Dossier : Les matériaux de la véranda
Chaque matériau a des avantages et des inconvénients qui conditionnent leur choix en fonction du projet, de l’implantation de la véranda, de son orientation et du budget alloué. Petit tour d’horizon des matériaux relatifs à l’ossature et à la couverture d’une véranda...
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9 Chapitres à consulter :
La gamme CLOVER d'Akéna Vérandas, bois et aluminium
Parfait compromis entre le bois et l'aluminium, la véranda CLOVER avec façade bois sur châssis en aluminium se différencie grâce au mariage parfait de ces deux matériaux nobles.
Amoureux de bois ?
AKENA propose une véranda avec ossature en Mélèze de Sibérie naturellement stable et durable, n'ayant besoin d'aucun traitement préventif. Cette essence de bois est une essence mariant couleurs de brun dore, jaune et orange. Sa densité est estimée entre 600 a 650 kg/ m³. Sa durabilité est très bonne, sa résistance à la pourriture et aux champignons est optimale. Le mélèze fait preuve d'une résistante mécanique très performante.
A savoir !
De nombreuses formes et coloris sont disponibles, et les qualités d'isolation des vitrages et remplissages de toiture sont des plus performantes.
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Les matériaux de la véranda : le verre
S'il est un endroit où le verre joue pleinement son rôle, c'est bien la véranda. Mais le matériau implique que vous preniez en compte de nombreux éléments : choix du vitrage, transparence, isolation, sécurité...
Simple vitrage, double vitrage
Malgré son coût réduit, le simple vitrage est à proscrire totalement pour une véranda. A moins que vous ne souhaitiez vivre dans un four en été et dans un congélateur en hiver une telle solution n'est envisageable que pour des vérandas qui n'ont pas réellement vocation à être occupées et qui servent, par exemple, de sas d'entrée.
Le double vitrage (deux feuilles de verre séparées par de l'air sec) est quant à lui fréquemment utilisé pour ses performances d'isolation thermique. Il peut être traditionnel, être doté d'un revêtement métallique (une couche de métal transparente et thermoréfléchissante permet de chauffer votre véranda tout en repoussant les rayons solaires) ou à gaz thermique (du gaz est présent dans l'air de votre vitrage afin d'en améliorer les performances).
Sécurité
- Qui dit verre, dit ouverture à l'environnement extérieur et donc effraction, blessures et de chutes... 3 sortes de verres de sécurité permettent de diminuer la probabilité de ces sinistres.
- Le verre feuilleté est le verre de sécurité par excellence. D'ailleurs c'est le seul verre de sécurité admis par les assurances comme réducteur de risques d'effraction. Composé de plusieurs feuilles de verre collées ensemble et séparées par un ou plusieurs films transparents, il permet le maintien du verre brisé en place après un choc. En façade, il limite les effractions et en toiture il protège des chutes d'éléments. En effet, les films transparents, présents sur la face intérieure retiennent les éclats, permettant ainsi au verre de ne pas tomber s'il est brisé.
- Le verre trempé est 5 fois plus résistant qu'un verre ordinaire. Il est idéal dans les situations où le risque de blessure est important car il se brise en une multitude de petits morceaux non coupants. En revanche, il n'évite absolument pas les possibilités d'effraction.
- Le verre armé est l'un des plus anciens. Et il réapparaît aujourd'hui dans certains projets d'architecture. Il trouve sa place surtout en toiture, à condition que la véranda ne soit pas utilisée toute l'année car il est toujours en simple vitrage. Translucide, clair ou teinté, un treillis métallique à mailles carrées y est incorporé. En cas de brisure, ce treillis maintient les morceaux de verre en place.
Transparence et isolation
La qualité principale du verre est sa capacité à laisser passer la lumière. Il ouvre le regard à l'extérieur autant qu'il isole et sépare. Et plus question de parler de sa fragilité : on est aujourd'hui capable de maîtriser ses faiblesses (transparence, isolation, sécurité, etc.).
Lorsque la situation l'exige, différents traitements de surface lui permettent ainsi de filtrer la vue sans nuire à la transmission de la lumière. Ces solutions offrent une opacité adaptée à chaque situation. Parmi elles, le verre dépoli (c'est-à -dire matifié) est sans doute le plus fréquemment rencontré.
Pensez également aux verres imprimés, très décoratifs pouvant être translucides, clairs ou teintés.
Comme les baies vitrées sont une importante source de déperdition thermique dès que le soleil disparaît, il existe des vitrages à isolation thermique renforcée qui offrent des performances jusqu'à trois fois supérieures à celles d'un double vitrage classique. Une couche d'oxydes métalliques est alors déposée sur la surface du vitrage tandis que la lame d'air entre les deux verres est remplacée par de l'argon, un gaz très isolant. Si ces verres ne réduisent pas les entrées directes d'apport solaire, ils diminuent les sensations de paroi froide et de condensation car la surface intérieure du vitrage emmagasine la chaleur sans la restituer.
Matériaux de couverture
- Pour le toit, trois solutions sont envisageables, le verre, les panneaux en polycarbonate et les plaques opaques.
- Plus esthétique, ouvrant la véranda sur le ciel, le choix du verre pour la toiture comporte quelques limites. Le matériau est lourd, notamment en double vitrage. Utilisé pour le toit il nécessite une structure particulièrement robuste et porteuse. Par ailleurs, en toiture, le verre feuilleté est indispensable.
- La solution la plus courante consiste à recourir aux plaques en polycarbonate. Plus légères que le verre, souples, elles s'adaptent parfaitement aux toitures courbes, aux coupoles et se mettent en forme à froid. Les panneaux ont l'apparence du verre. Un traitement anti-UV préserve leur transparence au fil du temps. En général plus économiques, leur coût varie en fonction de leur épaisseur et de leur traitement.
Dans leurs versions les plus épaisses, ces panneaux sont relativement isolants. Ils peuvent également être traités pour refléter au maximum les rayons solaires en été et pour conserver la chaleur en hiver. En outre, les panneaux en polycarbonate ne vieillissent pas toujours très bien. - Composées de verre synthétique, les plaques alvéolaires se présentent sous la forme de panneaux pleins et donc opaques. Elles apportent une lumière diffuse et constituent une bonne solution lorsque la vision de l'environnement extérieur n'est pas prioritaire. La qualité de leur isolation dépend de leur épaisseur. Comptez au minimum 32mm si vous vous tenez dans votre véranda tout au long de l'année. Enfin, des traitements particuliers peuvent améliorer les qualités de ces panneaux, comme l'ajout d'un film métallisé réfléchissant les rayons chauffants tout en conservant la lumière. Dans la mesure où elles empêchent totalement le passage des rayons solaires, les plaques sont précieuses en termes d'isolation thermique durant les beaux jours. Généralement blanches, elles ne sont cependant pas toujours du plus grand esthétisme !
A savoir !
La véranda nécessite un entretien fréquent si l'on veut conserver la meilleure vue sur l'extérieur. Directement soumises aux intempéries, les vitres se salissent et laissent passer moins de lumière. Or le nettoyage du vitrage d'une véranda est loin d'être simple. Il existe aujourd'hui des verres autonettoyants enrichis d'un traitement de surface qui provoque un effet de lavage : l'eau tombant sur la plaque de verre, lave le verre, au lieu de le laisser sale comme un verre ordinaire. En effet, au lieu de tomber en gouttes sur le verre, l'eau constitue progressivement un film qui, gravité oblige, finit par glisser le long du verre en le lavant. Toute l'eau s'écoule, il n'y a pas évaporation et donc pas de traces.
Vitrages Heat-Mirror
La véranda, on l'aime parce qu'elle offre la sensation unique du "à l'intérieur comme si nous étions à l'extérieur". Quand elle est entièrement vitrée, c'est le confort d'été qui devient la préoccupation majeure. En dehors d'une occultation salutaire, seul un vitrage à contrôle solaire très performant est capable d'empêcher votre véranda de se transformer en serre.
Moins de chauffage, moins de rafraîchissement
Tellement agréable en intersaison, la véranda devient plus difficile à vivre en été et en hiver. Si l'isolation thermique n'a pas été étudiée avec soin, la facture de chauffage risque d'augmenter singulièrement, et en période estivale, le recours à une climatisation peut devenir obligatoire.
La technologie Heat-Mirror pourrait bien solutionner tous ces problèmes. Par rapport à un double ou triple vitrage traditionnel, l'idée a été de placer un ou plusieurs films à contrôle solaire faiblement émissif entre les feuilles de verre.
Pourquoi est-ce aussi efficace ?
Le coefficient de déperdition thermique de ce verre est tout simplement exceptionnel puisqu'il peut atteindre 0,48 W/m².K. Pour cela, le film est coaté, c'est-à -dire que des particules de métal précieux sont pulvérisées et fixées par un magnétron sur les deux surfaces du film. Il est tendu entre deux cintres métalliques faiblement émissif. Le cadre ainsi formé est positionné entre deux feuilles de verre. Suivant les performances demandées, du verre à contrôle solaire, à faible émissivité, de sécurité, acoustique et auto-nettoyant peut être installé. L'entourage du vitrage est réalisé en polyuréthane ou butyle. Les cavités sont remplies de Krypton afin d'atteindre les meilleures performances thermiques.
Ce procédé à 2, 3 ou 4 chambres thermiques séparées permet au vitrage d'atteindre des performances exceptionnelles et d'apporter un confort optimal au bâti équipé.
Le saviez-vous ?
La valeur Ug d'un double vitrage se dégrade lorsqu'il est installé en position inclinée (ce qui est toujours le cas pour les remplissages de toitures de vérandas). Les performances peuvent même être divisées par 2 ! Grâce à la technologie Heat-Mirror, le coefficient reste stable, même à l'horizontal.
Ug = 0,6 W/m²/°K, soit 3 fois plus isolant qu'un double vitrage faiblement émissif dont le Ug passe de 1,1 W/m²/°K (à la verticale) à 1,8 W/m²/°K en position inclinée.
Les matériaux de la véranda : le bois
Naturel, isolant phonique et thermique, le bois s'intègre facilement, quelle que soit l'architecture des lieux, et peut se marier avec d'autres matériaux. Mais il nécessite un entretien régulier.
Synonyme de tradition, le bois est un matériau naturellement isolant et étanche qui, allié à du vitrage vous garantira de conséquentes économies d'énergie. En hiver par exemple, le bois conservera la chaleur à l'intérieur d'une véranda. Isolant phonique, il atténue également le bruit.
Particulièrement bien adapté à une véranda conçue comme un espace de détente, il possède en outre des qualités esthétiques qui permettent une adaptation idéale à de nombreux styles de maisons.
Le choix des essences
Du choix de l'essence du bois dépendra la durabilité et la facilité d'entretien de la véranda.
Une véranda dont la structure est en bois doit faire appel à des essences spécifiques. Les bois les plus appropriés sont des bois exotiques comme le meranti, l'iroko ou le cèdre rouge. Naturellement imputrescibles (c'est-à -dire qu'ils ne pourrissent pas), un pré-traitement leur permettra de résister remarquablement bien aux intempéries.
Evitez les bois ayant tendance à se fendre (chêne, châtaigner, sapin). La véranda est en effet le lieu de chocs thermiques importants et ces bois fissibles sont susceptibles de mettre en péril la résistance de sa structure. De plus, les fentes du bois sont sujettes aux infiltrations d'humidité et aux champignons !
Les bois exotiques semblent ainsi plus stables, à condition d'avoir été suffisamment séchés avant d'être mis en vente. Mais leur exploitation est de plus en plus remise en cause dans la perspective du développement durable et de la déforestation incontrôlée. Et le méranti, qui fait l'objet d'un engouement certain à cause de sa belle couleur rouge sombre, demande un entretien important auquel il vous faudra vous plier.
Le bois le plus propice à la véranda est donc le cèdre rouge. C'est une essence légère, au coefficient de dilatation quasi nul. Remarquable isolant, il supporte très bien les lasures. Le teck a quant à lui les mêmes qualités mais est plus cher et plus lourd.
Entretien
Facile à réparer, le bois évite tous les soucis de corrosion et permet de changer le « look » de votre véranda au gré des nouvelles peintures. A l'extérieur, si le bois n'a pas été traité, un entretien régulier est nécessaire, sous forme de peinture microporeuse ou de lasure, à appliquer tous les deux ou trois ans.
Alternatives au bois massif
Aujourd'hui il est possible d'éviter le bois massif pour la structure de votre véranda en choisissant les bois reconstitués de deux sortes : le lamellé collé et le contre collé. Le lamellé collé est fait de lamelles de bois de 28 à 32 mm d'épaisseur en épicéa, à la fois souple et dur. Le principe du contre collé est assez semblable mais il assemble des lames de bois beaucoup plus importantes, de 7 à 8 cm d'épaisseur. L'ossature ainsi obtenue fait preuve d'une stabilité dimensionnelle impeccable qui évite toute détérioration de la structure par dilatation ou compression du bois, permet des portées importantes jusqu'à 6 mètres et reste imputrescible par traitement.
Les nouvelles vérandas bois
Vous n'osiez pas choisir une véranda bois pour cause d'entretien fastidieux. Vie & Véranda vient d'enrichir sa gamme Nature avec des coloris, des finitions et des traitements techniques innovants pour profiter de la beauté et de la chaleur du bois pour longtemps.
Couleurs et finitions pour tous les goûts
Avec sa nouvelle gamme Nature, vous pourrez faire votre choix parmi 5 teintes ou finitions totalement inédites :
- 3 nouveaux coloris "tendance" et raffinés (gris perle, chêne doré et blanc lumière) par l'application d'une lasure pigmentée hautement performante.
- 2 nouvelles finitions (Ebenista, lisse et satinée ; Empreinte, brossée) créant de multiples aspects et reliefs pour un rendu toujours plus naturel du bois.
Le traitement des bois est double : externe et interne.
A l'extérieur, il porte, d'une part sur la qualité esthétique des coloris et finitions par l'emploi d'une lasure en phase aqueuse de nouvelle génération, sans solvant, sans silicone et non toxique, capable d'assurer une excellente tenue dans le temps de la couleur et de l'aspect de surface. Résultat : Vie & Véranda propose une garantie de 5 ans*.
D'autre part, la haute résistance de cette lasure, son fort pouvoir de pénétration dans le bois et ses propriétés hydrofuges protègent contre l'apparition de cloques, du jaunissement et des salissures. Non filmogène, cette lasure laisse respirer naturellement le bois.
Bien évidemment, un prétraitement certifié CTB P+ aura eu la double fonction de garantir l'intégrité interne du bois contre les risques d'attaque fongicide et insecticide.
A savoir !
Un traitement réellement novateur
Pour proposer cette garantie de 5 ans*, le fabricant a réalisé un essai de vieillissement accéléré de + de 2016 heures établi par le FCBA. Pour une utilisation pérenne, il est recommandé :
- Pour les 5 premières années, un nettoyage à l'eau avec une éponge douce et du savon (les produits détergents sont à proscrire) ;
- Tous les 5-7 ans (selon l'exposition aux intempéries), un ponçage léger et l'application de la lasure spécifique Vie & Véranda.
* Pour une utilisation en Classe 3A : bois ni abrité ni en contact avec le sol, exposé aux intempéries avec écoulement de l'eau et avec séchage complet avant réhumidification.
Les matériaux de la véranda : le fer forgé
Le fer forgé est le plus ancien des matériaux de construction de vérandas, de serres et de bow windows, le matériau roi des jardins d'hiver. Il est plutôt réservé aux constructions monumentales.
Le fer forgé est le matériau qui offre les plus belles possibilités en termes de style. D'une grande finesse, il offre aussi une irréprochable résistance mécanique, qui autorise les ouvrages les plus démesurés et les plus travaillés (coupoles, arabesques, etc.). Mais ces performances ont un coût, et on le retrouve donc sur des réalisations de prestige et plutôt classiques.
Un matériau haut de gamme
La structure du fer forgé, très résistante permet d'imaginer et de réaliser tous les volumes, des plus grands aux plus modestes. Depuis peu, il existe des profilés en acier, très solides et très fins spécialement conçus pour les vérandas. Sa très grande résistance mécanique en fait le matériau idéal pour les grandes vérandas sur mesure. Des structures pour lesquelles il devra être prévu un budget conséquent, car le prix de l'acier, déjà important ces dernières années, a grimpé en flèche. Aujourd'hui, un mètre carré de structure en acier sur mesure peut atteindre 3 000 euros.
Cette structure reste donc la solution haut de gamme pour des projets de prestige. La première de ses qualités est incontestablement liée à son allure indémodable. Elle possède également de grandes qualités physiques : façonnable, elle permet toutes les formes !
Entretien
Une faiblesse de la véranda en fer forgé est son exposition à la corrosion, mais différentes techniques modernes lui permettent aujourd'hui d'éviter l'altération. Il est possible d'ouvrager l'acier, le sabler puis de le métalliser à chaud par pulvérisation de zinc. L'acier, oxydable par nature, est ainsi préservé de la rouille La galvanoplastie supprime quant à elle la corrosion : ce procédé, mis en œuvre par électrolyse, permet d'appliquer au moyen d'un courant électrique continu, un dépôt métallique en dissolution dans un liquide à la surface.
Enfin, la mise au point de nouvelles peintures, au départ destinées à l'automobile, permet encore à l'acier d'être protégé contre les intempéries. Deux techniques sont privilégiées : la peinture époxy, très résistante et plutôt brillante, ou la peinture polyuréthane plus satinée.
Les matériaux de la véranda : le PVC
Très en vogue dans les années 80, la véranda en PVC ne représente plus aujourd'hui qu'une petite part du marché. Malgré sa résistance et sa facilité d'entretien, ses usages restent quand même très limités.
Peu coûteuse, solide et facile à entretenir (il peut se nettoyer à l'eau et à l'éponge), le PVC ne peut pas servir à établir des structures porteuses à cause de l'importance de son coefficient de dilatation. En revanche, le matériau n'étant pas un conducteur thermique, il facilite l'isolation, permet de réaliser des économies d'énergie et réduit les phénomènes de condensation, y compris avec du double vitrage. Il est donc tout à fait approprié aux structures ouvrantes. D'ailleurs, avec des châssis de qualité, toutes les fantaisies sont permises : fenêtres et portes, portes-fenêtres à vantaux, portes coulissantes.
Quelques limites
En revanche, le PVC induit des limites dans la dimension de la véranda et, malgré les récentes améliorations techniques, vous ne pourrez pas la peindre comme bon vous semble, le matériau étant récalcitrant à la peinture. Donc, sauf rares exceptions, les vérandas en PVC sont blanches, ce qui ne facilite par leur adaptation au style de la maison.
Enfin, la hausse record des prix du pétrole brut a augmenté son coût d'autant puisque le PVC est fabriqué à 43 % à base de pétrole.
Les matériaux de la véranda : les matériaux mixtes
Il existe également des vérandas dites «mixtes» en aluminium et bois qui associent la chaleur du bois en habillage intérieur aux qualités techniques de l'aluminium en parement extérieur.
Aujourd'hui, les fabricants recherchent d'autres directions et tentent de travailler d'autres matériaux comme par exemple un châssis de bois enrobé d'aluminium ou un châssis d'aluminium recouvert de plaquettes de bois à l'extérieur.
En outre, certains optent pour la véranda à structure en pierre avec ou non un habillement d'aluminium laqué. Une autre entreprise enfin, la seule à explorer ce genre de matériau à notre connaissance, travaille le laiton et le bronze. Ce procédé est présenté comme un système nouveau et exclusif de profilés en laiton et bronze d'architecture pour la réalisation de portes de fenêtre ou de baies vitrées très performant.
Véranda, des structures à risques
"Pièce rapportée" de la maison, la véranda n'en est pas moins une construction complexe, surtout quand elle est créée de longues années après l'habitation d'origine. Pour éviter des désordres structurels parfois importants, voici les quelques points à vérifier avant de vous lancer dans votre projet.
Le mariage difficile des matériaux
Maçonnerie, structure bois ou aluminium, menuiseries à l'avenant, couverture en tuiles, en bardeaux, en verre ou en polycarbonate... Assembler tous ces matériaux qui réagissent différemment dans un même milieu demande une véritable maîtrise pour que la véranda traverse les années sans mauvaises surprises. Même si aujourd'hui, la majorité des vérandas sont chauffées et font appel à des techniques éprouvées, le choix de certains matériaux moins pérennes, les cycles répétés de froid et de chaud... peuvent la mettre à mal.
Conséquences directes, vous pourriez constater les désordres suivants :
- Mouvements structurels dus à une instabilité du dallage et/ou des fondations ;
- Mauvaise étanchéité à l'air et à l'eau, phénomènes de condensation, dus à la déformation ou aux caractéristiques intrinsèques des matériaux constituant la structure ;
- Déformation et casse des éléments de remplissage dues à un mauvais traitement des joints entre les différents matériaux ;
- Infiltrations dues à un mauvais traitement de la liaison entre la véranda et le bâtiment existant.
Une liaison adéquate
Autre point sensible lors de la mise en œuvre, la réalisation de la liaison avec le bâtiment existant. Réalisée dans les règles de l'art, elle évite les risques évidents d'infiltrations aussi bien au niveau du faîtage que des profilés fixés au sol. Ces points singuliers peuvent être résolus en tenant compte des quatre éléments suivants :
- Le bon recouvrement de la couverture par le profilé de liaison avec le mur existant ;
- Une réalisation soignée des solins en rive de couverture ;
- La mise en place de joints d'étanchéité entre les éléments de structure et le local existant ;
- La pose d'une traverse de base dotée d'un système de drainage en lieu et place de profilés fixés à même le carrelage et étanchés par un simple joint mastic.
L'aluminium majoritaire, oui mais...
Si l'aluminium représente la plus grande part des vérandas construites ces dernières années, ce n'est pas un hasard. Elégance, finesse des profilés, coloris à la carte et facilité d'entretien expliquent ce succès mérité. Néanmoins, ce matériau à forte conductivité thermique peut provoquer des condensations en sous-face, tandis que les profilés (à coupes complexes) mal assemblés sont susceptibles de générer des infiltrations parfois importantes.
Quant au bois, il peut être confronté à des déformations par retrait ou à des pourrissements en pied de poteaux si l'essence n'est pas régulièrement entretenue ou si le drainage alentour est mal étudié.
Les conseils de prévention de l'AQC*
- Vérifier le mode de construction de la terrasse existante.
- Réaliser des fondations identiques à celles d'une maison individuelle.
- Utiliser des profilés aluminium à rupture de pont thermique
- Tenir compte des coefficients de dilatation thermique élevés des éléments de remplissage en matériaux de synthèse.
- Tenir compte du retrait des éléments de structure en bois (et assurer leur protection).
- Soigner particulièrement toutes les jonctions entre matériaux différents.
- Assurer une bonne ventilation pour limiter les phénomènes de condensation.
Tête à Tête avec un pro
Donnez la priorité aux véritables spécialistes de la véranda
La véranda est devenue une véritable pièce à vivre. Pour en profiter toute l'année et pendant longtemps, n'hésitez pas à recourir aux services et aux compétences reconnus des enseignes spécialisées. Outre un savoir-faire éprouvé, elles vous assurent d'une prise en charge globale de votre chantier, de la conception des plans à la réalisation, sans oublier les démarches administratives.
* Cet article a été réalisé avec l'aide des fiches pathologies éditées par l'Agence Qualité Construction.
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