Dossier : Les parquets
La chaleur raffinée des parquets n’a pas son pareil. Composés de bois massif ou d’essences venues d’ailleurs, les parquets se prêtent à toutes vos envies à condition d’opter pour le bois en adéquation avec la pièce concernée. Quelques pistes.
10 Chapitres à consulter :
Parquet multicouche ou massif ?
Composés tous deux de bois, ces deux types de parquet présentent quelques différences qu'il est bon de connaître avant de faire votre choix. Le point.
A propos du parquet multicouche
Ce matériau est constitué de plusieurs épaisseurs de bois superposées, collées sous haute pression. La face supérieure est le parement ou "couche d'usure". Plus ou moins dure, elle provient d'une essence courante ou exotique. Cette couche d'usure, d'au moins 2,5 mm d'épaisseur si la norme est respectée, repose sur une âme en aggloméré à haute densité (parquets contrecollés) ou en latté (parquets lamellés). Au-dessous, se trouve la couche de base (aussi appelée bois de contrebalancement ou contre-parement) constituée d'un bois déroulé (du pin en général). Le tout est épais de 6,5 à 15 mm. On trouve ces parquets « prêt à poser » en finition huilée ou vernie. Ils sont généralement vendus sous forme de lames longues d'1,30 m mais ces lames peuvent parfois atteindre 2,50 m et plus. Certains fabricants proposent enfin des « paquets » (ou « bottes ») composés de longueurs panachées, dont le prix est plus avantageux.
A propos du parquet massif
Les lames massives ont une épaisseur de 8 à 23 mm et, habituellement, une largeur de 50 à 140 mm. Leurs longueurs varient selon les essences, les fabricants et les approvisionnements : elles peuvent ainsi atteindre 2 mètres chez les résineux par exemple... Prix, duretés et provenances sont très divers suivant qu'il s'agit de résineux, de feuillus ou d'essences exotiques. Contrairement aux lames multicouches, les lames massives sont rarement vendues avec leur finition, certainement un héritage de la tradition qui exigeait de poncer la surface d'un parquet terminé avant de le cirer (ou de le vernir). Un supplément de travaux à ne pas oublier à l'achat ! Vous pouvez envisager les quatre types de finitions suivantes.
- La finition brute - Aucun traitement n'est administré ; les parquets bruts présentent l'inconvénient d'être très contraignants en termes d'entretien, du fait de leur grande sensibilité aux tâches.
- La finition huilée - Une fois posé, le parquet est enduit d'une huile adaptée au bois (par exemple, de l'huile de lin). Au final, l'aspect de surface est mat.
- La finition cirée - Le parquet est encaustiqué, soit l'application successive de deux couches de cire, la dernière étant suivi d'un lustrage.
- La finition vernie ou vitrifiée - On passe plusieurs couches de vernis sur le parquet. Il existe plusieurs sortes de vernis aux performances variables. Renseignez vous auprès de votre spécialiste !
Sachez cependant que plus les lames sont longues ou larges, plus le prix du parquet au m² est élevé...
Tête à Tête avec un pro
Exposé à la lumière dans votre intérieur, votre nouveau parquet aura tendance, les premiers mois, à s'oxyder et à changer un peu de couleur. Evitez donc de disposer de très gros meubles ou des tapis, ou tout du moins changez-les de place de temps à autre, de façon à ce que l'oxydation se fasse de façon uniforme, sur toute la surface du parquet.
Les parquets : le classement des essences
Outre le classement UPEC (il précise le niveau de résistance des revêtements à l'usure, au poinçonnement, au comportement à l'eau et à l'humidité et à la tenue aux agents chimiques et produits tâchants), il existe une autre norme évaluant la dureté des bois employés en parqueterie : le test de dureté Brinell. Un bon indicateur permettant de choisir les essences adéquates.
Ce test consiste à projeter une bille en acier dur de 10 mm de diamètre sur le parquet. Plus l'indice obtenu est élevé, plus le bois est dur. De cet indice, on pourra ensuite déduire la densité (kg/m3) de l'essence. Attention, un indice de Brinell très élevé ne signifie pas non plus que le vernis soit invulnérable aux rayures !
La classification des essences
Découvrez les indices de dureté des essences les plus prisées, de la plus dure à la plus tendre, ainsi que leur densité.
Ipé Lapacho (Paraguay)
- Indice de dureté (en Newton/mm²): 5,95
- Densité: Très dur
Ipé (Brésil)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 5,9
- Densité: Très dur
Jatoba (Mexique, Bolivie, Brésil)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 4,35
- Densité: Dur
Merbau(Indonésie, Philippines)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 4,1
- Densité: Dur
Doussié (Côte d'Ivoire, Nigéria, Congo)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 4
- Densité: Dur
Wengé (Zaïre, Mozambique, Tanzanie)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 4
- Densité: Dur
Bangkiraï
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 3,7
- Densité: Mi-dur
Iroko (Afrique occidentale)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 3,5
- Densité: Mi-dur
Teck (Birmanie, Java)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 3,5
- Densité : Mi-dur
Frêne (Europe)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 3,3 à 4,1
- Densité : Mi-dur
Hévéa
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 3,2
- Densité : Mi-dur
Charme (Nord-Est de l'Europe)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : De 2,9 à 3,6
- Densité : Mi-dur
Merisier, cerisier sauvage
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 2,9
- Densité : Mi-dur
Hêtre (Europe)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 2,8 à 4,2
- Densité : Mi-dur
Chêne (Europe)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 2,4 à 3,4
- Densité : Mi-dur
Bouleau (Europe et Asie Mineure)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 2,2 à 2,7
- Densité: Tendre
Pin maritime, Pin des Landes
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : 2
- Densité: Tendre
Châtaignier (Europe)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 1,5 à 2,3
- Densité : Tendre
Epicéa (France et Europe du Nord)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 1,2 à 1,3
- Densité : Tendre
Sapin (France et Europe du Nord)
- Indice de dureté (en Newton/mm²) : de 1,2 à 1,3
- Densité : Tendre
Les parquets : quelle essence pour quelle pièce ?
A chaque essence sa pièce ! Bois tendre, bois mi-dur, bois dur ou très dur, découvrez celui qui correspond le mieux à la ou les pièces que vous souhaitez parqueter !
Les bois tendres
-Â Pour les combles : acceptable
-Â Pour les chambres : acceptable
- Pour le séjour : déconseillé
- Pour l'entrée : déconseillé
Les bois mi-durs
-Â Pour les combles : acceptable
- Pour les chambres : conseillé
- Pour le séjour : conseillé
- Pour l'entrée : déconseillé
Les bois durs et très durs
-Â Pour les combles : superflu
- Pour les chambres : conseillé
- Pour le séjour : recommandé
- Pour l'entrée : recommandé
A l'encontre de certaines idées reçues, sachez enfin qu'il est possible de poser du parquet dans les pièces humides... A condition de choisir les bonnes essences bien sûr ! Les bois exotiques, du type teck, bangkiraï ou doussié, sont la meilleure solution dans ce cas. A proscrire absolument en revanche : le chêne. Pour plus d'étanchéité, pensez aussi à jointoyer les lames avec du polymère, façon pont de bateau !
Le saviez-vous ?
Toute essence exotique, y compris en parqueterie, doit faire l'objet d'un marquage garantissant qu'elle provient bien d'une exploitation légale, où les arbres abattus sont remplacés par de nouvelles plantations.
La pose des parquets
La pose d'un parquet est un travail délicat qui, est-il besoin de le rappeler, nécessite absolument les compétences d'un professionnel rigoureux. Le choix de la technique dépendra, quant à lui, de différents critères liés à la nature des lieux ou au choix de votre revêtement.
Les critères de pose
- Le type du revêtement à monter (bois massif ou multicouche).
- La nature du support à revêtir.
- La situation générale du chantier (est-ce une simple rénovation ou une construction neuve ?).
- D'autres points techniques comme la présence éventuelle d'un chauffage par le sol ou une réelle problématique liée à l'isolation acoustique des lieux.
La pose « collée en plein »
Moins employée parce qu'elle est plus longue et qu'elle revient un peu plus cher, la pose « collée en plein » convient normalement à tous les parquets minces, qu'ils soient massifs ou multicouches. Ce procédé exige un support plan et propre que l'on encolle à la spatule dentelée par zones de 2 ou 3 m², juste avant de présenter les lames. Son avantage est double :
- rendre les lames entièrement solidaires de leur support (ce qui élimine d'office l'effet de résonance inhérent à la pose flottante) ;
- permettre l'interposition d'une sous-couche résiliente (feutre, caoutchouc, liège, etc.) entre le plancher et les lambourdes, de façon à améliorer les performances acoustiques de l'ensemble.
La pose "clouée"
Des tous les types de pose, la pose clouée, qui est aussi la plus traditionnelle, est de loin la moins utilisée. Cette pose est la moins utilisée parce qu'en l'absence de solives (plancher d'étage), elle exige la présence de lambourdes : des pièces de bois de section rectangulaire assez importante (au moins 25 x 65 mm) qui doivent être scellées sur une dalle de béton, une chape de ciment ou des support type solives ou cales, tous les 60 cm. Avec un niveau du sol fini plus haut de 80 à 100 mm, cette solution n'est envisageable qu'en construction neuve ou dans le cas d'une rénovation "lourde" !
La pose flottante
C'est la plus employée aujourd'hui car c'est à la fois la plus rapide et la plus économique. En outre, elle convient parfaitement aux parquets qui se vendent le plus : les multicouches. Contrairement aux lames massives minces, les multicouche supportent en effet d'être uniquement collés par leurs chants à rainures et languettes car ces dernières ne sont sujettes à aucune déformation. Depuis peu, certaines lames peuvent même être simplement emboîtées : il n'est plus nécessaire de les coller !
La pose flottante s'effectue au-dessus d'une sous-couche résiliente (liège, carton, feutre, mousse, etc.), chargée d'amortir les bruits d'impact. A noter cependant : un parquet flottant reste assez sonore dans la pièce elle-même car la présence d'air sous les lames les fait sonner "creux"... La pose flottante est idéale en rénovation parce car elle ne fait remonter le niveau du sol fini que d'une vingtaine de millimètres (sous-couche comprise). Il n'y a donc pas de problème de niveau au seuil des pièces qui conservent leur sol d'origine ; il suffit simplement de prévoir des barres de seuil asymétriques ou des profilés en bois spécifiques.
Tête à Tête avec un pro
Le procédé le plus compatible avec un système de chauffage par le sol est certainement la pose collée.
L’entretien des parquets
L'entretien d'un parquet n'est à prendre à la légère car il en va de la pérennité de votre parquet. Son entretien, qu'il soit multicouche ou massif, dépend de la finition de sa surface.
L'entretien courant
- Si votre revêtement présente une finition cirée, un dépoussiérage simple mais régulier à l'aspirateur, suivi d'un nettoyage avec un linge humide, suffira la plupart du temps. En cas de tâche, poncez la tâche puis repassez une couche de cire.
- Pour les parquets huilés, passez un coup d'aspirateur et à l'occasion un balai à franges humides. De temps à autre, appliquez aussi une couche d'huile après avoir poncé les tâches, par exemple une fois dans l'année. N'oubliez pas ensuite de polir votre parquet de façon à en échauffer la surface.
- On dépoussièrera les parquets vernis ou vitrifiés à l'aspirateur puis on passera un linge humide. A l'occasion, passez également un balai à franges imprégnées de produit d'entretien. Afin de redonner de l'éclat à son parquet, on pourra enfin utiliser un « polish » spécial rénovation de parquet vitrifié.
A propos du ponçage
Un parquet massif pourra faire l'objet de plusieurs ponçages pour faire disparaître rayures et éraflures et être ainsi remis à neuf. Un parquet multicouche pourra aussi être poncé (en fait sa couche d'usure en bois massif) mais un nombre limité de fois, étant donnée la faible épaisseur de la dite couche.
Ultime précision : le ponçage n'est pas forcément un exercice facile. Il existe en effet différentes façons de poncer les lames en fonction du motif qu'elles dessinent ! Demandez toujours conseil à un professionnel si vous envisagez de poncer votre parquet pour la première fois !
Le saviez-vous ?
Pour la finition et l'entretien des parquets huilés, les professionnels prisent tout particulièrement l'huile de lin et l'huile de tung (ou huile d'abrasin). Aucune de ces deux huiles, contrairement à certains autres produits, ne dégagent de vapeur chimique : elles sont absolument sans danger pour l'homme.
Rénover son ancien parquet
Les parquets ayant traversé quelques décennies possèdent un cachet que nul parquet neuf ne peut concurrencer. En ces temps de préservation des ressources de nos forêts, la rénovation d'un ancien parquet n'est donc pas une idée saugrenue. Mais comment faire pour lui redonner une seconde jeunesse ?
D'abord, l'état des lieux
Quelles que soient sa nature et sa finition, le parquet bois finit toujours par ternir, se décolorer et se détériorer (craquements, dessèchement, cassures diverses). Pour autant, il n'est pas nécessaire de le remplacer, sauf si vous souhaitez un véritable changement dans votre décoration.
Une rénovation en profondeur peut faire l'affaire, sous condition de recourir aux services d'un professionnel, car les différentes opérations demandent des compétences spécifiques pour obtenir un résultat de qualité.
En premier lieu, tester l'intégrité des lames pour s'assurer qu'elles ne sont pas mangées par les termites ou autres champignons. Dans le cas contraire et si les dommages ne sont pas trop importants, un traitement curatif résoudra le problème. Si certaines lames sont trop endommagées, un remplacement peut être effectué. A la fin de la rénovation, vous ne verrez pas la différence !
Opération délicate, le ponçage
Autrefois, les parquets étaient décapés à la paille de fer et/ou poncés à la main... Épuisant, surtout quand il s'agissait de rafraîchir des pièces de surface non négligeable. Aujourd'hui, la ponceuse électrique marie efficacité et rapidité, surtout quand il s'agit de décaper un parquet recouvert d'une moquette, donc maculé de colle. Après s'être assuré que la couche d'usure est suffisante (au moins 2 mm), les opérations de ponçage se pratiquent généralement en deux ou trois passes. Selon l'état de surface du parquet, ce travail commencera avec un grain relativement épais pour finir avec un grain mince pour un rendu égal et uniforme. Dans ce domaine, le professionnel est presque incontournable car il maîtrise parfaitement le maniement de la ponceuse, pour éviter les différences de niveau lors des différents passages, et respecter le sens du fil du bois ou le sens de diffusion de la lumière.
Choisissez votre finition
Après cette opération, les lames sont parfaitement lisses, les pores du bois refermés. Il est temps de mettre en œuvre la finition, équivalente à celles qui existent pour les parquets neufs : cirée, huilée, vitrifiée (ou vernie). Ce dernier choix est le plus pratique à l'usage car la vitrification réduit l'entretien au strict minimum (dépoussiérage et nettoyage des taches à l'eau). Elle permet également de moderniser un parquet en chêne, par exemple, en le colorant de la teinte de son choix.
Plus traditionnelles, les finitions cirée et huilée gardent l'aspect 100 % authentique du parquet mais demandent des précautions d'usage et un entretien régulier plus contraignant.
A savoir !
Ça coince dans les angles
La ponceuse, c'est parfait pour les grandes surfaces, mais qu'en est-il pour le traitement près des plinthes et dans les angles ? Là aussi, le pro est aguerri à ces tâches. Une ponceuse petit format à disques sera bien adaptée pour les bords tandis que le racloir, outil ancestrale, reprendra du service pour les angles, le tout sans aucune différence de niveau ou d'aspect.
Motifs de parquet
Les parquets massifs peuvent présenter différents motifs, selon le mode d'assemblage sélectionné. Parquet à l'anglaise, à la française, façon hongroise, tous ces types de motifs confèreront à votre intérieur un cachet inimitable...
Le motif le plus courant, dans l'ancien comme dans le neuf, est celui du parquet à l'anglaise : toutes les lames sont disposées parallèlement, dans la même direction. Le professionnel pourra, à votre demande, aligner les joints régulièrement (à coupe de pierre) ou pas (c'est-à -dire à coupe perdue).
Autre type de parquet : le parquet à bâtons rompus. Les lames, toutes de longueurs égales et à section droite, sont disposées en travées obliques alternées pour former des chevrons. On trouve aussi des parquets à bâtons rompus deux lames : le dessin des travées est doublée par un double jeu de lames parallèles. Le parquet à point de Hongrie présente lui aussi ce motif à chevron mais, cette fois-ci, les sections des lames sont diagonales de façon à ce que les joints soient parfaitement alignés à chaque travée.
Citons enfin le parquet à compartiment, dit aussi « à la française » ou « parquets à panneaux ». Le motif consiste en des cadres à l'intérieur desquels les lames forment d'autres dessins complexes tels que des rosaces, des damiers, des entrelacs, etc.
Petit point sur le parquet et les acariens
Difficile de parler moquette et de faire l'impasse sur les acariens domestiques, objet d'une véritable phobie collective depuis quelques années. Quelques précisions pour mettre fin aux idées reçues.
Les acariens, allergènes ?
Les acariens sont effectivement allergènes. Concrètement, cela signifie qu'ils participent à provoquer des crises d'asthme chez un sujet sensible, sachant que la cause réelle de l'asthme est, le plus souvent, une hérédité familiale. Une crise d'asthme se manifeste par une réactivité anormale des voies aériennes à des facteurs, que l'on qualifie donc d'allergènes, tels que les acariens, les pollens, les poussières ou encore les moisissures.
La moquette, repère des acariens ?
Le repaire favori des acariens n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moquette de votre chambre mais votre lit qui offre toutes les conditions requises à leur développement, à savoir chaleur et humidité. Il pourra arriver qu'en faisant votre ménage, en faisant votre lit, en en secouant les couvertures, en passant l'aspirateur ou en remuant les oreillers, vous les mettiez en circulation dans l'air de la pièce (attention, les acariens ne volent pas !) et qu'ils retombent sur votre moquette... Mais rappelez-vous que pour un acarien malheureusement échoué sur votre moquette, des millions d'autres reposent probablement dans votre lit, en contact privilégié avec vos voies respiratoires !
Quelques conseils
En adoptant quelques réflexes simples, vous pourrez considérablement limiter la multiplication des acariens. Il vous suffit :
- d'ouvrir régulièrement la fenêtre de votre chambre, particulièrement quand vous passez l'aspirateur,
- d'aérer chaque matin votre chambre et secouer la couette de votre lit,
- d'entretenir normalement et régulièrement votre habitation.
A retenir!
Il existe bien sûr des moquettes traitées contre les acariens ainsi que des produits acaricides... Mais la plupart du temps, une literie régulièrement changée, l'aération et l'aspiration fréquente de votre moquette suffiront à éviter la prolifération des acariens.
Les parquets : trouver le bon professionnel
Que ce soit en neuf ou en rénovation, il est préférable de s'adresser à un professionnel. La parqueterie est en effet une profession complexe qui exige un savoir-faire tout à fait particulier.
Le métier de parqueteur
Le parqueteur est capable de poser un parquet neuf comme d'effectuer tous les travaux de transformation, de réparation et d'entretien de parquets déjà existants. Il est également en mesure de monter des faux-planchers et des isolations.
Plus techniquement, ses tâches principales sont :
- fixer le parquet mosaïque avec de la colle claire sur des chapes existantes,
- clouer ou coller le parquet massif sur des faux-planchers ou sur des chapes,
- poser des éléments de parquets préfabriqués, type multicouches,
- poncer, vitrifier, cirer et huiler les parquets afin de les mettre en valeur.
A qui s'adresser ?
Adressez-vous à un parqueteur membre de l'Union française des fabricants et entrepreneurs de parquet (UFFEP) ou de l'Union nationale française de charpente, menuiserie, parquets (UNCMP), émanation de la Fédération française du Bâtiment. Il aura normalement suivi une formation spécifique et, dans l'idéal, pourra se prévaloir d'un agrément Qualibat (non obligatoire). N'hésitez pas, dans tous les cas, à lui demander des références ainsi qu'une copie de son assurance.
A retenir!
Dans le cas d'un parquet neuf, souvenez-vous que tout le détail des opérations doit être détaillé sur le devis : ragréage, pose des lames de parquets, finition et entretien... Le tout calculé au mètre carré linéaire. En rénovation, le calcul du devis ne sera plus fonction de la surface à traiter mais du temps passé.
Les parquets et l’humidité
Le parquet massif, c'est beau, naturel. Capable de traverser le temps sur plusieurs générations, il demande néanmoins un minimum de précautions, depuis sa conception (sciage) jusqu'à sa mise en œuvre. En partenariat avec l'AQC et ses fiches "Pathologie du Bâtiment", découvrez quelques pistes pour préserver l'aspect et les qualités de votre parquet, pour longtemps.
Une essence adaptée à chaque usage
Matériau vivant par excellence, le parquet bois, quelle que soit son essence, vit au rythme des saisons et des habitudes de vie des habitants. Et il ne réagit pas de la même façon quand il est constitué de hêtre, de chêne ou d'iroko, par exemple. En effet, en présence d'humidité, son comportement en terme de retrait (tangentiel ou radial) varie également selon son sens de pose.
C'est pour éviter une humidité excessive peu compatible avec la stabilité du bois, que les DTU préconisent la mise en œuvre de bois présentant une humidité relative de l'ordre de 8 à 10 % à poser sur des supports n'excédant pas les 3 % d'humidité en général (5 % pour les maçonneries et les enduits).
Bien sûr, pour un chantier optimal, les locaux concernés doivent être complètement hors d'eau hors d'air, disposer d'une température ambiante d'au moins 15°C et d'une hygrométrie comprise entre 45 et 65 %. Ce dernier facteur devra être conservé, par la suite, en permanence pour éviter un retrait du bois important.
Bien que certains fabricants vous proposent des parquets capables de résister aux conditions spécifiques des pièces humides, il est toujours préférable de cantonner ces produits aux pièces sèches et d'adapter leur classement Upec aux contraintes d'utilisation.
Une qualité de coupe primordiale
Lorsque le bois sèche, il rétrécit. La forme d'une planche peut varier lors de ce retrait. En général, le retrait est deux fois plus important dans le sens des cernes annuels que transversalement à ceux-ci. Par conséquent, les planches débitées "sur dosse" rétrécissent plus dans leur largeur, tandis que les planches débitées "sur quartier" subissent un retrait imperceptible, tant dans leur largeur que dans leur épaisseur. De plus, les mouvements de retrait peuvent aussi altérer la forme des planches.
Les cernes de croissance concentriques des planches débitées sur dosse vont approximativement d'un bord à l'autre et varient en longueur. Le cerne extérieur étant plus long, il rétrécit plus que les cernes intérieurs et la planche a ainsi tendance à se courber ou à "toiler" dans sa largeur. Des sections de bois carrées ont tendance à devenir des parallélogrammes, et les sections rondes, des ovales.
Les cernes de croissance d'une planche débitée sur quartier sont face à face, et étant virtuellement de même taille, subissent peu ou aucune altération. Cette stabilité, doublée d'une surface égale, fait des planches sciées sur quartier, les plus appréciées pour fabriquer meubles et planchers.
Tête à Tête avec un pro
Pour limiter les désordres liés à la dilatation des lames de parquets en cas d'augmentation prolongée de l'hygrométrie, ménager toujours des joints périphériques suffisants (de 5 à 10 mm) ou un joint de dilatation pour les parquets posés dans les grandes pièces (largeur de 8 m et plus).
En savoir plus
Plus d'infos :
www.qualiteconstruction.com
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