Dossier : L’économie de l’eau
A l’heure où l’eau se transforme en « or bleu », toutes les astuces techniques pour faire des économies sont bonnes à prendre, des robinets aux appareils sanitaires ne négligez aucune astuce !
8 Chapitres à consulter :
Les solutions techniques pour économiser l’eau
Batirenover a listé pour vous huit astuces pour faire des économies d'eau lors de l'achat de votre matériel ou tout simplement jour après jour en appliquant les bons gestes ... Suivez le guide !
Acheter le bon matériel :
 les économies d'eau commencent tout d'abord par l'achat d'un matériel marqué NF.
Faire poser un réducteur de pression*
 au niveau de l'arrivée générale du bâtiment (normalement alimenté par une pression supérieure à 3 bars). En effet, un évier offre un confort satisfaisant avec un débit de 12 litres/mn, sous une pression de 3 bars. Sans confort supplémentaire particulier, sachez que l'on gaspille 2 litres par minute sous 4 bars, 3,5 litres sous 5 bars, 5 litres sous 6 bars.
Les robinets :
 les mitigeurs ont l'avantage sur les mélangeurs de proposer une seule commande pour régler le débit et la température, entraînant une économie de 10 %. Quant aux mitigeurs thermostatiques, ils présentent une double commande pour le débit et la température : les économies se font au niveau de l'eau, mais aussi de son réchauffage.
Les limiteurs de débit (ou « aérateurs ») :
 avec un régulateur, le débit d'eau de votre robinet passe de 12 litres/min à 6 l/min, soit près de 50% d'économie d'eau. Ils s'installent à l'extrémité du robinet et incitent l'usager à réduire le débit ce qui les rend rapidement amortissables. Ils peuvent aussi être posés entre le robinet et le flexible de douche pour la salle de bain.
Les douchettes économiques :
 certains fabricants ont intégré un limiteur de débit sur la douchette, ce qui entraîne une économie de 20 à 25 % du débit.
Un réservoir de WC plus économe :
 en règle générale, plus de 9 litres d'eau sont consommés à chaque tirage de la chasse d'eau. Des modèles, aussi efficaces, n'en utilisent plus que 6, voire 3. On observe ainsi l'apparition de nouveaux systèmes:
Le système « à interruption », qui permet d'appuyer une deuxième fois sur la commande pour interrompre l'écoulement du réservoir.
Le système à double commande, plus simple que le précédent, qui permet de choisir 3 litres ou 6 litres.
Les équipements ménagers :
 vérifiez à l'achat la consommation de votre équipement : en 10 ans, celle du lave-linge a baissé de 30 % (70 à 73 1itres environ par lavage) et celle du lave-vaisselle de 50% (de 25 à 27 1itres le lavage).
Le jardin :
 pensez à l'arrosage automatique et aux tuyaux installés dans le sol permettant la mise en place d'un système de goutte à goutte. Cette installation peut être couplée à des sondes d'humidité qui évitent l'arrosage inutile. Ce système est recommandé pour les massifs, mais pas pour les pelouses, pour lesquelles seule une intervention humaine pour déplacer le tourniquet, évite le gaspillage...
Tête à Tête avec un pro
- Après les toilettes, les pommes de douche sont les dispositifs qui gaspillent le plus d'eau. Le débit peut parfois atteindre de 15 à 20 litres d'eau par minute, soit 17 à 22 % de l'utilisation totale à l'intérieur.
- Entre 10 et 15 % de la consommation d'eau totale d'un ménage peut être attribuée aux robinets de cuisine et de salle de bains à raison d'un débit de 10 à 20 L/min.
L’économie de l’eau : bien maîtriser la pression d’eau
La pression standard de l'eau distribuée est fixée par le service des eaux à 3 bars au compteur. Mais il s'agit d'une pression idéale qui peut subir de fortes variations suivant des paramètres variables (la hauteur d'étage notamment). Des problèmes que la technique, appliquée par un bon professionnel, peut aisément résoudre.
Maîtriser la pression d'eau dans un immeuble
Pour le confort d'utilisation de l'eau, une pression de 1 bar est nécessaire au robinet. De plus, il faut également compter 1 bar de pression pour 10 mètres de hauteur. En outre, les pertes de charge représentent, dans un immeuble, environ 0,5 bar. Donc, pour des logements collectifs de 30 mètres de hauteur, il faut une pression d'environ 4 à 5 bars au pied de l'immeuble, ce qui peut néanmoins s'avérer fort pour les logements situés dans les étages inférieurs.
l est en effet important dans un immeuble que la pression de l'eau soit bien maîtrisée, car il est fréquent que certains occupants se plaignent d'une surpression (en général les étages inférieurs), alors que les étages supérieurs subissent un manque de pression. Or, une trop forte pression entraîne des gaspillages.
Les pertes de charge sont dues à divers facteurs: la hauteur de l'immeuble, l'ouverture simultanée des points de puisage (douches...), les frottements du fluide sur la paroi des tuyaux et au ralentissement dû aux obstacles rencontrés (coudes, rugosités...). Lorsque les occupants des étages supérieurs sont confrontés au manque de pression, le surpresseur se charge d'augmenter la pression. Il faut cependant éviter de tomber dans l'excès inverse car un niveau de pression trop fort risque d'entraîner une augmentation des consommations d'eau (de 10 à 20 % pour certains usages). L'installation dans ce cas tout à la fois d'un surpresseur et de réducteurs de pression risque d'être nécessaire.
Les conséquences d'une pression trop forte
Outre une surconsommation de l'eau, une trop forte pression augmente les risques de fuites sur les chasses d'eau et sur les raccordements, provoque une usure prématurée des robinets et crée des vibrations, sifflements et coups de bélier dans les canalisations. Ceci est notamment le cas la nuit, moment où la pression est la plus forte du fait de la non-consommation.
L'installation d'un réducteur de pression est réalisée sur le réseau d'eau froide, à chaque étage ou dans les logements concernés, après le compteur s'il existe. Il doit permettre de réduire la pression à une valeur sensiblement constante avec ou en l'absence d'écoulement (selon la norme AFNOR, 10 % de tolérance acceptés). Il doit être résistant et fonctionner durablement malgré le tartre et les impuretés de l'eau. Les réducteurs installés en pied d'immeuble sont sollicités en permanence, en raison de la variation de la pression. Il faut donc prévoir un contrôle de ces appareils au minimum une fois par an.
Pour connaître la pression existant dans votre logement, le test est simple : ouvrez un robinet classique (sans mousseur économe) et chronométrez le temps de remplissage d'une bouteille de volume connu : si votre robinet débite plus de 16 litres à la minute, la pression d'alimentation est sans doute supérieure à 3 bars.
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Le saviez-vous ?
Il est conseillé de prévoir un manomètre avant et après les réducteurs de pression. Il s'agit d'un appareil de mesure de pression qui va permettre à l'entreprise ou au gestionnaire de savoir si les réducteurs de pression remplissent correctement leurs rôles. Le contrôle est aussi nécessaire quand on installe des surpresseurs, afin de vérifier les réglages des installations et de contrôler le travail du prestataire de service. Concernant le débit, il est important de bien choisir le diamètre du tuyau initial d'alimentation en fonction du débit souhaité pour votre installation.
L’économie de l’eau : pourquoi détecter les fuites d’eau ?
Selon les régions, le prix de l'eau a augmenté en moyenne de près de 60 % ces dix dernières années. Ce n'est donc vraiment pas le moment de gaspiller l'eau par des fuites inconvenantes et dispendieuses ! Il convient donc de (dé)pister impitoyablement ces grands responsables d'une facture en brutale augmentation.
Sur le réseau de distribution de l'immeuble
Il faut surveiller de près les robinets de pied de colonnes. Les risques intérieurs de fuites sur le réseau de distribution d'un immeuble sont importants, ce qui doit inciter à la plus grande vigilance. L'exemple des WC collectifs est flagrant, les copropriétaires rechignent à procéder à l'entretien des WC collectifs dont les occupants se servent de moins en moins. A citer encore au titre de la surveillance attentive : les installations de chauffage (vanne de vidange mal fermée), les équipements de production et de distribution d'eau chaude, les robinets d'alimentation des espaces verts, etc.
Dans les logements
Très fréquentes, les fuites de WC sont difficiles à détecter car peu visibles (petit filet d'eau
S'écoulant sans bruit par intermittence, dans 50 % des cas). A signaler aussi : des fuites nombreuses sur les groupes de sécurité des ballons électriques d'eau chaude (20 % des fuites). En effet, l'eau doit être maintenue chaude en permanence. Or, certains groupes de sécurité mal entretenus ne pouvant absorber tous les problèmes liés aux fortes pressions, entraînent une perte d'eau sur le circuit de vidange. Ici encore ce type de fuite est difficilement détectable.
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Tête à Tête avec un pro
L'incidence des fuites est souvent lourde : 4 1/h soit 35 m3 par an pour un goutte à goutte, 16 1/h soit 140 m3 par an pour un mince filet d'eau ou 40 1/h soit 350 m3 par an pour une chasse d'eau.
L’économie de l’eau : comment détecter les fuites d’eau ?
Aujourd'hui, 15 à 25 % de l'eau facturée dans un immeuble sont dus aux fuites des robinets, des WC, des parties communes, etc. Il s'agit donc de traquer toutes les fuites et d'en trouver les origines ! Mode d'emploi d'une traque pas si facile que ça...
Analyser vos consommations
C'est la première étape de votre traque. Pour savoir si la consommation est normale ou non, commencez par éplucher les factures du service des eaux ou les relevés de charges de votre immeuble. Ensuite, faites les cumuls annuels des m3 consommés sur les trois ou quatre dernières années, par compteur, en vous basant sur les index réels (le « I » sur la facture). Si votre consommation marque une hausse particulièrement sensible, cela peut signifier l'existence de fuites.
Si vous êtes en appartement, demandez à être équipé d'un compteur d'eau divisionnaire, et relevez les chiffres en notant l'heure du relevé. Cette opération est préférable en fin de soirée car il s'agit d'obturer tous les robinets et de fermer les robinets d'arrivée (notamment la chasse d'eau). Si les chiffres ont bougé durant la nuit, il est évident que vous avez une fuite...
Sans compteur, le relevé du compteur général d'eau s'effectuera dans la nuit en laissant trois à cinq heures entre les deux relevés. S'il y a des différences, celles-ci peuvent être dues à des chasses d'eau nocturnes : il faut donc renouveler l'opération plusieurs fois dans la semaine.
Les solutions de surveillance
Les solutions permettant de suivre les consommations et de surveiller le compteur général sont au nombre de trois :
- la pose d'une alarme, qui se déclenche à partir d'un certain niveau de consommation. Cette technique peut s'appliquer au compteur général d'eau chaude, au compteur de l'alimentation d'eau du circuit chauffage, mais aussi aux compteurs divisionnaires.
- la pose d'un enregistreur sur le compteur général, permettant d'établir un bilan du fonctionnement de l'immeuble. Cet appareil permet de suivre les débits horaires, procurant une analyse des débits de nuit et la preuve éventuelle de fuites en cas de détection de consommations régulières.
- Le relevé à distance du compteur général pour détecter toute dérive de consommation, qui sera immédiatement signalée au gestionnaire de l'immeuble, grâce à un branchement sur une ligne téléphonique. Coûteux, ce système de relevé à distance ou de télégestion interne à l'immeuble ne peut être envisagé que sur des immeubles d'une certaine importance.
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L’économie de l’eau : les équipements de détection des fuites d’eau
90% des fuites sur le réseau d'eau potable sont invisibles. Outre les simples colorants utilisés pour procéder à des tests d'étanchéité des canalisations d'évacuation des eaux usées et pluviales, on fait de plus en plus appel à la technique.
Différentes techniques et divers instruments permettent aujourd'hui de pister des fuites, tant sur les canalisations visibles qu'enterrées. Ainsi, on peut traquer la fuite à l'aide de différents équipements sophistiqués...
La caméra d'inspection intérieure
Pour les canalisations de faible diamètre obstruées ou endommagées. Pratique, elle passe derrière une cloison ou un plancher afin de détecter les anomalies sur les canalisations, mais sert aussi à détecter des problèmes de remontées capillaires sur des canalisations enterrées.
La caméra infrarouge
Elle détecte la localisation de masses humides et est idéale pour la détection de fuite de planchers chauffants et des canalisations encastrées en chape, et le retraçage de réseaux.
Les enregistreurs de bruit électroacoustiques
Ils enregistrent tous les bruits des canalisations parmi lesquels il est possible d'identifier ceux des fuites.
L'injection d'hélium
Ce dispositif récent consiste à injecter une très faible quantité d'hélium dans les canalisations. Le gaz se mélange à l'eau et à chaque point de fuite, l'eau s'échappe avec l'hélium. Il suffit ensuite de longer en surface les canalisations avec un détecteur d'hélium. Ce procédé évite les coupures d'eau, nécessite moins de moyens techniques et est très efficace par rapport aux autres moyens de détections.
Tête à Tête avec un pro
Pour gérer le problème d'eau d'un immeuble, on peut faire appel à une entreprise spécialisée. Plusieurs contrats sont possibles. En premier lieu, le contrat simple dit " entretien de la robinetterie", avec lequel la rémunération étant forfaitaire, ce qui permet de connaître le montant exact de la prestation. Existe également le contrat avec intéressement, avec lequel la rémunération des prestataires est établie suivant deux options: soit il touche une somme forfaitaire, à laquelle vient s'ajouter, en fin d'exercice, une prime calculée sur l'économie réalisée par rapport à un seuil fixé à l'avance, soit le prestataire, qui paie au distributeur d'eau la consommation réelle de l'immeuble, facture à la copropriété un forfait de consommation exprimé en m3. Un seuil d'intéressement, également exprimé en m3 et inférieur au forfait, est défini comme objectif de consommation et une partie de la différence entre la consommation réelle et ce seuil est reversée à la copropriété en fin d'année. Le contrat d'entretien de la première option avec intéressement est clair, puisque la copropriété règle les factures et que l'entreprise est rémunérée, en partie en fonction des économies. Il s'agit donc d'un contrat de résultats et pas seulement de moyens, ce qui est plus avantageux.
Halte aux fuites d’eau grâce au disjoncteur d’eau
L'eau est une ressource vitale qui se raréfie, et les utilisateurs que nous sommes doivent avoir une consommation raisonnable au quotidien. Mais nous sommes démunis face aux fuites et aux dégâts des eaux, que nous subissons, incapables de les prévenir. Un disjoncteur "spécial eau" serait une réponse idéale pour éviter les dégâts des eaux, les gaspillages et les surconsommations.
Une bonne analyse de la situation
Partant de ce simple constat, Hydrelis a développé un appareil autonome, Clip-Flow. Fonctionnant sans branchement électrique, il est livré prêt à être installé, en tête de réseau près du compteur. Sa mise en route est automatique dès sa mise en eau, l'utilisateur n'a pas de réglages ou de tests à effectuer. En cas d'anomalie, il agit comme un disjoncteur et ferme l'arrivée d'eau. Innovant, ce dispositif est équipé d'une électronique ultra performante à très faible consommation qui analyse en permanence le flux d'eau à la recherche d'un débit stable, anormalement long, signe d'une fuite. Ainsi, il s'adapte intelligemment à chaque installation. Son temps de réaction est fonction de l'importance de la fuite : plus le débit est important plus il se déclenche rapidement. En cas d'utilisateurs multiples, il attend que le débit se stabilise, évitant ainsi les déclenchements intempestifs. L'appareil sait aussi identifier les augmentations anormales du débit, signe d'une rupture de canalisation. Il coupe alors l'arrivée d'eau en quelques secondes. Après une coupure, la remise en route est simple et le système se réinitialise automatiquement.
Un système sécurisant
Clip-Flow vous permet une vraie maîtrise de la consommation d'eau. En effet, le coût des dégâts causés par une fuite d'eau peut représenter des sommes importantes, accompagnés par un désagrément qui ne se chiffre pas et les économies réalisées peuvent réduire la facture d'eau de 10 à 50 %.
- Pour une petite fuite (chasse d'eau ou robinet qui file) correspondant à un débit stable de 80 l/h, il se déclenche en 1 heure environ.
- Pour une anomalie importante (fuite souterraine ou robinet oublié ouvert) correspondant à un débit stable de 1500 l/h, il se déclenche en 12 minutes environ.
- En cas de rupture de canalisation, il réagit en moins de 8 secondes. En cas d'inactivité prolongée, il peut couper l'eau de lui-même par précaution.
Compatibilité HQE
Pour les constructions neuves, les projets HQE et autres, l'utilisation du Clip-Flow permet d'intégrer un projet dans la démarche de développement durable, en conformité avec la cible n°5 des recommandations de la chartre HQE (Haute Qualité Environnementale), traitant des aspects relatifs à la "gestion de l'eau".
Le saviez-vous ?
Bien que l'eau ne représente globalement que 0,8 % du budget des ménages, les consommations des maisons individuelles avec des arrosages et des piscines peuvent atteindre des budgets annuels de l'ordre du millier d'euros. Une fuite éventuelle, non détectée et réparée, peut générer des surfacturations de plusieurs milliers d'euros.
Quelques exemples de fuites les plus courantes (à 3 € le m3 d'eau)
- Une fuite de chasse d'eau coûte entre 200 et 600 € par an,
- Un filet d'eau sur robinet coûte 400 € par an pour 15 litres par heure,
- Un arrosage consomme 1,5 à 2 m2 d'eau par heure et la perte est donc de 6 € environ par heure ou en cas d'oubli ou de dysfonctionnement,
- Une fuite invisible souterraine ou une fuite de piscine s'identifie souvent à réception d'une facture d'eau qui peut s'élever de 1 000 € à 5000 € selon le cas.
Ces chiffres ne sont pas aberrants avec un prix moyen du m3 d'eau potable qui est de 3 € en France mais approche les 6 € dans de nombreux pays de l'Union Européenne.
De l’eau chaude sanitaire (ECS) moins chère
Selon la principale source énergétique alimentant votre système de chauffage, votre production d'eau chaude sanitaire (ECS) annuelle peut représenter près de 50 % de votre facture énergétique (hors éclairage et électroménager). De quoi se pencher sérieusement sur le problème au moment où toutes les économies d'énergie sont bonnes à prendre.
Une dépense inversement proportionnelle !
Les habitations les plus performantes en terme d'isolation requièrent logiquement un besoin de chauffage de plus en plus faible. Par contre, l'eau chaude sanitaire est une nécessité incompressible puisque nous devons tous nous baigner, doucher, laver les mains... Et plus le ménage compte de personnes, plus la facture énergétique liée à l'ECS augmente.
Autrefois largement minoritaire, la part financière d'une production d'eau chaude "classique" peut devenir le premier poste de dépenses, si par exemple, votre logement est chauffé aux énergies renouvelables (pompes à chaleur, chaudières bois...).
Des coûts plus vraiment anodins
Quand on dépense annuellement 2000 voire 3000 € de combustible pour chauffer sa maison, y ajouter 500 € pour son eau chaude sanitaire ne paraît pas disproportionné. Par contre, quand la facture de chauffage, pour les maisons BBC par exemple, se chiffre à 150-200 € par an, le malaise n'est pas loin et il est sérieusement temps de trouver une solution plus économique.
Sachant que le coût moyen de l'ECS pour une famille de 4 personnes varie de 250 à 500 € selon l'origine énergétique (électricité heures pleines ou creuses, gaz de ville ou GPL, fioul...), les solutions pour réduire drastiquement la facture doivent être rapidement envisagées.
Chers à l'achat, presque donnés à l'utilisation
Si vous êtes équipés d'une pompe à chaleur sans fonction ECS, y relier un ballon vous permettra de diviser votre facture ECS par 2 voire 3. Si vous préférez réserver votre PAC uniquement à la production de chauffage et rester dans les énergies renouvelables, le chauffe-eau thermodynamique est une bonne solution, sans oublier le CESI ou chauffe-eau solaire individuel qui couvrira, grâce à ses capteurs solaires thermiques, jusqu'à 60-70 % de vos besoins annuels.
Principal reproche de ses systèmes particulièrement économiques à l'usage, un investissement initial important (entre 3000 et 6000 €), rendant donc la rentabilité hypothétique, au moins sur les 8-10 premières années.
Les solutions les plus simples...
Le plus onéreux dans la production d'ECS, outre l'achat du ballon d'une contenance moyenne de 200 à 300 litres, c'est de chauffer cette grande quantité d'eau à 60°C environ et de la garder ensuite à cette température constante. Pour les ménages de 2/3 personnes, la solution la moins chère est d'opter pour un chauffe-eau instantané qui ne chauffe que l'eau dont vous avez besoin. Pour les familles nombreuses, un ballon électrique surisolé bien dimensionné ou à gestion intelligente est capable d'offrir un rapport prix/coût d'utilisation avantageux, surtout si vous disposez d'un abonnement électrique avec un tarif de nuit.
A savoir !
Du nouveau ! Ventilation et ECS
Grand spécialiste de la ventilation, ALDES a développé les solutions T.Flow. À récupération d'énergie, les systèmes de Températion® Domestique T.Flow exploite l'énergie contenue dans l'air extrait pour produire l'ECS, grâce à une PAC intégrée. Plus de gaspillage, l'énergie contenue dans l'air de la maison chauffe votre eau chaude sanitaire et génère jusqu'à 75 % d'économie d'énergie. Ainsi, vous pouvez directement remplacer votre cumulus à bout de souffle par un T.Flow 100. Il se raccorde simplement sur le réseau de plomberie et doit être installé dans un local d'environ 20m². Il est également possible d'installer un T.Flow 200 et en profiter pour échanger en même temps votre système de ventilation. Votre installateur raccordera dans un premier temps le ballon qui assurera la production avec la résistance électrique. Le raccordement à la ventilation se fera juste ensuite.
A lire aussi Actu Produit : le système de Températion® Domestique T.Zen 4000 d'Aldes
Votre facture d’eau sous surveillance
L'eau, élément vital, nous concerne à plusieurs titres, dans notre utilisation quotidienne, sur notre facture, et à un niveau plus global, en tant que ressource très mal répartie dans le Monde. Dans nos régions tempérées, nous sommes privilégiés et avons tendance à trop utiliser l'eau. Voici quelques clés et astuces pour que cette ressource soit mieux gérée et nous coûte moins cher.
Des équipements pour économiser l'eau sans vous en rendre compte
- Le mitigeur thermostatique
Remplaçant les robinets traditionnels dans vos salles d'eau et votre cuisine, les mitigeurs thermostatiques permettent de réguler simultanément le débit et la température de l'eau. Ils vous permettent ainsi de couper l'eau entre deux activités, et de retrouver dès que vous en avez besoin, une eau à bonne température.
Les mitigeurs thermostatiques, comme leur nom l'indique, sont équipés d'un thermostat qui maintient l'eau à température constante, même si l'eau coule à différents endroits de votre maison au même moment. Finies les fluctuations de pression ou de température, le thermostat régule pour vous ! Les mitigeurs thermostatiques peuvent également être préréglés. Ainsi, le temps de réglage (et donc de gaspillage d'eau) est efficacement réduit lorsque vous prenez votre douche... et votre consommation s'en ressent. En effet, les mitigeurs thermostatiques permettent ainsi de réduire votre consommation d'eau de 20 à 50 %. Une économie non négligeable, directement traduite sur votre facture !
- Le mousseur économique
Le mousseur économique est un embout à débit réduit qui se visse sur le robinet. Les mousseurs classiques ont un débit situé entre 10 et 15 litres par minute alors que les économiseurs d'eau pour robinet ont un débit situé entre 4,5 litres et 8 litres par minute.
- L'économiseur douche
L'économiseur douche s'installe entre le mitigeur et le flexible ou à la base de votre douchette. La régulation du débit par joint torique et "système étoile" permet un écoulement stable et régulé sans que l'utilisateur s'en aperçoive. Le joint torique s'écrase sous l'effet de la pression permettant ainsi d'obtenir un débit constant. Le système étoile, quant à lui, répartit d'une façon égale la sortie de l'eau tout en préservant un confort du jet.
- Le stop douche
Il se visse à votre convenance entre la robinetterie et le flexible de douche ou entre le flexible de douche et le pommeau. Juste dans ce cas, veillez à ce que votre flexible soit résistant à la pression. Une simple pression de bouton vous permet d'arrêter l'écoulement de l'eau pour le savonnage. Après le savonnage, l'eau est à nouveau disponible à la même température.
- Les chasses d'eau à deux débits
Pour les réservoirs WC, vous pouvez faire installer un dispositif de réglage du débit, qui comporte deux boutons, un qui libère entre 3 et 5 L d'eau et l'autre tout le contenu de la chasse, entre 6 et 10 L.
Astuce : déposez dans le fond du réservoir une bouteille fermée et remplie d'eau. Ce dispositif permet d'économiser à chaque tirage l'équivalent du volume de l'objet déposé.
Nouveauté de fabricant :
La nouvelle cuvette WC suspendue Targa Green Gain de Villeroy & Boch n'utilise que 3,5 litres d'eau par rinçage (contre 6 litres habituellement), soit une économie d'eau de 40 % ! Et si l'on choisit le "petit débit" sur la commande de la chasse d'eau, le rinçage passe à 2 litres. Comment ? Cette cuvette comporte 3 arrivées d'eau au lieu d'une habituellement, ce qui permet d'optimiser le rinçage.
- Le lave-linge et lave vaisselle à faible consommation d'eau (respectivement 35-40 litres et 8-10 litres)
Il faut bien sûr préférer un appareil le plus économe possible en eau et en énergie (classe A). Aidez-vous des étiquettes énergies.
Astuce : faire fonctionner vos appareils à pleine charge ou ne pas hésiter à utiliser le programme demi-charge quand cela se justifie.
- Le récupérateur d'eau de pluie
La pluie qui tombe sur la toiture de la maison est canalisée dans des gouttières reliées à un collecteur. Au lieu d'être rejetée vers le réseau d'assainissement, elle est déversée dans un réservoir. En moyenne 600 litres d'eau de pluie par m² de toiture peuvent être récupérés.
L'eau de pluie, acheminée par une pompe électrique, passe à travers deux filtres : le premier avec cartouche lavable de 20 microns, sert également d'anti-boue. Le second avec cartouche tissée à 10 microns élimine les dernières impuretés physiques de l'eau. Cette dernière est ensuite stockée dans une cuve de plus ou moins grande capacité selon l'usage que vous souhaitez faire de cette eau : simple arrosage du jardin ou alors alimentation de certaines fonctions au sein de votre habitation.
Lutter contre la force les habitudes
Modifier certaines habitudes peuvent vous permettre d'économiser l'eau, et plus le geste est fréquent, plus l'économie sera grande. Parmi les actes quotidiens, préférez la douche au bain, une douche nécessite en moyenne 40 à 60 litres d'eau quand une baignoire en engloutit de 120 à 200 litres, soit 4 à 5 douches pour un seul bain. Lorsque vous faites la vaisselle, fermez le robinet au moment du savonnage et servez-vous des différents bacs (lavage-rinçage) quand vous en disposez. Laissez également le robinet fermé pendant le brossage des dents et rincez-vous la bouche avec un verre, plutôt qu'à l'eau courante. Une lessive surdosée nécessite plus d'eau pour le rinçage.
Astuce : Lorsque vous avez rempli une carafe d'eau pour votre repas, ne jetez pas l'eau non bue, servez-vous en pour faire cuire du riz ou des pâtes ou rincer des légumes. Ce qui reste peut ensuite être utilisé pour arroser les plantes.
Traquez les fuites inutilesÂ
Selon les chiffres indiqués par le site "Eau de Paris", voici quelques exemples de surcoûts annuels sur votre facture potentielle :
- Pour un robinet qui goutte, environ 100 € ;
- Pour un filet d'eau dans un évier de cuisine ou un lavabo ou une baignoire dans la salle de bains, 400 € ;
- Pour une chasse d'eau qui fuit, 600 €.
En savoir plus
Plus d'infos sur :
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VM ZINC
Eau de Paris
Le détecteur de fuite Hydrelis
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