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Dossier : Le diagnostic de vos besoins en cloisonnement

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Le diagnostic de vos besoins en cloisonnement

Les autres problématiques liées au choix de vos cloisons, outre le budget, sont bien sûr l’isolation acoustique et la chasse à l’humidité, notamment dans les salles d’eau. Batirenover fait le point avec vous.

2 Chapitres à consulter :

Le diagnostic de vos besoins en cloisonnement : l’isolation acoustique

En faisant écran à leur propagation, les cloisons atténuent naturellement leur transmission. Elles ont donc nécessairement un rôle à jouer dans l'isolation de votre logement.

Rappel : ce que dit la réglementation

Dans le cas des cloisons de distribution

Il n'existe pas réellement de réglementation concernant les cloisons de distribution si ce n'est, pour les logements construits après 1996, des exigences pour l'isolation contre les bruits des équipements intérieurs, type bouches de VMC ou appareils individuels de chauffage.

Dans le cas de cloisons de séparation

Côté isolation d'un logement à l'autre, vos besoins sont bien évidemment plus importants. Il est en effet insupportable de participer malgré soi à la conversation de ses voisins ou encore d'avoir le sentiment de tout savoir quant aux allers et venus des uns et des autres sur votre pallier et dans les escaliers ! La réglementation est d'ailleurs devenue beaucoup sévère depuis ces dernières années.

Récapitulons :

- Si votre logement a été construit avant 1970, il n'y a aucune loi qui tienne. Vous avez donc en intérêt, dans le cas de travaux de rénovation, à vous inspirer de la réglementation aujourd'hui en vigueur.

- Si votre logement a été construit entre 1970 et 1995, sachez que la règlementation de l'époque a fixé des valeurs minimales d'isolement d'un appartement à l'autre, ainsi que des valeurs maximales pour les bruits de choc et les bruits d'équipement. Des valeurs par ailleurs moins exigeantes que l'actuelle réglementation.

- Enfin, si votre logement a été construit après 1996, vous devez savoir que la loi impose un seuil d'absorption acoustique minimum dans les parties communes comme les couloirs les escaliers ou les halls.

Les matériaux les plus performants

La palme revient aux modèles sur ossature qui présentent l'avantage de pouvoir recevoir une âme en matériau isolant, que l'on choisira plus ou moins épaisse et dense en fonction de ses besoins. Une performance que l'on peut encore améliorer en posant des plaques supplémentaires en surépaisseur. Au contraire, une plaque en matériau alvéolaire est peu isolante au point de vue acoustique.

Concernant les cloisons en matériaux humides, notez qu'on obtient les meilleurs résultats avec les briques, les carreaux de terre cuite et les blocs en béton cellulaire, tandis que les carreaux de plâtre, à la fois rigide et trop léger, offrent une médiocre isolation acoustique.

Tête à Tête avec un pro

Pour en savoir plus sur l'isolation acoustique, consultez la fiche de l'Ademe sur le sujet, http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/bruit/index.htm

Le diagnostic de vos besoins en cloisonnement : les locaux humides

Dans le cas de locaux humides, il est évident que des matériaux ordinaires ne pourront convenir. Le taux d'humidité ambiant de ces pièces requiert en effet des performances particulières que l'on ne trouvera pas chez des cloisons classiques.

En effet, à chaque douche, ce sont quelques centaines de gramme de vapeur d'eau qui sont produits, soit un à deux verres d'eau. A cette vapeur d'eau, ajoutons bien sûr l'eau des éclaboussures, des sorties de bain ou de douche. Quel matériau alors choisir ?

Vous avez dit hydrofuge ?

On qualifie d'hydrofuge le produit qui, appliqué à un matériau, préserve ou chasse l'humidité en modifiant l'état capillaire de la surface. Certains matériaux sont traités en usine et donc prêts à poser. Si ce n'est pas le cas, il convient alors d'enduire l'ouvrage d'un enduit hydrofuge adapté.

L'emploi de matériaux avec parement hydrofugé est, en principe, obligatoire pour :

- les locaux classés EB+p, dits humides privatifs, comme par exemple les salles de bain, les celliers non chauffés ou les garages ;
- les locaux classés EB (mais uniquement le bas des cloisons et ouvrages, en contact avec le sol), dits moyennement humides, comme par exemple les cuisines, cabinets de toilette, WC et celliers chauffés*.

Tout est fonction du matériau

En effet, le traitement varie selon la nature du matériau que vous avez choisi pour vos cloisons. Si vous optez pour des briques, des carreaux de terre cuite ou encore des blocs de béton cellulaire, sachez qu'il n'existe pas d'éléments prétraités en usine et que vous devrez donc veiller à ce que vos cloisons soient bien enduites d'un revêtement hydrofuge.

Si, en revanche, vous décidez de recourir à des matériaux à base de plâtre, les choses seront plus aisées.
En effet, cloisons alvéolaires, modèles sur ossature et carreaux de plâtre sont proposées par les fabricants déjà hydrofugés et prêts à poser. Il n'y a plus alors qu'à tenir compte de certaines recommandations si l'on veut que l'étanchéité soit parfaite.

- Si l'on opte pour des cloisons alvéolaires en pièces humides EB+p :
il faut obligatoirement poser des modèles hydrofugés ; veillez à ce qu'une semelle en matériau résilient traité contre l'humidité soit posée en pied de cloison, ceci afin d'éviter les remontées capillaires. Dans le cas de locaux classés EB, les parements non hydrofugés sont admis.

- Si l'on opte pour des plaques de plâtre sur ossature métallique en pièces humides EB+p :
les parements hydrofugés sont nécessaires ; idem, la cloison doit être montée sur une semelle ou une équerre en plastique, toujours pour parer aux remontées capillaires éventuelles. Pour les locaux humides EB, les parements non hydrofugés sont tolérés.

- Si l'on opte pour des carreaux de plâtre en pièces humides EP+p :
on choisira des carreaux hydrofuges, ceci pour toute la hauteur de l'ouvrage. Pour des locaux type EB, sur sol brut, on fera uniquement réaliser le premier rang en carreaux de plâtre hydrofuge, avec un rail PVC en bas de la cloison.

* Cette classification a été établie par le CPT, ou Cahier des prescriptions techniques. Elle repose sur 3 critères d'exposition à l'eau des parois :
- hygrométrie du local (moyenne, forte, forte à très forte),
- entretien et nettoyage (projection d'eau, pression, agressivité produit),
- exposition à l'eau des parois (rejaillissement, projection, ruissellement).

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