dans les conduits peut aussi être un facteur de propagation rapide d'incendie. De plus, le calcul de la puissance du débit d'air étant réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons, il est formellement interdit de brancher des hottes de cuisine aspirantes sur la VMC.
Profitez d'une température idéale de votre logement en toute saison
Si vous souhaitez que votre habitation vous protège du froid en hiver et du chaud en été, il est essentiel d'améliorer ses capacités d'inertie. Tour d'horizon des travaux à faire réaliser pour conserver une température idéale en toute saison.
Confort d'hiver : le bien-être avant tout !
En hiver, votre confort thermique repose essentiellement sur l'inertie du bâtiment (sa capacité à ne pas subir les variations de température extérieure) et sur votre système de chauffage. Plusieurs types de travaux peuvent être réalisés :
- l'isolation des combles si vous habitez une maison individuelle : en effet, 30 % des déperditions de chaleur se font par le toit,
- l'isolation des murs en contact avec la façade extérieure,
- la pose d'un double vitrage,
- l'installation d'un système de ventilation performant,
- la rénovation de votre mode de chauffage et son éventuel remplacement par des équipements plus performants et plus écologiques,
- la mise en place d'un système de régulation thermique.
Confort d'été : pour passer la belle saison au frais
La meilleure façon de profiter d'un logement où il fait bon vivre en toute saison est de faire appel à un spécialiste. Différentes solutions sont à envisager pour renforcer votre confort :
- la pose de volets et de stores pour empêcher le soleil de rentrer par vos fenêtres et vos portes,
- l'installation d'un système de rafraichissement de l'air pour maîtriser la température intérieure en toute circonstance.
Le rafraichissement naturel
La fraicheur ressentie en plein été dans une maison ancienne étonne toujours. C'est parce que les bâtisseurs d'hier respectaient des règles simples comme :
- se protéger du soleil par des masques architecturaux ou des végétations à feuilles caduques, complétées par des volets, des stores ou des persiennes qui ne laissent pas passer les rayons du soleil tout en assurant un éclairage suffisant.
- ventiler largement la nuit pour décharger la chaleur stockée dans les parois.
Le puits canadien
Egalement appelé puits provençal pour son utilisation en été, le puits canadien est un dispositif peu prisé et pourtant intéressant en matière de coûts et d'exploitation énergétique. Il s'agit en effet d'un système qui remplace avantageusement l'air conditionné. Sa conception ne peut se faire sans une approche globale de la ventilation de la maison, notamment l'intégration d'une VMC double flux à récupération de chaleur, l'objectif étant d'avoir de l'air d'une qualité au moins équivalente à l'air extérieur ou meilleure.
Un puits canadien est à prévoir dès la conception de la maison ou en cas de projet de rénovation lourde avec travaux de terrassement, puisqu'il consiste à faire passer, avant qu'il ne pénètre dans la maison, une partie de l'air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur de 1,5 à 2,5 m et sur une longueur d'environ 30 m. Tranchées dans le sol et gaine d'arrivée dans l'habitation sont donc à envisager en amont.
Le principe
Cette technique de puits enterré se sert de l'inertie thermique du sol. Le puits utilise la température relativement stable du proche sous-sol, à 2 m de profondeur, qui se situe en France à environ 20° en été et 12° l'hiver, pour traiter l'air insufflé dans les bâtiments. En été, le puits va ainsi utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l'air entrant dans le logement : il pourra réduire la température d'entrée de l'air de 10 à 15°C, et donc celle d'une maison de 2 à 5°C, en été pour une consommation électrique dérisoire, remplaçant avantageusement, mais partiellement, un système d'air conditionné. Attention, l'air extérieur a souvent tendance à s'y condenser en se rafraîchissant : il faut donc prévoir une évacuation de cette eau, source de développement microbien.
Un puits canadien assure la mise hors gel du système de ventilation double flux. La ventilation double flux, grâce à son échangeur de chaleur, permet de préchauffer l'air entrant et d'effectuer ainsi des économies de chauffage. En inter-saisons, la température de confort se situant généralement entre 18 et 22°, le système de ventilation double flux intégrera un by-pass de l'échangeur afin de ne pas obtenir un effet inverse. Un puits canadien est donc fonctionnel en toutes saisons.
Les paramètres à prendre en compte
Le calcul d'un puits canadien nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres :
- les débits de la ventilation double flux,
- avec un puits enterré, le double flux est obligatoire, statique ou thermodynamique,
- l'architecture (bioclimatique, matériaux, isolation, véranda, etc.),
- la nature du sol (sur les sols argileux, des dispositions supplémentaires sont nécessaires pour compenser les effets des mouvements de terrain),
- la place disponible pour l'enfouissement du tuyau,
- la localisation géographique (attention au sol contenant du radon),
- la longueur, le diamètre et le type du conduit enterré, qui ont une influence directe sur l'échange thermique entre l'air extérieur et le sol.
Préconisation
- Utiliser des conduits rigides et lisses : limite les pertes de charges et facilite l'écoulement des condensats.
- Conduits à joints : étanchéité par rapport au sol (radon, humidité).
- Pentes de 2 à 3 % pour l'écoulement des condensats.
Tête à Tête avec un pro
Si la maison dispose d'une cave, les condensats peuvent être évacués vers l'égout par celle-ci. Il faut alors prévoir un siphon et un clapet anti-retour ou une mise à l'air libre pour éviter de noyer les tubes en cas de remontée d'égouts. Sinon, les condensats doivent aboutir dans un puits avec absorption par le sol si la nature de celui-ci le permet (zones exemptes de radon) ou pompe de relevage de condensats pour évacuation à l'égout. - La prise d'air doit être à l'abri des intempéries, protégée par un grillage et équipée d'un système de filtration à plusieurs étages. - Evacuation des condensats : les tubes doivent être installés avec une pente d'au moins 3 % dans le sens de l'écoulement d'air. - Tout projet doit faire l'objet d'une étude détaillée bactériologique destinée à déterminer la qualité de l'air à la sortie de la bouche d'aération des pièces de la maison et non à la sortie directe du puits canadien.
Profitez d'une température idéale de votre logement en toute saison

Confort d'hiver : le bien-être avant tout !
En hiver, votre confort thermique repose essentiellement sur l'inertie du bâtiment (sa capacité à ne pas subir les variations de température extérieure) et sur votre système de chauffage. Plusieurs types de travaux peuvent être réalisés :
- l'isolation des combles si vous habitez une maison individuelle : en effet, 30 % des déperditions de chaleur se font par le toit,
- l'isolation des murs en contact avec la façade extérieure,
- la pose d'un double vitrage,
- l'installation d'un système de ventilation performant,
- la rénovation de votre mode de chauffage et son éventuel remplacement par des équipements plus performants et plus écologiques,
- la mise en place d'un système de régulation thermique.
Confort d'été : pour passer la belle saison au frais
La meilleure façon de profiter d'un logement où il fait bon vivre en toute saison est de faire appel à un spécialiste. Différentes solutions sont à envisager pour renforcer votre confort :
- la pose de volets et de stores pour empêcher le soleil de rentrer par vos fenêtres et vos portes,
- l'installation d'un système de rafraichissement de l'air pour maîtriser la température intérieure en toute circonstance.
Le rafraichissement naturel
La fraicheur ressentie en plein été dans une maison ancienne étonne toujours. C'est parce que les bâtisseurs d'hier respectaient des règles simples comme :
- se protéger du soleil par des masques architecturaux ou des végétations à feuilles caduques, complétées par des volets, des stores ou des persiennes qui ne laissent pas passer les rayons du soleil tout en assurant un éclairage suffisant.
- ventiler largement la nuit pour décharger la chaleur stockée dans les parois.
Le puits canadien

Un puits canadien est à prévoir dès la conception de la maison ou en cas de projet de rénovation lourde avec travaux de terrassement, puisqu'il consiste à faire passer, avant qu'il ne pénètre dans la maison, une partie de l'air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur de 1,5 à 2,5 m et sur une longueur d'environ 30 m. Tranchées dans le sol et gaine d'arrivée dans l'habitation sont donc à envisager en amont.
Le principe
Cette technique de puits enterré se sert de l'inertie thermique du sol. Le puits utilise la température relativement stable du proche sous-sol, à 2 m de profondeur, qui se situe en France à environ 20° en été et 12° l'hiver, pour traiter l'air insufflé dans les bâtiments. En été, le puits va ainsi utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l'air entrant dans le logement : il pourra réduire la température d'entrée de l'air de 10 à 15°C, et donc celle d'une maison de 2 à 5°C, en été pour une consommation électrique dérisoire, remplaçant avantageusement, mais partiellement, un système d'air conditionné. Attention, l'air extérieur a souvent tendance à s'y condenser en se rafraîchissant : il faut donc prévoir une évacuation de cette eau, source de développement microbien.
Un puits canadien assure la mise hors gel du système de ventilation double flux. La ventilation double flux, grâce à son échangeur de chaleur, permet de préchauffer l'air entrant et d'effectuer ainsi des économies de chauffage. En inter-saisons, la température de confort se situant généralement entre 18 et 22°, le système de ventilation double flux intégrera un by-pass de l'échangeur afin de ne pas obtenir un effet inverse. Un puits canadien est donc fonctionnel en toutes saisons.
Les paramètres à prendre en compte
Le calcul d'un puits canadien nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres :
- les débits de la ventilation double flux,
- avec un puits enterré, le double flux est obligatoire, statique ou thermodynamique,
- l'architecture (bioclimatique, matériaux, isolation, véranda, etc.),
- la nature du sol (sur les sols argileux, des dispositions supplémentaires sont nécessaires pour compenser les effets des mouvements de terrain),
- la place disponible pour l'enfouissement du tuyau,
- la localisation géographique (attention au sol contenant du radon),
- la longueur, le diamètre et le type du conduit enterré, qui ont une influence directe sur l'échange thermique entre l'air extérieur et le sol.
Préconisation
- Utiliser des conduits rigides et lisses : limite les pertes de charges et facilite l'écoulement des condensats.
- Conduits à joints : étanchéité par rapport au sol (radon, humidité).
- Pentes de 2 à 3 % pour l'écoulement des condensats.
Tête à Tête avec un pro
Si la maison dispose d'une cave, les condensats peuvent être évacués vers l'égout par celle-ci. Il faut alors prévoir un siphon et un clapet anti-retour ou une mise à l'air libre pour éviter de noyer les tubes en cas de remontée d'égouts. Sinon, les condensats doivent aboutir dans un puits avec absorption par le sol si la nature de celui-ci le permet (zones exemptes de radon) ou pompe de relevage de condensats pour évacuation à l'égout. - La prise d'air doit être à l'abri des intempéries, protégée par un grillage et équipée d'un système de filtration à plusieurs étages. - Evacuation des condensats : les tubes doivent être installés avec une pente d'au moins 3 % dans le sens de l'écoulement d'air. - Tout projet doit faire l'objet d'une étude détaillée bactériologique destinée à déterminer la qualité de l'air à la sortie de la bouche d'aération des pièces de la maison et non à la sortie directe du puits canadien.
Synthèse des travaux en 3 étapes
Pour tirer le maximum d'efficacité de vos travaux d'isolation, voici les recommandations du collectif « Isolons la terre » qui propose une synthèse en 3 étapes :
Etape 1 : une isolation performante
- 4 enjeux
• Empêcher la chaleur de passer à travers les parois
• Bien tirer parti de la chaleur du soleil
• Garantir un bon confort thermique été comme hiver
• Offrir une performance énergétique durable
- 4 recommandations
• Très bien isoler la toiture, les murs et le sol
• Choisir des vitrages et des menuiseries performants
• Limiter les ponts thermiques
• Adopter une conception bio-climatique (bénéficier des apports énergétiques gratuits)
- Les valeurs de performances thermiques minimales conseillées
• Toitures : isolant (certifié ACERMI) R ? 6
• Murs : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Sols : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Toitures terrasses : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Vitrages peu émissifs (certifié CERKAL) : Ug ? 3
• Fenêtres : Uw ? 2
A retenir !
Isolation performante + étanchéité à l'air maîtrisée = qualité de l'enveloppe pour moins de déperditions
Etape 2 : une étanchéité à l'air maîtrisée
- 4 enjeux
• Empêcher les courants d'air non maîtrisés
• Assurer les bonnes performances de la ventilation
• Tenir les performances de l'isolation
• Eviter les traces noires sur les parois
- 4 recommandations
• Traiter avec soin le passage des gaines et tuyaux
• Bien calfeutrer les jonctions entre parois et les liaisons parois-menuiseries extérieures
• Disposer de menuiseries extérieures bien étanches
• Mettre en œuvre un écran de sous-toiture et un pare-vapeur continu dans les combles
A retenir !
Etanchéité à l'air maîtrisée + ventilation contrôlée = qualité de l'air pour un air neuf et sain, et pour évacuer les excédents de vapeur d'eau
Etape 3 : une ventilation contrôlée
- 4 enjeux
• Renouveler l'air sans gaspiller l'énergie
• Assurer une bonne qualité de l'air intérieur
• Préserver le bâti des moisissures
• Rafraîchir l'été sans climatisation
- 4 recommandations
• Mettre en place une ventilation mécanique
• Récupérer les calories grâce au double flux
• Adapter les débits d'air aux besoins
• Sur-ventiler pendant la nuit en été
- Solutions conseillées
• Ventilation hygroréglable B
• Ventilation double-flux
A retenir !
Selon les calculs du Collectif « Isolons la Terre », une rénovation globale et de qualité optimale (isolation, vitrages, ventilation, production de chaleur et d'éclairage) intégrant les énergies renouvelables coûte entre 15 000 € et 25 000 € par logement. Si ces recommandations sont mises en œuvre avec des prestations et des équipements de qualité, les économies d'énergie atteintes peuvent dépasser les 80 % !
Cas pratiques de rénovation thermique
Les chiffres parlent d'eux même : voici un cas pratique qui démontre sous forme de tableau comparatif les bénéfices qu'apporte une isolation optimale.
Les bénéfices chiffrés d'une isolation réussie
Source : http://www.isolonslaterre.org/
Quels sont les risques de rénover sans ventiler ?
Sans renouvellement d'air, une maison rénovée (hermétique) présente des risques pour votre santé et celle de votre logement.
- Développement de l'humidité et des moisissures
• Condensation dans la cuisine et la salle de bains.
• Apparition de moisissures sur les murs.
• Décollement du papier-peint ou écaillement de la peinture.
• Odeurs de renfermé.
- Pollution de l'air intérieur
L'air stagne à l'intérieur du logement, cela provoque l'accumulation de polluants intérieurs (odeurs, fumées, acariens...).
Cas pratiques avec Aldes
- Une ventilation de référence avec la ventilation simple-flux hygroréglable Bahia
Grâce à cet équipement, le renouvellement d'air se régule automatiquement en fonction du taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique du moteur de la ventilation Bahia micro-watt est équivalente à celle d'une ampoule basse consommation (de 8 à 14 W). Ce type de ventilation est recommandé par la réglementation actuelle dans la construction des logements neufs. Il est également parfaitement préconisé dans le cadre de rénovation, lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet une réduction jusqu'à 10% de réduction de la facture énergétique du logement.
- Un confort optimal avec Dee Fly
La ventilation double flux Dee Fly récupère jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage.
Par ailleurs, ce système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement.
De plus, dotée d'un réseau spécifique pour le soufflage de l'air, ce système ne nécessite aucune ouverture sur la façade : la garantie d'une isolation performante. Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique. Il est adapté aussi bien en habitat neuf qu'en rénovation lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet jusqu'aà 20% d'économies sur la facture énergétique du logement.
- Une ventilation adaptée à un plan de maison atypique
Pour tout logement dans lequel il est impossible de créer un réseau de conduits, la VMC Répartie (Mono ou Multi) représente la solution Aldes idéale. Elle assure une ventilation permanente et un renouvellement et une qualité d'air contrôlée. La VMC répartie est équipée d'un moteur basse consommation (micro-watt).
Synthèse des travaux en 3 étapes

Etape 1 : une isolation performante
- 4 enjeux
• Empêcher la chaleur de passer à travers les parois
• Bien tirer parti de la chaleur du soleil
• Garantir un bon confort thermique été comme hiver
• Offrir une performance énergétique durable
- 4 recommandations
• Très bien isoler la toiture, les murs et le sol
• Choisir des vitrages et des menuiseries performants
• Limiter les ponts thermiques
• Adopter une conception bio-climatique (bénéficier des apports énergétiques gratuits)
- Les valeurs de performances thermiques minimales conseillées
• Toitures : isolant (certifié ACERMI) R ? 6
• Murs : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Sols : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Toitures terrasses : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Vitrages peu émissifs (certifié CERKAL) : Ug ? 3
• Fenêtres : Uw ? 2
A retenir !
Isolation performante + étanchéité à l'air maîtrisée = qualité de l'enveloppe pour moins de déperditions
Etape 2 : une étanchéité à l'air maîtrisée
- 4 enjeux
• Empêcher les courants d'air non maîtrisés
• Assurer les bonnes performances de la ventilation
• Tenir les performances de l'isolation
• Eviter les traces noires sur les parois
- 4 recommandations
• Traiter avec soin le passage des gaines et tuyaux
• Bien calfeutrer les jonctions entre parois et les liaisons parois-menuiseries extérieures
• Disposer de menuiseries extérieures bien étanches
• Mettre en œuvre un écran de sous-toiture et un pare-vapeur continu dans les combles
A retenir !
Etanchéité à l'air maîtrisée + ventilation contrôlée = qualité de l'air pour un air neuf et sain, et pour évacuer les excédents de vapeur d'eau
Etape 3 : une ventilation contrôlée
- 4 enjeux
• Renouveler l'air sans gaspiller l'énergie
• Assurer une bonne qualité de l'air intérieur
• Préserver le bâti des moisissures
• Rafraîchir l'été sans climatisation
- 4 recommandations
• Mettre en place une ventilation mécanique
• Récupérer les calories grâce au double flux
• Adapter les débits d'air aux besoins
• Sur-ventiler pendant la nuit en été
- Solutions conseillées
• Ventilation hygroréglable B
• Ventilation double-flux
A retenir !
Selon les calculs du Collectif « Isolons la Terre », une rénovation globale et de qualité optimale (isolation, vitrages, ventilation, production de chaleur et d'éclairage) intégrant les énergies renouvelables coûte entre 15 000 € et 25 000 € par logement. Si ces recommandations sont mises en œuvre avec des prestations et des équipements de qualité, les économies d'énergie atteintes peuvent dépasser les 80 % !
Cas pratiques de rénovation thermique

Les bénéfices chiffrés d'une isolation réussie

Source : http://www.isolonslaterre.org/
Quels sont les risques de rénover sans ventiler ?
Sans renouvellement d'air, une maison rénovée (hermétique) présente des risques pour votre santé et celle de votre logement.
- Développement de l'humidité et des moisissures
• Condensation dans la cuisine et la salle de bains.
• Apparition de moisissures sur les murs.
• Décollement du papier-peint ou écaillement de la peinture.
• Odeurs de renfermé.
- Pollution de l'air intérieur
L'air stagne à l'intérieur du logement, cela provoque l'accumulation de polluants intérieurs (odeurs, fumées, acariens...).
Cas pratiques avec Aldes
- Une ventilation de référence avec la ventilation simple-flux hygroréglable Bahia
Grâce à cet équipement, le renouvellement d'air se régule automatiquement en fonction du taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique du moteur de la ventilation Bahia micro-watt est équivalente à celle d'une ampoule basse consommation (de 8 à 14 W). Ce type de ventilation est recommandé par la réglementation actuelle dans la construction des logements neufs. Il est également parfaitement préconisé dans le cadre de rénovation, lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet une réduction jusqu'à 10% de réduction de la facture énergétique du logement.
- Un confort optimal avec Dee Fly
La ventilation double flux Dee Fly récupère jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage.
Par ailleurs, ce système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement.
De plus, dotée d'un réseau spécifique pour le soufflage de l'air, ce système ne nécessite aucune ouverture sur la façade : la garantie d'une isolation performante. Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique. Il est adapté aussi bien en habitat neuf qu'en rénovation lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet jusqu'aà 20% d'économies sur la facture énergétique du logement.
- Une ventilation adaptée à un plan de maison atypique
Pour tout logement dans lequel il est impossible de créer un réseau de conduits, la VMC Répartie (Mono ou Multi) représente la solution Aldes idéale. Elle assure une ventilation permanente et un renouvellement et une qualité d'air contrôlée. La VMC répartie est équipée d'un moteur basse consommation (micro-watt).
Genia Air de Saunier Duval

L'Examaster, le contrôleur intelligent de Genia Air
L'élément central du système Genia Air est l'Examaster. Il assure le contrôle de tous les composants et la permutation automatique entre la pompe à chaleur et l'appoint électrique. Il décide lequel, entre la résistance électrique, la pompe à chaleur, ou les deux, est le plus efficace. Pour cela, il utilise les informations fournies par la sonde extérieure et le thermostat d'ambiance en fonction de la température intérieure souhaitée. Son analyse se fonde également sur l'efficacité calculée du générateur. Ainsi, il atteint le niveau de confort requis sans jamais dépasser 6 kW, ce qui rend les modifications de l'installation électrique rarement nécessaires. Si plus de 4,5 kW sont demandés pour répondre aux besoins en chauffage, la pompe à chaleur cesse de fonctionner et la résistance électrique (6 kW) est activée pour couvrir 100 % des besoins en chauffage.
L'affichage de l'énergie sur l'Examaster
L'interface montre l'efficacité énergétique du système au cours des 24 dernières heures. Les niveaux d'efficacité suivants peuvent s'afficher :
A : Excellent C : Standard
B : Bon D : Faible
Genia Air, une solution confortable et économique, surtout en maison neuve
A la pointe de la tendance alliant écologie et économie, cette pompe à chaleur assure un haut niveau de confort au plus bas coût pour l'utilisateur. Le système se compose d'une pompe à chaleur air/eau autonome, associée à un module hydraulique qui intègre une résistance électrique de 2 à 6 kW, un vase d'expansion et un ballon de 20 litres facilitant l'installation. Entièrement basée sur une technologie éprouvée Saunier Duval, elle est extrêmement fiable et confortable à utiliser. Son exceptionnelle capacité à maximiser l'efficacité en utilisant une puissance minimale en fait le système idéal pour les bâtiments bien isolés ou à basse consommation. Pour un investissement raisonné, vous bénéficiez d'une installation fiable et écologique, silencieuse et esthétique.
D'abord le confort
- Une pompe à chaleur air/eau autonome, silencieuse et à l'esthétique design ;
- Pour les bâtiments récents ou à basse consommation (BBC) ;
- Seulement pour les installations de chauffage central à basse température ;
- Facile à installer : des dispositifs entièrement intégrés avec le module électrique de chauffage d'appoint, un vase d'expansion et un ballon d'échange ;
- Idéal pour le chauffage par le sol et des radiateurs à basse température ;
- Fonction multizone disponible avec Moduzone ;
- Longévité des composants garantie par un pilotage intelligent des générateurs ;
- Gestion intelligente des anomalies pour une grande tranquillité ;
- Tous les réglages de confort à portée de main avec le thermostat d'ambiance sans fil Exacontrol E7 radio.
Beaucoup d'économies
- Diminution des factures d'énergie et des émissions de CO2 : le système fait largement appel aux énergies renouvelables grâce à l'utilisation de la pompe à chaleur (COP de 3,77 selon EN 14511) ;
- Investissement raisonné par l'intégration d'une pompe à chaleur de 4,5 kW ;
- Pas de nécessité de modification de l'abonnement électrique ;
- Éligible au crédit d'impôt* (25 %) et à l'éco-prêt à taux zéro*. * Selon conditions et sous réserve d'éligibilité du bénéficiaire
En savoir plus
- Durant la phase 1, pour des températures douces, la pompe à chaleur Genia Air, qui tire son énergie uniquement de l'air, couvre les besoins en chauffage jusqu'à 4,5 kW.
- Durant la phase 2, pour des températures basses, si la pompe à chaleur n'est plus capable d'assurer à elle seule le chauffage, elle fonctionnera simultanément avec la résistance électrique d'appoint (2 kW ou 4 kW), jusqu'à la température d'arrêt de la PAC.
- Durant la phase 3, pour des températures froides voire extrêmes, la résistance électrique d'appoint (6 kW) seule sera activée pour produire l'intégralité de la chaleur nécessaire.
Rendez-vous sur le site Saunier Duval www.saunierduval.fr
Les énergies : électricité, fioul, gaz naturel ou bois ?
Le chauffage est soit à circulation d'eau chaude, soit électrique. Le premier fonctionne avec n'importe quelle énergie : chaudière au gaz naturel, au fioul ou au bois, chaudière électrique, pompe à chaleur, capteurs solaires...
L'électricité alimente quant à elle les panneaux rayonnants, les convecteurs ou les planchers chauffants.
Le gaz naturel
Le gaz naturel émet 20 à 25 % de gaz à effet de serre en moins que le pétrole. Inodore, bon marché et confortable, il permet un grand confort et une grande souplesse en termes de régulation. Cette énergie offre un très bon compromis investissement/coût d'exploitation/confort. Elle complète parfaitement les énergies renouvelables comme le solaire thermique ou la pompe à chaleur.
L'électricité
L'électricité est, en France, produite à 80 % par des centrales nucléaires et à 15 % par des centrales hydrauliques. Les 5 % restants sont partagés entre les diverses énergies fossiles. À la différence du fioul et du gaz, l'électricité n'est pas une source d'énergie mais une énergie à part entière.
En général sélectionné pour son faible investissement, le chauffage électrique direct reste très consommateur d'énergie primaire.
Le fioul
Très décrié, le fioul est considéré, comme les autres énergies fossiles, responsable du réchauffement climatique.
Les chaudières fioul ont cependant fait d'énormes progrès au cours des quarante dernières années, tant au niveau des brûleurs que des chaudières elles-mêmes, avec l'avènement des chaudières à haute pression et/ou condensation.
Le chauffage au fioul permet la diffusion d'une chaleur homogène sans assécher l'air ambiant. Il est souple d'utilisation en termes de stockage, de régulation et de production d'eau chaude sanitaire. Il peut aussi se coupler à des énergies renouvelables comme le solaire ou la pompe à chaleur.
Le bois
Traditionnel, le chauffage au bois est aujourd'hui très tendance ! Cette énergie naturelle et renouvelable permet en effet une combustion rayonnante, faible en CO2 et sans impact sur l'effet de serre. Si l'achat et la pose d'un appareil de chauffage au bois restent relativement élevés, même avec les avantages fiscaux, l'amortissement est assez rapide compte tenu du prix de la matière première. Ainsi, d'un excellent rendement et peu émetteur de CO2, les appareils fonctionnant aux bûches et aux granulés assurent le chauffage avec un atout charme certain.
FAQ
1. Comment savoir si je dois remplacer mon équipement ?
Le remplacement d'une ancienne chaudière au gaz ou au fioul par un modèle à haut rendement est presque toujours d'un bon rapport coût/efficacité. Mais avant tout, plusieurs indices vous permettront de déterminer la nécessité de remplacer votre système de chauffage :
- la chaudière a plus de 15 ans,
- elle doit souvent être réparée,
- les factures augmentent régulièrement,
- certaines pièces de la maison sont trop chaudes ou trop froides,
- le système est bruyant,
- l'amélioration globale des performances énergétiques de votre maison permet d'envisager un système plus adapté,
- vous avez agrandi l'espace de votre habitation.
En revanche, n'oubliez pas que si votre système est assez récent et efficace et si vous prévoyez d'agrandir l'espace chauffé de votre maison, améliiorer l'étanchéité et l'isolation de votre bâtiment peuvent vous permettre d'éviter un changement d'installation.
2. En rénovation, comment réduire sa consommation d'électricité ?
Dans un premier temps, isolez parfaitement votre maison. Ainsi, n'hésitez pas à faire mettre + de 20 cm d'isolant dans vos combles, d'isoler vos murs par l'intérieur ou mieux par l'extérieur, à faire installer des doubles vitrages, ainsi qu'une ventilation double flux ou hydgro B. Ensuite, optez pour un système de type plancher ou panneaux rayonnants, assortis d'une régulation et d'une programmation.
Les systèmes de production de chauffage : appareil individuel ou chauffage central ?
Les appareils individuels sont généralement destinés à chauffer une seule pièce, contrairement au chauffage central dédié à l'ensemble des pièces de votre maison. Suivant l'utilisation de votre habitat et son emplacement géographique, Batirenover.com vous guide pour trouver le système le plus adapté...
Un tableau précis vaut mieux qu'une longue explication, vous pourrez ainsi comparer les avantages et les inconvénients des différents modes de chauffage :
Les appareils de chauffage électrique individuels
Attractifs par leur faible coût à l'achat, la souplesse de leur utilisation et la facilité de leur entretien, moins attractifs par leur coût de fonctionnement élevé et leur taux de pollution.
| Type | Avantages |  Inconvénients |
|---|---|---|
|  Convecteur électrique |  Coût d'achat le moins cher. | Très bonne isolation sinon coûts de fonctionnement très élevés. Stratifie l'air chaud. Brûle les poussières. Augmente les vitesses d'air dans l'habitat. |
| Panneau radiant électrique ou infrarouge à quartz | Chaleur radiante mieux répartie que celle d'un convecteur. | 2 à  3 fois plus cher qu'un convecteur à l'achat. Coûts de fonctionnement élevés. Attention aux risques de brûlures ! Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
| Radiateur à bain d'huile ou à accumulation | Chaleur radiante mieux répartie et plus douce qu'un convecteur. Bonne stabilité de la températurepar forte inertie. Environ 70 % de consommation en heures creuses, d'où près de 20% d'économie. Mobilité. Adaptés aux pièces mal isolées à faible taux d'occupation. | Plus cher à l'achat que le convecteur. Environ les mêmes coûts de fonctionnement que les panneaux radiants. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
|  Radiateur à céramique | Chauffage rapide. Température constante. | Prix d'achat : environ le double de celui d'un convecteur. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
|  Radiateur à air pulsé |  Chauffage rapide. | Stratifie l'air chaud. Mouvements d'air. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
Les appareils de chauffage individuels non électriques
Comme les appareils de chauffage électrique individuels, leur prix d'acquisition est faible mais ils ne sont pas non polluants...
|  Type | Avantages  |  Inconvénients |
|---|---|---|
|  Radiateur à catalyse au butane | Mobilité. Chauffage par rayonnement. | Risque de dégagement toxique. Produits de combustion restitués dans l'ambiance. |
|  Radiateur gaz à ventouse | Consommation économique. Convient aux petites pièces. | Nécessité de percer le mur extérieur. Réseau gaz à l'intérieur de l'habitat. |
|  Insert ou poêle à bois | Emploi économique. Ecologique. Feu de bois agréable. | Manutention et entretien important. Chauffage très "centralisé" et puissance souvent très importante (supérieure aux besoins de la pièce) |
|  Poêle au kerdane | Mobilité. Gestion du chauffage à la carte. Bon rayonnement. | Coût d'utilisation élevé. Dégagement toxique à l'allumage et à la coupure. Vapeur d'eau |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
Les systèmes de chauffage central
Le chauffage central, chaudière et réseau de radiateurs, est confortable, souple de par son utilisation et le choix de tout type d'énergie.
Chaudières et radiateurs à eau ont fait de gros progrès depuis une vingtaine d'années. Le rendement des chaudières s'est accru de 20 à 35 %, la température de l'eau est moins chaude, les radiateurs à forte inertie (fonte) maintiennent une température stable ; pour les maisons très bien isolées, les radiateurs en acier ou aluminium permettent de réchauffer l'air plus rapidement.
Depuis vingt ans, la technique des planchers chauffants à eau a considérablement progressé. A basse température, ils chauffent la pièce de manière très homogène et présentent le meilleur confort thermique actuel. Réversibilité énergétique du système.
| Type  | Avantages  | Inconvénients |
|---|---|---|
| Chauffage central à radiateurs à eau | Bonne répartition calorifique. S'adapte à la recherche d'uen énergie à faible coût. | Installation onéreuse et nécessité d'un bon entretien. |
| Plancher chauffant Plafond rayonnant à eau | S'adapte à la recherche d'une énergie à faible coût. Ne déssèche pas l'air. Confortable et invisible. | Coût plus élevé que le système précédent d'environ 15%. |
| Plancher chauffant Plafond rayonnant par résistances électriques  | Mêmes avantages que le précédent excepté le coût de fonctionnement. | Impossibilité d'utiliser une autre énergie. Coût de fonctionnement élevé. |
| Plancher Géothermie | Peut diviser par 3 l'énergie électrique nécessaire au chauffage. Par réversibilité, possibilité d'avoir un plancher rafraîchissant. Confort. | Le fluide frigorigène utilisé est nuisible pour l'environnement. |
| Chauffage solaire par le plancher | Energie gratuite, non polluante. Permet des économies jusqu'à 70% des coûts de chauffage et d'eau chaude. | Le coût d'investissement est assez élevé et nécessite un emplacement pour les capteurs. Il ne se suffit pas à lui-même et impose un chauffage d'appoint. |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
FAQ
1. Pourquoi revoir mon isolation avant mes équipements ?
Dans une maison non isolée, 30 % des calories s'échappent par la toiture, 25 % par les murs et 13 % par les vitres... Une isolation thermique de qualité est donc primordiale pour optimiser votre installation de chauffage, réduire votre facture énergétique et gagner en confort !
2. Où faire installer les radiateurs dans les pièces ?
La situation, la taille et le nombre de radiateurs optimisent le confort de chaque pièce. Si votre pièce n'est pas bien isolée, faites placer les radiateurs le plus près possible de la source d'air froid pour éviter les effets de « paroi froide ». L'air froid et l'air chaud circuleront de manière plus homogène sans créer une désagréable impression de courant d'air. Enfin, vous éviterez les effets de buée.
Si votre maison est bien isolée, cela aura moins d'importance.
3. Qu'est ce que la chaleur douce ?
Il n'est pas nécessaire de chauffer à 90°C l'eau qui circule dans les radiateurs. Selon l'Ademe, 50°C suffisent pour procurer confort et bien-être : c'est la « chaleur douce ». La restitution de la chaleur par les radiateurs est alors plus diffuse, donc plus agréable et totalement sécurisante : elle évite les risques de brûlure chez les enfants. Bien entendu, le dimensionnement des radiateurs doit être adapté au mode chaleur douce par votre installateur.
Â
Le saviez-vous ?
Une installation de chauffage central comporte un thermostat qui stoppe la chaudière dès que la température choisie est atteinte. Or, le plus souvent, seul le brûleur est stoppé et le circulateur (élément qui fait circuler la chaleur) continue de tourner inutilement. Il engendre alors une consommation électrique qui peut être aussi importante que tout l'éclairage de la maison.
Avez-vous lu ?
Radiateurs ou plancher chauffant ?
Les radiateurs, individuels ou de chauffage central, sont des systèmes de diffusion de chaleur traditionnels. Les planchers chauffants, confortables, économiques et discrets, sont aujourd'hui en vogue.
Les radiateurs de chauffage central
- Les panneaux acier
L'acier concerne des radiateurs à faible contenance en eau. Moins cher à l'achat, un radiateur acier propose une montée en température ultra rapide... mais refroidit tout aussi vite. Ces radiateurs sont donc parfaits pour les petites pièces bien isolées ou pour les pièces peu utilisées.
- Les radiateurs fonte
La fonte convient aux locaux faiblement isolés thermiquement. Elle s'adapte aisément aux variations de température et dispense une chaleur constante. Elle offre aussi une grande inertie et un excellent rayonnement. Cher à l'achat, ce type de radiateur est plus long à chauffer que les radiateurs en acier, mais comme il accumule la chaleur, il la redistribue encore longtemps à l'arrêt du chauffage. Ces radiateurs sont parfaits pour les grandes pièces hautes sous plafond (entrée, mezzanine...) ou encore les pièces plus petites peu ou non isolées où l'on vit au quotidien.
- Les radiateurs aluminium
La fonte d'aluminium, provoque une réaction rapide aux variations de température. Elle cumule les avantages de la fonte et de l'acier. Bénéficiant d'une excellente conductivité, ces radiateurs montent vite en température et refroidissent lentement. Ils peuvent être placés dans toutes les pièces de la maison.Â
Les radiateurs de chauffage électrique
- Les panneaux rayonnants ou radiants
Un panneau rayonnant électrique est une plaque très chaude, protégée par une grille ou du verre qui laisse passer la chaleur sous forme d'infrarouges. La chaleur se propage aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l'air ambiant.
Un panneau rayonnant peut convenir à toutes les pièces de la maison. Il est particulièrement adapté aux pièces à vivre pour l'homogénéité de la chaleur qu'il dégage et permet de chauffer une surface de 15 à 20 m².
- Les radiateurs à inertie
Les radiateurs à inertie sont soit dotés de résistance sèche soit à fluide caloporteur. Ils offrent une chaleur par rayonnement comparable au chauffage central. Ces appareils ont la particularité de diffuser encore leur chaleur pendant un certain temps, même éteints. L'inertie permet d'obtenir une chaleur sans « à -coups ».
Choisir le plancher chauffant
Toute la maison peut être équipée d'un plancher chauffant. Toutefois il est plus fréquent de réserver ce système aux pièces les plus vastes (situées en général au rez-de-chaussée), dotées d'une grande hauteur sous plafond, donc difficiles à chauffer.
Le plancher chauffant s'adapte à toutes les situations. Il suffit simplement de tenir compte d'un certain nombre de paramètres : épaisseur, surface, réseau et de le prévoir avant de commencer les travaux.
Les planchers chauffants-rafraichissants
Le plancher chauffant « basse température » est constitué d'un réseau de tubes en matériaux de synthèse (PER) ou en cuivre, dans lequel circule de l'eau chauffée par la chaudière. Ce réseau est posé sur un isolant thermique et phonique, puis noyé dans une chape flottante ou une dalle de béton.
La diffusion de la chaleur par le sol se fait par rayonnement, ainsi, la chaleur est la même partout dans la pièce. Avec un plancher chauffant, finis les sols trop froids ! Les derniers-nés des systèmes sont « basses température », c'est-à -dire que l'eau ne circule pas à plus de 40° pour une température restituée de 28° maximum.
FAQ
1. Comment faire installer un plancher chauffant en rénovation ?
Tout d'abord, il est indispensable qu'un diagnostic précis soit fait pour envisager au mieux l'installation et le dimensionnement du système.
Ensuite, la mise en place du plancher chauffant sera essentiellement liée à la possibilité d'obtenir une hauteur de réservation suffisante après démontage des sols. Pour cela, votre artisan devra prendre en compte les hauteurs de portes et huisseries.
2. Combien coûte l'installation d'un plancher chauffant ?
L'achat et la pose et achat d'un plancher chauffant varie de 40 à 75 € HT/ m2. Pour une habitation de 100 m², prévoyez un budget moyen de 6000 €
La gamme de radiateurs en acier Samba Progress CHAPPEE
Puissant, compact et décoratif, le radiateur SAMBA Progress s'intègre harmonieusement dans tous les espaces, même les plus exigus grâce à ses 2 formats, horizontal et vertical. Un kit de fixation inclus permet une pose rapide et facile. Performant, il dispose d'un habillage verrouillé, d'angles arrondis et d'un revêtement résistant ne nécessitant aucun entretien. La pression de service maximale de 4 bars est garantie par une mise à l'épreuve systématique en usine. En plus, une grille supérieure est conçue pour la sécurité des tout-petits. SAMBA Progress « 6 orifices » est un modèle « intégration ». Pas de tuyau apparent, pas besoin de les encastrer : c'est déjà fait ! Il est possible de rajouter un kit de thermostatisation, équipé d'une tête thermostatique ou d'un volant de commande manuel.
Actu produit : Samba Progress
A retenir !
Le principe des systèmes solaire/gaz est de capter l'énergie solaire puis de la stoker. Ce stockage peut se faire dans un ballon d'accumulation tampon placé à côté de la chaudière ou dans le plancher. Ce système d'accumulateur appelé « Plancher Solaire Direct » (PSD) est l'un des plus répandus en France. Il permet de réaliser des économies importantes car 60 % des besoins peuvent être couverts par l'énergie solaire (Ademe).
Zoom sur le gaz naturel combiné aux énergies d’aujourd’hui

Gaz naturel + solaire
Le couple énergie solaire/ gaz naturel permet de préserver les ressources naturelles et de réduire les émissions de gaz carbonique. C'est une des solutions les plus respectueuses de l'environnement.
En effet, l'énergie solaire s'associe particulièrement bien aux qualités du gaz naturel dans les systèmes de chauffe-eau : on appelle cela le solaire thermique. Cette énergie solaire thermique peut être utilisée directement pour chauffer un fluide servant à la production combinée d'eau chaude sanitaire et de chauffage.
Gaz naturel + bois
La combinaison bois/gaz naturel est un système économique « mixte » qui permet d'utiliser une énergie ou une autre au sein de la même chaudière (chaudière à double foyer).
Une autre solution consiste à utiliser deux générateurs, et donc les deux énergies selon la demande. Cette solution est envisageable en rénovation lorsque la place existe pour ajouter une deuxième chaudière bois ou dans le cas d'une extension de la surface de la maison nécessitant de la puissance supplémentaire que ne peut fournir la chaudière existante.
Gaz naturel + pompe à chaleur
Les pompes à chaleur aérothermiques en relève de chaudière récupèrent les calories de l'air extérieur afin de les transférer dans l'eau de votre chauffage central au gaz. Cette solution, où vous conservez votre installation d'origine, vous permet d'augmenter la longévité de votre chaudière qui fonctionnera de 30 à 50 % de temps de chauffe (en fonction de la température extérieure) et assurera la totalité des besoins d'ECS.
FAQ
1. Pourquoi dit-on du gaz qu'il est « naturel » ?
Le gaz, énergie naturellement présente dans le sol, est essentiellement composé de méthane, incolore, inodore et non toxique.
Cette énergie primaire, directement utilisable, ne nécessite pas de transformation entre la production et l'utilisation. Près de 100% de l'énergie prélevée dans le sol est directement consommable par l'utilisateur.
2. Les capteurs solaires fonctionnent-ils uniquement l'été ?
Les capteurs solaires sont réchauffés grâce aux rayonnements du soleil. Ainsi, ils peuvent fonctionner toute l'année, même avec des températures extérieures négatives. En présence de nuages, le rayonnement diffus permet de faire marcher le système.
Le service Confort Solaire DolceVita Gaz de France
Vous souhaitez passer à l'énergie solaire pour réduire votre facture d'énergie et préserver l'environnement ? Du choix du matériel au financement, Gaz de France DolceVita et ses partenaires vous accompagnent tout au long de votre projet. Le service Confort Solaire DolceVita, c'est ainsi l'assurance de réaliser une installation solaire fiable et performante, inscrite dans une démarche environnementale.
A retenir !
Si vous disposez d'un chauffage central ou d'une installation électrique avec éventuellement une solution d'appoint au bois, commencez par faire établir un diagnostic thermique. Il vous permettra de concevoir votre projet globalement et donc de choisir les solutions techniques les plus appropriées. Ensuite, n'oubliez pas que les équipements, dispositifs d'isolation, de ventilation et de pilotage de votre installation sont complémentaires. Privilégiez la mixité des énergies pour vous chauffer en hiver et rafraîchir votre intérieur en été en envisageant un plancher chauffant basse température associé à une pompe à chaleur réversible par exemple.
Le système Genia Air de Saunier Duval
L'Examaster, le contrôleur intelligent de Genia Air
L'élément central du système Genia Air est l'Examaster. Il assure le contrôle de tous les composants et la permutation automatique entre la pompe à chaleur et l'appoint électrique. Il décide lequel, entre la résistance électrique, la pompe à chaleur, ou les deux, est le plus efficace. Pour cela, il utilise les informations fournies par la sonde extérieure et le thermostat d'ambiance en fonction de la température intérieure souhaitée. Son analyse se fonde également sur l'efficacité calculée du générateur. Ainsi, il atteint le niveau de confort requis sans jamais dépasser 6 kW, ce qui rend les modifications de l'installation électrique rarement nécessaires. Si plus de 4,5 kW sont demandés pour répondre aux besoins en chauffage, la pompe à chaleur cesse de fonctionner et la résistance électrique (6 kW) est activée pour couvrir 100 % des besoins en chauffage.
L'affichage de l'énergie sur l'Examaster
L'interface montre l'efficacité énergétique du système au cours des 24 dernières heures. Les niveaux d'efficacité suivants peuvent s'afficher :
A : Excellent C : Standard
B : Bon D : Faible
Genia Air, une solution confortable et économique, surtout en maison neuve
A la pointe de la tendance alliant écologie et économie, cette pompe à chaleur assure un haut niveau de confort au plus bas coût pour l'utilisateur. Le système se compose d'une pompe à chaleur air/eau autonome, associée à un module hydraulique qui intègre une résistance électrique de 2 à 6 kW, un vase d'expansion et un ballon de 20 litres facilitant l'installation. Entièrement basée sur une technologie éprouvée Saunier Duval, elle est extrêmement fiable et confortable à utiliser. Son exceptionnelle capacité à maximiser l'efficacité en utilisant une puissance minimale en fait le système idéal pour les bâtiments bien isolés ou à basse consommation. Pour un investissement raisonné, vous bénéficiez d'une installation fiable et écologique, silencieuse et esthétique.
D'abord le confort
- Une pompe à chaleur air/eau autonome, silencieuse et à l'esthétique design ;
- Pour les bâtiments récents ou à basse consommation (BBC) ;
- Seulement pour les installations de chauffage central à basse température ;
- Facile à installer : des dispositifs entièrement intégrés avec le module électrique de chauffage d'appoint, un vase d'expansion et un ballon d'échange ;
- Idéal pour le chauffage par le sol et des radiateurs à basse température ;
- Fonction multizone disponible avec Moduzone ;
- Longévité des composants garantie par un pilotage intelligent des générateurs ;
- Gestion intelligente des anomalies pour une grande tranquillité ;
- Tous les réglages de confort à portée de main avec le thermostat d'ambiance sans fil Exacontrol E7 radio.
Beaucoup d'économies
- Diminution des factures d'énergie et des émissions de CO2 : le système fait largement appel aux énergies renouvelables grâce à l'utilisation de la pompe à chaleur (COP de 3,77 selon EN 14511) ;
- Investissement raisonné par l'intégration d'une pompe à chaleur de 4,5 kW ;
- Pas de nécessité de modification de l'abonnement électrique ;
- Éligible au crédit d'impôt* (25 %) et à l'éco-prêt à taux zéro*. * Selon conditions et sous réserve d'éligibilité du bénéficiaire
En savoir plus

- Durant la phase 1, pour des températures douces, la pompe à chaleur Genia Air, qui tire son énergie uniquement de l'air, couvre les besoins en chauffage jusqu'à 4,5 kW.
- Durant la phase 2, pour des températures basses, si la pompe à chaleur n'est plus capable d'assurer à elle seule le chauffage, elle fonctionnera simultanément avec la résistance électrique d'appoint (2 kW ou 4 kW), jusqu'à la température d'arrêt de la PAC.
- Durant la phase 3, pour des températures froides voire extrêmes, la résistance électrique d'appoint (6 kW) seule sera activée pour produire l'intégralité de la chaleur nécessaire.
Les énergies : électricité, fioul, gaz naturel ou bois ?

L'électricité alimente quant à elle les panneaux rayonnants, les convecteurs ou les planchers chauffants.
Le gaz naturel
Le gaz naturel émet 20 à 25 % de gaz à effet de serre en moins que le pétrole. Inodore, bon marché et confortable, il permet un grand confort et une grande souplesse en termes de régulation. Cette énergie offre un très bon compromis investissement/coût d'exploitation/confort. Elle complète parfaitement les énergies renouvelables comme le solaire thermique ou la pompe à chaleur.
L'électricité
L'électricité est, en France, produite à 80 % par des centrales nucléaires et à 15 % par des centrales hydrauliques. Les 5 % restants sont partagés entre les diverses énergies fossiles. À la différence du fioul et du gaz, l'électricité n'est pas une source d'énergie mais une énergie à part entière.
En général sélectionné pour son faible investissement, le chauffage électrique direct reste très consommateur d'énergie primaire.
Le fioul
Très décrié, le fioul est considéré, comme les autres énergies fossiles, responsable du réchauffement climatique.
Les chaudières fioul ont cependant fait d'énormes progrès au cours des quarante dernières années, tant au niveau des brûleurs que des chaudières elles-mêmes, avec l'avènement des chaudières à haute pression et/ou condensation.
Le chauffage au fioul permet la diffusion d'une chaleur homogène sans assécher l'air ambiant. Il est souple d'utilisation en termes de stockage, de régulation et de production d'eau chaude sanitaire. Il peut aussi se coupler à des énergies renouvelables comme le solaire ou la pompe à chaleur.
Le bois
Traditionnel, le chauffage au bois est aujourd'hui très tendance ! Cette énergie naturelle et renouvelable permet en effet une combustion rayonnante, faible en CO2 et sans impact sur l'effet de serre. Si l'achat et la pose d'un appareil de chauffage au bois restent relativement élevés, même avec les avantages fiscaux, l'amortissement est assez rapide compte tenu du prix de la matière première. Ainsi, d'un excellent rendement et peu émetteur de CO2, les appareils fonctionnant aux bûches et aux granulés assurent le chauffage avec un atout charme certain.
FAQ
1. Comment savoir si je dois remplacer mon équipement ?
Le remplacement d'une ancienne chaudière au gaz ou au fioul par un modèle à haut rendement est presque toujours d'un bon rapport coût/efficacité. Mais avant tout, plusieurs indices vous permettront de déterminer la nécessité de remplacer votre système de chauffage :
- la chaudière a plus de 15 ans,
- elle doit souvent être réparée,
- les factures augmentent régulièrement,
- certaines pièces de la maison sont trop chaudes ou trop froides,
- le système est bruyant,
- l'amélioration globale des performances énergétiques de votre maison permet d'envisager un système plus adapté,
- vous avez agrandi l'espace de votre habitation.
En revanche, n'oubliez pas que si votre système est assez récent et efficace et si vous prévoyez d'agrandir l'espace chauffé de votre maison, améliiorer l'étanchéité et l'isolation de votre bâtiment peuvent vous permettre d'éviter un changement d'installation.
2. En rénovation, comment réduire sa consommation d'électricité ?
Dans un premier temps, isolez parfaitement votre maison. Ainsi, n'hésitez pas à faire mettre + de 20 cm d'isolant dans vos combles, d'isoler vos murs par l'intérieur ou mieux par l'extérieur, à faire installer des doubles vitrages, ainsi qu'une ventilation double flux ou hydgro B. Ensuite, optez pour un système de type plancher ou panneaux rayonnants, assortis d'une régulation et d'une programmation.
Les systèmes de production de chauffage : appareil individuel ou chauffage central ?

Un tableau précis vaut mieux qu'une longue explication, vous pourrez ainsi comparer les avantages et les inconvénients des différents modes de chauffage :
Les appareils de chauffage électrique individuels
Attractifs par leur faible coût à l'achat, la souplesse de leur utilisation et la facilité de leur entretien, moins attractifs par leur coût de fonctionnement élevé et leur taux de pollution.
| Type | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Convecteur électrique | Coût d'achat le moins cher. |
Très bonne isolation sinon coûts de fonctionnement très élevés. Stratifie l'air chaud. Brûle les poussières. Augmente les vitesses d'air dans l'habitat. |
|
Panneau radiant électrique ou infrarouge à quartz |
Chaleur radiante mieux répartie que celle d'un convecteur. |
2 à 3 fois plus cher qu'un convecteur à l'achat. Coûts de fonctionnement élevés. Attention aux risques de brûlures ! Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
|
Radiateur à bain d'huile ou à accumulation |
Chaleur radiante mieux répartie et plus douce qu'un convecteur. Bonne stabilité de la températurepar forte inertie. Environ 70 % de consommation en heures creuses, d'où près de 20% d'économie. Mobilité. Adaptés aux pièces mal isolées à faible taux d'occupation. |
Plus cher à l'achat que le convecteur. Environ les mêmes coûts de fonctionnement que les panneaux radiants. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
| Radiateur à céramique |
Chauffage rapide. Température constante. |
Prix d'achat : environ le double de celui d'un convecteur. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
| Radiateur à air pulsé | Chauffage rapide. |
Stratifie l'air chaud. Mouvements d'air. Très bonne isolation, sinon coûts de fonctionnement très élevés. |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
Les appareils de chauffage individuels non électriques
Comme les appareils de chauffage électrique individuels, leur prix d'acquisition est faible mais ils ne sont pas non polluants...
| Type | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Radiateur à catalyse au butane |
Mobilité. Chauffage par rayonnement. |
Risque de dégagement toxique. Produits de combustion restitués dans l'ambiance. |
| Radiateur gaz à ventouse |
Consommation économique. Convient aux petites pièces. |
Nécessité de percer le mur extérieur. Réseau gaz à l'intérieur de l'habitat. |
| Insert ou poêle à bois |
Emploi économique. Ecologique. Feu de bois agréable. |
Manutention et entretien important. Chauffage très "centralisé" et puissance souvent très importante (supérieure aux besoins de la pièce) |
| Poêle au kerdane |
Mobilité. Gestion du chauffage à la carte. Bon rayonnement. |
Coût d'utilisation élevé. Dégagement toxique à l'allumage et à la coupure. Vapeur d'eau |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
Les systèmes de chauffage central
Le chauffage central, chaudière et réseau de radiateurs, est confortable, souple de par son utilisation et le choix de tout type d'énergie.
Chaudières et radiateurs à eau ont fait de gros progrès depuis une vingtaine d'années. Le rendement des chaudières s'est accru de 20 à 35 %, la température de l'eau est moins chaude, les radiateurs à forte inertie (fonte) maintiennent une température stable ; pour les maisons très bien isolées, les radiateurs en acier ou aluminium permettent de réchauffer l'air plus rapidement.
Depuis vingt ans, la technique des planchers chauffants à eau a considérablement progressé. A basse température, ils chauffent la pièce de manière très homogène et présentent le meilleur confort thermique actuel. Réversibilité énergétique du système.
| Type | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Chauffage central à radiateurs à eau |
Bonne répartition calorifique. S'adapte à la recherche d'uen énergie à faible coût. |
Installation onéreuse et nécessité d'un bon entretien. |
|
Plancher chauffant Plafond rayonnant à eau |
S'adapte à la recherche d'une énergie à faible coût. Ne déssèche pas l'air. Confortable et invisible. |
Coût plus élevé que le système précédent d'environ 15%. |
|
Plancher chauffant Plafond rayonnant par résistances électriques
|
Mêmes avantages que le précédent excepté le coût de fonctionnement. |
Impossibilité d'utiliser une autre énergie. Coût de fonctionnement élevé. |
|
Plancher Géothermie |
Peut diviser par 3 l'énergie électrique nécessaire au chauffage. Par réversibilité, possibilité d'avoir un plancher rafraîchissant. Confort. |
Le fluide frigorigène utilisé est nuisible pour l'environnement. |
| Chauffage solaire par le plancher |
Energie gratuite, non polluante. Permet des économies jusqu'à 70% des coûts de chauffage et d'eau chaude. |
Le coût d'investissement est assez élevé et nécessite un emplacement pour les capteurs. Il ne se suffit pas à lui-même et impose un chauffage d'appoint. |
D'après La maison des [néga]watts, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, terre vivante.
FAQ
1. Pourquoi revoir mon isolation avant mes équipements ?
Dans une maison non isolée, 30 % des calories s'échappent par la toiture, 25 % par les murs et 13 % par les vitres... Une isolation thermique de qualité est donc primordiale pour optimiser votre installation de chauffage, réduire votre facture énergétique et gagner en confort !
2. Où faire installer les radiateurs dans les pièces ?
La situation, la taille et le nombre de radiateurs optimisent le confort de chaque pièce. Si votre pièce n'est pas bien isolée, faites placer les radiateurs le plus près possible de la source d'air froid pour éviter les effets de « paroi froide ». L'air froid et l'air chaud circuleront de manière plus homogène sans créer une désagréable impression de courant d'air. Enfin, vous éviterez les effets de buée.
Si votre maison est bien isolée, cela aura moins d'importance.
3. Qu'est ce que la chaleur douce ?
Il n'est pas nécessaire de chauffer à 90°C l'eau qui circule dans les radiateurs. Selon l'Ademe, 50°C suffisent pour procurer confort et bien-être : c'est la « chaleur douce ». La restitution de la chaleur par les radiateurs est alors plus diffuse, donc plus agréable et totalement sécurisante : elle évite les risques de brûlure chez les enfants. Bien entendu, le dimensionnement des radiateurs doit être adapté au mode chaleur douce par votre installateur.
Le saviez-vous ?
Une installation de chauffage central comporte un thermostat qui stoppe la chaudière dès que la température choisie est atteinte. Or, le plus souvent, seul le brûleur est stoppé et le circulateur (élément qui fait circuler la chaleur) continue de tourner inutilement. Il engendre alors une consommation électrique qui peut être aussi importante que tout l'éclairage de la maison.
Avez-vous lu ?
Radiateurs ou plancher chauffant ?

Les radiateurs de chauffage central
- Les panneaux acier
L'acier concerne des radiateurs à faible contenance en eau. Moins cher à l'achat, un radiateur acier propose une montée en température ultra rapide... mais refroidit tout aussi vite. Ces radiateurs sont donc parfaits pour les petites pièces bien isolées ou pour les pièces peu utilisées.
- Les radiateurs fonte
La fonte convient aux locaux faiblement isolés thermiquement. Elle s'adapte aisément aux variations de température et dispense une chaleur constante. Elle offre aussi une grande inertie et un excellent rayonnement. Cher à l'achat, ce type de radiateur est plus long à chauffer que les radiateurs en acier, mais comme il accumule la chaleur, il la redistribue encore longtemps à l'arrêt du chauffage. Ces radiateurs sont parfaits pour les grandes pièces hautes sous plafond (entrée, mezzanine...) ou encore les pièces plus petites peu ou non isolées où l'on vit au quotidien.
- Les radiateurs aluminium
La fonte d'aluminium, provoque une réaction rapide aux variations de température. Elle cumule les avantages de la fonte et de l'acier. Bénéficiant d'une excellente conductivité, ces radiateurs montent vite en température et refroidissent lentement. Ils peuvent être placés dans toutes les pièces de la maison.
Les radiateurs de chauffage électrique
- Les panneaux rayonnants ou radiants
Un panneau rayonnant électrique est une plaque très chaude, protégée par une grille ou du verre qui laisse passer la chaleur sous forme d'infrarouges. La chaleur se propage aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l'air ambiant.
Un panneau rayonnant peut convenir à toutes les pièces de la maison. Il est particulièrement adapté aux pièces à vivre pour l'homogénéité de la chaleur qu'il dégage et permet de chauffer une surface de 15 à 20 m².
- Les radiateurs à inertie
Les radiateurs à inertie sont soit dotés de résistance sèche soit à fluide caloporteur. Ils offrent une chaleur par rayonnement comparable au chauffage central. Ces appareils ont la particularité de diffuser encore leur chaleur pendant un certain temps, même éteints. L'inertie permet d'obtenir une chaleur sans « à-coups ».
Choisir le plancher chauffant
Toute la maison peut être équipée d'un plancher chauffant. Toutefois il est plus fréquent de réserver ce système aux pièces les plus vastes (situées en général au rez-de-chaussée), dotées d'une grande hauteur sous plafond, donc difficiles à chauffer.
Le plancher chauffant s'adapte à toutes les situations. Il suffit simplement de tenir compte d'un certain nombre de paramètres : épaisseur, surface, réseau et de le prévoir avant de commencer les travaux.
Les planchers chauffants-rafraichissants
Le plancher chauffant « basse température » est constitué d'un réseau de tubes en matériaux de synthèse (PER) ou en cuivre, dans lequel circule de l'eau chauffée par la chaudière. Ce réseau est posé sur un isolant thermique et phonique, puis noyé dans une chape flottante ou une dalle de béton.
La diffusion de la chaleur par le sol se fait par rayonnement, ainsi, la chaleur est la même partout dans la pièce. Avec un plancher chauffant, finis les sols trop froids ! Les derniers-nés des systèmes sont « basses température », c'est-à-dire que l'eau ne circule pas à plus de 40° pour une température restituée de 28° maximum.
FAQ
1. Comment faire installer un plancher chauffant en rénovation ?
Tout d'abord, il est indispensable qu'un diagnostic précis soit fait pour envisager au mieux l'installation et le dimensionnement du système.
Ensuite, la mise en place du plancher chauffant sera essentiellement liée à la possibilité d'obtenir une hauteur de réservation suffisante après démontage des sols. Pour cela, votre artisan devra prendre en compte les hauteurs de portes et huisseries.
2. Combien coûte l'installation d'un plancher chauffant ?
L'achat et la pose et achat d'un plancher chauffant varie de 40 à 75 € HT/ m2. Pour une habitation de 100 m², prévoyez un budget moyen de 6000 €
La gamme de radiateurs en acier Samba Progress CHAPPEE
Puissant, compact et décoratif, le radiateur SAMBA Progress s'intègre harmonieusement dans tous les espaces, même les plus exigus grâce à ses 2 formats, horizontal et vertical. Un kit de fixation inclus permet une pose rapide et facile. Performant, il dispose d'un habillage verrouillé, d'angles arrondis et d'un revêtement résistant ne nécessitant aucun entretien. La pression de service maximale de 4 bars est garantie par une mise à l'épreuve systématique en usine. En plus, une grille supérieure est conçue pour la sécurité des tout-petits. SAMBA Progress « 6 orifices » est un modèle « intégration ». Pas de tuyau apparent, pas besoin de les encastrer : c'est déjà fait ! Il est possible de rajouter un kit de thermostatisation, équipé d'une tête thermostatique ou d'un volant de commande manuel.
Actu produit : Samba Progress
A retenir !
Le principe des systèmes solaire/gaz est de capter l'énergie solaire puis de la stoker. Ce stockage peut se faire dans un ballon d'accumulation tampon placé à côté de la chaudière ou dans le plancher. Ce système d'accumulateur appelé « Plancher Solaire Direct » (PSD) est l'un des plus répandus en France. Il permet de réaliser des économies importantes car 60 % des besoins peuvent être couverts par l'énergie solaire (Ademe).
Zoom sur le gaz naturel combiné aux énergies d’aujourd’hui

Gaz naturel + solaire
Le couple énergie solaire/ gaz naturel permet de préserver les ressources naturelles et de réduire les émissions de gaz carbonique. C'est une des solutions les plus respectueuses de l'environnement.
En effet, l'énergie solaire s'associe particulièrement bien aux qualités du gaz naturel dans les systèmes de chauffe-eau : on appelle cela le solaire thermique. Cette énergie solaire thermique peut être utilisée directement pour chauffer un fluide servant à la production combinée d'eau chaude sanitaire et de chauffage.
Gaz naturel + bois
La combinaison bois/gaz naturel est un système économique « mixte » qui permet d'utiliser une énergie ou une autre au sein de la même chaudière (chaudière à double foyer).
Une autre solution consiste à utiliser deux générateurs, et donc les deux énergies selon la demande. Cette solution est envisageable en rénovation lorsque la place existe pour ajouter une deuxième chaudière bois ou dans le cas d'une extension de la surface de la maison nécessitant de la puissance supplémentaire que ne peut fournir la chaudière existante.
Gaz naturel + pompe à chaleur
Les pompes à chaleur aérothermiques en relève de chaudière récupèrent les calories de l'air extérieur afin de les transférer dans l'eau de votre chauffage central au gaz. Cette solution, où vous conservez votre installation d'origine, vous permet d'augmenter la longévité de votre chaudière qui fonctionnera de 30 à 50 % de temps de chauffe (en fonction de la température extérieure) et assurera la totalité des besoins d'ECS.
FAQ
1. Pourquoi dit-on du gaz qu'il est « naturel » ?
Le gaz, énergie naturellement présente dans le sol, est essentiellement composé de méthane, incolore, inodore et non toxique.
Cette énergie primaire, directement utilisable, ne nécessite pas de transformation entre la production et l'utilisation. Près de 100% de l'énergie prélevée dans le sol est directement consommable par l'utilisateur.
2. Les capteurs solaires fonctionnent-ils uniquement l'été ?
Les capteurs solaires sont réchauffés grâce aux rayonnements du soleil. Ainsi, ils peuvent fonctionner toute l'année, même avec des températures extérieures négatives. En présence de nuages, le rayonnement diffus permet de faire marcher le système.
Le service Confort Solaire DolceVita Gaz de France
Vous souhaitez passer à l'énergie solaire pour réduire votre facture d'énergie et préserver l'environnement ? Du choix du matériel au financement, Gaz de France DolceVita et ses partenaires vous accompagnent tout au long de votre projet. Le service Confort Solaire DolceVita, c'est ainsi l'assurance de réaliser une installation solaire fiable et performante, inscrite dans une démarche environnementale.
A retenir !
Si vous disposez d'un chauffage central ou d'une installation électrique avec éventuellement une solution d'appoint au bois, commencez par faire établir un diagnostic thermique. Il vous permettra de concevoir votre projet globalement et donc de choisir les solutions techniques les plus appropriées. Ensuite, n'oubliez pas que les équipements, dispositifs d'isolation, de ventilation et de pilotage de votre installation sont complémentaires. Privilégiez la mixité des énergies pour vous chauffer en hiver et rafraîchir votre intérieur en été en envisageant un plancher chauffant basse température associé à une pompe à chaleur réversible par exemple.
Le rendement de votre chaudière

L'efficacité énergétique des appareils de chauffage est mesurée par une cote de rendement énergétique annuel. Cette cote indique le rapport (pourcentage) entre la chaleur fournie par la chaudière et l'énergie consommée qui est transformée en chaleur utile. Plus le pourcentage est élevé, plus l'appareil de chauffage est efficace. Et plus l'efficacité de l'appareil est élevée, plus la facture de chauffage est réduite !
La principale différence entre les rendements (moyen, élevé ou haut) des chaudières relève de leurs capacités respectives à condenser l'eau des produits de combustion afin de récupérer autant de chaleur que possible. Le rendement énergétique annuel des chaudières à rendement moyen varie de 75 à 85 % tandis que celui des chaudières à rendement élevé est supérieur à 85 %.
Les chaudières à condensation très récentes ont un rendement pouvant aller jusqu'à 110 % grâce au principe de la condensation, qui permet de récupérer la chaleur présente dans la fumée de combustion.
FAQ
1. Comment le rendement d'une chaudière à condensation peut il être supérieur à 100 % ?
Jusqu'aux années 90 on ne tenait pas compte, dans le calcul du rendement, de l'énergie récupérée sur la vapeur émanant des gaz de combustion. Les apports de chaleur latente de condensation viennent augmenter l'énergie restituée par la chaudière, ce qui explique un rendement supérieur à 100 % par rapport à une valeur de référence n'incluant pas cette donnée.
C'est aussi parceque l'énergie gaz est vendue en PCS (pouvoir calorifique supérieur) donc avec son potentiel total.
Le saviez-vous ?
Depuis 1998, toutes les chaudières commercialisées sur le marché européen doivent respecter un rendement minimal de 87 % pour une chaudière standard, 89,5 % pour une chaudière basse température et 92,5% pour une chaudière à condensation.
Prix du kWh en € des différentes énergies

Pour vous proposer une approche complète et cohérente qui vous permettra de faire votre choix, il vous faut tenir compte du prix d'utilisation des différentes sources d'énergie. Ensuite, n'oubliez pas d'y rajouter le coût d'installation de vos futurs équipements !
Prix des énergies et coûts annuels sur la base d'une maison de 120 m2 moyennement isolée en Picardie

Sources : DGEMP, ITEBE, Espace Info Energie de la Bergerette. Tarifs au 12 août 2008.
FAQ
1. La cheminée au bioéthanol serait-elle la solution ?
Le bioéthanol est un carburant conçu à partir de ressources naturelles. Il permet d'alimenter les cheminées sans produire de fumée, de cendre ou d'odeur.
Si la cheminée au bioéthanol possède d'indéniables atouts, force est de constater ses limites. Parfaite en utilisation d'appoint d'une pièce, elle est insuffisante pour assurer le chauffage d'un logement. Ce qui, compte tenu de son prix d'achat (entre 1 400 et 8 000 €) s'impose comme un sérieux handicap.
Le prix du carburant est évalué à 2 € TTC/litre. Un litre permet de chauffer une pièce pendant 3 heures environ. On peut donc calculer un prix horaire moyen de 0 ,70 € et un bidon de 20 litres vous permettra de vous chauffer pendant près de 20 heures.
Le saviez-vous ?
A la différence du fioul et du gaz, l'électricité n'est pas une source d'énergie mais une énergie à part entière. La maintenance des sites de production (une centrale nucléaire représente un énorme investissement), la livraison à domicile par le réseau de distribution et la déperdition énergétique qu'elle entraîne justifient en partie son coût élevé.
GAZ DE FRANCE DOLCEVITA : Ma Future Conso DolceVita Gaz de France
Vous souhaitez améliorer votre système de chauffage au gaz naturel ou choisir le gaz naturel comme énergie de chauffage ? Quel que soit le type d'installation à prévoir, faites d'abord réaliser une estimation précise de votre future consommation énergétique avec le service Ma Future conso DolceVita !
Dix minutes suffisent pour remplir le questionnaire Ma Future conso DolceVita. Un parcours en 3 étapes :
1) Renseignez les informations concernant votre logement,
2) Renseignez votre type d'installation et vos habitudes d'utilisation,
3) Déterminez votre projet en matière de chauffage.
Un bilan personnalisé et des conseils techniques
Une fois l'estimation de votre consommation en gaz naturel établie, vous pouvez télécharger les résultats de votre bilan personnalisé au format .pdf.
Vous obtenez ainsi :
- l'estimation de votre future consommation de gaz naturel, usage par usage,
- des préconisations de solutions techniques innovantes et performantes en cohérence avec votre projet de chauffage.
Le confort thermique

Principe
Le corps échange en permanence de la chaleur avec son environnement de trois façons :
1. La conduction, quand le corps est en contact direct avec une surface.
2. La convection : quand les échanges sont liés aux mouvements de l'air autour du corps. Ils sont d'autant plus forts que la vitesse de l'air est importante et que la différence entre la température de l'air et du corps et grande.
3. Le rayonnement : quand il y a des échanges infrarouges entre le corps et les parois, chaudes ou froides.
On parle donc d'ambiance thermique confortable quand il y a un équilibre entre tous ces systèmes d'échange et que personne n'a trop chaud ou trop froid ! Ensuite, les paramètres qui régissent la sensation de confort thermique sont les températures, les mouvements d'air et l'humidité.
Convection ou rayonnement ?
La diffusion de chaleur dans les pièces est assurée par la convection ou le rayonnement.
L'importance de la part de chacun de ces modes de diffusion varie suivant le type d'émetteur de chaleur :
- les radiateurs des installations de chauffage central cèdent une partie de leur chaleur par convection en réchauffant l'air et une autre partie par rayonnement,
- les convecteurs électriques fonctionnent essentiellement par convection,
- les panneaux rayonnants fonctionnent essentiellement par rayonnement, ils peuvent être muraux, disposés au sol ou au plafond.
Equipements
La chaleur peut être produite grâce à un système individuel (convecteur, poêle, etc.) qui ne chauffe en général qu'une seule pièce.
Le chauffage central fonctionne via une chaudière qui transmet de l'eau chaude à un réseau de radiateurs diffusant ensuite leur chaleur dans toutes les pièces du logement. Ce système est très avantageux : souple d'utilisation il vous offre la possibilité d'utiliser tout type d'énergie et d'en changer tout aussi facilement.
Chaudières et radiateurs à eau ont fait d'énormes progrès : l'eau circulant dans les circuits est moins chaude qu'avant, la chaleur est plus douce, sa diffusion plus homogène et les nouvelles chaudières (spécialement celles à condensation) ont d'excellents rendements !
Les planchers chauffants à eau ont beaucoup évolués. Autrefois, trop chauds et mal réglés ils entrainaient des troubles de la circulation sanguine. Ils sont aujourd'hui conçus pour ne pas dépasser 28°C. La pièce entière est chauffée de façon homogène sans courant d'air. C'est le système qui offre aujourd'hui le meilleur confort thermique.
Entretien
Pour un confort optimal, ces appareils doivent être sûrs.
- Les appareils à combustion (gaz, fioul, bois, etc.) doivent recevoir suffisamment d'air frais pour fonctionner correctement, sans risque de dégagement et d'accumulation de gaz toxiques.
- Les conduits d'évacuation des gaz brûlés doivent être ramonés par une entreprise qualifiée qui vous fournira un certificat.
- Les appareils électriques doivent être alimentés par une installation conforme.
La programmation, source de confort
Un régulateur ou un programmateur donne ordre à l'installation de fonctionner ou de s'arrêter afin de répondre au confort que vous souhaitez. Elle peut réduire d'environ 15 % la consommation d'énergie. Régulateurs et horloges de programmation établissent le niveau de confort idéal en fonction de la température relevée grâce à l'aide d'un thermostat.
FAQ
1. Quelle est la température idéale d'un logement ?
La réglementation fixe la température de chauffage à 19°C.
Cette température convient aux pièces à vivre mais dans une chambre 15 à 17 °C sont suffisants et bien meilleurs pour la santé ! Si la température est trop élevée, elle assèche les muqueuses et nuit au sommeil.
Pour éviter les courants d'air désagréables, l'écart de température entre les parois et l'air ambiant ne doit pas dépasser 5°C.
L'été, 28 à 30°C est le maximum garantissant le confort. Au delà, un système de ventilation refroidira l'air de quelques degrés.
2. Pourquoi un logement mal chauffé est-il plus humide ?
L'air contient, sous forme de vapeur, une certaine quantité d'eau en fonction de la température et de l'humidité.
Or, l'air ne peut pas se charger indéfiniment en vapeur d'eau et pour une température donnée, il existe une quantité maximale d'eau absorbée.
On dit alors que l'air est saturé et que le taux d'humidité relative est de 100 %.
Plus l'air est froid, moins il peut contenir l'eau à l'état vapeur. Du coup, de l'air à 20 °C et 60 % d'humidité relative verra son taux d'humidité relative passer à 85 % d'humidité si la température baisse de 15 °C.
Quand la température baisse, l'humidité relative augmente et les risques de condensation deviennent donc plus élevés sur les parois froides.
3. Fonte ou acier ?
Les radiateurs en fonte ont une meilleure inertie et maintiennent ainsi la température de l'air stable. Ils sont particulièrement adaptés aux maisons peu isolées ou à bon taux d'occupation.
Les radiateurs en acier ou en aluminium réagissent plus vite : mieux vaut donc les installer dans des logements très bien isolés et à occupation alternée. En revanche, ils craignent plus la corrosion et leur dilatation entraine quelquefois des nuisances sonores.
Mais surtout, veillez à ne pas associer des radiateurs de matériaux différents (fonte/acier, acier/aluminium, etc.) : cela pourrait provoquer une électrolyse qui dégraderait lentement mais sûrement votre matériel.
A retenir !
L'emplacement de la sonde de votre régulateur joue énormément sur le fonctionnement de la régulation. Une sonde placée dans un lieu très ensoleillé, (derrière une vitre), prendra en compte une température qui conduira le système à donner des ordres erronés. Elle décidera d'arrêter le chauffage dans tout le logement alors que certaines pièces nécessiteraient un apport de chaleur ! Le choix des sondes de température et du régulateur dépend de votre installateur : demandez aux professionnels de vous guider vers des solutions adaptées à vos besoins.
l'impact du système de chauffage sur l'environnement

Les énergies
L'énergie la plus propre est bien sûr l'énergie solaire : disponible naturellement elle n'engage aucun transport. Parmi les combustibles fossiles, le gaz naturel génère très peu de dioxydes souffre (SO2), peu d'oxydes d'azote (NOx) et nettement moins de CO2 que les autres énergies.
Le charbon émet quant à lui des quantités importantes de SO2, NOx et CO2 ainsi que des particules de poussière, des métaux lourds et des hydrocarbures.
Le fuel et le propane se situent entre le gaz naturel et le charbon.
Le bois, dit « énergie neutre » absorbe autant de CO2 qu'il en émet lors de sa combustion. En revanche, il émet du NOX et son transport génère de la pollution.
Enfin, si l'énergie électrique n'émet aucune pollution sur son lieu d'utilisation elle arrive chez vous en ayant consommé une grande quantité d'énergie lors de sa production et de son transport, sans oublier la pollution toxique provoquée par la plupart des centrales.
Choisir les énergies renouvelables
Si vous utilisez des énergies traditionnelles comme le gaz naturel ou le fioul, équipez vous de matériels très performants (chaudière à condensation par exemple). Ils vous permettront de diminuer consommation et émissions polluantes. Pour l'électricité, préférez les panneaux rayonnants.
Adopter les énergies renouvelables est le meilleur moyen de produire de la chaleur de façon écologique.
• Le soleil
Le soleil ne produit ni polluant ni gaz à effet de serre. Son rayonnement, transformé en chaleur par des capteurs thermiques, permet de chauffer l'eau sanitaire (chauffe-eau solaire individuel ou CESI) ou toute la maison (on parle alors de système solaire combiné ou SSC).
Un CESI couvre environ 60 % des besoins en eau chaude d'une famille de 4 personnes et 30 à 40 % des besoins en chauffage.
Il peut aussi faire de l'électricté (photovoltaïque).
• Le bois
Grâce aux progrès des équipements, le bois peut devenir l'énergie principale de chauffage. De grands progrès ont été réalisés sur les équipements afin d'améliorer les rendements et diminuer les rejets polluants. De plus, une chaudière à bois peut être un excellent appoint pour une installation de chauffage solaire.
• La chaleur
L'énergie stockée dans le sol, l'air ou l'eau des nappes phréatiques peut être captée et restituée à l'aide d'un engin électrique, la pompe à chaleur (PAC)
Les PAC géothermiques récupèrent la chaleur du sol et/ou des nappes phréatiques. Les PAC aérothermiques récupèrent quant à elles les calories de l'air.
Soyez cohérents
Si chaque foyer français utilisait 8 ou 10 stères de bois par an pour se chauffer, imaginez l'impact sur le paysage ! Il est donc indispensable de rationnaliser son système de chauffage. Avant d'envisager un mode de chauffage écologique (à bois, solaire, etc.) pensez à faire isoler votre maison et installez un principe de ventilation.
FAQ
1. Ai-je droit à des aides financières pour changer mes équipements ?
Oui, des aides financières peuvent vous aider à améliorer votre installation : l'achat de certains matériels peut être encouragé par un crédit d'impôt de 50 %, une TVA à taux réduit ou des aides de l'ANAH.
Pour en savoir plus, cliquez ici
2. L'énergie solaire seule peut-elle suffire ?
Non, car le soleil ne brille pas en permanence ! La capacité d'accumulation thermique ne doit donc pas être sous-évaluée, afin d'optimiser la part du solaire dans la consommation d'énergie globale (fraction solaire). Dans la pratique, celle-ci peut atteindre 30 % en moyenne pour le chauffage. Le reste doit donc être fourni par une source de chaleur d'appoint.
3. Doit-on privilégier certaines énergies renouvelables ?
Plus que de favoriser une énergie par rapport à une autre, il faut regarder celle qui est la mieux adaptée à votre utilisation. En effet, les besoins énergétiques ne sont pas les mêmes à Strasbourg, Brest, Lille ou Toulouse, en été et en hiver, en ville ou à la campagne. Il faut trouver le meilleur compromis et la meilleure application : une chaudière à bois sera inappropriée dans un centre urbain alors qu'en périphérie la solution sera très envisageable.
A retenir !
En France, le simple remplacement de toutes les chaudières de plus de vingt ans éviterait le rejet de plus de sept millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
L'offre de marché DolceVita 2 énergies Nature
C'est :
• Une offre de marché* à prix fixe pour le Gaz naturel Compensé carbone : chaque kWh de gaz naturel que vous consommez est compensé par la souscription de Crédits Carbone.
• Une offre de marché** à prix fixe pour l'électricité, avec l'achat de l'équivalent de votre consommation en électricité verte d'origine hydraulique.
(*) A compter de la date de souscription d'une offre gaz naturel à prix de marché, vous ne pourrez plus souscrire par la suite un contrat au tarif réglementé en gaz naturel, pour votre lieu de consommation.
(**) A compter de la date de souscription d'une offre électricité à prix de marché, vous ne pourrez bénéficier qu'au bout de six mois d'un contrat au tarif réglementé, si vous en faites la demande avant le 1er juillet 2010, pour votre lieu de consommation.
Coût réel du kWh utile (prix d’achat, frais fixes, entretien) par type de chauffage

Les études des experts calculent les dépenses annuelles en prenant en compte la notion de Rendement ou COP global, le prix d'achat du kWh, les frais fixes (abonnement, frais de stockage), les frais d'entretien. Le kWh utile est le résultat de la division des dépenses annuelles et des besoins en énergie de votre habitation.
Un exemple de calcul
Prenons par exemple une maison de 120 m² bien isolée dont le besoin en énergie est de 8 500 kWh/an. Un calcul expert vous montrera que le prix de revient du kWh utile varie considérablement selon l'énergie utilisée : dans le peloton de tête à coûts élevés se trouvent tous les systèmes à énergie électrique : convecteurs simple ou double tarif, panneaux radiants et planchers chauffants électriques. Deux fois moins chères, les chaudières à gaz à condensation, les pompes à chaleur eau/eau, les chaudières au bois à bûches.
Prix du kWh utile par type de chauffage

Ces comparaisons n'ont de sens qu'à la condition d'établir les fonctions de chaque système :
Une PAC Air/Air ou Air/Eau n'assure le chauffage à ce prix que pour des températures extérieures > à 5°C. En-dessous, il faut recourir au direct.
Un Insert bois n'assure le chauffage que de façon centralisée.
Experts EnR, les spécialistes des énergies renouvelables

Pour préparer au mieux votre projet et répondre à toutes vos questions, les Experts EnR, professionels installateurs indépenpants, spécialistes des énergies renouvelables vous apportent de vraies réponses, vous proposent des solutions adaptées à vos besoins et vous accompagnent du début à la fin du chantier !
Quelles sont les bonnes questions à se poser avant les travaux ?
Simulez votre consommation d'énergies et obtenez un diagnostic de votre habitat.
• Quel est mon type d'habitation, est-ce la principale ou la secondaire, en quelle année a-t'elle été construite ?
• Mon habitation est-elle bien isolée ?
• Quel est le volume total à chauffer ?
• Quelles améliorations puis-je apporter ?
• Quel est mon budget global ?
• Me reste-t'il une partie de mon crédit d'impôt ?
Quelles sont les solutions les plus avantageuses ?
En production de chauffage, d'eau chaude sanitaire ou d'électricité destiné à la revente sur le réseau EDF.
Découvrez toutes les solutions en énergies renouvelables et faites votre demande de devis en ligne.
Quelles sont les aides financières en 2010 ?
Retrouvez toutes les informations sur les aides financières dont vous pouvez bénéficier. Quels sont les équipements concernés ? Qui peut bénéficier des crédits d'impôt ? Sur quelles dépenses porte le crédit d'impôt ? Sur quelles dépenses porte le crédit d'impôt ? Quelles sont les nouveautés 2010.
Le rendement de votre chaudière
Le rendement est un indicateur de la performance et de la rentabilité d'une chaudière. Plus le rendement est élevé, plus la chaudière est économe en énergie. Explications...
L'efficacité énergétique des appareils de chauffage est mesurée par une cote de rendement énergétique annuel. Cette cote indique le rapport (pourcentage) entre la chaleur fournie par la chaudière et l'énergie consommée qui est transformée en chaleur utile. Plus le pourcentage est élevé, plus l'appareil de chauffage est efficace. Et plus l'efficacité de l'appareil est élevée, plus la facture de chauffage est réduite !
La principale différence entre les rendements (moyen, élevé ou haut) des chaudières relève de leurs capacités respectives à condenser l'eau des produits de combustion afin de récupérer autant de chaleur que possible. Le rendement énergétique annuel des chaudières à rendement moyen varie de 75 à 85 % tandis que celui des chaudières à rendement élevé est supérieur à 85 %.
Les chaudières à condensation très récentes ont un rendement pouvant aller jusqu'à 110 % grâce au principe de la condensation, qui permet de récupérer la chaleur présente dans la fumée de combustion.
FAQ
1. Comment le rendement d'une chaudière à condensation peut il être supérieur à 100 % ?
Jusqu'aux années 90 on ne tenait pas compte, dans le calcul du rendement, de l'énergie récupérée sur la vapeur émanant des gaz de combustion. Les apports de chaleur latente de condensation viennent augmenter l'énergie restituée par la chaudière, ce qui explique un rendement supérieur à 100 % par rapport à une valeur de référence n'incluant pas cette donnée.
C'est aussi parceque l'énergie gaz est vendue en PCS (pouvoir calorifique supérieur) donc avec son potentiel total.
Le saviez-vous ?
Depuis 1998, toutes les chaudières commercialisées sur le marché européen doivent respecter un rendement minimal de 87 % pour une chaudière standard, 89,5 % pour une chaudière basse température et 92,5% pour une chaudière à condensation.
Prix du kWh en € des différentes énergies
Les équipements des habitations dépendent des modes de distribution dont chacun dispose. En ville, l'électricité et le gaz naturel sont « à tous les étages » tandis qu'en région le gaz propane ou le fioul sont souvent la seule alternative au « tout électrique ». En réseau ou non, traditionnelle ou nouvelle, faites le point sur le prix de vos énergies.
Pour vous proposer une approche complète et cohérente qui vous permettra de faire votre choix, il vous faut tenir compte du prix d'utilisation des différentes sources d'énergie. Ensuite, n'oubliez pas d'y rajouter le coût d'installation de vos futurs équipements !
Prix des énergies et coûts annuels sur la base d'une maison de 120 m2 moyennement isolée en Picardie

Sources : DGEMP, ITEBE, Espace Info Energie de la Bergerette. Tarifs au 12 août 2008.
FAQ
1. La cheminée au bioéthanol serait-elle la solution ?
Le bioéthanol est un carburant conçu à partir de ressources naturelles. Il permet d'alimenter les cheminées sans produire de fumée, de cendre ou d'odeur.
Si la cheminée au bioéthanol possède d'indéniables atouts, force est de constater ses limites. Parfaite en utilisation d'appoint d'une pièce, elle est insuffisante pour assurer le chauffage d'un logement. Ce qui, compte tenu de son prix d'achat (entre 1 400 et 8 000 €) s'impose comme un sérieux handicap.
Le prix du carburant est évalué à 2 € TTC/litre. Un litre permet de chauffer une pièce pendant 3 heures environ. On peut donc calculer un prix horaire moyen de 0 ,70 € et un bidon de 20 litres vous permettra de vous chauffer pendant près de 20 heures.
Le saviez-vous ?
A la différence du fioul et du gaz, l'électricité n'est pas une source d'énergie mais une énergie à part entière. La maintenance des sites de production (une centrale nucléaire représente un énorme investissement), la livraison à domicile par le réseau de distribution et la déperdition énergétique qu'elle entraîne justifient en partie son coût élevé.
GAZ DE FRANCE DOLCEVITA : Ma Future Conso DolceVita Gaz de France
Vous souhaitez améliorer votre système de chauffage au gaz naturel ou choisir le gaz naturel comme énergie de chauffage ? Quel que soit le type d'installation à prévoir, faites d'abord réaliser une estimation précise de votre future consommation énergétique avec le service Ma Future conso DolceVita !
Dix minutes suffisent pour remplir le questionnaire Ma Future conso DolceVita. Un parcours en 3 étapes :
1) Renseignez les informations concernant votre logement,
2) Renseignez votre type d'installation et vos habitudes d'utilisation,
3) Déterminez votre projet en matière de chauffage.
Un bilan personnalisé et des conseils techniques
Une fois l'estimation de votre consommation en gaz naturel établie, vous pouvez télécharger les résultats de votre bilan personnalisé au format .pdf.
Vous obtenez ainsi :
- l'estimation de votre future consommation de gaz naturel, usage par usage,
- des préconisations de solutions techniques innovantes et performantes en cohérence avec votre projet de chauffage.
Le confort thermique
On peut définir le confort thermique comme le bien-être d'un individu dans l'ambiance où il évolue. Pour être en situation de confort thermique vous ne devez avoir ni trop chaud, ni trop froid et ne ressentir aucun courant d'air gênant. Ce confort dépend de différents facteurs.
Principe
Le corps échange en permanence de la chaleur avec son environnement de trois façons :
1. La conduction, quand le corps est en contact direct avec une surface.
2. La convection : quand les échanges sont liés aux mouvements de l'air autour du corps. Ils sont d'autant plus forts que la vitesse de l'air est importante et que la différence entre la température de l'air et du corps et grande.
3. Le rayonnement : quand il y a des échanges infrarouges entre le corps et les parois, chaudes ou froides.
On parle donc d'ambiance thermique confortable quand il y a un équilibre entre tous ces systèmes d'échange et que personne n'a trop chaud ou trop froid ! Ensuite, les paramètres qui régissent la sensation de confort thermique sont les températures, les mouvements d'air et l'humidité.
Convection ou rayonnement ?
La diffusion de chaleur dans les pièces est assurée par la convection ou le rayonnement.
L'importance de la part de chacun de ces modes de diffusion varie suivant le type d'émetteur de chaleur :
- les radiateurs des installations de chauffage central cèdent une partie de leur chaleur par convection en réchauffant l'air et une autre partie par rayonnement,
- les convecteurs électriques fonctionnent essentiellement par convection,
- les panneaux rayonnants fonctionnent essentiellement par rayonnement, ils peuvent être muraux, disposés au sol ou au plafond.
Equipements
La chaleur peut être produite grâce à un système individuel (convecteur, poêle, etc.) qui ne chauffe en général qu'une seule pièce.
Le chauffage central fonctionne via une chaudière qui transmet de l'eau chaude à un réseau de radiateurs diffusant ensuite leur chaleur dans toutes les pièces du logement. Ce système est très avantageux : souple d'utilisation il vous offre la possibilité d'utiliser tout type d'énergie et d'en changer tout aussi facilement.
Chaudières et radiateurs à eau ont fait d'énormes progrès : l'eau circulant dans les circuits est moins chaude qu'avant, la chaleur est plus douce, sa diffusion plus homogène et les nouvelles chaudières (spécialement celles à condensation) ont d'excellents rendements !
Les planchers chauffants à eau ont beaucoup évolués. Autrefois, trop chauds et mal réglés ils entrainaient des troubles de la circulation sanguine. Ils sont aujourd'hui conçus pour ne pas dépasser 28°C. La pièce entière est chauffée de façon homogène sans courant d'air. C'est le système qui offre aujourd'hui le meilleur confort thermique.
Entretien
Pour un confort optimal, ces appareils doivent être sûrs.
- Les appareils à combustion (gaz, fioul, bois, etc.) doivent recevoir suffisamment d'air frais pour fonctionner correctement, sans risque de dégagement et d'accumulation de gaz toxiques.
- Les conduits d'évacuation des gaz brûlés doivent être ramonés par une entreprise qualifiée qui vous fournira un certificat.
- Les appareils électriques doivent être alimentés par une installation conforme.
La programmation, source de confort
Un régulateur ou un programmateur donne ordre à l'installation de fonctionner ou de s'arrêter afin de répondre au confort que vous souhaitez. Elle peut réduire d'environ 15 % la consommation d'énergie. Régulateurs et horloges de programmation établissent le niveau de confort idéal en fonction de la température relevée grâce à l'aide d'un thermostat.
FAQ
1. Quelle est la température idéale d'un logement ?
La réglementation fixe la température de chauffage à 19°C.
Cette température convient aux pièces à vivre mais dans une chambre 15 à 17 °C sont suffisants et bien meilleurs pour la santé ! Si la température est trop élevée, elle assèche les muqueuses et nuit au sommeil.
Pour éviter les courants d'air désagréables, l'écart de température entre les parois et l'air ambiant ne doit pas dépasser 5°C.
L'été, 28 à 30°C est le maximum garantissant le confort. Au delà, un système de ventilation refroidira l'air de quelques degrés.
2. Pourquoi un logement mal chauffé est-il plus humide ?
L'air contient, sous forme de vapeur, une certaine quantité d'eau en fonction de la température et de l'humidité.
Or, l'air ne peut pas se charger indéfiniment en vapeur d'eau et pour une température donnée, il existe une quantité maximale d'eau absorbée.
On dit alors que l'air est saturé et que le taux d'humidité relative est de 100 %.
Plus l'air est froid, moins il peut contenir l'eau à l'état vapeur. Du coup, de l'air à 20 °C et 60 % d'humidité relative verra son taux d'humidité relative passer à 85 % d'humidité si la température baisse de 15 °C.
Quand la température baisse, l'humidité relative augmente et les risques de condensation deviennent donc plus élevés sur les parois froides.
3. Fonte ou acier ?
Les radiateurs en fonte ont une meilleure inertie et maintiennent ainsi la température de l'air stable. Ils sont particulièrement adaptés aux maisons peu isolées ou à bon taux d'occupation.
Les radiateurs en acier ou en aluminium réagissent plus vite : mieux vaut donc les installer dans des logements très bien isolés et à occupation alternée. En revanche, ils craignent plus la corrosion et leur dilatation entraine quelquefois des nuisances sonores.
Mais surtout, veillez à ne pas associer des radiateurs de matériaux différents (fonte/acier, acier/aluminium, etc.) : cela pourrait provoquer une électrolyse qui dégraderait lentement mais sûrement votre matériel.
A retenir !
L'emplacement de la sonde de votre régulateur joue énormément sur le fonctionnement de la régulation. Une sonde placée dans un lieu très ensoleillé, (derrière une vitre), prendra en compte une température qui conduira le système à donner des ordres erronés. Elle décidera d'arrêter le chauffage dans tout le logement alors que certaines pièces nécessiteraient un apport de chaleur ! Le choix des sondes de température et du régulateur dépend de votre installateur : demandez aux professionnels de vous guider vers des solutions adaptées à vos besoins.
l'impact du système de chauffage sur l'environnement
Aujourd'hui, une famille de quatre personnes consomme en moyenne 10 000 kWh/an uniquement pour se chauffer. Ensuite, une chaudière qui a plus de 20 ans peut consommer jusqu'à 50 % d'énergie de plus que les modèles actuels les plus performants. Pour réduire votre consommation et polluer moins, commencez par changer votre vieille chaudière.
Les énergies
L'énergie la plus propre est bien sûr l'énergie solaire : disponible naturellement elle n'engage aucun transport. Parmi les combustibles fossiles, le gaz naturel génère très peu de dioxydes souffre (SO2), peu d'oxydes d'azote (NOx) et nettement moins de CO2 que les autres énergies.
Le charbon émet quant à lui des quantités importantes de SO2, NOx et CO2 ainsi que des particules de poussière, des métaux lourds et des hydrocarbures.
Le fuel et le propane se situent entre le gaz naturel et le charbon.
Le bois, dit « énergie neutre » absorbe autant de CO2 qu'il en émet lors de sa combustion. En revanche, il émet du NOX et son transport génère de la pollution.
Enfin, si l'énergie électrique n'émet aucune pollution sur son lieu d'utilisation elle arrive chez vous en ayant consommé une grande quantité d'énergie lors de sa production et de son transport, sans oublier la pollution toxique provoquée par la plupart des centrales.
Choisir les énergies renouvelables
Si vous utilisez des énergies traditionnelles comme le gaz naturel ou le fioul, équipez vous de matériels très performants (chaudière à condensation par exemple). Ils vous permettront de diminuer consommation et émissions polluantes. Pour l'électricité, préférez les panneaux rayonnants.
Adopter les énergies renouvelables est le meilleur moyen de produire de la chaleur de façon écologique.
• Le soleil
Le soleil ne produit ni polluant ni gaz à effet de serre. Son rayonnement, transformé en chaleur par des capteurs thermiques, permet de chauffer l'eau sanitaire (chauffe-eau solaire individuel ou CESI) ou toute la maison (on parle alors de système solaire combiné ou SSC).
Un CESI couvre environ 60 % des besoins en eau chaude d'une famille de 4 personnes et 30 à 40 % des besoins en chauffage.
Il peut aussi faire de l'électricté (photovoltaïque).
• Le bois
Grâce aux progrès des équipements, le bois peut devenir l'énergie principale de chauffage. De grands progrès ont été réalisés sur les équipements afin d'améliorer les rendements et diminuer les rejets polluants. De plus, une chaudière à bois peut être un excellent appoint pour une installation de chauffage solaire.
• La chaleur
L'énergie stockée dans le sol, l'air ou l'eau des nappes phréatiques peut être captée et restituée à l'aide d'un engin électrique, la pompe à chaleur (PAC)
Les PAC géothermiques récupèrent la chaleur du sol et/ou des nappes phréatiques. Les PAC aérothermiques récupèrent quant à elles les calories de l'air.
Soyez cohérents
Si chaque foyer français utilisait 8 ou 10 stères de bois par an pour se chauffer, imaginez l'impact sur le paysage ! Il est donc indispensable de rationnaliser son système de chauffage. Avant d'envisager un mode de chauffage écologique (à bois, solaire, etc.) pensez à faire isoler votre maison et installez un principe de ventilation.
FAQ
1. Ai-je droit à des aides financières pour changer mes équipements ?
Oui, des aides financières peuvent vous aider à améliorer votre installation : l'achat de certains matériels peut être encouragé par un crédit d'impôt de 50 %, une TVA à taux réduit ou des aides de l'ANAH.
Pour en savoir plus, cliquez ici
2. L'énergie solaire seule peut-elle suffire ?
Non, car le soleil ne brille pas en permanence ! La capacité d'accumulation thermique ne doit donc pas être sous-évaluée, afin d'optimiser la part du solaire dans la consommation d'énergie globale (fraction solaire). Dans la pratique, celle-ci peut atteindre 30 % en moyenne pour le chauffage. Le reste doit donc être fourni par une source de chaleur d'appoint.
3. Doit-on privilégier certaines énergies renouvelables ?
Plus que de favoriser une énergie par rapport à une autre, il faut regarder celle qui est la mieux adaptée à votre utilisation. En effet, les besoins énergétiques ne sont pas les mêmes à Strasbourg, Brest, Lille ou Toulouse, en été et en hiver, en ville ou à la campagne. Il faut trouver le meilleur compromis et la meilleure application : une chaudière à bois sera inappropriée dans un centre urbain alors qu'en périphérie la solution sera très envisageable.
A retenir !
En France, le simple remplacement de toutes les chaudières de plus de vingt ans éviterait le rejet de plus de sept millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
L'offre de marché DolceVita 2 énergies Nature
C'est :
• Une offre de marché* à prix fixe pour le Gaz naturel Compensé carbone : chaque kWh de gaz naturel que vous consommez est compensé par la souscription de Crédits Carbone.
• Une offre de marché** à prix fixe pour l'électricité, avec l'achat de l'équivalent de votre consommation en électricité verte d'origine hydraulique.
(*) A compter de la date de souscription d'une offre gaz naturel à prix de marché, vous ne pourrez plus souscrire par la suite un contrat au tarif réglementé en gaz naturel, pour votre lieu de consommation.
(**) A compter de la date de souscription d'une offre électricité à prix de marché, vous ne pourrez bénéficier qu'au bout de six mois d'un contrat au tarif réglementé, si vous en faites la demande avant le 1er juillet 2010, pour votre lieu de consommation.
Coût réel du kWh utile (prix d’achat, frais fixes, entretien) par type de chauffage
Il n'est pas facile d'avoir une vue claire et comparative du coût réel de l'énergie. Pour y arriver, il faut approcher au plus près le prix de revient du kWh dit « utile », soit celui effectivement fourni aux pièces de votre logement. Petits conseils pour calculer le vrai prix du kWh utile...
Les études des experts calculent les dépenses annuelles en prenant en compte la notion de Rendement ou COP global, le prix d'achat du kWh, les frais fixes (abonnement, frais de stockage), les frais d'entretien. Le kWh utile est le résultat de la division des dépenses annuelles et des besoins en énergie de votre habitation.
Un exemple de calcul
Prenons par exemple une maison de 120 m² bien isolée dont le besoin en énergie est de 8 500 kWh/an. Un calcul expert vous montrera que le prix de revient du kWh utile varie considérablement selon l'énergie utilisée : dans le peloton de tête à coûts élevés se trouvent tous les systèmes à énergie électrique : convecteurs simple ou double tarif, panneaux radiants et planchers chauffants électriques. Deux fois moins chères, les chaudières à gaz à condensation, les pompes à chaleur eau/eau, les chaudières au bois à bûches.
Prix du kWh utile par type de chauffage

Ces comparaisons n'ont de sens qu'à la condition d'établir les fonctions de chaque système :
Une PAC Air/Air ou Air/Eau n'assure le chauffage à ce prix que pour des températures extérieures > à 5°C. En-dessous, il faut recourir au direct.
Un Insert bois n'assure le chauffage que de façon centralisée.
Experts EnR, les spécialistes des énergies renouvelables
Cette année c’est décidé ! Vous faites des travaux pour économiser sur votre facture d’énergie et pour améliorer votre confort !
Pour préparer au mieux votre projet et répondre à toutes vos questions, les Experts EnR, professionels installateurs indépenpants, spécialistes des énergies renouvelables vous apportent de vraies réponses, vous proposent des solutions adaptées à vos besoins et vous accompagnent du début à la fin du chantier !
Quelles sont les bonnes questions à se poser avant les travaux ?
Simulez votre consommation d'énergies et obtenez un diagnostic de votre habitat.
• Quel est mon type d'habitation, est-ce la principale ou la secondaire, en quelle année a-t'elle été construite ?
• Mon habitation est-elle bien isolée ?
• Quel est le volume total à chauffer ?
• Quelles améliorations puis-je apporter ?
• Quel est mon budget global ?
• Me reste-t'il une partie de mon crédit d'impôt ?
Quelles sont les solutions les plus avantageuses ?
En production de chauffage, d'eau chaude sanitaire ou d'électricité destiné à la revente sur le réseau EDF.
Découvrez toutes les solutions en énergies renouvelables et faites votre demande de devis en ligne.
Quelles sont les aides financières en 2010 ?
Retrouvez toutes les informations sur les aides financières dont vous pouvez bénéficier. Quels sont les équipements concernés ? Qui peut bénéficier des crédits d'impôt ? Sur quelles dépenses porte le crédit d'impôt ? Sur quelles dépenses porte le crédit d'impôt ? Quelles sont les nouveautés 2010.
Faire le point sur vos besoins en énergie
Les ménages consomment 47 % de l'énergie produite en France pour leurs besoins domestiques selon la répartition suivante :

Certains postes (chauffage, cuisson, production d'eau chaude) peuvent utiliser plusieurs sources d'énergie. D'autres sont dépendants de l'électricité (électroménager, éclairage, etc.). Compte tenu de l'importance que représente le chauffage dans les besoins quotidiens, il est indispensable de pouvoir choisir une installation qui réduise efficacement la consommation d'énergie.
Le DPE
Pour connaître les points faibles de votre logement et savoir où intervenir, il existe maintenant un outil : le diagnostic de performance énergétique (DPE).
Le DPE est prévu par la Directive européenne de la Performance Energétique des Bâtiments. Il est assuré par les professionnels qualifiés.
Valable dix ans, un DPE comprend :
- un état des lieux qui situe la consommation de votre logement sur une échelle de référence de 7 classes de performance énergétique (de A à G).
Il est complété par un second classement déterminant le niveau d'émissions de gaz à effet de serre,
- des recommandations de travaux pour améliorer les performances énergétiques de votre logement.
Au-delà de l'obligation de réaliser un DPE lors de la mise en vente ou en location d'un logement, il est intéressant de le faire établir pour obtenir un diagnostic objectif de l'état énergétique de votre logement, et ainsi de vous aider à prévoir vos travaux.
GAZ DE FRANCE DOLCEVITA : Ma Future Conso
Vous souhaitez améliorer votre système de chauffage au gaz naturel ou choisir le gaz naturel comme énergie de chauffage ? Quel que soit le type d'installation à prévoir, faites d'abord réaliser une estimation précise de votre future consommation énergétique avec le service Ma Future conso DolceVita !
FAQ
1. Comment puis-je comparer les équipements entre eux ?
Grâce à l'étiquette énergie ! Obligatoire pour tous les appareils électroménagers, l'étiquette énergie est une échelle de couleur qui symbolise la consommation d'énergie de A : économe à G : peu économe. Sur fond noir est indiquée la classification de l'appareil. On y trouve aussi les consommations (électricité, eau, etc.) et le niveau de bruit émis.
Si un appareil classé A ou B est plus cher qu'un appareil moins bien classé, la différence de prix est rapidement compensée par les économies réalisées en électricité !
2. Combien coûte un DPE ?
En moyenne, un DPE coûte entre 100 et 250 €. Cependant, les tarifs n'étant pas réglementés, demandez un devis auprès de plusieurs professionnels.
Pour trouver un diagnostiqueur, consultez les sites www.logement.gouv.fr, www.rt-batiment.fr ou appelez le 0810 060 050 (Espace Info>Energie).
Pour une première approche, le site bao-gp.com propose de réaliser gratuitement un diagnostic énergétique de votre maison à partir des réponses que vous fournirez (âge du bâtiment, présence d'isolation ou non, etc.).
Les bonnes habitudes de consommation de chauffage
Le chauffage représente une part très importante de la consommation énergétique totale de votre logement. Cependant, cette consommation varie en fonction de vos comportements.
Pour optimiser votre système, adoptez au quotidien une conduite judicieuse : cela vous permettra de réaliser d'importantes économies !
Avant tout, isolez !
Empêcher la chaleur de s'échapper, c'est déjà une façon efficace de se chauffer. Une bonne isolation du toit, des murs et des planchers de votre maison vous fera économiser environ 12 % d'énergie. Optez aussi pour des fenêtres à double vitrage. Mais attention, envisagez toujours vos travaux dans leur ensemble : une maison bien isolée doit être bien ventilée pour éviter les problèmes d'humidité.
Chauffez malin
- Des températures de 19 °C dans les pièces à vivre et de 16 °C dans les chambres suffisent.
- Ne chauffez pas les pièces la plupart du temps inoccupées.
- Baissez la température de 3 ou 4 °C si vous vous absentez moins de deux jours.
- En période froide, si vous quittez votre habitation plus de 2 jours, réglez votre chaudière sur hors-gel.
Entretenez votre chaudière
Si votre chaudière a plus de 15 ans, changez-la pour économiser au moins 15 % de votre consommation. Voire 30 ou 40 %, en choisissant un modèle basse température ou à condensation.
Ensuite, pour votre sécurité et pour la santé de votre chaudière, il est obligatoire de faire entretenir votre installation de chauffage et de production d'eau chaude une fois par an par un professionnel. Une chaudière régulièrement entretenue consomme 8 à 12 % d'énergie en moins.
Occupez-vous de vos radiateurs
Pour que vos radiateurs consomment moins d'énergie, faites-les équiper d'un robinet thermostatique. Il les maintiendra à la température choisie en fonction de l'occupation de la pièce et des apports naturels de chaleur.
Faites les purger une fois par an pour qu'ils aient un rendement optimal, ne les couvrez pas et nettoyez les régulièrement.
A retenir !
Un degré de moins, c'est peut-être un pull en plus, mais c'est surtout 7 % de consommation en moins (Source : Ademe).
Régulation et programmation de votre chauffage
En pilotant vos radiateurs et/ou vos planchers chauffants en fonction de la température choisie, la régulation vous permettra de consommer jusqu'à 10 % de moins d'énergie, voire plus avec une horloge de programmation, qui réduit automatiquement la température la nuit ou en fonction des plages d'occupation de la maison.
Idéalement, pour vos équipements basse température, combinez le thermostat d'ambiance à une régulation dépendante de la température extérieure, à l'aide d'une sonde.
Fonctionnement
La régulation agit sur le fonctionnement de l'installation de chauffage et maintient la température ambiante à une valeur dite « température de consigne ». Pour cela, elle prend en compte tous les apports gratuits de chaleur (soleil, appareils de cuisson, etc.).
De son côté, la programmation complète la régulation.
La régulation et la programmation sont indispensables au fonctionnement optimal de votre installation de chauffage : elles contrôlent le système afin qu'il fournisse la température au bon moment et à un juste niveau.
Elles garantissent un confort adapté à votre mode de vie au meilleur coût et sans gaspillage, et contribuent à limiter les émissions polluantes et les rejets de gaz à effet de serre.
Les robinets thermostatiques
Les robinets thermostatiques sont la solution la plus simple. Ils remplacent les robinets manuels des radiateurs et permettent de régler la température pièce par pièce, en jouant sur le débit d'eau passant dans le radiateur.
Adaptables à tous les types de radiateurs à eau chaude, ils apportent une excellente réponse en matière de confort et d'économies. Ainsi, si l'on veut maintenir 20°C dans une pièce, il y aura un ordre de coupure automatique quand la température de consigne sera atteinte.
La régulation automatique avec sonde extérieure
Une régulation électronique mesure au 1/10e de degré près les variations de la température ambiante et/ou de la température extérieure.
Elle adapte ensuite automatiquement l'installation de chauffage en conséquence.
Le principe ? Un thermostat d'ambiance mesure la température dans une pièce de référence. Ensuite, le système de régulation règle la température du logement en la comparant à la température de consigne, avant d'agir sur la chaudière ou la température de l'eau du circuit de distribution.
En plus, une sonde extérieure peut mesurer la température de l'air extérieur et permettre alors à l'installation de chauffage d'anticiper les variations météorologiques. La chaudière réagit avant que le logement n'ait eu le temps de se refroidir ou de se réchauffer !
Les programmateurs
Quand les besoins et l'occupation du logement changent, la programmation permet de faire varier la température de consigne selon le moment de la journée et le jour de la semaine. Elle est établie à l'avance et une manipulation simple permet de la modifier en période d'absence.
Avec un système de chauffage central, les différentes pièces peuvent être regroupées en zones recevant chacune une programmation particulière correspondant à vos activités, vos heures de présence, etc. Une programmation intelligente sera donc conçue en fonction de l'installation de chauffage et d'options tarifaires intéressantes afin de réaliser le plus d'économies possibles.
SAUNIER DUVAL : ExaCONTROL
Pour un confort à portée de main, découvrez les programmateurs et thermostats d'ambiance ExaCONTROL. Ultra simples d'utilisation, ils vous assurent de belles économies d'énergie. En effet, grâce à la précision de la programmation, votre chauffage s'adapte à votre emploi du temps.
Découvrir ExaCONTROL
FAQ
1. Comment choisir la régulation d'un chauffage central la plus économe en énergie ?
Lorsqu'un simple thermostat d'ambiance commande le brûleur de la chaudière, il n'y a pas d'anticipation de la demande d'énergie en fonction de l'évolution de la température extérieure.
Un système de régulation basé sur la température extérieure anticipe et modifie la puissance du chauffage selon la température constatée. Ce principe est préférable lorsque les radiateurs sont très éloignés de la chaudière ou quand l'habitation a beaucoup d'inertie. Elle est également conseillée dans le cas d'un plancher chauffant.
Quoi qu'il en soit, l'emplacement de la sonde extérieure doit être soigneusement choisi.
2. Puis-je placer n'importe où ma sonde de température ?
Non ! La mesure de température du thermostat peut être totalement faussée si un courant d'air arrive juste sur la sonde de mesure. Soyez vigilants !
3. Puis-je positionner mon convecteur en position « maxi » pour réchauffer plus vite ma pièce ?
Non. Ce réflexe courant est une mauvaise habitude.
En effet, un convecteur n'est pas un appareil dont on peut moduler la puissance de chauffe. Il fonctionne selon que courant électrique passe ou non dans les résistances électriques. La molette de réglage sert à ajuster la sensibilité du thermostat, système qui va limiter l'activité du chauffage en fonction de la température ambiante. En pensant accélérer les choses, vous transmettez en fait à votre chauffage l'information « continuer à chauffer jusqu'à ce que la température atteigne le maximum autorisé par le thermostat » et fixez simplement le seuil d'arrêt plus haut. Au risque de voir votre pièce surchauffée et de gaspiller inutilement de l'énergie.
L’Intellibox de Sauter

Un appareil de chauffe intelligent
Sauter propose des appareils aux fonctionnalités environnementales innovantes équipés de tous les types de corps de chauffe (fonte, fluide, stéatite). Le concept de "Confort Intelligent" permet à l'utilisateur de définir à l'avance et automatiquement la chauffe de l'appareil selon le mode de vie du consommateur par le biais de la programmation.
Il en existe plusieurs types :
- le kit pass program : un kit de programmation hebdomadaire qui propose 3 programmes sur la semaine et un programme pré-enregistré en usine.
- l'Intellibox : un kit de programmation embarquée et de fonctionnalités environnementales, permet à l'appareil de se gérer seul, et de laisser place à une éco-attitude "sans effort" ! Une union parfaite du confort et de l'éco-responsabilité au sein d'un même produit.
Une intelligence qui vous fait faire des économies
Cette fonctionnalité de programmation vous permet d'économiser jusqu'à 25 % sur la facture de chauffage et de répondre également aux préoccupations environnementales. Pour mieux s'adapter à ces exigences, nombre de fonctions sont mises en place :
- Détection de fenêtre ouverte,
- Indicateur de consommation,
- Retour à la température recommandée par l'Ademe, 19°C en mode confort et 15,5°C en mode éco.
L'utilisation de ces 3 dernières fonctionnalités peut permettre d'économiser jusqu'à 15 % sur la facture de chauffage.
Vous avez le choix
Différents émetteurs de chauffage s'offrent à vous, dont les convecteurs, les rayonnants, les radiateurs et les sèche-serviettes. Les convecteurs représentent l'entrée de gamme en matière de chauffage électrique et demeurent peu coûteux à l'achat. Les rayonnants sont un bon intermédiaire entre les convecteurs et les radiateurs. Le rayonnant électronique programmable Bijou, idéal pour les endroits de passages (couloirs), la cuisine ou la salle de bains, est équipé de l'Intellibox.
Quant au radiateur, il est devenu en quelques années le cœur du marché et semble la solution de confort idéale, équivalente au chauffage central. Nombre d'entre eux sont programmables, notamment Baladi, Cinto, Madison, ou Saltarello qui sont préconisés pour le séjour, le bureau ou la chambre.
En savoir plus
Pour la rentrée 2010, Sauter a donc équipé sa nouvelle gamme de radiateurs, sources de confort, de l'"Intellibox", boîtier aux 4 fonctionnalités intelligentes avec à la clé un meilleur confort thermique associée à une consommation d'énergie maîtrisée.
Faire le point sur vos besoins en énergie
Le DPE
Pour connaître les points faibles de votre logement et savoir où intervenir, il existe maintenant un outil : le diagnostic de performance énergétique (DPE).
Le DPE est prévu par la Directive européenne de la Performance Energétique des Bâtiments. Il est assuré par les professionnels qualifiés.
Valable dix ans, un DPE comprend :
- un état des lieux qui situe la consommation de votre logement sur une échelle de référence de 7 classes de performance énergétique (de A à G).
Il est complété par un second classement déterminant le niveau d'émissions de gaz à effet de serre,
- des recommandations de travaux pour améliorer les performances énergétiques de votre logement.
Au-delà de l'obligation de réaliser un DPE lors de la mise en vente ou en location d'un logement, il est intéressant de le faire établir pour obtenir un diagnostic objectif de l'état énergétique de votre logement, et ainsi de vous aider à prévoir vos travaux.
GAZ DE FRANCE DOLCEVITA : Ma Future Conso
Vous souhaitez améliorer votre système de chauffage au gaz naturel ou choisir le gaz naturel comme énergie de chauffage ? Quel que soit le type d'installation à prévoir, faites d'abord réaliser une estimation précise de votre future consommation énergétique avec le service Ma Future conso DolceVita !
FAQ
1. Comment puis-je comparer les équipements entre eux ?
Grâce à l'étiquette énergie ! Obligatoire pour tous les appareils électroménagers, l'étiquette énergie est une échelle de couleur qui symbolise la consommation d'énergie de A : économe à G : peu économe. Sur fond noir est indiquée la classification de l'appareil. On y trouve aussi les consommations (électricité, eau, etc.) et le niveau de bruit émis.
Si un appareil classé A ou B est plus cher qu'un appareil moins bien classé, la différence de prix est rapidement compensée par les économies réalisées en électricité !
2. Combien coûte un DPE ?
En moyenne, un DPE coûte entre 100 et 250 €. Cependant, les tarifs n'étant pas réglementés, demandez un devis auprès de plusieurs professionnels.
Pour trouver un diagnostiqueur, consultez les sites www.logement.gouv.fr, www.rt-batiment.fr ou appelez le 0810 060 050 (Espace Info>Energie).
Pour une première approche, le site bao-gp.com propose de réaliser gratuitement un diagnostic énergétique de votre maison à partir des réponses que vous fournirez (âge du bâtiment, présence d'isolation ou non, etc.).
Les bonnes habitudes de consommation de chauffage

Pour optimiser votre système, adoptez au quotidien une conduite judicieuse : cela vous permettra de réaliser d'importantes économies !
Avant tout, isolez !
Empêcher la chaleur de s'échapper, c'est déjà une façon efficace de se chauffer. Une bonne isolation du toit, des murs et des planchers de votre maison vous fera économiser environ 12 % d'énergie. Optez aussi pour des fenêtres à double vitrage. Mais attention, envisagez toujours vos travaux dans leur ensemble : une maison bien isolée doit être bien ventilée pour éviter les problèmes d'humidité.
Chauffez malin
- Des températures de 19 °C dans les pièces à vivre et de 16 °C dans les chambres suffisent.
- Ne chauffez pas les pièces la plupart du temps inoccupées.
- Baissez la température de 3 ou 4 °C si vous vous absentez moins de deux jours.
- En période froide, si vous quittez votre habitation plus de 2 jours, réglez votre chaudière sur hors-gel.
Entretenez votre chaudière
Si votre chaudière a plus de 15 ans, changez-la pour économiser au moins 15 % de votre consommation. Voire 30 ou 40 %, en choisissant un modèle basse température ou à condensation.
Ensuite, pour votre sécurité et pour la santé de votre chaudière, il est obligatoire de faire entretenir votre installation de chauffage et de production d'eau chaude une fois par an par un professionnel. Une chaudière régulièrement entretenue consomme 8 à 12 % d'énergie en moins.
Occupez-vous de vos radiateurs
Pour que vos radiateurs consomment moins d'énergie, faites-les équiper d'un robinet thermostatique. Il les maintiendra à la température choisie en fonction de l'occupation de la pièce et des apports naturels de chaleur.
Faites les purger une fois par an pour qu'ils aient un rendement optimal, ne les couvrez pas et nettoyez les régulièrement.
A retenir !
Un degré de moins, c'est peut-être un pull en plus, mais c'est surtout 7 % de consommation en moins (Source : Ademe).
Régulation et programmation de votre chauffage
En pilotant vos radiateurs et/ou vos planchers chauffants en fonction de la température choisie, la régulation vous permettra de consommer jusqu'à 10 % de moins d'énergie, voire plus avec une horloge de programmation, qui réduit automatiquement la température la nuit ou en fonction des plages d'occupation de la maison.
Idéalement, pour vos équipements basse température, combinez le thermostat d'ambiance à une régulation dépendante de la température extérieure, à l'aide d'une sonde.
Fonctionnement
La régulation agit sur le fonctionnement de l'installation de chauffage et maintient la température ambiante à une valeur dite « température de consigne ». Pour cela, elle prend en compte tous les apports gratuits de chaleur (soleil, appareils de cuisson, etc.).
De son côté, la programmation complète la régulation.
La régulation et la programmation sont indispensables au fonctionnement optimal de votre installation de chauffage : elles contrôlent le système afin qu'il fournisse la température au bon moment et à un juste niveau.
Elles garantissent un confort adapté à votre mode de vie au meilleur coût et sans gaspillage, et contribuent à limiter les émissions polluantes et les rejets de gaz à effet de serre.
Les robinets thermostatiques
Les robinets thermostatiques sont la solution la plus simple. Ils remplacent les robinets manuels des radiateurs et permettent de régler la température pièce par pièce, en jouant sur le débit d'eau passant dans le radiateur.
Adaptables à tous les types de radiateurs à eau chaude, ils apportent une excellente réponse en matière de confort et d'économies. Ainsi, si l'on veut maintenir 20°C dans une pièce, il y aura un ordre de coupure automatique quand la température de consigne sera atteinte.
La régulation automatique avec sonde extérieure
Une régulation électronique mesure au 1/10e de degré près les variations de la température ambiante et/ou de la température extérieure.
Elle adapte ensuite automatiquement l'installation de chauffage en conséquence.
Le principe ? Un thermostat d'ambiance mesure la température dans une pièce de référence. Ensuite, le système de régulation règle la température du logement en la comparant à la température de consigne, avant d'agir sur la chaudière ou la température de l'eau du circuit de distribution.
En plus, une sonde extérieure peut mesurer la température de l'air extérieur et permettre alors à l'installation de chauffage d'anticiper les variations météorologiques. La chaudière réagit avant que le logement n'ait eu le temps de se refroidir ou de se réchauffer !
Les programmateurs
Quand les besoins et l'occupation du logement changent, la programmation permet de faire varier la température de consigne selon le moment de la journée et le jour de la semaine. Elle est établie à l'avance et une manipulation simple permet de la modifier en période d'absence.
Avec un système de chauffage central, les différentes pièces peuvent être regroupées en zones recevant chacune une programmation particulière correspondant à vos activités, vos heures de présence, etc. Une programmation intelligente sera donc conçue en fonction de l'installation de chauffage et d'options tarifaires intéressantes afin de réaliser le plus d'économies possibles.
SAUNIER DUVAL : ExaCONTROL
Pour un confort à portée de main, découvrez les programmateurs et thermostats d'ambiance ExaCONTROL. Ultra simples d'utilisation, ils vous assurent de belles économies d'énergie. En effet, grâce à la précision de la programmation, votre chauffage s'adapte à votre emploi du temps.
Découvrir ExaCONTROL
FAQ
1. Comment choisir la régulation d'un chauffage central la plus économe en énergie ?
Lorsqu'un simple thermostat d'ambiance commande le brûleur de la chaudière, il n'y a pas d'anticipation de la demande d'énergie en fonction de l'évolution de la température extérieure.
Un système de régulation basé sur la température extérieure anticipe et modifie la puissance du chauffage selon la température constatée. Ce principe est préférable lorsque les radiateurs sont très éloignés de la chaudière ou quand l'habitation a beaucoup d'inertie. Elle est également conseillée dans le cas d'un plancher chauffant.
Quoi qu'il en soit, l'emplacement de la sonde extérieure doit être soigneusement choisi.
2. Puis-je placer n'importe où ma sonde de température ?
Non ! La mesure de température du thermostat peut être totalement faussée si un courant d'air arrive juste sur la sonde de mesure. Soyez vigilants !
3. Puis-je positionner mon convecteur en position « maxi » pour réchauffer plus vite ma pièce ?
Non. Ce réflexe courant est une mauvaise habitude.
En effet, un convecteur n'est pas un appareil dont on peut moduler la puissance de chauffe. Il fonctionne selon que courant électrique passe ou non dans les résistances électriques. La molette de réglage sert à ajuster la sensibilité du thermostat, système qui va limiter l'activité du chauffage en fonction de la température ambiante. En pensant accélérer les choses, vous transmettez en fait à votre chauffage l'information « continuer à chauffer jusqu'à ce que la température atteigne le maximum autorisé par le thermostat » et fixez simplement le seuil d'arrêt plus haut. Au risque de voir votre pièce surchauffée et de gaspiller inutilement de l'énergie.
L’Intellibox de Sauter

Un appareil de chauffe intelligent
Sauter propose des appareils aux fonctionnalités environnementales innovantes équipés de tous les types de corps de chauffe (fonte, fluide, stéatite). Le concept de "Confort Intelligent" permet à l'utilisateur de définir à l'avance et automatiquement la chauffe de l'appareil selon le mode de vie du consommateur par le biais de la programmation.
Il en existe plusieurs types :
- le kit pass program : un kit de programmation hebdomadaire qui propose 3 programmes sur la semaine et un programme pré-enregistré en usine.
- l'Intellibox : un kit de programmation embarquée et de fonctionnalités environnementales, permet à l'appareil de se gérer seul, et de laisser place à une éco-attitude "sans effort" ! Une union parfaite du confort et de l'éco-responsabilité au sein d'un même produit.
Une intelligence qui vous fait faire des économies
Cette fonctionnalité de programmation vous permet d'économiser jusqu'à 25 % sur la facture de chauffage et de répondre également aux préoccupations environnementales. Pour mieux s'adapter à ces exigences, nombre de fonctions sont mises en place :
- Détection de fenêtre ouverte,
- Indicateur de consommation,
- Retour à la température recommandée par l'Ademe, 19°C en mode confort et 15,5°C en mode éco.
L'utilisation de ces 3 dernières fonctionnalités peut permettre d'économiser jusqu'à 15 % sur la facture de chauffage.
Vous avez le choix
Différents émetteurs de chauffage s'offrent à vous, dont les convecteurs, les rayonnants, les radiateurs et les sèche-serviettes. Les convecteurs représentent l'entrée de gamme en matière de chauffage électrique et demeurent peu coûteux à l'achat. Les rayonnants sont un bon intermédiaire entre les convecteurs et les radiateurs. Le rayonnant électronique programmable Bijou, idéal pour les endroits de passages (couloirs), la cuisine ou la salle de bains, est équipé de l'Intellibox.
Quant au radiateur, il est devenu en quelques années le cœur du marché et semble la solution de confort idéale, équivalente au chauffage central. Nombre d'entre eux sont programmables, notamment Baladi, Cinto, Madison, ou Saltarello qui sont préconisés pour le séjour, le bureau ou la chambre.
En savoir plus
Pour la rentrée 2010, Sauter a donc équipé sa nouvelle gamme de radiateurs, sources de confort, de l'"Intellibox", boîtier aux 4 fonctionnalités intelligentes avec à la clé un meilleur confort thermique associée à une consommation d'énergie maîtrisée.
Combiné Taïnis Solar HTE de Idéal Standard

Confort optimal
Modulante de 4 à 24 kW, cette chaudière inox à condensation gaz est un concept monobloc « tout intégré » extrêmement compact. Pré-équipée de série pour une installation immédiate, la chaudière comprend l'ensemble des composants d'un chauffe-eau solaire. Elle vous est livrée avec le ballon de stockage, l'échangeur, le régulateur, le circulateur et le dispositif de chauffage d'appoint qui garantissent son bon fonctionnement. Taïnis Solar HTE est prête à être raccordée à tous les capteurs solaires plans de la gamme IDEAL STANDARD.
Economies d'énergie
Hormis sa simplicité de mise en œuvre, la chaudière est livrée d'origine avec une régulation sur sonde extérieure optimisant ainsi son fonctionnement chauffage : c'est l'assurance d'une promesse tenue en termes de confort et d'économies. De plus, Taïnis Solar HTE est la seule chaudière monobloc du marché à proposer un débit d'eau chaude de 270 l en 10 minutes grâce au volume important du préparateur solaire de 200 l et son système d'appoint à stratification qui permettent d'assurer un confort d'eau chaude maximal.
Performances environnementales
L'installation d'un système combiné gaz condensation/solaire Taïnis Solar HTE dans une maison individuelle de 120m² habitables contribue à ce que votre logement soit classé "économe"..

Changer ou améliorer sa chaudière ?

Améliorer votre chaudière
Si votre chaudière a moins de 5 ou 10 ans, vous pouvez certainement en améliorer le rendement par une révision et un entretien régulier.
- D'abord s'assurer que l'allumeur, le thermocouple, la surchauffe, la veilleuse sont encore en bon état. Le changement de certaines pièces n'est pas très onéreux et permet de retrouver un rendement perdu par l'usure de ces pièces.
- Ensuite, faire installer un thermostat programmable. Cela vous permettra de régler la température et l'heure de marche de votre chaudière pour une économie pouvant aller jusqu'à 100 euros par an.
- Etanchéifier votre réseau de conduits s'il est placé à l'extérieur de l'enveloppe du bâtiment.
Remplacez votre chaudière...
- Si elle a plus de dix ou quinze ans,
- S'il faut la réparer régulièrement,
- Si certaines pièces sont soit trop froides soit trop chaudes,
- Si vos factures augmentent régulièrement.
Depuis une quinzaine d'années, le rendement des chaudières s'est progressivement amélioré, de l'ordre de 20 à 35 %. Il y a d'abord eu les chaudières basse température qui sont aujourd'hui relayées par les chaudières à condensation. Il est courant de voir des chaudières qui ont plus de 15 ans n'avoir qu'un rendement de 65 à 75 %. Mais les chaudières nouvelles générations atteignent quant à elles des rendements de près de 100 %.
En optant pour ces équipements dernière génération, vous obtiendrez non seulement un meilleur niveau de confort, mais pourrez apprécier les répercutions positives sur votre facture énergétique, en quelques années à peine. Enfin, outre leurs atouts de confort et d'économie, remplacer votre chaudière vieillissante par une chaudière éco-performante limite l'impact de votre logement sur l'environnement (réduction des émissions de CO2).
Choisir un nouveau système
Un système de chauffage performant doit prendre en compte :
- la zone géographique de votre logement (climat),
- la conception et l'orientation de votre maison,
- les matériaux de construction qui composent votre habitation,
- la présence ou l'absence d'un réseau de conduits préexistants,
- le coût local des sources d'énergie disponibles (gaz naturel, propane, électricité, fuel, bois...)
Il existe une grande variété de systèmes de chauffage, des planchers chauffants à énergie géothermique ou solaire aux poêles à bois... Outre la nécessité de respecter les facteurs cités, vous aurez toute latitude pour faire valoir vos préférences personnelles.
La chaudière à condensation gaz naturel
Conçue pour tirer profit des vapeurs d'eau chaude contenues dans les fumées de combustion, la chaudière à condensation gaz naturel est reconnue comme l'une des plus performantes. Confortable et respectueuse de l'environnement, elle vous permet également de réaliser jusqu'à 30 % d'économies d'énergie sur votre facture, en remplacement de votre ancienne chaudière.
Fonctionnement
Lorsque vous couvrez une casserole en pleine cuisson, votre couvercle se couvre de gouttelettes d'eau chaude : c'est ce qu'on appelle le phénomène de condensation. En effet, la vapeur d'eau que dégage la cuisson de vos aliments, reprend sa forme liquide au contact de la paroi froide du couvercle. La chaudière à condensation exploite ce phénomène pour tirer profit de la combustion du gaz naturel, au maximum.
En effet, la combustion du gaz naturel dégage des fumées contenant de la vapeur d'eau à haute température. Contrairement aux chaudières classiques, qui évacuent ces fumées de combustion, la chaudière à condensation en exploite une partie pour préchauffer l'eau de retour du circuit de chauffage : les fumées passent à travers un échangeur-condenseur dans lequel circule l'eau de retour du circuit de chauffage, plus froide. A son contact, la vapeur d'eau se condense tout en préchauffant l'eau qui passe dans l'échangeur. Une fois préchauffée, l'eau se dirige vers le brûleur pour atteindre sa plus haute température, sans surconsommation d'énergie.
Remplacer votre ancienne chaudière
La chaudière à condensation peut être raccordée à tout émetteur de chaleur fonctionnant à l'eau chaude. Cependant, ses performances ne sont optimisées que lorsque l'eau de retour du circuit de chauffage est assez froide pour permettre le phénomène de condensation. Ainsi, lors du remplacement de votre chaudière, assurez-vous, auprès de votre installateur, du bon dimensionnement de vos radiateurs existants.
Selon le modèle de chaudière à condensation choisi et la configuration de votre habitat, l'évacuation des fumées de combustion peut se faire de différentes façons :
- si vous disposez d'un conduit de cheminée individuel, dédié à l'évacuation des produits de combustion, vous pouvez le réutiliser. Mais, il faudra, en amont, envisager de le faire tuber (doublage), pour le protéger de l'humidité et de l'acidité des condensats évacués.
- si vous ne possédez pas de conduit de cheminée individuel, votre installateur raccordera votre chaudière à un système de ventouse (horizontal, vertical ou dissocié) évacuant directement les fumées de combustion à l'extérieur de votre logement.
Les « plus »
La chaudière à condensation présente de nombreux avantages :
- elle permet de réaliser jusqu'à 30 % d'économies d'énergie, par rapport à votre ancienne chaudière,
- elle répond à vos besoins de chauffage et en d'eau chaude sanitaire, dans le cas d'une chaudière double-service,
- elle est confortable et respectueuse de l'environnement,
- elle peut être combinée à des systèmes solaires : chauffe-eau solaire individuel, systèmes solaires combinés...,
- elle bénéficie de mesures fiscales incitatives : crédit d'impôt de 25% pouvant être porté à 40 %* , éco-PTZ, TVA à 5,5 %, aides et subventions...
VAILLANT : la chaudière à condensation ecoTECplus
Les chaudières murales gaz micro accumulation à condensation ecoTEC plus sont l'aboutissement de 130 ans de recherches technologiques chez Vaillant. Les techniques de condensation et de micro accumulation alliées à la performance accrue des différents composants vous offrent un rapport puissance/économie/compacité des plus performants. Classée parmi les chaudières à gaz les moins polluantes ecoTEC plus vous permet de bénéficier de 25 à 40 % de crédit d'impôt.
Découvrir la chaudière ecoTECplus
* A la double condition que :
- ces chaudières soient installées dans un logement achevé avant le 1er janvier 1977 ;
- leur installation soit réalisée, au plus tard, le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'acquisition de votre logement.
La chaudière basse température
Tout en apportant un confort au moins équivalent aux chaudières classiques, les chaudières basse température permettent de réaliser des économies d'énergie de 15 à 20 %, en remplacement de votre ancienne chaudière.
Fonctionnement
Les installations traditionnelles fonctionnent, en règle générale, à une température d'eau de chaudière constante d'au moins 70-80° C, que les besoins calorifiques soient faibles ou élevés.
La chaudière basse température fonctionne à une température d'eau modulée, ce qui suffit pour atteindre une température d'ambiance confortable dans une construction bien isolée. Les déperditions par les surfaces et par les fumées sont fortement réduites par rapport à une chaudière standard. Ce principe augmente le rendement de votre équipement, économise de grandes quantités de combustible et préserve l'environnement.
Remplacer votre ancienne chaudière
En rénovation, la chaudière basse température peut être raccordée à vos émetteurs de chauffage à eau chaude existants. Cependant, pour plus de confort et d'économies d'énergie, il est préférable de l'associer à :
- un plancher chauffant basse température. De lourds travaux de rénovation devront être alors envisagés,
- des radiateurs à chaleur douce, dimensionnés pour que l'eau de retour du circuit de chauffage ne dépasse pas les 60 °C.
Pour connaître la solution la mieux adaptée à la configuration de votre habitat, n'hésitez pas à demander conseil auprès de votre installateur.
Selon le modèle de chaudière basse température choisi, l'évacuation des fumées de combustion peut se faire de différentes manières :
- si vous disposez d'un conduit de cheminée individuel, dédié à l'évacuation des produits de combustion, vous pouvez le réutiliser. Cependant, il faudra envisager de le faire tuber (doublage), pour le protéger de l'humidité produite par les fumées basse température.
- si vous ne possédez pas de conduit de cheminée individuel, votre installateur raccordera votre chaudière à un système de ventouse (horizontal, vertical ou dissocié) évacuant directement les fumées de combustion à l'extérieur de votre logement.
« Les plus »
- En remplacement d'une chaudière traditionnelle, la chaudière basse température permet de réaliser 15 à 20 % d'économies d'énergie.
- La chaudière basse température répond à la fois à vos besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire (dans le cas d'un modèle double-service).
- Elle peut être associée à des systèmes solaires (chauffe-eau solaire individuel, système solaire combiné).
La chaudière basse température Luna 3 CHAPPEE
Allier confort et performance : voici le maître mot de la gamme de chaudières murales Luna 3, proposée par Chappée. Avec 23 modèles (de 4 à 33 kW), cette solution s'adapte à tous les types de logements.
Découvrir cette chaudière
A savoir !
Depuis le 1er janvier 2009, la chaudière basse température n'est plus éligible au crédit d'impôt.
Combiné Taïnis Solar HTE de Idéal Standard
Confort optimal
Modulante de 4 à 24 kW, cette chaudière inox à condensation gaz est un concept monobloc « tout intégré » extrêmement compact. Pré-équipée de série pour une installation immédiate, la chaudière comprend l'ensemble des composants d'un chauffe-eau solaire. Elle vous est livrée avec le ballon de stockage, l'échangeur, le régulateur, le circulateur et le dispositif de chauffage d'appoint qui garantissent son bon fonctionnement. Taïnis Solar HTE est prête à être raccordée à tous les capteurs solaires plans de la gamme IDEAL STANDARD.
Economies d'énergie
Hormis sa simplicité de mise en œuvre, la chaudière est livrée d'origine avec une régulation sur sonde extérieure optimisant ainsi son fonctionnement chauffage : c'est l'assurance d'une promesse tenue en termes de confort et d'économies. De plus, Taïnis Solar HTE est la seule chaudière monobloc du marché à proposer un débit d'eau chaude de 270 l en 10 minutes grâce au volume important du préparateur solaire de 200 l et son système d'appoint à stratification qui permettent d'assurer un confort d'eau chaude maximal.
Performances environnementales
L'installation d'un système combiné gaz condensation/solaire Taïnis Solar HTE dans une maison individuelle de 120m² habitables contribue à ce que votre logement soit classé "économe"..

En savoir plus
Rendez-vous sur le site : www.ideal-standard.fr
Changer ou améliorer sa chaudière ?
Améliorer votre chaudière
Si votre chaudière a moins de 5 ou 10 ans, vous pouvez certainement en améliorer le rendement par une révision et un entretien régulier.
- D'abord s'assurer que l'allumeur, le thermocouple, la surchauffe, la veilleuse sont encore en bon état. Le changement de certaines pièces n'est pas très onéreux et permet de retrouver un rendement perdu par l'usure de ces pièces.
- Ensuite, faire installer un thermostat programmable. Cela vous permettra de régler la température et l'heure de marche de votre chaudière pour une économie pouvant aller jusqu'à 100 euros par an.
- Etanchéifier votre réseau de conduits s'il est placé à l'extérieur de l'enveloppe du bâtiment.
Remplacez votre chaudière...
- Si elle a plus de dix ou quinze ans,
- S'il faut la réparer régulièrement,
- Si certaines pièces sont soit trop froides soit trop chaudes,
- Si vos factures augmentent régulièrement.
Depuis une quinzaine d'années, le rendement des chaudières s'est progressivement amélioré, de l'ordre de 20 à 35 %. Il y a d'abord eu les chaudières basse température qui sont aujourd'hui relayées par les chaudières à condensation. Il est courant de voir des chaudières qui ont plus de 15 ans n'avoir qu'un rendement de 65 à 75 %. Mais les chaudières nouvelles générations atteignent quant à elles des rendements de près de 100 %.
En optant pour ces équipements dernière génération, vous obtiendrez non seulement un meilleur niveau de confort, mais pourrez apprécier les répercutions positives sur votre facture énergétique, en quelques années à peine. Enfin, outre leurs atouts de confort et d'économie, remplacer votre chaudière vieillissante par une chaudière éco-performante limite l'impact de votre logement sur l'environnement (réduction des émissions de CO2).
Choisir un nouveau système
Un système de chauffage performant doit prendre en compte :
- la zone géographique de votre logement (climat),
- la conception et l'orientation de votre maison,
- les matériaux de construction qui composent votre habitation,
- la présence ou l'absence d'un réseau de conduits préexistants,
- le coût local des sources d'énergie disponibles (gaz naturel, propane, électricité, fuel, bois...)
Il existe une grande variété de systèmes de chauffage, des planchers chauffants à énergie géothermique ou solaire aux poêles à bois... Outre la nécessité de respecter les facteurs cités, vous aurez toute latitude pour faire valoir vos préférences personnelles.
En savoir plus
Rendez-vous sur www.dolcevita.gazdefrance.fr
La chaudière à condensation gaz naturel
Conçue pour tirer profit des vapeurs d'eau chaude contenues dans les fumées de combustion, la chaudière à condensation gaz naturel est reconnue comme l'une des plus performantes. Confortable et respectueuse de l'environnement, elle vous permet également de réaliser jusqu'à 30 % d'économies d'énergie sur votre facture, en remplacement de votre ancienne chaudière.
Fonctionnement
Lorsque vous couvrez une casserole en pleine cuisson, votre couvercle se couvre de gouttelettes d'eau chaude : c'est ce qu'on appelle le phénomène de condensation. En effet, la vapeur d'eau que dégage la cuisson de vos aliments, reprend sa forme liquide au contact de la paroi froide du couvercle. La chaudière à condensation exploite ce phénomène pour tirer profit de la combustion du gaz naturel, au maximum.
En effet, la combustion du gaz naturel dégage des fumées contenant de la vapeur d'eau à haute température. Contrairement aux chaudières classiques, qui évacuent ces fumées de combustion, la chaudière à condensation en exploite une partie pour préchauffer l'eau de retour du circuit de chauffage : les fumées passent à travers un échangeur-condenseur dans lequel circule l'eau de retour du circuit de chauffage, plus froide. A son contact, la vapeur d'eau se condense tout en préchauffant l'eau qui passe dans l'échangeur. Une fois préchauffée, l'eau se dirige vers le brûleur pour atteindre sa plus haute température, sans surconsommation d'énergie.
Remplacer votre ancienne chaudière
La chaudière à condensation peut être raccordée à tout émetteur de chaleur fonctionnant à l'eau chaude. Cependant, ses performances ne sont optimisées que lorsque l'eau de retour du circuit de chauffage est assez froide pour permettre le phénomène de condensation. Ainsi, lors du remplacement de votre chaudière, assurez-vous, auprès de votre installateur, du bon dimensionnement de vos radiateurs existants.
Selon le modèle de chaudière à condensation choisi et la configuration de votre habitat, l'évacuation des fumées de combustion peut se faire de différentes façons :
- si vous disposez d'un conduit de cheminée individuel, dédié à l'évacuation des produits de combustion, vous pouvez le réutiliser. Mais, il faudra, en amont, envisager de le faire tuber (doublage), pour le protéger de l'humidité et de l'acidité des condensats évacués.
- si vous ne possédez pas de conduit de cheminée individuel, votre installateur raccordera votre chaudière à un système de ventouse (horizontal, vertical ou dissocié) évacuant directement les fumées de combustion à l'extérieur de votre logement.
Les « plus »
La chaudière à condensation présente de nombreux avantages :
- elle permet de réaliser jusqu'à 30 % d'économies d'énergie, par rapport à votre ancienne chaudiè¨re,
- elle répond à vos besoins de chauffage et en d'eau chaude sanitaire, dans le cas d'une chaudière double-service,
- elle est confortable et respectueuse de l'environnement,
- elle peut être combinée à des systèmes solaires : chauffe-eau solaire individuel, systèmes solaires combinés...,
- elle bénéficie de mesures fiscales incitatives : crédit d'impôt de 25% pouvant être porté à 40 %* , éco-PTZ, TVA à 5,5 %, aides et subventions...
VAILLANT : la chaudière à condensation ecoTECplus
Les chaudières murales gaz micro accumulation à condensation ecoTEC plus sont l'aboutissement de 130 ans de recherches technologiques chez Vaillant. Les techniques de condensation et de micro accumulation alliées à la performance accrue des différents composants vous offrent un rapport puissance/économie/compacité des plus performants. Classée parmi les chaudières à gaz les moins polluantes ecoTEC plus vous permet de bénéficier de 25 à 40 % de crédit d'impôt.
Découvrir la chaudière ecoTECplus
* A la double condition que :
- ces chaudières soient installées dans un logement achevé avant le 1er janvier 1977 ;
- leur installation soit réalisée, au plus tard, le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'acquisition de votre logement.
La chaudière basse température
Tout en apportant un confort au moins équivalent aux chaudières classiques, les chaudières basse température permettent de réaliser des économies d'énergie de 15 à 20 %, en remplacement de votre ancienne chaudière.
Fonctionnement
Les installations traditionnelles fonctionnent, en règle générale, à une température d'eau de chaudière constante d'au moins 70-80° C, que les besoins calorifiques soient faibles ou élevés.
La chaudière basse température fonctionne à une température d'eau modulée, ce qui suffit pour atteindre une température d'ambiance confortable dans une construction bien isolée. Les déperditions par les surfaces et par les fumées sont fortement réduites par rapport à une chaudière standard. Ce principe augmente le rendement de votre équipement, économise de grandes quantités de combustible et préserve l'environnement.
Remplacer votre ancienne chaudière
En rénovation, la chaudière basse température peut être raccordée à vos émetteurs de chauffage à eau chaude existants. Cependant, pour plus de confort et d'économies d'énergie, il est préférable de l'associer à :
- un plancher chauffant basse température. De lourds travaux de rénovation devront être alors envisagés,
- des radiateurs à chaleur douce, dimensionnés pour que l'eau de retour du circuit de chauffage ne dépasse pas les 60 °C.
Pour connaître la solution la mieux adaptée à la configuration de votre habitat, n'hésitez pas à demander conseil auprès de votre installateur.
Selon le modèle de chaudière basse température choisi, l'évacuation des fumées de combustion peut se faire de différentes manières :
- si vous disposez d'un conduit de cheminée individuel, dédié à l'évacuation des produits de combustion, vous pouvez le réutiliser. Cependant, il faudra envisager de le faire tuber (doublage), pour le protéger de l'humidité produite par les fumées basse température.
- si vous ne possédez pas de conduit de cheminée individuel, votre installateur raccordera votre chaudière à un système de ventouse (horizontal, vertical ou dissocié) évacuant directement les fumées de combustion à l'extérieur de votre logement.
« Les plus »
- En remplacement d'une chaudière traditionnelle, la chaudière basse température permet de réaliser 15 à 20 % d'économies d'énergie.
- La chaudière basse température répond à la fois à vos besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire (dans le cas d'un modèle double-service).
- Elle peut être associée à des systèmes solaires (chauffe-eau solaire individuel, système solaire combiné).
La chaudière basse température Luna 3 CHAPPEE
Allier confort et performance : voici le maître mot de la gamme de chaudières murales Luna 3, proposée par Chappée. Avec 23 modèles (de 4 à 33 kW), cette solution s'adapte à tous les types de logements.
Découvrir cette chaudière
A savoir !
Depuis le 1er janvier 2009, la chaudière basse température n'est plus éligible au crédit d'impôt.
Consultez tous les articles
Les sources d'énergie et les équipements de chauffage
Avant d’entamer votre projet de rénovation thermique, identifiez les différentes énergies disponibles. Choisissez ensuite le type d'installation le plus adapté à la configuration de votre logement. Adopter les bonnes solutions de... Lire la suite
Les sources d'énergie et les équipements de chauffage
Avant d’entamer votre projet de rénovation thermique, identifiez les différentes énergies disponibles. Choisissez ensuite le type d'installation le plus adapté à la configuration de votre logement. Adopter les bonnes solutions de... Lire la suite
Comprendre les enjeux de la rénovation thermique
La lutte contre le réchauffement climatique est devenue l’impératif du XXIe siècle. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que celui-ci est de la responsabilité de l’homme. Au cœur de cette bataille, la réduction des consommations... Lire la suite
L'enveloppe de votre habitation, un rôle essentiel dans la rénovation thermique
Les propriétés des matériaux utilisés pour votre habitat (murs, sol, fenêtres) ont une influence directe sur la consommation d’énergie. Leur qualité isolante est bien entendu essentielle. Mais d’autres critères interviennent : l’inertie... Lire la suite
L'enveloppe de votre habitation, un rôle essentiel dans la rénovation thermique
Les propriétés des matériaux utilisés pour votre habitat (murs, sol, fenêtres) ont une influence directe sur la consommation d’énergie. Leur qualité isolante est bien entendu essentielle. Mais d’autres critères interviennent : l’inertie... Lire la suite




