Dossier : L'enveloppe de votre habitation, un rôle essentiel dans la rénovation thermique
Les propriétés des matériaux utilisés pour votre habitat (murs, sol, fenêtres) ont une influence directe sur la consommation d’énergie. Leur qualité isolante est bien entendu essentielle. Mais d’autres critères interviennent : l’inertie thermique pour mieux atténuer leurs variations de température, la performance acoustique pour un meilleur confort sonore, la qualité hygroscopique et la ventilation pour que votre habitat respire et puisse évacuer correctement son trop plein d’humidité. Dans le cadre d’une rénovation thermique, il est indispensable de prendre en compte ces critères pour les intégrer dans une démarche globale.
34 Chapitres à consulter :
L’ossature de votre maison : propriétés d’inertie des matériaux
Qu'est-ce que l'inertie thermique d'un matériau ?
L'isolation d'un bâtiment s'appuie sur son coefficient d'isolation, mais aussi sur sa capacité de déphasage thermique. Le déphasage thermique est la propriété des matériaux composant l'enveloppe de l'habitation à ralentir les changements de température. En d'autres termes, c'est l'inertie thermique, c'est-à -dire la capacité des matériaux à absorber, à stocker, puis à restituer la chaleur de façon diffuse dans les murs ou les planchers. Ainsi, plus un matériau sera à forte inertie thermique et plus la maison mettra de temps à se réchauffer ou se refroidir. Une forte inertie thermique est donc très intéressante lors des saisons froides pour conserver la chaleur.
L'inertie est en rapport avec la masse des matériaux (elle existe même pour la laine de verre, qui, à haute densité, possède une inertie plus grande qu'à basse densité). Les matériaux à forte inertie thermique employés dans la construction d'aujourd'hui sont le béton et la brique.
Le Bloc Béton (aussi appelé parpaing, agglo, moellon, plot ou cairon)
La masse naturelle du système Bloc Béton correctement isolé est un atout thermique déterminant. Pour obtenir une inertie réglementaire, ces maisons doivent disposer de planchers bas et planchers hauts lourds. C'est ce que l'on obtient avec une maison en bloc béton isolée par l'intérieur.
Dans le cas des maisons situées dans le sud de la France, l'inertie très lourde devient nécessaire. On l'obtient donc en utilisant l'inertie des murs, cumulée à celle des planchers hauts et bas. Ainsi, dans le cas où l'on doit privilégier le confort d'été, l'isolation se fait par l'extérieur.
Voici les systèmes mis en œuvre :
- la solution béton + complexe de doublage
Le système employé dans l'immense majorité des constructions conventionnelles est basé sur un système constructif associant blocs béton et complexe de doublage à base de polystyrène expansé et plaque de plâtre. Du point de vue de la résistance thermique, le polystyrène est un excellent isolant.
- la solution béton + contre-cloison porteuse et enduit plâtre traditionnel
Ce système apporte une excellente capacité thermique et une forte inertie à la maison malgré son épaisseur réduite. Une contre-cloison en plâtrerie traditionnelle permet d'obtenir une solution haut de gamme en termes de performances, tant d'un point de vue du confort d'hiver que du confort d'été. Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton offre un excellent déphasage et une très bonne inertie apportée par la contre-cloison.
Ainsi, un système constructif à base de bloc béton permet de réaliser aujourd'hui une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) conforme à la réglementation 2012 voulue par le Grenelle de l'environnement. Bien entendu, pour parvenir à ce niveau de performance, il faudra particulièrement soigner la mise en œuvre de ce matériau et respecter scrupuleusement les règles de l'art dénommées dans le DTU.
Les briques creuses
Un peu plus onéreuses que les parpaings, elles offrent cependant de meilleurs résultats, tout en restant abordables. Elles sont plus isolantes et craignent moins l'humidité.
Cependant, elles se complètent aussi par une isolation intérieure ou extérieure, à base de laine minérale, de laine de bois, de polystyrène ou de plaques de plâtre.
Les briques alvéolaires ou Monomurs
Elles sont 10 à 20 % plus chères que les briques creuses. Mais cet investissement est vite rentabilisé puisqu'elles possèdent d'excellentes propriétés isolantes naturelles. Grâce à l'air emprisonné dans les alvéoles, le monomur est un isolant et un régulateur thermique très efficace, qui dispense de la pose d'un isolant complémentaire, garantit une bonne qualité de l'air à l'intérieur, ainsi qu'une protection efficace contre les inondations. Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de la brique monomur, surtout en termes d'inertie et de déphasage sont importantes. Pour des performances comparables, on peut opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d'isolation par l'intérieur et brique plâtrière.
Le béton cellulaire
Il présente les performances les plus homogènes. Il assure un très bon déphasage et apporte une inertie tout à fait satisfaisante. L'arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (Bâtiment Basse Consommation).
Le cas du bois
Le bois est un matériau très performant sur le plan de l'isolation puisque celle-ci est 10 fois supérieure à celle du béton. Cependant, dans tous les cas, il réclame l'ajout d'un isolant complémentaire, tels que la laine minérale ou la laine de bois.
Obtenir une bonne inertie thermique dans les habitations à ossature bois est souvent délicat du fait de l'absence de matériaux denses (béton, briques) pouvant accumuler la chaleur. Cependant, la présence des fibres de bois de haute densité permet déjà d'obtenir un déphasage important (jusque 10 h) pour le confort d'été. L'essentiel pour obtenir une bonne inertie étant avant tout d'apporter des matériaux massifs et lourds, il est donc possible de mettre en œuvre des solutions performantes briques ou parpaings telles que vues précédemment.
Pour en savoir plus
Pour obtenir plus d'informations sur les performances thermiques du Bloc Béton, rendez-vous sur le site http://www.blocalians.fr
Découvrez le tableau comparatif des bilans environnementaux Bloc Béton et autres systèmes constructifs sur
Â
Pourquoi faut-il commencer par isoler ?
L'enjeu numéro 1 de votre rénovation thermique, c'est l'isolation. Vous devez donc commencer vos travaux par cette étape essentielle qui déterminera le niveau de performance thermique de votre habitat. D'une bonne isolation dépendent par la suite des systèmes de ventilation et de chauffage efficaces. Pour réaliser des économies d'énergie intéressantes sur le long terme, il faut donc tabler sur une bonne isolation synonyme de retour sur investissement et de confort...
Pour un meilleur confort thermique
N'avez-vous jamais ressenti en hiver un frisson en passant devant une fenêtre ou en lisant votre journal dans votre salon près d'un mur mal isolé ? C'est que l'énergie calorifique, c'est-à -dire la chaleur, circule en permanence d'un corps à l'autre, toujours du chaud vers le froid. Un excès de froid génère un inconfort que vous pouvez réduire en isolant votre habitat. En hiver, l'isolation ralentit les déperditions de chaleur vers l'extérieur. En été, elle diminue les montées en température à l'intérieur du bâtiment.
Pour lutter contre l'humidité
Une habitation bien isolée et une ventilation efficace évitent tout risque d'humidité qui, outre l'inconfort qu'elle dégage, met en péril vos peintures, vos tapisseries et votre mobilier. Plus une maison est humide plus elle est difficile à chauffer.
Pour lutter contre le réchauffement de la planète
L'isolation thermique de tous les bâtiments existants permettrait d'économiser 100 millions de tonnes de CO2 par an en France et 460 millions en Europe. Cela contribuerait à lutter efficacement contre le réchauffement de la planète. Pour une maison de taille moyenne par exemple, avec une bonne isolation, il est possible de passer de 19 tonnes d'émission de CO2 à 5 tonnes par an, soit diviser par 4 ses émissions (source ADEME).
Pour réduire sa facture de chauffage
Outre le confort et l'économie d'énergie, un bon système d'isolation vous fait économiser de l'argent en réduisant significativement votre note de chauffage. Vous devez évaluer les coûts et les gains pour chaque option envisagée. Vous pourrez alors choisir une bonne stratégie d'isolation.
Les étapes des travaux d’isolation
Un bâtiment perd de la chaleur par le haut car la chaleur monte. L'isolation de la toiture est donc la priorité. Viennent ensuite, dans l'ordre, les façades opaques, c'est-à -dire les murs, puis les menuiseries, fenêtres, portes et enfin les planchers. Après cela, il faut tenir compte des « fuites » éventuelles, les ponts thermiques, qui occasionnent des déperditions d'énergie non négligeables. Elles se manifestent à travers les jonctions entre les planchers et les murs extérieurs, les cheminées, les systèmes de ventilation et même la boîte aux lettres !
Voir l'animation des éléments de la toiture
Etape 1 : la toiture, les combles et les façades opaques = 20 à 30 % d'énergie gagnée
L'isolation par l'extérieur permet de traiter certains ponts thermiques en les recouvrant. Elle entraîne cependant des coûts importants et s'inscrit dans le cadre d'une rénovation lourde. Elle a également pour avantage de limiter la perte de surface au sein de votre logement. Il n'est cependant pas toujours possible d'isoler par l'extérieur. Souvent la copropriété recule à la dépense, ou le caractère patrimonial de certaines toitures ou façades ne s'y prêtent pas. Le recours à l'isolation par l'intérieur, plus facile à mettre en œuvre, est alors nécessaire.
Etape 2 : les planchers = 5 à 10 % d'énergie gagnée
Les planchers peuvent s'avérer être de forts mauvais élèves en termes d'isolation thermique. Qu'ils soient bas, intermédiaires ou hauts, ils présentent souvent des discontinuités ou des défauts de mise en œuvre qui en font un point particulièrement faible de l'enveloppe de votre habitation. Les techniques d'isolation varient selon qu'il s'agit d'un plancher sur terre plein, sur vide sanitaire ou local non chauffé. Attention à considérer aussi la constitution dudit plancher, ainsi que la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes.
Etape 3 : les ouvertures = 10 % d'énergie gagnée
Idéalement la surface vitrée de votre maison serait de 16,6 % de votre surface au sol. La surface vitrée d'une fenêtre représente 70 % de la totalité de la surface. La technique de double-vitrage est déjà ancienne. Elle enferme une lame d'air entre deux vitres. Le vitrage est isolant quand la lame d'air est immobile et sèche.
Mais aujourd'hui les techniques vont plus loin, le double-vitrage doit permettre à la chaleur de rester à l'extérieur l'été, et dans le logement l'hiver. Le double-vitrage renforcé (ITR), c'est-à -dire l'application d'une fine couche d'oxyde métallique sur la face intérieure du double-vitrage, permet de réduire les déperditions thermiques de l'ordre de 60 à 70 %. De plus, si vous remplacez la lame d'air par un gaz naturel rare, non conducteur de la chaleur (argon), vous améliorez de 26 à 42 % par rapport à une lame d'air inoffensif. Renseignez-vous sur les différents produits qui ont cours aujourd'hui.
Vos menuiseries ou huisseries sont à regrouper en trois familles : cadres en PVC, Aluminium et en Bois.
- Le PVC présente des avantages : il conserve sa couleur dans le temps, il est inerte et ne dégage pas d'élément toxique. Face aux intempéries, son comportement est excellent et il ne nécessite pas de renforcement. Il a de plus une faible conductivité thermique et répond aux exigences de la réglementation thermique en vigueur. Attention à la qualité, un bon profilé PVC doit avoir au moins 68 mm d'épaisseur, être composé de 5 chambres et trois joints. Associé à un double vitrage lame d'argon, vous aurez une excellente résistance thermique. C'est le matériau le plus utilisé.
- L'Aluminium, présente l'avantage de profilés plus fins donc d'une surface vitrée plus importante. L'Aluminium est conducteur, son isolation thermique est inférieure à celle des portants en PVC et en bois. Pour y remédier, les bons cadres aluminium sont équipés d'un système de rupture de pont thermique.
- Le cadre en Bois est un matériau écologique ne nécessitant pas beaucoup d'énergie pour sa fabrication, il résiste aux écarts de température importants mais il demande un certain entretien. Un cadre bois avec un triple vitrage permet d'obtenir les meilleurs coefficients d'isolation thermiques.
Zoom sur les ponts thermiques
Les ponts thermiques se trouvent à toutes les jonctions de matériaux, souvent entre les parois aux liaisons mur/mur ou sol/mur. Leur nombre est très variable selon le type de construction et offre une fourchette de 5 à 20 % de plus de l'ensemble des déperditions. Le développement de moisissures sur les parois trahit la présence de condensation, donc d'une zone froide provoquée par un pont thermique.
Pour un bâtiment existant, le moyen le plus performant est l'isolation par l'extérieur pour les ponts thermiques d'étage, mais son coût est élevé et il occasionne des travaux lourds. Il est également possible de traiter un pont thermique de l'intérieur sans gros travaux (cf. les solutions d'isolation thermique par l'intérieur).
Le saviez-vous ?
La Loi de Finances 2009 prévoit la mise en place d'incitations financières destinées à encourager la réalisation de travaux de rénovation. Un nouveau prêt à taux zéro vous aide à financer vos travaux de rénovation énergétiques dans un logement existant. Accessible à tous et sans condition de revenu, ce nouveau prêt ne concernera que les résidences principales et ne pourra excéder 300 €/m2 dans la limite de 30 000 € par logement. Le nombre de logements visés est de 80 000 en 2009 puis de 400 000 logements par an. Voir le dossier sur l'éco-prêt à taux zéro
Les solutions d’isolation thermique par l'intérieur
A surface égale, le coût d'exécution de l'isolation thermique par l'intérieur est 30 % moins onéreux qu'une solution d'isolation thermique par l'extérieur. Elle offre également de nombreux avantages tels que la facilité et la rapidité de pose. Enfin, elle s'adapte parfaitement à l'architecture traditionnelle et à toutes les règles d'urbanisme.
L'isolation des murs par l'intérieur
Il existe plusieurs solutions « prêtes à poser » pour isoler vos murs intérieurs :
- les complexes de doublage se composent d'un panneau isolant (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane...) revêtu d'un parement en plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux sont fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et plane) ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement au mur). Cette solution offre l'avantage de pouvoir effectuer la pose à l'aide d'un seul produit.
- la contre-cloison sur ossature ou maçonnée : le parement de la contre-cloison est le plus souvent en plaques de plâtre vissées sur des ossatures ou parois en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. L'isolant est incorporé entre le parement et le mur support. Cette technique est adaptée pour l'isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre revêtus d'un pare-vapeur en papier kraft, offrent une résistance thermique plus ou moins importante pour des épaisseurs identiques. Ils sont destinés à l'isolation par l'intérieur des murs maçonnés (y compris garage, cellier et escalier de cave) et sont parfaitement adaptés aux éléments de la structure pour l'isolation thermique dans la rénovation de bâtiments existants.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre non revêtus, destinés à l'isolation des murs périphériques à ossature bois et des murs dont l'ossature bois est à l'intérieur d'un mur porteur.
L'isolation des planchers par l'intérieur
Les principaux ponts thermiques d'un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas, ainsi qu'à toutes les ouvertures (portes, fenêtres, loggias...). Les pertes de chaleur par ces ponts thermiques nécessitent un travail sur la structure même des points sensibles.
En isolant par l'intérieur, les ponts thermiques dus aux ouvertures sont naturellement traités. En revanche, il y a lieu de traiter les ponts des autres jonctions :
- au niveau des liaisons murs de façades/planchers. Outre la constitution du plancher et de son isolation, qu'il s'agisse d'un plancher bas, d'un plancher intermédiaire ou d'un plancher haut, il faut veiller à éliminer les ponts thermiques en about de dalle, entre planchers et parois verticales adjacentes.
- en plancher bas, une solution simple consiste à poser une couche d'isolant que l'on recouvre ensuite d'une chape flottante, ceci après avoir mis en œuvre un complexe de doublage sur le mur de façade.
- dans le cas des planchers intermédiaires, il faut recourir à des rupteurs ou correcteurs (rupteurs partiels) thermiques. Ils se posent à la jonction des murs et planchers avant de couler la dalle. Le rupteur dit total est positionné en périphérie du plancher, en continuité de l'isolation verticale de la façade, dans l'épaisseur du plancher. Le rupteur partiel peut être un entrevous de coffrage léger en polystyrène. Leur nature intrinsèque isolante confère aux éléments posés en périphérie une fonction de rupteur thermique partiel. Ces rupteurs sont appelés partiels car ils n'interrompent pas la dalle de compression, permettant alors de conserver le ferraillage usuel. Dans le cadre de la RT 2005 et des points de consommation gagnés, le rupteur total va permettre un gain de 9 points de C et le rupteur partiel de 5,5 points.
LES SOLUTIONS D'ISOLATION PAR L'INTERIEUR DE LAFARGE PLATRES
1/ Les panneaux de doublage pour les murs
Ils sont adaptés aux situations les plus variées pour l'isolation des murs quelles que soient vos habitudes de confort ou la nature de vos travaux :
- Prégymax 32TM, un doublage thermo-acoustique faisant référence, composé d'une plaque PrégyTM encollée sur un panneau de PSE graphité. La matière isolante du Prégymax 32 offre une conductivité exceptionnellement basse donc un pouvoir isolant très important. Elle limite les transferts de chaleur, par conduction grâce à une micro structure alvéolaire fine, par convection grâce à la taille réduite de micro-cellules d'air, et enfin par rayonnement grâce à un enrobage moléculaire (par vaporisation d'un métalloïde). En raison de l'absence d'ossature métallique, Prégymax 32 n'engendre aucun pont thermique structurel.
Enfin, facile à manipuler, Prégymax 32 est le plus léger des doublages thermo-acoustiques ; un panneau Prégymax 32 (13+100) pèse 5 à 10 kg de moins que les autres. Il se distingue par sa souplesse et sa simplicité de pose.
Prégymax 32 est une gamme complète :
- Prégymax 32 PV : doublage thermo-acoustique de perméance P3 destiné aux zones très froides et aux murs anciens revêtus d'un enduit plâtre.
- Prégymax 32 Déco, la plaque pré-imprimée, une solution pour la maison individuelle.
- Prégymax 32 Hydro : en doublage thermo-acoustique des pièces humides.
- Prégyréthane 23 est constitué d'une Prégyplac 10 ou 13 collée sur un panneau de mousse de polyuréthane de lambda 23 mW/m.K, et permet à performance thermique égale de diminuer l'épaisseur du doublage et donc de gagner de la surface habitable. Le doublage offre de plus une résistance mécanique élevée. Prégyréthane 23 est disponible avec parement Hydro pour les pièces humides de logement (type EB et EB+p). Le classement de perméance P3 sans pare vapeur permet son utilisation sur tous les types de murs quelle que soit la zone climatique.
2/ Les solutions sol
- UnimatTM Plancher Coffraplume, un entrevous de coffrage en polystyrène expansé à surface bombée et fond voûté. Utilisé en fond de coffrage, il apporte un complément d'isolation pour tous les planchers avec chape flottante et une correction du pont thermique d'about de plancher. Associée à un panneau isolant UnimatTM Sol Ultra sous chape flottante (plancher PSE Duo), la solution apporte une très haute performance thermique et la suppression des ponts thermiques des planchers.
En savoir plus
Les solutions d’isolation thermique par l’extérieur
L'isolation par l'extérieur est la meilleure solution lorsque les enduits extérieurs sont défectueux. Elle permet de faire deux opérations en même temps : l'isolation et le ravalement. Elle offre des performances thermiques équivalentes à l'isolation thermique par l'intérieur. Elle est en revanche plus onéreuse et peu adaptée à l'architecture traditionnelle. Un choix à faire avec votre architecte ou votre artisan qui saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre projet...
Les solutions d'isolation par l'extérieur
- Les bardages : cette technique consiste à poser un revêtement sur une ossature fixée au mur. L'isolant employé est généralement une laine minérale ou du polystyrène expansé (PSE). Pour le revêtement, les possibilités sont multiples : tuiles, ardoises, céramique, pierre attachée, vous n'avez que l'embarras du choix.
- Les enduits sur isolant : arrivé en France à la fin des années 70, ce système consiste à poser un enduit mince ou hydraulique d'une épaisseur comprise entre 3 et 20 mm sur un isolant (PSE, laine minérale) lui-même fixé ou collé sur la façade.
- Vêtures et vêtages : si ces deux produits associent un isolant et un revêtement, ils se distinguent par la façon dont ils sont posés par les professionnels : la vêture est fixée directement sur le mur par l'intermédiaire d'un rail horizontal, pour le vêtage, le revêtement est posé sur l'isolant, lui-même fixé à la façade.
Les matériaux de l'isolation par l'extérieur
- L'enduit mince sur isolant : concrètement, le système se compose de l'isolant collé sur le mur à l'extérieur de l'habitation (PSE ou laine de roche) et d'un enduit spécifique armé d'un treillis de fibres de verre (de 3 à 5 mm, en deux couches) et de l'enduit de finition. Deux types de mise en œuvre admis : l'encollage ou la fixation.
- L'enduit hydraulique sur isolant : la technique est proche de la précédente. L'enduit mince est remplacé par un enduit hydraulique généralement projeté, à base de sable, de ciment, de chaux et d'un peu de résine. On l'applique en deux couches, sur une épaisseur de 15 à 20 mm puis le recouvre d'une couche de finition. La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et l'entretien plus aisé en zones urbaines.
- Les enduits légers ou enduits isolants : ils sont constitués de mortiers hydrauliques chargés des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). On les applique en forte épaisseur (de 3 à 8 cm) par projection mécanique, généralement sur un gobetis*. Attention, les enduits légers ne permettent pas d'obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés ; ils viennent simplement en complément d'un système d'isolation thermique par l'extérieur.
Matériaux isolants : aide au choix
Dans un logement chauffé, les calories sont naturellement attirées vers le froid extérieur. Il est donc essentiel de faire mettre en œuvre une bonne isolation, avec des matériaux à faible coefficient de conductivité thermique. Vous conjuguerez ainsi un confort accru grâce à des températures homogènes et une forte réduction de vos factures énergétiques.
L'indice de résistance
La Règlementation Thermique (RT) 2005 en vigueur depuis le 1er octobre 2006 établit que R = 3,68 m². K/W (R = Résistance Thermique qui établit une relation entre l'épaisseur et la conductivité du matériau ; plus R est grand plus le matériau est isolant). C'est le minimum demandé mais il faut tendre vers une résistance thermique au niveau de la toiture de 6 et de 3 pour les murs et le sol.
Les trois types d'isolants
1/ Les fibres minérales
Les + : les laines de verres ou de roche sont d'excellents produits, vendus en rouleaux avec ou sans pare-vapeur ou encore sous forme de plaques rigides, avec ou sans parement en plâtre.
Les - : les produits les plus légers ne protègent pas de la chaleur l'été (demandez alors à votre entrepreneur une forte densité) et elles absorbent très facilement l'humidité et perdent alors tout pouvoir isolant. Il faut les employer dans des lieux parfaitement secs.
2/ Les fibres végétales
Les + : c'est une bonne alternative aux laines minérales car elles présentent des qualités isolantes équivalentes. Les plantes telles que le chanvre ont des fibres naturellement fongicides et antibactériennes.
Les - : elles sont absentes des grand circuits de distribution et leur coût est plus élevé.
3/ Les matériaux synthétiques
Les + : ils sont efficaces en termes d'isolation.
Les critères de choix
- La conductivité thermique (Lambda) qui indique l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient en est élevé, moins l'isolant est protecteur. Il faut que votre entrepreneur choisisse un isolant dont la valeur Lambda (qui symbolise ce coefficient) est inférieure à 0,040.
- La résistance thermique qui désigne le pouvoir isolant du matériau est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant.
- La résistance au feu, évaluée de A à F.
- La conformité aux réglementations applicables à la construction. Il est fondamental de vérifier que votre isolant possède un marquage CE qui leur garantit un niveau minimum de qualité, notamment au niveau de la sécurité, ainsi qu'une certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouvent leur conformité aux exigences fixées par la réglementation thermique française.
Les critères inhérents à votre habitation
S'il existe de nombreuses solutions pour isoler une maison, elles ne sont pas forcément toutes applicables dans votre cas. Le mieux est de faire le tour de votre habitation avec un professionnel qui saura :
- déterminer le meilleur isolant pour les différentes parties de votre habitation : en effet, selon les caractéristiques propres à votre domicile, il sera amené à privilégier un certain type de matériau (laine de verre, PSE, XPS, etc.).
- Vérifier que les solutions d'isolation respectent vos envies et respectent les autres matériaux de construction : là encore, les différents cas de figure imposent le diagnostic d'un professionnel. Par exemple, si vous souhaitez conserver la décoration de vos combles aménagés, vous pouvez opter pour une isolation par l'extérieur. Si cette solution est un peu lourde à mettre en œuvre, vous pouvez néanmoins en profiter pour refaire rénover votre toiture par la même occasion.
- Vous garantir la bonne tenue de votre produit isolant : la première condition pour assurer une durée de vie satisfaisante à vos matériaux de construction est de s'assurer que votre charpente, vos planchers et vos murs sont sains. N'hésitez pas à faire régulièrement inspecter votre maison par un professionnel.
Etiquettes : comment s'y retrouver ?
Comme tous les matériaux de construction, les produits d'isolation doivent répondre à des normes techniques définies au niveau national et international, c'est pourquoi les étiquettes doivent mentionner :
- l'Euroclasse à laquelle votre produit appartient. Un matériau comme la laine de verre appartient à la classe A 1, cela signifie qu'elle est rangée parmi les matériaux peu ou très peu combustibles.
- Les certifications reçues par votre produit : elles vous garantissent qu'il possède des caractéristiques et des aptitudes qui le rendent utilisable sur un chantier de construction et qui vous permettent de bénéficier de crédits d'impôts et aides diverses.
Le choix de l'isolant dépend de l'usage que vous voulez en faire, ci-après un tableau de chacun avec leurs principaux usages :
|  Isolant | Conditionnement |  Usage |
|---|---|---|
|  Laines minérales et végétales | Rouleaux Panneaux |  Toiture, combles aménagées, planchers, dalles flottantes panneaux sandwichs, complexe de doublage, bardage... |
|  Perlite et flocons de cellulose |  Vrac |  Combles non aménagées, solives recouvertes d'un plancher... |
|  Laine, fibre de bois, liège Fibres de cocos, cellulose, chanvre |  Panneaux |  Isolation de plancher, sols, murs, complexe de doublage, cloisons et contre-cloisons... |
|  Polystyrène extrudé (XPS) |  Panneaux |  Toitures, murs isolation extérieure, combles habitables, sols, complexe isolant extérieur... |
|  Polystyrène expansé (PSE) |  Panneaux |  Planchers, sols, murs, combles aménagées, isolation extérieure, dallages, chappe flottante, dallages, toiture terrasse... |
|  Polyuréthane |  Panneaux |  Toiture, toiture terrasse, doublage des murs, sols, planchers, isolation extérieure... |
| Â Verre cellulaire | Â Panneaux, blocs | Â Toitures terrasses |
Les formes de base des matériaux isolants
- En rouleau ou matelas ; en vrac ; en panneau rigide ou semi-rigide ; en mousse à vaporiser.
- En matelas ou rouleau : il est assez souple pour remplir les vides et on peut le découper pour l'adapter à des reliefs importants. Attention il contient des éléments abrasifs il faut donc se protéger lors de la pose. Son coût est attractif.
- L'isolant en vrac est parfait pour combler les vides peu accessibles ou de forme irrégulière. Il peut venir en complément des autres isolants.
- En panneau, idéal pour les surfaces planes, planchers, dalle flottante, murs, en isolation intérieure ou extérieure.
- La mousse à vaporiser vient en complément des autres isolants pour les travaux peu accessibles.
L’ossature de votre maison : propriétés d’inertie des matériaux
Qu'est-ce que l'inertie thermique d'un matériau ?
L'isolation d'un bâtiment s'appuie sur son coefficient d'isolation, mais aussi sur sa capacité de déphasage thermique. Le déphasage thermique est la propriété des matériaux composant l'enveloppe de l'habitation à ralentir les changements de température. En d'autres termes, c'est l'inertie thermique, c'est-à -dire la capacité des matériaux à absorber, à stocker, puis à restituer la chaleur de façon diffuse dans les murs ou les planchers. Ainsi, plus un matériau sera à forte inertie thermique et plus la maison mettra de temps à se réchauffer ou se refroidir. Une forte inertie thermique est donc très intéressante lors des saisons froides pour conserver la chaleur.
L'inertie est en rapport avec la masse des matériaux (elle existe même pour la laine de verre, qui, à haute densité, possède une inertie plus grande qu'à basse densité). Les matériaux à forte inertie thermique employés dans la construction d'aujourd'hui sont le béton et la brique.
Le Bloc Béton (aussi appelé parpaing, agglo, moellon, plot ou cairon)
La masse naturelle du système Bloc Béton correctement isolé est un atout thermique déterminant. Pour obtenir une inertie réglementaire, ces maisons doivent disposer de planchers bas et planchers hauts lourds. C'est ce que l'on obtient avec une maison en bloc béton isolée par l'intérieur.
Dans le cas des maisons situées dans le sud de la France, l'inertie très lourde devient nécessaire. On l'obtient donc en utilisant l'inertie des murs, cumulée à celle des planchers hauts et bas. Ainsi, dans le cas où l'on doit privilégier le confort d'été, l'isolation se fait par l'extérieur.
Voici les systèmes mis en œuvre :
- la solution béton + complexe de doublage
Le système employé dans l'immense majorité des constructions conventionnelles est basé sur un système constructif associant blocs béton et complexe de doublage à base de polystyrène expansé et plaque de plâtre. Du point de vue de la résistance thermique, le polystyrène est un excellent isolant.
- la solution béton + contre-cloison porteuse et enduit plâtre traditionnel
Ce système apporte une excellente capacité thermique et une forte inertie à la maison malgré son épaisseur réduite. Une contre-cloison en plâtrerie traditionnelle permet d'obtenir une solution haut de gamme en termes de performances, tant d'un point de vue du confort d'hiver que du confort d'été. Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton offre un excellent déphasage et une très bonne inertie apportée par la contre-cloison.
Ainsi, un système constructif à base de bloc béton permet de réaliser aujourd'hui une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) conforme à la réglementation 2012 voulue par le Grenelle de l'environnement. Bien entendu, pour parvenir à ce niveau de performance, il faudra particulièrement soigner la mise en œuvre de ce matériau et respecter scrupuleusement les règles de l'art dénommées dans le DTU.
Les briques creuses
Un peu plus onéreuses que les parpaings, elles offrent cependant de meilleurs résultats, tout en restant abordables. Elles sont plus isolantes et craignent moins l'humidité.
Cependant, elles se complètent aussi par une isolation intérieure ou extérieure, à base de laine minérale, de laine de bois, de polystyrène ou de plaques de plâtre.
Les briques alvéolaires ou Monomurs
Elles sont 10 à 20 % plus chères que les briques creuses. Mais cet investissement est vite rentabilisé puisqu'elles possèdent d'excellentes propriétés isolantes naturelles. Grâce à l'air emprisonné dans les alvéoles, le monomur est un isolant et un régulateur thermique très efficace, qui dispense de la pose d'un isolant complémentaire, garantit une bonne qualité de l'air à l'intérieur, ainsi qu'une protection efficace contre les inondations. Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de la brique monomur, surtout en termes d'inertie et de déphasage sont importantes. Pour des performances comparables, on peut opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d'isolation par l'intérieur et brique plâtrière.
Le béton cellulaire
Il présente les performances les plus homogènes. Il assure un très bon déphasage et apporte une inertie tout à fait satisfaisante. L'arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (Bâtiment Basse Consommation).
Le cas du bois
Le bois est un matériau très performant sur le plan de l'isolation puisque celle-ci est 10 fois supérieure à celle du béton. Cependant, dans tous les cas, il réclame l'ajout d'un isolant complémentaire, tels que la laine minérale ou la laine de bois.
Obtenir une bonne inertie thermique dans les habitations à ossature bois est souvent délicat du fait de l'absence de matériaux denses (béton, briques) pouvant accumuler la chaleur. Cependant, la présence des fibres de bois de haute densité permet déjà d'obtenir un déphasage important (jusque 10 h) pour le confort d'été. L'essentiel pour obtenir une bonne inertie étant avant tout d'apporter des matériaux massifs et lourds, il est donc possible de mettre en œuvre des solutions performantes briques ou parpaings telles que vues précédemment.
Pour en savoir plus
Pour obtenir plus d'informations sur les performances thermiques du Bloc Béton, rendez-vous sur le site http://www.blocalians.fr
Découvrez le tableau comparatif des bilans environnementaux Bloc Béton et autres systèmes constructifs sur
Â
Pourquoi faut-il commencer par isoler ?
L'enjeu numéro 1 de votre rénovation thermique, c'est l'isolation. Vous devez donc commencer vos travaux par cette étape essentielle qui déterminera le niveau de performance thermique de votre habitat. D'une bonne isolation dépendent par la suite des systèmes de ventilation et de chauffage efficaces. Pour réaliser des économies d'énergie intéressantes sur le long terme, il faut donc tabler sur une bonne isolation synonyme de retour sur investissement et de confort...
Pour un meilleur confort thermique
N'avez-vous jamais ressenti en hiver un frisson en passant devant une fenêtre ou en lisant votre journal dans votre salon près d'un mur mal isolé ? C'est que l'énergie calorifique, c'est-à -dire la chaleur, circule en permanence d'un corps à l'autre, toujours du chaud vers le froid. Un excès de froid génère un inconfort que vous pouvez réduire en isolant votre habitat. En hiver, l'isolation ralentit les déperditions de chaleur vers l'extérieur. En été, elle diminue les montées en température à l'intérieur du bâtiment.
Pour lutter contre l'humidité
Une habitation bien isolée et une ventilation efficace évitent tout risque d'humidité qui, outre l'inconfort qu'elle dégage, met en péril vos peintures, vos tapisseries et votre mobilier. Plus une maison est humide plus elle est difficile à chauffer.
Pour lutter contre le réchauffement de la planète
L'isolation thermique de tous les bâtiments existants permettrait d'économiser 100 millions de tonnes de CO2 par an en France et 460 millions en Europe. Cela contribuerait à lutter efficacement contre le réchauffement de la planète. Pour une maison de taille moyenne par exemple, avec une bonne isolation, il est possible de passer de 19 tonnes d'émission de CO2 à 5 tonnes par an, soit diviser par 4 ses émissions (source ADEME).
Pour réduire sa facture de chauffage
Outre le confort et l'économie d'énergie, un bon système d'isolation vous fait économiser de l'argent en réduisant significativement votre note de chauffage. Vous devez évaluer les coûts et les gains pour chaque option envisagée. Vous pourrez alors choisir une bonne stratégie d'isolation.
Les étapes des travaux d’isolation
Un bâtiment perd de la chaleur par le haut car la chaleur monte. L'isolation de la toiture est donc la priorité. Viennent ensuite, dans l'ordre, les façades opaques, c'est-à -dire les murs, puis les menuiseries, fenêtres, portes et enfin les planchers. Après cela, il faut tenir compte des « fuites » éventuelles, les ponts thermiques, qui occasionnent des déperditions d'énergie non négligeables. Elles se manifestent à travers les jonctions entre les planchers et les murs extérieurs, les cheminées, les systèmes de ventilation et même la boîte aux lettres !
Voir l'animation des éléments de la toiture
Etape 1 : la toiture, les combles et les façades opaques = 20 à 30 % d'énergie gagnée
L'isolation par l'extérieur permet de traiter certains ponts thermiques en les recouvrant. Elle entraîne cependant des coûts importants et s'inscrit dans le cadre d'une rénovation lourde. Elle a également pour avantage de limiter la perte de surface au sein de votre logement. Il n'est cependant pas toujours possible d'isoler par l'extérieur. Souvent la copropriété recule à la dépense, ou le caractère patrimonial de certaines toitures ou façades ne s'y prêtent pas. Le recours à l'isolation par l'intérieur, plus facile à mettre en œuvre, est alors nécessaire.
Etape 2 : les planchers = 5 à 10 % d'énergie gagnée
Les planchers peuvent s'avérer être de forts mauvais élèves en termes d'isolation thermique. Qu'ils soient bas, intermédiaires ou hauts, ils présentent souvent des discontinuités ou des défauts de mise en œuvre qui en font un point particulièrement faible de l'enveloppe de votre habitation. Les techniques d'isolation varient selon qu'il s'agit d'un plancher sur terre plein, sur vide sanitaire ou local non chauffé. Attention à considérer aussi la constitution dudit plancher, ainsi que la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes.
Etape 3 : les ouvertures = 10 % d'énergie gagnée
Idéalement la surface vitrée de votre maison serait de 16,6 % de votre surface au sol. La surface vitrée d'une fenêtre représente 70 % de la totalité de la surface. La technique de double-vitrage est déjà ancienne. Elle enferme une lame d'air entre deux vitres. Le vitrage est isolant quand la lame d'air est immobile et sèche.
Mais aujourd'hui les techniques vont plus loin, le double-vitrage doit permettre à la chaleur de rester à l'extérieur l'été, et dans le logement l'hiver. Le double-vitrage renforcé (ITR), c'est-à -dire l'application d'une fine couche d'oxyde métallique sur la face intérieure du double-vitrage, permet de réduire les déperditions thermiques de l'ordre de 60 à 70 %. De plus, si vous remplacez la lame d'air par un gaz naturel rare, non conducteur de la chaleur (argon), vous améliorez de 26 à 42 % par rapport à une lame d'air inoffensif. Renseignez-vous sur les différents produits qui ont cours aujourd'hui.
Vos menuiseries ou huisseries sont à regrouper en trois familles : cadres en PVC, Aluminium et en Bois.
- Le PVC présente des avantages : il conserve sa couleur dans le temps, il est inerte et ne dégage pas d'élément toxique. Face aux intempéries, son comportement est excellent et il ne nécessite pas de renforcement. Il a de plus une faible conductivité thermique et répond aux exigences de la réglementation thermique en vigueur. Attention à la qualité, un bon profilé PVC doit avoir au moins 68 mm d'épaisseur, être composé de 5 chambres et trois joints. Associé à un double vitrage lame d'argon, vous aurez une excellente résistance thermique. C'est le matériau le plus utilisé.
- L'Aluminium, présente l'avantage de profilés plus fins donc d'une surface vitrée plus importante. L'Aluminium est conducteur, son isolation thermique est inférieure à celle des portants en PVC et en bois. Pour y remédier, les bons cadres aluminium sont équipés d'un système de rupture de pont thermique.
- Le cadre en Bois est un matériau écologique ne nécessitant pas beaucoup d'énergie pour sa fabrication, il résiste aux écarts de température importants mais il demande un certain entretien. Un cadre bois avec un triple vitrage permet d'obtenir les meilleurs coefficients d'isolation thermiques.
Zoom sur les ponts thermiques
Les ponts thermiques se trouvent à toutes les jonctions de matériaux, souvent entre les parois aux liaisons mur/mur ou sol/mur. Leur nombre est très variable selon le type de construction et offre une fourchette de 5 à 20 % de plus de l'ensemble des déperditions. Le développement de moisissures sur les parois trahit la présence de condensation, donc d'une zone froide provoquée par un pont thermique.
Pour un bâtiment existant, le moyen le plus performant est l'isolation par l'extérieur pour les ponts thermiques d'étage, mais son coût est élevé et il occasionne des travaux lourds. Il est également possible de traiter un pont thermique de l'intérieur sans gros travaux (cf. les solutions d'isolation thermique par l'intérieur).
Le saviez-vous ?
La Loi de Finances 2009 prévoit la mise en place d'incitations financières destinées à encourager la réalisation de travaux de rénovation. Un nouveau prêt à taux zéro vous aide à financer vos travaux de rénovation énergétiques dans un logement existant. Accessible à tous et sans condition de revenu, ce nouveau prêt ne concernera que les résidences principales et ne pourra excéder 300 €/m2 dans la limite de 30 000 € par logement. Le nombre de logements visés est de 80 000 en 2009 puis de 400 000 logements par an. Voir le dossier sur l'éco-prêt à taux zéro
Les solutions d’isolation thermique par l'intérieur
A surface égale, le coût d'exécution de l'isolation thermique par l'intérieur est 30 % moins onéreux qu'une solution d'isolation thermique par l'extérieur. Elle offre également de nombreux avantages tels que la facilité et la rapidité de pose. Enfin, elle s'adapte parfaitement à l'architecture traditionnelle et à toutes les règles d'urbanisme.
L'isolation des murs par l'intérieur
Il existe plusieurs solutions « prêtes à poser » pour isoler vos murs intérieurs :
- les complexes de doublage se composent d'un panneau isolant (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane...) revêtu d'un parement en plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux sont fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et plane) ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement au mur). Cette solution offre l'avantage de pouvoir effectuer la pose à l'aide d'un seul produit.
- la contre-cloison sur ossature ou maçonnée : le parement de la contre-cloison est le plus souvent en plaques de plâtre vissées sur des ossatures ou parois en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. L'isolant est incorporé entre le parement et le mur support. Cette technique est adaptée pour l'isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre revêtus d'un pare-vapeur en papier kraft, offrent une résistance thermique plus ou moins importante pour des épaisseurs identiques. Ils sont destinés à l'isolation par l'intérieur des murs maçonnés (y compris garage, cellier et escalier de cave) et sont parfaitement adaptés aux éléments de la structure pour l'isolation thermique dans la rénovation de bâtiments existants.
- Les panneaux semi-rigides en laine de verre non revêtus, destinés à l'isolation des murs périphériques à ossature bois et des murs dont l'ossature bois est à l'intérieur d'un mur porteur.
L'isolation des planchers par l'intérieur
Les principaux ponts thermiques d'un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas, ainsi qu'à toutes les ouvertures (portes, fenêtres, loggias...). Les pertes de chaleur par ces ponts thermiques nécessitent un travail sur la structure même des points sensibles.
En isolant par l'intérieur, les ponts thermiques dus aux ouvertures sont naturellement traités. En revanche, il y a lieu de traiter les ponts des autres jonctions :
- au niveau des liaisons murs de façades/planchers. Outre la constitution du plancher et de son isolation, qu'il s'agisse d'un plancher bas, d'un plancher intermédiaire ou d'un plancher haut, il faut veiller à éliminer les ponts thermiques en about de dalle, entre planchers et parois verticales adjacentes.
- en plancher bas, une solution simple consiste à poser une couche d'isolant que l'on recouvre ensuite d'une chape flottante, ceci après avoir mis en œuvre un complexe de doublage sur le mur de façade.
- dans le cas des planchers intermédiaires, il faut recourir à des rupteurs ou correcteurs (rupteurs partiels) thermiques. Ils se posent à la jonction des murs et planchers avant de couler la dalle. Le rupteur dit total est positionné en périphérie du plancher, en continuité de l'isolation verticale de la façade, dans l'épaisseur du plancher. Le rupteur partiel peut être un entrevous de coffrage léger en polystyrène. Leur nature intrinsèque isolante confère aux éléments posés en périphérie une fonction de rupteur thermique partiel. Ces rupteurs sont appelés partiels car ils n'interrompent pas la dalle de compression, permettant alors de conserver le ferraillage usuel. Dans le cadre de la RT 2005 et des points de consommation gagnés, le rupteur total va permettre un gain de 9 points de C et le rupteur partiel de 5,5 points.
LES SOLUTIONS D'ISOLATION PAR L'INTERIEUR DE LAFARGE PLATRES
1/ Les panneaux de doublage pour les murs
Ils sont adaptés aux situations les plus variées pour l'isolation des murs quelles que soient vos habitudes de confort ou la nature de vos travaux :
- Prégymax 32TM, un doublage thermo-acoustique faisant référence, composé d'une plaque PrégyTM encollée sur un panneau de PSE graphité. La matière isolante du Prégymax 32 offre une conductivité exceptionnellement basse donc un pouvoir isolant très important. Elle limite les transferts de chaleur, par conduction grâce à une micro structure alvéolaire fine, par convection grâce à la taille réduite de micro-cellules d'air, et enfin par rayonnement grâce à un enrobage moléculaire (par vaporisation d'un métalloïde). En raison de l'absence d'ossature métallique, Prégymax 32 n'engendre aucun pont thermique structurel.
Enfin, facile à manipuler, Prégymax 32 est le plus léger des doublages thermo-acoustiques ; un panneau Prégymax 32 (13+100) pèse 5 à 10 kg de moins que les autres. Il se distingue par sa souplesse et sa simplicité de pose.
Prégymax 32 est une gamme complète :
- Prégymax 32 PV : doublage thermo-acoustique de perméance P3 destiné aux zones très froides et aux murs anciens revêtus d'un enduit plâtre.
- Prégymax 32 Déco, la plaque pré-imprimée, une solution pour la maison individuelle.
- Prégymax 32 Hydro : en doublage thermo-acoustique des pièces humides.
- Prégyréthane 23 est constitué d'une Prégyplac 10 ou 13 collée sur un panneau de mousse de polyuréthane de lambda 23 mW/m.K, et permet à performance thermique égale de diminuer l'épaisseur du doublage et donc de gagner de la surface habitable. Le doublage offre de plus une résistance mécanique élevée. Prégyréthane 23 est disponible avec parement Hydro pour les pièces humides de logement (type EB et EB+p). Le classement de perméance P3 sans pare vapeur permet son utilisation sur tous les types de murs quelle que soit la zone climatique.
2/ Les solutions sol
- UnimatTM Plancher Coffraplume, un entrevous de coffrage en polystyrène expansé à surface bombée et fond voûté. Utilisé en fond de coffrage, il apporte un complément d'isolation pour tous les planchers avec chape flottante et une correction du pont thermique d'about de plancher. Associée à un panneau isolant UnimatTM Sol Ultra sous chape flottante (plancher PSE Duo), la solution apporte une très haute performance thermique et la suppression des ponts thermiques des planchers.
En savoir plus
Les solutions d’isolation thermique par l’extérieur
L'isolation par l'extérieur est la meilleure solution lorsque les enduits extérieurs sont défectueux. Elle permet de faire deux opérations en même temps : l'isolation et le ravalement. Elle offre des performances thermiques équivalentes à l'isolation thermique par l'intérieur. Elle est en revanche plus onéreuse et peu adaptée à l'architecture traditionnelle. Un choix à faire avec votre architecte ou votre artisan qui saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre projet...
Les solutions d'isolation par l'extérieur
- Les bardages : cette technique consiste à poser un revêtement sur une ossature fixée au mur. L'isolant employé est généralement une laine minérale ou du polystyrène expansé (PSE). Pour le revêtement, les possibilités sont multiples : tuiles, ardoises, céramique, pierre attachée, vous n'avez que l'embarras du choix.
- Les enduits sur isolant : arrivé en France à la fin des années 70, ce système consiste à poser un enduit mince ou hydraulique d'une épaisseur comprise entre 3 et 20 mm sur un isolant (PSE, laine minérale) lui-même fixé ou collé sur la façade.
- Vêtures et vêtages : si ces deux produits associent un isolant et un revêtement, ils se distinguent par la façon dont ils sont posés par les professionnels : la vêture est fixée directement sur le mur par l'intermédiaire d'un rail horizontal, pour le vêtage, le revêtement est posé sur l'isolant, lui-même fixé à la façade.
Les matériaux de l'isolation par l'extérieur
- L'enduit mince sur isolant : concrètement, le système se compose de l'isolant collé sur le mur à l'extérieur de l'habitation (PSE ou laine de roche) et d'un enduit spécifique armé d'un treillis de fibres de verre (de 3 à 5 mm, en deux couches) et de l'enduit de finition. Deux types de mise en œuvre admis : l'encollage ou la fixation.
- L'enduit hydraulique sur isolant : la technique est proche de la précédente. L'enduit mince est remplacé par un enduit hydraulique généralement projeté, à base de sable, de ciment, de chaux et d'un peu de résine. On l'applique en deux couches, sur une épaisseur de 15 à 20 mm puis le recouvre d'une couche de finition. La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et l'entretien plus aisé en zones urbaines.
- Les enduits légers ou enduits isolants : ils sont constitués de mortiers hydrauliques chargés des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). On les applique en forte épaisseur (de 3 à 8 cm) par projection mécanique, généralement sur un gobetis*. Attention, les enduits légers ne permettent pas d'obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés ; ils viennent simplement en complément d'un système d'isolation thermique par l'extérieur.
Matériaux isolants : aide au choix
Dans un logement chauffé, les calories sont naturellement attirées vers le froid extérieur. Il est donc essentiel de faire mettre en œuvre une bonne isolation, avec des matériaux à faible coefficient de conductivité thermique. Vous conjuguerez ainsi un confort accru grâce à des températures homogènes et une forte réduction de vos factures énergétiques.
L'indice de résistance
La Règlementation Thermique (RT) 2005 en vigueur depuis le 1er octobre 2006 établit que R = 3,68 m². K/W (R = Résistance Thermique qui établit une relation entre l'épaisseur et la conductivité du matériau ; plus R est grand plus le matériau est isolant). C'est le minimum demandé mais il faut tendre vers une résistance thermique au niveau de la toiture de 6 et de 3 pour les murs et le sol.
Les trois types d'isolants
1/ Les fibres minérales
Les + : les laines de verres ou de roche sont d'excellents produits, vendus en rouleaux avec ou sans pare-vapeur ou encore sous forme de plaques rigides, avec ou sans parement en plâtre.
Les - : les produits les plus légers ne protègent pas de la chaleur l'été (demandez alors à votre entrepreneur une forte densité) et elles absorbent très facilement l'humidité et perdent alors tout pouvoir isolant. Il faut les employer dans des lieux parfaitement secs.
2/ Les fibres végétales
Les + : c'est une bonne alternative aux laines minérales car elles présentent des qualités isolantes équivalentes. Les plantes telles que le chanvre ont des fibres naturellement fongicides et antibactériennes.
Les - : elles sont absentes des grand circuits de distribution et leur coût est plus élevé.
3/ Les matériaux synthétiques
Les + : ils sont efficaces en termes d'isolation.
Les critères de choix
- La conductivité thermique (Lambda) qui indique l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient en est élevé, moins l'isolant est protecteur. Il faut que votre entrepreneur choisisse un isolant dont la valeur Lambda (qui symbolise ce coefficient) est inférieure à 0,040.
- La résistance thermique qui désigne le pouvoir isolant du matériau est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant.
- La résistance au feu, évaluée de A à F.
- La conformité aux réglementations applicables à la construction. Il est fondamental de vérifier que votre isolant possède un marquage CE qui leur garantit un niveau minimum de qualité, notamment au niveau de la sécurité, ainsi qu'une certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouvent leur conformité aux exigences fixées par la réglementation thermique française.
Les critères inhérents à votre habitation
S'il existe de nombreuses solutions pour isoler une maison, elles ne sont pas forcément toutes applicables dans votre cas. Le mieux est de faire le tour de votre habitation avec un professionnel qui saura :
- déterminer le meilleur isolant pour les différentes parties de votre habitation : en effet, selon les caractéristiques propres à votre domicile, il sera amené à privilégier un certain type de matériau (laine de verre, PSE, XPS, etc.).
- Vérifier que les solutions d'isolation respectent vos envies et respectent les autres matériaux de construction : là encore, les différents cas de figure imposent le diagnostic d'un professionnel. Par exemple, si vous souhaitez conserver la décoration de vos combles aménagés, vous pouvez opter pour une isolation par l'extérieur. Si cette solution est un peu lourde à mettre en œuvre, vous pouvez néanmoins en profiter pour refaire rénover votre toiture par la même occasion.
- Vous garantir la bonne tenue de votre produit isolant : la première condition pour assurer une durée de vie satisfaisante à vos matériaux de construction est de s'assurer que votre charpente, vos planchers et vos murs sont sains. N'hésitez pas à faire régulièrement inspecter votre maison par un professionnel.
Etiquettes : comment s'y retrouver ?
Comme tous les matériaux de construction, les produits d'isolation doivent répondre à des normes techniques définies au niveau national et international, c'est pourquoi les étiquettes doivent mentionner :
- l'Euroclasse à laquelle votre produit appartient. Un matériau comme la laine de verre appartient à la classe A 1, cela signifie qu'elle est rangée parmi les matériaux peu ou très peu combustibles.
- Les certifications reçues par votre produit : elles vous garantissent qu'il possède des caractéristiques et des aptitudes qui le rendent utilisable sur un chantier de construction et qui vous permettent de bénéficier de crédits d'impôts et aides diverses.
Le choix de l'isolant dépend de l'usage que vous voulez en faire, ci-après un tableau de chacun avec leurs principaux usages :
|  Isolant | Conditionnement |  Usage |
|---|---|---|
|  Laines minérales et végétales | Rouleaux Panneaux |  Toiture, combles aménagées, planchers, dalles flottantes panneaux sandwichs, complexe de doublage, bardage... |
|  Perlite et flocons de cellulose |  Vrac |  Combles non aménagées, solives recouvertes d'un plancher... |
|  Laine, fibre de bois, liège Fibres de cocos, cellulose, chanvre |  Panneaux |  Isolation de plancher, sols, murs, complexe de doublage, cloisons et contre-cloisons... |
|  Polystyrène extrudé (XPS) |  Panneaux |  Toitures, murs isolation extérieure, combles habitables, sols, complexe isolant extérieur... |
|  Polystyrène expansé (PSE) |  Panneaux |  Planchers, sols, murs, combles aménagées, isolation extérieure, dallages, chappe flottante, dallages, toiture terrasse... |
|  Polyuréthane |  Panneaux |  Toiture, toiture terrasse, doublage des murs, sols, planchers, isolation extérieure... |
| Â Verre cellulaire | Â Panneaux, blocs | Â Toitures terrasses |
Les formes de base des matériaux isolants
- En rouleau ou matelas ; en vrac ; en panneau rigide ou semi-rigide ; en mousse à vaporiser.
- En matelas ou rouleau : il est assez souple pour remplir les vides et on peut le découper pour l'adapter à des reliefs importants. Attention il contient des éléments abrasifs il faut donc se protéger lors de la pose. Son coût est attractif.
- L'isolant en vrac est parfait pour combler les vides peu accessibles ou de forme irrégulière. Il peut venir en complément des autres isolants.
- En panneau, idéal pour les surfaces planes, planchers, dalle flottante, murs, en isolation intérieure ou extérieure.
- La mousse à vaporiser vient en complément des autres isolants pour les travaux peu accessibles.
Pourquoi ventiler votre intérieur ?
L'air intérieur contient plus de polluants que l'air extérieur. La pollution de l'air intérieur a un impact direct sur la santé des occupants. Les objectifs d'une ventilation maîtrisée sont avant tout d'évacuer les polluants mais ils permettent également de limiter les déperditions thermiques liées au renouvellement de l'air. Qui dit ventilation maîtrisée dit bonne hygiène et un maximum de confort grâce à une meilleure qualité de l'air intérieur.
Les bonnes raisons de ventiler
- Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos (habitat, travail, voiture). Or, plusieurs études scientifiques ont démontré que le niveau de pollution à l'intérieur des locaux était en moyenne de deux à cinq fois plus important qu'à l'extérieur.
- La ventilation facilite l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l'air du logement par l'évacuation de l'air vicié et le renouvellement de l'air intérieur, pour un plus grand confort. L'air circulant à travers le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ. De cette façon, les odeurs et les fumées sont évacuées et on limite l'humidité ainsi que les dégradations du logement liées à la condensation.
- En renouvelant l'air qui assure l'alimentation des appareils de combustion, la ventilation contribue aussi à la sécurité des personnes face aux émanations de gaz toxiques.
- Lorsque l'air extérieur pénètre dans les locaux sans être filtré, il est porteur d'un ensemble de particules plus ou moins nocives pour l'organisme.
- En respirant, nous consommons l'air tout en le dégradant, notre présence et nos activités augmentant sa teneur en vapeur d'eau. Sans ventilation suffisante, le taux d'humidité croit donc automatiquement, entraînant des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des acariens, voire, à terme, un risque de manque d'oxygène. L'humidité de l'air peut aussi provoquer de graves problèmes de santé chez les habitants.
- D'autres types de pollutions intérieures nuisent à notre santé : les sources de pollution intérieure sont nombreuses et difficiles à éviter (aérosols et produits d'entretien, poussières, gaz carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré, ...). Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de l'asthme.
3 principes qui font l'utilité de la ventilation contrôlée Â
| Ventiler tout le logement | Ventiler en permanence | Optimiser le renouvellement de l'air  |
|---|---|---|
|  Des pièces de vie (chambres, salon...) aux pièces techniques (WC, salle de bains), la ventilation contrôlée renouvelle l'air de TOUT le logement. |  Un système de ventilation contrôlée fonctionne 24h/24 et 7j/7. En renouvelant l'air constamment, la ventilation empêche les polluants et l'humidité de stagner dans le logement. |  Le système de ventilation contrôlée est calibré au plus juste pour assurer l'équilibre entre qualité d'air intérieur et économies d'énergie. |
Le saviez-vous ?
Petite histoire de la ventilation : longtemps les méthodes sont restées empiriques mais depuis quelques décennies une véritable politique de l'aération s'est mise en place par degré et a généré une réglementation pour tous les logements postérieurs à 1982.
- Avant 1958, la ventilation se limitait à une aération par ouverture des fenêtres et des portes et via un manque d'isolation et d'étanchéité des huisseries. Ce procédé est encore majoritairement utilisé dans les logements anciens mais il provoque des courants d'air et ne permet pas de maitriser l'hygrométrie, la qualité de l'air et les déperditions énergétiques.
- Pendant la décennie suivante, on aménage la ventilation des pièces techniques avec des entrées d'air en partie basse et des sorties en partie haute.
- En 1969, adoption du principe de la ventilation générale et permanente mais la crise énergétique des années 70 voit une étanchéité des bâtiments renforcée et une diminution du renouvellement de l'air.
- L'arrêté de mars 1982 prescrit un renouvellement de l'air fixé à 0,5 volume/heure dans les pièces principales.
La ventilation par tirage thermique
La ventilation par tirage thermique consiste tout simplement à créer des courants d'air pour renouveler l'air intérieur de votre habitat. Elle est d'une extrême simplicité avec un minimum de travaux, sans conduit. Mais elle est aléatoire.
Le principe
Fondée sur le phénomène du tirage thermique, la ventilation naturelle dispose les entrées d'air en partie basse des murs de façade pour recueillir l'air froid issu de l'extérieur, tandis que les grilles de sorties sont situées en partie haute pour rejeter l'air chaud vers l'extérieur.
La circulation de l'air se fait par simple tirage naturel, le moteur étant la différence de température entre l'extérieur et le logement et la différence de pression sous l'action du vent. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais, bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques du logement, il peut l'aérer de façon satisfaisante.
Les entrées d'air sont des simples orifices percés en façade, des conduits à fonctionnement naturel ou des aérateurs.
Un gros inconvénient
Le problème est ici une absence de maîtrise des volumes d'air entrant et sortant : la ventilation naturelle est assujettie au climat (vent). Ce système ne ventile donc pas en fonction des besoins, mais selon le climat extérieur et la hauteur du logement : c'est une ventilation aléatoire. En été par exemple, le tirage thermique peut être plus faible et le renouvellement d'air moindre. La ventilation naturelle peut donner lieu à un mauvais bilan des déperditions énergétiques ou de consommation .
La Ventilation mécanique Ponctuelle (VMP)
La VMP est comme un « avatar motorisé» de la ventilation naturelle, mais en étant beaucoup plus efficace pour abaisser rapidement le taux d'humidité relative ou éliminer les odeurs indésirables. Lorsque la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est exclue souvent en raison de l'impossibilité de dissimuler des gaines allant jusqu'au groupe de ventilation, on peut équiper les pièces humides d'une VMP. Il s'agit d'extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les WC et les salles de bains, grâce à un hygrostat ou un interrupteur d'éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume nécessaire.
Tête à Tête avec un pro
- Attention : la VMP ne favorise pas le renouvellement d'air dans tout le logement. Il faut alors créer des entrées d'air dans les pièces principales et permettre à l'air de circuler jusqu'aux pièces techniques (en détalonnant les portes).
- La ventilation naturelle assistée et contrôlée (VNAC) assure la maîtrise des vents des conditions climatiques grâce à des registres asservis et à des ventilateurs auxiliaires.
La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)
La solution optimale et recommandée par la réglementation est de faire installer un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC). Ce type de ventilation est appelé « contrôlée car elle fonctionne 24h/24, 7j/7. » La VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée est le complément devenu indispensable d'une bonne isolation et d'une bonne étanchéité.
La VMC simple flux autoréglable et hygroréglable
La VMC simple flux autoréglable : vous installez des entrées d'air dans les pièces à vivre, généralement au niveau des fenêtres. Vous disposez des bouches d'extraction de l'air dans les pièces humides ou techniques (salle de bain, cuisine, buanderie) reliées à un ventilateur d'extraction motorisé. L'air extérieur est introduit dans les pièces sèches puis circule vers les pièces humides et est extrait par les bouches d'extraction.
Pour que l'air circule, il faut aménager un détalonnage de 2 cm sous les portes intérieures. Ce type de VMC comprend généralement un interrupteur pour réduire ou accélérer le débit d'évacuation de l'air. Il présente un inconvénient : il ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur.
Pour y remédier, vous pouvez faire installer une VMC simple flux hygroréglable. Son principe est de réguler le débit de l'air en fonction de son degré d'humidité.
Le principe est simple : les entrées d'air hygroréglables et des bouches d'extraction hygroréglables sont reliées à un ventilateur d'extraction. Les entrées d'air et bouches d'extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l'hygrométrie. Toutes les entrées d'air et bouches d'extraction sont équipées d'un capteur d'humidité. La bouche des WC est quant à elle asservie à la présence. Vous faites ainsi varier le débit d'air en fonction des besoins réels, d'où des économies de chauffage notamment.
Tête à Tête avec un pro
Passer d'une VMC simple flux autoréglable à une VMC simple flux hygroréglable permet une baisse substantielle des consommations en énergie. Pour cette transformation, les travaux sont réduits : il suffit de changer le ventilateur, les entrées d'air et les bouches d'extraction.
ALDES : la ventilation Hygro Bahia micro-watt
Aldes propose le groupe de ventilation Hygro Bahia micro-watt qui, par sa dimension réduite, s'installe facilement dans les espaces réduits à rénover (faux plafonds, murs, combles aménagés) et permet de réaliser des économies d'énergie. Cette ventilation intelligente permet un renouvellement de l'air automatiquement régulé par le taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique de son moteur équivaut à celle d'une ampoule basse consommation (8 à 14 W). Il s'agit d'un système recommandé par la réglementation actuelle dans la construction de logements neufs.
Qu’est-ce que la VMC double flux ?
La VMC double flux permet de récupérer les calories de l'air extrait du logement : l'air froid entrant est alors chauffé dans un échangeur par les calories puis est insufflé dans les pièces principales et enfin évacué.
Le principe de la VMC double flux
Une entrée d'air neuf filtré, chauffé par récupération jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait (sans mélange), c'est le principe du double-flux.
Le système extrait l'air vicié et chaud des pièces techniques et le rejette à l'extérieur après être passé à travers un échangeur de chaleur dans lequel circule en sens inverse de l'air neuf et froid aspiré de l'extérieur dans les pièces principales.
La VMC double-flux permet la filtration de l'air venant de l'extérieur et est donc très appréciable en milieu urbain réduisant les problèmes respiratoire des enfants, des allergiques et des personnes âgées. Elle vous apporte aussi un confort en supprimant les sensations de courant d'air et améliore l'isolation phonique. Enfin, une fois l'investissement réalisé, elle vous permet de réaliser des économies d'énergie substantielles.
Sa performance n'est excellente que dans un bâtiment avec une isolation soignée et sans défaut d'étanchéité.
Un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Tête à Tête avec un pro
Attention car la VMC double flux exige une excellente étanchéité à l'air, des ventilateurs à faible consommation et un entretien régulier.
ALDES : la ventilation double flux Dee Fly
Ventilation à récupération de chaleur, la ventilation Dee Fly micro-watt capte jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage ! Par ailleurs très sain, le système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement. De plus, sa mise en œuvre de cette ventilation ne nécessite pas d'ouverture sur la façade : la performance de l'isolation de votre logement est ainsi préservée !
Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique.
Bien utiliser sa VMC
Il n'est pas très compliqué d'utiliser au mieux une ventilation mécanique de façon à en optimiser les performances. Quelques conseils simples et pratiques suffisent.
Laissez la VMC en marche 365 jours par an, 24H/24
Votre logement a besoin d'être aéré de manière permanente (même lorsque vous n'y êtes pas), car lorsqu'elle est arrêtée, l'humidité et les diverses pollutions stagnent dans l'atmosphère intérieure, avec leur cortège de risques. On utilisera le débit de pointe ou maximal quand on fait la cuisine ou que l'on prend une douche.
Evitez de boucher les entrées d'air ou les bouches d'extraction
En empêchant l'air d'entrer ou de sortir, le logement est privé de ventilation et ne respire plus. Du fait de l'étanchéité, les polluants sont alors piégés dans un air qui n'est plus renouvelé. En plus, on peut provoquer une condensation et des dégâts des eaux non pris en charge par l'assurance habitation.
Ne raccordez pas la hotte de cuisine et le sèche-linge à la VMC
En effet, ce type de branchement est susceptible de perturber le fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se fera plus correctement. Ce dysfonctionnement se traduit par le rejet des pollutions dans d'autres pièces de la maison ou dans les appartements des voisins. Le fonctionnement d'une hotte de cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure où elle dispose de son propre ventilateur. Elle doit être installée pour fonctionner en recyclage afin de filtrer uniquement les graisses. Quant aux odeurs et à l'humidité, la VMC s'en chargera.
Pensez à faire détalonner vos portes
Pour fonctionner pleinement et ventiler la totalité du logement, il faut que l'air puisse circuler d'une pièce à l'autre. En laissant libre un petit passage d'environ 2 cm sous chaque porte, on assure une ventilation de qualité dans la maison.
Veillez à la meilleure étanchéité possible
Pour que les circulations d'air se fassent bien telles qu'elles sont prévues, mais aussi pour limiter les déperditions de chaleur, les joints et les liaisons doivent être soigneusement finis, votre cheminée, pourvue d'une trappe de fermeture, et les entrées d'air extérieures des pièces humides ou techniques, supprimées : en effet, une arrivée directe d'air neuf concurrencerait l'aspiration de l'air à renouveler du logement.
L’entretien du système de ventilation
Avec le temps, une VMC s'encrasse, devient moins efficace et plus bruyante. Dans le cas d'une VMC double flux, elle peut même contaminer l'air introduit dans le logement.
 En maison individuelle
Les opérations que vous pouvez réaliser vous-mêmes :
- Nettoyez tous les six mois les bouches d'extraction encrassées la plupart du temps par des poussières souvent grasses (cuisine, salle de bain, WC) et tous les trois mois les entrées d'air (chambres, séjour). Démontez-les avec soin, lavez-les à l'eau chaude savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois à ne pas mouiller les parties fixes des entrées d'air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont généralement encrassées par des débris végétaux extérieurs.
- Nettoyez tous les trois mois les filtres d'insufflation et d'extraction d'une VMC double-flux. Remplacez-les si nécessaire.
- Nettoyez tous les ans la roue du ventilateur ou du groupe de ventilation.
Les opérations à confier à une entreprise spécialisée :
Un entretien complet tous les trois ans environ de votre installation : nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d'air neuf et mesures de tirage et de dépression. Absolument obligatoire pour une VMC gaz : un entretien annuel par un spécialiste.
Le cas des habitations collectives
En immeuble collectif, la VMC peut être une source de nombreux sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin d'éviter toute dépression susceptible de freiner le rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer les bouches d'aération et les filtres en début et fin de saison de chauffage.
Cet entretien est important, car la présence de « graisse » dans les conduits peut aussi être un facteur de propagation rapide d'incendie. De plus, le calcul de la puissance du débit d'air étant réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons, il est formellement interdit de brancher des hottes de cuisine aspirantes sur la VMC.
Pourquoi ventiler votre intérieur ?
L'air intérieur contient plus de polluants que l'air extérieur. La pollution de l'air intérieur a un impact direct sur la santé des occupants. Les objectifs d'une ventilation maîtrisée sont avant tout d'évacuer les polluants mais ils permettent également de limiter les déperditions thermiques liées au renouvellement de l'air. Qui dit ventilation maîtrisée dit bonne hygiène et un maximum de confort grâce à une meilleure qualité de l'air intérieur.
Les bonnes raisons de ventiler
- Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos (habitat, travail, voiture). Or, plusieurs études scientifiques ont démontré que le niveau de pollution à l'intérieur des locaux était en moyenne de deux à cinq fois plus important qu'à l'extérieur.
- La ventilation facilite l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l'air du logement par l'évacuation de l'air vicié et le renouvellement de l'air intérieur, pour un plus grand confort. L'air circulant à travers le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ. De cette façon, les odeurs et les fumées sont évacuées et on limite l'humidité ainsi que les dégradations du logement liées à la condensation.
- En renouvelant l'air qui assure l'alimentation des appareils de combustion, la ventilation contribue aussi à la sécurité des personnes face aux émanations de gaz toxiques.
- Lorsque l'air extérieur pénètre dans les locaux sans être filtré, il est porteur d'un ensemble de particules plus ou moins nocives pour l'organisme.
- En respirant, nous consommons l'air tout en le dégradant, notre présence et nos activités augmentant sa teneur en vapeur d'eau. Sans ventilation suffisante, le taux d'humidité croit donc automatiquement, entraînant des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des acariens, voire, à terme, un risque de manque d'oxygène. L'humidité de l'air peut aussi provoquer de graves problèmes de santé chez les habitants.
- D'autres types de pollutions intérieures nuisent à notre santé : les sources de pollution intérieure sont nombreuses et difficiles à éviter (aérosols et produits d'entretien, poussières, gaz carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré, ...). Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de l'asthme.
3 principes qui font l'utilité de la ventilation contrôlée Â
| Ventiler tout le logement | Ventiler en permanence | Optimiser le renouvellement de l'air  |
|---|---|---|
|  Des pièces de vie (chambres, salon...) aux pièces techniques (WC, salle de bains), la ventilation contrôlée renouvelle l'air de TOUT le logement. |  Un système de ventilation contrôlée fonctionne 24h/24 et 7j/7. En renouvelant l'air constamment, la ventilation empêche les polluants et l'humidité de stagner dans le logement. |  Le système de ventilation contrôlée est calibré au plus juste pour assurer l'équilibre entre qualité d'air intérieur et économies d'énergie. |
Le saviez-vous ?
Petite histoire de la ventilation : longtemps les méthodes sont restées empiriques mais depuis quelques décennies une véritable politique de l'aération s'est mise en place par degré et a généré une réglementation pour tous les logements postérieurs à 1982.
- Avant 1958, la ventilation se limitait à une aération par ouverture des fenêtres et des portes et via un manque d'isolation et d'étanchéité des huisseries. Ce procédé est encore majoritairement utilisé dans les logements anciens mais il provoque des courants d'air et ne permet pas de maitriser l'hygrométrie, la qualité de l'air et les déperditions énergétiques.
- Pendant la décennie suivante, on aménage la ventilation des pièces techniques avec des entrées d'air en partie basse et des sorties en partie haute.
- En 1969, adoption du principe de la ventilation générale et permanente mais la crise énergétique des années 70 voit une étanchéité des bâtiments renforcée et une diminution du renouvellement de l'air.
- L'arrêté de mars 1982 prescrit un renouvellement de l'air fixé à 0,5 volume/heure dans les pièces principales.
La ventilation par tirage thermique
La ventilation par tirage thermique consiste tout simplement à créer des courants d'air pour renouveler l'air intérieur de votre habitat. Elle est d'une extrême simplicité avec un minimum de travaux, sans conduit. Mais elle est aléatoire.
Le principe
Fondée sur le phénomène du tirage thermique, la ventilation naturelle dispose les entrées d'air en partie basse des murs de façade pour recueillir l'air froid issu de l'extérieur, tandis que les grilles de sorties sont situées en partie haute pour rejeter l'air chaud vers l'extérieur.
La circulation de l'air se fait par simple tirage naturel, le moteur étant la différence de température entre l'extérieur et le logement et la différence de pression sous l'action du vent. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais, bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques du logement, il peut l'aérer de façon satisfaisante.
Les entrées d'air sont des simples orifices percés en façade, des conduits à fonctionnement naturel ou des aérateurs.
Un gros inconvénient
Le problème est ici une absence de maîtrise des volumes d'air entrant et sortant : la ventilation naturelle est assujettie au climat (vent). Ce système ne ventile donc pas en fonction des besoins, mais selon le climat extérieur et la hauteur du logement : c'est une ventilation aléatoire. En été par exemple, le tirage thermique peut être plus faible et le renouvellement d'air moindre. La ventilation naturelle peut donner lieu à un mauvais bilan des déperditions énergétiques ou de consommation .
La Ventilation mécanique Ponctuelle (VMP)
La VMP est comme un « avatar motorisé» de la ventilation naturelle, mais en étant beaucoup plus efficace pour abaisser rapidement le taux d'humidité relative ou éliminer les odeurs indésirables. Lorsque la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est exclue souvent en raison de l'impossibilité de dissimuler des gaines allant jusqu'au groupe de ventilation, on peut équiper les pièces humides d'une VMP. Il s'agit d'extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les WC et les salles de bains, grâce à un hygrostat ou un interrupteur d'éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume nécessaire.
Tête à Tête avec un pro
- Attention : la VMP ne favorise pas le renouvellement d'air dans tout le logement. Il faut alors créer des entrées d'air dans les pièces principales et permettre à l'air de circuler jusqu'aux pièces techniques (en détalonnant les portes).
- La ventilation naturelle assistée et contrôlée (VNAC) assure la maîtrise des vents des conditions climatiques grâce à des registres asservis et à des ventilateurs auxiliaires.
La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)
La solution optimale et recommandée par la réglementation est de faire installer un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC). Ce type de ventilation est appelé « contrôlée car elle fonctionne 24h/24, 7j/7. » La VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée est le complément devenu indispensable d'une bonne isolation et d'une bonne étanchéité.
La VMC simple flux autoréglable et hygroréglable
La VMC simple flux autoréglable : vous installez des entrées d'air dans les pièces à vivre, généralement au niveau des fenêtres. Vous disposez des bouches d'extraction de l'air dans les pièces humides ou techniques (salle de bain, cuisine, buanderie) reliées à un ventilateur d'extraction motorisé. L'air extérieur est introduit dans les pièces sèches puis circule vers les pièces humides et est extrait par les bouches d'extraction.
Pour que l'air circule, il faut aménager un détalonnage de 2 cm sous les portes intérieures. Ce type de VMC comprend généralement un interrupteur pour réduire ou accélérer le débit d'évacuation de l'air. Il présente un inconvénient : il ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur.
Pour y remédier, vous pouvez faire installer une VMC simple flux hygroréglable. Son principe est de réguler le débit de l'air en fonction de son degré d'humidité.
Le principe est simple : les entrées d'air hygroréglables et des bouches d'extraction hygroréglables sont reliées à un ventilateur d'extraction. Les entrées d'air et bouches d'extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l'hygrométrie. Toutes les entrées d'air et bouches d'extraction sont équipées d'un capteur d'humidité. La bouche des WC est quant à elle asservie à la présence. Vous faites ainsi varier le débit d'air en fonction des besoins réels, d'où des économies de chauffage notamment.
Tête à Tête avec un pro
Passer d'une VMC simple flux autoréglable à une VMC simple flux hygroréglable permet une baisse substantielle des consommations en énergie. Pour cette transformation, les travaux sont réduits : il suffit de changer le ventilateur, les entrées d'air et les bouches d'extraction.
ALDES : la ventilation Hygro Bahia micro-watt
Aldes propose le groupe de ventilation Hygro Bahia micro-watt qui, par sa dimension réduite, s'installe facilement dans les espaces réduits à rénover (faux plafonds, murs, combles aménagés) et permet de réaliser des économies d'énergie. Cette ventilation intelligente permet un renouvellement de l'air automatiquement régulé par le taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique de son moteur équivaut à celle d'une ampoule basse consommation (8 à 14 W). Il s'agit d'un système recommandé par la réglementation actuelle dans la construction de logements neufs.
Qu’est-ce que la VMC double flux ?
La VMC double flux permet de récupérer les calories de l'air extrait du logement : l'air froid entrant est alors chauffé dans un échangeur par les calories puis est insufflé dans les pièces principales et enfin évacué.
Le principe de la VMC double flux
Une entrée d'air neuf filtré, chauffé par récupération jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait (sans mélange), c'est le principe du double-flux.
Le système extrait l'air vicié et chaud des pièces techniques et le rejette à l'extérieur après être passé à travers un échangeur de chaleur dans lequel circule en sens inverse de l'air neuf et froid aspiré de l'extérieur dans les pièces principales.
La VMC double-flux permet la filtration de l'air venant de l'extérieur et est donc très appréciable en milieu urbain réduisant les problèmes respiratoire des enfants, des allergiques et des personnes âgées. Elle vous apporte aussi un confort en supprimant les sensations de courant d'air et améliore l'isolation phonique. Enfin, une fois l'investissement réalisé, elle vous permet de réaliser des économies d'énergie substantielles.
Sa performance n'est excellente que dans un bâtiment avec une isolation soignée et sans défaut d'étanchéité.
Un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Tête à Tête avec un pro
Attention car la VMC double flux exige une excellente étanchéité à l'air, des ventilateurs à faible consommation et un entretien régulier.
ALDES : la ventilation double flux Dee Fly
Ventilation à récupération de chaleur, la ventilation Dee Fly micro-watt capte jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage ! Par ailleurs très sain, le système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement. De plus, sa mise en œuvre de cette ventilation ne nécessite pas d'ouverture sur la façade : la performance de l'isolation de votre logement est ainsi préservée !
Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique.
Bien utiliser sa VMC
Il n'est pas très compliqué d'utiliser au mieux une ventilation mécanique de façon à en optimiser les performances. Quelques conseils simples et pratiques suffisent.
Laissez la VMC en marche 365 jours par an, 24H/24
Votre logement a besoin d'être aéré de manière permanente (même lorsque vous n'y êtes pas), car lorsqu'elle est arrêtée, l'humidité et les diverses pollutions stagnent dans l'atmosphère intérieure, avec leur cortège de risques. On utilisera le débit de pointe ou maximal quand on fait la cuisine ou que l'on prend une douche.
Evitez de boucher les entrées d'air ou les bouches d'extraction
En empêchant l'air d'entrer ou de sortir, le logement est privé de ventilation et ne respire plus. Du fait de l'étanchéité, les polluants sont alors piégés dans un air qui n'est plus renouvelé. En plus, on peut provoquer une condensation et des dégâts des eaux non pris en charge par l'assurance habitation.
Ne raccordez pas la hotte de cuisine et le sèche-linge à la VMC
En effet, ce type de branchement est susceptible de perturber le fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se fera plus correctement. Ce dysfonctionnement se traduit par le rejet des pollutions dans d'autres pièces de la maison ou dans les appartements des voisins. Le fonctionnement d'une hotte de cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure où elle dispose de son propre ventilateur. Elle doit être installée pour fonctionner en recyclage afin de filtrer uniquement les graisses. Quant aux odeurs et à l'humidité, la VMC s'en chargera.
Pensez à faire détalonner vos portes
Pour fonctionner pleinement et ventiler la totalité du logement, il faut que l'air puisse circuler d'une pièce à l'autre. En laissant libre un petit passage d'environ 2 cm sous chaque porte, on assure une ventilation de qualité dans la maison.
Veillez à la meilleure étanchéité possible
Pour que les circulations d'air se fassent bien telles qu'elles sont prévues, mais aussi pour limiter les déperditions de chaleur, les joints et les liaisons doivent être soigneusement finis, votre cheminée, pourvue d'une trappe de fermeture, et les entrées d'air extérieures des pièces humides ou techniques, supprimées : en effet, une arrivée directe d'air neuf concurrencerait l'aspiration de l'air à renouveler du logement.
L’entretien du système de ventilation
Avec le temps, une VMC s'encrasse, devient moins efficace et plus bruyante. Dans le cas d'une VMC double flux, elle peut même contaminer l'air introduit dans le logement.
 En maison individuelle
Les opérations que vous pouvez réaliser vous-mêmes :
- Nettoyez tous les six mois les bouches d'extraction encrassées la plupart du temps par des poussières souvent grasses (cuisine, salle de bain, WC) et tous les trois mois les entrées d'air (chambres, séjour). Démontez-les avec soin, lavez-les à l'eau chaude savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois à ne pas mouiller les parties fixes des entrées d'air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont généralement encrassées par des débris végétaux extérieurs.
- Nettoyez tous les trois mois les filtres d'insufflation et d'extraction d'une VMC double-flux. Remplacez-les si nécessaire.
- Nettoyez tous les ans la roue du ventilateur ou du groupe de ventilation.
Les opérations à confier à une entreprise spécialisée :
Un entretien complet tous les trois ans environ de votre installation : nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d'air neuf et mesures de tirage et de dépression. Absolument obligatoire pour une VMC gaz : un entretien annuel par un spécialiste.
Le cas des habitations collectives
En immeuble collectif, la VMC peut être une source de nombreux sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin d'éviter toute dépression susceptible de freiner le rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer les bouches d'aération et les filtres en début et fin de saison de chauffage.
Cet entretien est important, car la présence de « graisse » dans les conduits peut aussi être un facteur de propagation rapide d'incendie. De plus, le calcul de la puissance du débit d'air étant réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons, il est formellement interdit de brancher des hottes de cuisine aspirantes sur la VMC.
Profitez d'une température idéale de votre logement en toute saison
Si vous souhaitez que votre habitation vous protège du froid en hiver et du chaud en été, il est essentiel d'améliorer ses capacités d'inertie. Tour d'horizon des travaux à faire réaliser pour conserver une température idéale en toute saison.
Confort d'hiver : le bien-être avant tout !
En hiver, votre confort thermique repose essentiellement sur l'inertie du bâtiment (sa capacité à ne pas subir les variations de température extérieure) et sur votre système de chauffage. Plusieurs types de travaux peuvent être réalisés :
- l'isolation des combles si vous habitez une maison individuelle : en effet, 30 % des déperditions de chaleur se font par le toit,
- l'isolation des murs en contact avec la façade extérieure,
- la pose d'un double vitrage,
- l'installation d'un système de ventilation performant,
- la rénovation de votre mode de chauffage et son éventuel remplacement par des équipements plus performants et plus écologiques,
- la mise en place d'un système de régulation thermique.
Confort d'été : pour passer la belle saison au frais
La meilleure façon de profiter d'un logement où il fait bon vivre en toute saison est de faire appel à un spécialiste. Différentes solutions sont à envisager pour renforcer votre confort :
- la pose de volets et de stores pour empêcher le soleil de rentrer par vos fenêtres et vos portes,
- l'installation d'un système de rafraichissement de l'air pour maîtriser la température intérieure en toute circonstance.
Le rafraichissement naturel
La fraicheur ressentie en plein été dans une maison ancienne étonne toujours. C'est parce que les bâtisseurs d'hier respectaient des règles simples comme :
- se protéger du soleil par des masques architecturaux ou des végétations à feuilles caduques, complétées par des volets, des stores ou des persiennes qui ne laissent pas passer les rayons du soleil tout en assurant un éclairage suffisant.
- ventiler largement la nuit pour décharger la chaleur stockée dans les parois.
Le puits canadien
Egalement appelé puits provençal pour son utilisation en été, le puits canadien est un dispositif peu prisé et pourtant intéressant en matière de coûts et d'exploitation énergétique. Il s'agit en effet d'un système qui remplace avantageusement l'air conditionné. Sa conception ne peut se faire sans une approche globale de la ventilation de la maison, notamment l'intégration d'une VMC double flux à récupération de chaleur, l'objectif étant d'avoir de l'air d'une qualité au moins équivalente à l'air extérieur ou meilleure.
Un puits canadien est à prévoir dès la conception de la maison ou en cas de projet de rénovation lourde avec travaux de terrassement, puisqu'il consiste à faire passer, avant qu'il ne pénètre dans la maison, une partie de l'air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur de 1,5 à 2,5 m et sur une longueur d'environ 30 m. Tranchées dans le sol et gaine d'arrivée dans l'habitation sont donc à envisager en amont.
Le principe
Cette technique de puits enterré se sert de l'inertie thermique du sol. Le puits utilise la température relativement stable du proche sous-sol, à 2 m de profondeur, qui se situe en France à environ 20° en été et 12° l'hiver, pour traiter l'air insufflé dans les bâtiments. En été, le puits va ainsi utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l'air entrant dans le logement : il pourra réduire la température d'entrée de l'air de 10 à 15°C, et donc celle d'une maison de 2 à 5°C, en été pour une consommation électrique dérisoire, remplaçant avantageusement, mais partiellement, un système d'air conditionné. Attention, l'air extérieur a souvent tendance à s'y condenser en se rafraîchissant : il faut donc prévoir une évacuation de cette eau, source de développement microbien.
Un puits canadien assure la mise hors gel du système de ventilation double flux. La ventilation double flux, grâce à son échangeur de chaleur, permet de préchauffer l'air entrant et d'effectuer ainsi des économies de chauffage. En inter-saisons, la température de confort se situant généralement entre 18 et 22°, le système de ventilation double flux intégrera un by-pass de l'échangeur afin de ne pas obtenir un effet inverse. Un puits canadien est donc fonctionnel en toutes saisons.
Les paramètres à prendre en compte
Le calcul d'un puits canadien nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres :
- les débits de la ventilation double flux,
- avec un puits enterré, le double flux est obligatoire, statique ou thermodynamique,
- l'architecture (bioclimatique, matériaux, isolation, véranda, etc.),
- la nature du sol (sur les sols argileux, des dispositions supplémentaires sont nécessaires pour compenser les effets des mouvements de terrain),
- la place disponible pour l'enfouissement du tuyau,
- la localisation géographique (attention au sol contenant du radon),
- la longueur, le diamètre et le type du conduit enterré, qui ont une influence directe sur l'échange thermique entre l'air extérieur et le sol.
Préconisation
- Utiliser des conduits rigides et lisses : limite les pertes de charges et facilite l'écoulement des condensats.
- Conduits à joints : étanchéité par rapport au sol (radon, humidité).
- Pentes de 2 à 3 % pour l'écoulement des condensats.
Tête à Tête avec un pro
Si la maison dispose d'une cave, les condensats peuvent être évacués vers l'égout par celle-ci. Il faut alors prévoir un siphon et un clapet anti-retour ou une mise à l'air libre pour éviter de noyer les tubes en cas de remontée d'égouts. Sinon, les condensats doivent aboutir dans un puits avec absorption par le sol si la nature de celui-ci le permet (zones exemptes de radon) ou pompe de relevage de condensats pour évacuation à l'égout. - La prise d'air doit être à l'abri des intempéries, protégée par un grillage et équipée d'un système de filtration à plusieurs étages. - Evacuation des condensats : les tubes doivent être installés avec une pente d'au moins 3 % dans le sens de l'écoulement d'air. - Tout projet doit faire l'objet d'une étude détaillée bactériologique destinée à déterminer la qualité de l'air à la sortie de la bouche d'aération des pièces de la maison et non à la sortie directe du puits canadien.
Profitez d'une température idéale de votre logement en toute saison
Si vous souhaitez que votre habitation vous protège du froid en hiver et du chaud en été, il est essentiel d'améliorer ses capacités d'inertie. Tour d'horizon des travaux à faire réaliser pour conserver une température idéale en toute saison.
Confort d'hiver : le bien-être avant tout !
En hiver, votre confort thermique repose essentiellement sur l'inertie du bâtiment (sa capacité à ne pas subir les variations de température extérieure) et sur votre système de chauffage. Plusieurs types de travaux peuvent être réalisés :
- l'isolation des combles si vous habitez une maison individuelle : en effet, 30 % des déperditions de chaleur se font par le toit,
- l'isolation des murs en contact avec la façade extérieure,
- la pose d'un double vitrage,
- l'installation d'un système de ventilation performant,
- la rénovation de votre mode de chauffage et son éventuel remplacement par des équipements plus performants et plus écologiques,
- la mise en place d'un système de régulation thermique.
Confort d'été : pour passer la belle saison au frais
La meilleure façon de profiter d'un logement où il fait bon vivre en toute saison est de faire appel à un spécialiste. Différentes solutions sont à envisager pour renforcer votre confort :
- la pose de volets et de stores pour empêcher le soleil de rentrer par vos fenêtres et vos portes,
- l'installation d'un système de rafraichissement de l'air pour maîtriser la température intérieure en toute circonstance.
Le rafraichissement naturel
La fraicheur ressentie en plein été dans une maison ancienne étonne toujours. C'est parce que les bâtisseurs d'hier respectaient des règles simples comme :
- se protéger du soleil par des masques architecturaux ou des végétations à feuilles caduques, complétées par des volets, des stores ou des persiennes qui ne laissent pas passer les rayons du soleil tout en assurant un éclairage suffisant.
- ventiler largement la nuit pour décharger la chaleur stockée dans les parois.
Le puits canadien
Egalement appelé puits provençal pour son utilisation en été, le puits canadien est un dispositif peu prisé et pourtant intéressant en matière de coûts et d'exploitation énergétique. Il s'agit en effet d'un système qui remplace avantageusement l'air conditionné. Sa conception ne peut se faire sans une approche globale de la ventilation de la maison, notamment l'intégration d'une VMC double flux à récupération de chaleur, l'objectif étant d'avoir de l'air d'une qualité au moins équivalente à l'air extérieur ou meilleure.
Un puits canadien est à prévoir dès la conception de la maison ou en cas de projet de rénovation lourde avec travaux de terrassement, puisqu'il consiste à faire passer, avant qu'il ne pénètre dans la maison, une partie de l'air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur de 1,5 à 2,5 m et sur une longueur d'environ 30 m. Tranchées dans le sol et gaine d'arrivée dans l'habitation sont donc à envisager en amont.
Le principe
Cette technique de puits enterré se sert de l'inertie thermique du sol. Le puits utilise la température relativement stable du proche sous-sol, à 2 m de profondeur, qui se situe en France à environ 20° en été et 12° l'hiver, pour traiter l'air insufflé dans les bâtiments. En été, le puits va ainsi utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l'air entrant dans le logement : il pourra réduire la température d'entrée de l'air de 10 à 15°C, et donc celle d'une maison de 2 à 5°C, en été pour une consommation électrique dérisoire, remplaçant avantageusement, mais partiellement, un système d'air conditionné. Attention, l'air extérieur a souvent tendance à s'y condenser en se rafraîchissant : il faut donc prévoir une évacuation de cette eau, source de développement microbien.
Un puits canadien assure la mise hors gel du système de ventilation double flux. La ventilation double flux, grâce à son échangeur de chaleur, permet de préchauffer l'air entrant et d'effectuer ainsi des économies de chauffage. En inter-saisons, la température de confort se situant gé©néralement entre 18 et 22°, le système de ventilation double flux intégrera un by-pass de l'échangeur afin de ne pas obtenir un effet inverse. Un puits canadien est donc fonctionnel en toutes saisons.
Les paramètres à prendre en compte
Le calcul d'un puits canadien nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres :
- les débits de la ventilation double flux,
- avec un puits enterré, le double flux est obligatoire, statique ou thermodynamique,
- l'architecture (bioclimatique, matériaux, isolation, véranda, etc.),
- la nature du sol (sur les sols argileux, des dispositions supplémentaires sont nécessaires pour compenser les effets des mouvements de terrain),
- la place disponible pour l'enfouissement du tuyau,
- la localisation géographique (attention au sol contenant du radon),
- la longueur, le diamètre et le type du conduit enterré, qui ont une influence directe sur l'échange thermique entre l'air extérieur et le sol.
Préconisation
- Utiliser des conduits rigides et lisses : limite les pertes de charges et facilite l'écoulement des condensats.
- Conduits à joints : étanchéité par rapport au sol (radon, humidité).
- Pentes de 2 à 3 % pour l'écoulement des condensats.
Tête à Tête avec un pro
Si la maison dispose d'une cave, les condensats peuvent être évacués vers l'égout par celle-ci. Il faut alors prévoir un siphon et un clapet anti-retour ou une mise à l'air libre pour éviter de noyer les tubes en cas de remontée d'égouts. Sinon, les condensats doivent aboutir dans un puits avec absorption par le sol si la nature de celui-ci le permet (zones exemptes de radon) ou pompe de relevage de condensats pour évacuation à l'égout. - La prise d'air doit être à l'abri des intempéries, protégée par un grillage et équipée d'un système de filtration à plusieurs étages. - Evacuation des condensats : les tubes doivent être installés avec une pente d'au moins 3 % dans le sens de l'écoulement d'air. - Tout projet doit faire l'objet d'une étude détaillée bactériologique destinée à déterminer la qualité de l'air à la sortie de la bouche d'aération des pièces de la maison et non à la sortie directe du puits canadien.
Synthèse des travaux en 3 étapes
Pour tirer le maximum d'efficacité de vos travaux d'isolation, voici les recommandations du collectif « Isolons la terre » qui propose une synthèse en 3 étapes :
Etape 1 : une isolation performante
- 4 enjeux
• Empêcher la chaleur de passer à travers les parois
• Bien tirer parti de la chaleur du soleil
• Garantir un bon confort thermique été comme hiver
• Offrir une performance énergétique durable
- 4 recommandations
• Très bien isoler la toiture, les murs et le sol
• Choisir des vitrages et des menuiseries performants
• Limiter les ponts thermiques
• Adopter une conception bio-climatique (bénéficier des apports énergétiques gratuits)
- Les valeurs de performances thermiques minimales conseillées
• Toitures : isolant (certifié ACERMI) R ? 6
• Murs : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Sols : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Toitures terrasses : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Vitrages peu émissifs (certifié CERKAL) : Ug ? 3
• Fenêtres : Uw ? 2
A retenir !
Isolation performante + étanchéité à l'air maîtrisée = qualité de l'enveloppe pour moins de déperditions
Etape 2 : une étanchéité à l'air maîtrisée
- 4 enjeux
• Empêcher les courants d'air non maîtrisés
• Assurer les bonnes performances de la ventilation
• Tenir les performances de l'isolation
• Eviter les traces noires sur les parois
- 4 recommandations
• Traiter avec soin le passage des gaines et tuyaux
• Bien calfeutrer les jonctions entre parois et les liaisons parois-menuiseries extérieures
• Disposer de menuiseries extérieures bien étanches
• Mettre en œuvre un écran de sous-toiture et un pare-vapeur continu dans les combles
A retenir !
Etanchéité à l'air maîtrisée + ventilation contrôlée = qualité de l'air pour un air neuf et sain, et pour évacuer les excédents de vapeur d'eau
Etape 3 : une ventilation contrôlée
- 4 enjeux
• Renouveler l'air sans gaspiller l'énergie
• Assurer une bonne qualité de l'air intérieur
• Préserver le bâti des moisissures
• Rafraîchir l'été sans climatisation
- 4 recommandations
• Mettre en place une ventilation mécanique
• Récupérer les calories grâce au double flux
• Adapter les débits d'air aux besoins
• Sur-ventiler pendant la nuit en été
- Solutions conseillées
• Ventilation hygroréglable B
• Ventilation double-flux
A retenir !
Selon les calculs du Collectif « Isolons la Terre », une rénovation globale et de qualité optimale (isolation, vitrages, ventilation, production de chaleur et d'éclairage) intégrant les énergies renouvelables coûte entre 15 000 € et 25 000 € par logement. Si ces recommandations sont mises en œuvre avec des prestations et des équipements de qualité, les économies d'énergie atteintes peuvent dépasser les 80 % !
Cas pratiques de rénovation thermique
Les chiffres parlent d'eux même : voici un cas pratique qui démontre sous forme de tableau comparatif les bénéfices qu'apporte une isolation optimale.
Les bénéfices chiffrés d'une isolation réussie
Source : http://www.isolonslaterre.org/
Quels sont les risques de rénover sans ventiler ?
Sans renouvellement d'air, une maison rénovée (hermétique) présente des risques pour votre santé et celle de votre logement.
- Développement de l'humidité et des moisissures
• Condensation dans la cuisine et la salle de bains.
• Apparition de moisissures sur les murs.
• Décollement du papier-peint ou écaillement de la peinture.
• Odeurs de renfermé.
- Pollution de l'air intérieur
L'air stagne à l'intérieur du logement, cela provoque l'accumulation de polluants intérieurs (odeurs, fumées, acariens...).
Cas pratiques avec Aldes
- Une ventilation de référence avec la ventilation simple-flux hygroréglable Bahia
Grâce à cet équipement, le renouvellement d'air se régule automatiquement en fonction du taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique du moteur de la ventilation Bahia micro-watt est équivalente à celle d'une ampoule basse consommation (de 8 à 14 W). Ce type de ventilation est recommandé par la réglementation actuelle dans la construction des logements neufs. Il est également parfaitement préconisé dans le cadre de rénovation, lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet une réduction jusqu'à 10% de réduction de la facture énergétique du logement.
- Un confort optimal avec Dee Fly
La ventilation double flux Dee Fly récupère jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage.
Par ailleurs, ce système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement.
De plus, dotée d'un réseau spécifique pour le soufflage de l'air, ce système ne nécessite aucune ouverture sur la façade : la garantie d'une isolation performante. Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique. Il est adapté aussi bien en habitat neuf qu'en rénovation lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet jusqu'aà 20% d'économies sur la facture énergétique du logement.
- Une ventilation adaptée à un plan de maison atypique
Pour tout logement dans lequel il est impossible de créer un réseau de conduits, la VMC Répartie (Mono ou Multi) représente la solution Aldes idéale. Elle assure une ventilation permanente et un renouvellement et une qualité d'air contrôlée. La VMC répartie est équipée d'un moteur basse consommation (micro-watt).
Synthèse des travaux en 3 étapes
Pour tirer le maximum d'efficacité de vos travaux d'isolation, voici les recommandations du collectif « Isolons la terre » qui propose une synthèse en 3 étapes :
Etape 1 : une isolation performante
- 4 enjeux
• Empêcher la chaleur de passer à travers les parois
• Bien tirer parti de la chaleur du soleil
• Garantir un bon confort thermique été comme hiver
• Offrir une performance énergétique durable
- 4 recommandations
• Très bien isoler la toiture, les murs et le sol
• Choisir des vitrages et des menuiseries performants
• Limiter les ponts thermiques
• Adopter une conception bio-climatique (bénéficier des apports énergétiques gratuits)
- Les valeurs de performances thermiques minimales conseillées
• Toitures : isolant (certifié ACERMI) R ? 6
• Murs : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Sols : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Toitures terrasses : isolant (certifié ACERMI) R ? 3
• Vitrages peu émissifs (certifié CERKAL) : Ug ? 3
• Fenêtres : Uw ? 2
A retenir !
Isolation performante + étanchéité à l'air maîtrisée = qualité de l'enveloppe pour moins de déperditions
Etape 2 : une étanchéité à l'air maîtrisée
- 4 enjeux
• Empêcher les courants d'air non maîtrisés
• Assurer les bonnes performances de la ventilation
• Tenir les performances de l'isolation
• Eviter les traces noires sur les parois
- 4 recommandations
• Traiter avec soin le passage des gaines et tuyaux
• Bien calfeutrer les jonctions entre parois et les liaisons parois-menuiseries extérieures
• Disposer de menuiseries extérieures bien étanches
• Mettre en œuvre un écran de sous-toiture et un pare-vapeur continu dans les combles
A retenir !
Etanchéité à l'air maîtrisée + ventilation contrôlée = qualité de l'air pour un air neuf et sain, et pour évacuer les excédents de vapeur d'eau
Etape 3 : une ventilation contrôlée
- 4 enjeux
• Renouveler l'air sans gaspiller l'énergie
• Assurer une bonne qualité de l'air intérieur
• Préserver le bâti des moisissures
• Rafraîchir l'été sans climatisation
- 4 recommandations
• Mettre en place une ventilation mécanique
• Récupérer les calories grâce au double flux
• Adapter les débits d'air aux besoins
• Sur-ventiler pendant la nuit en été
- Solutions conseillées
• Ventilation hygroréglable B
• Ventilation double-flux
A retenir !
Selon les calculs du Collectif « Isolons la Terre », une rénovation globale et de qualité optimale (isolation, vitrages, ventilation, production de chaleur et d'éclairage) intégrant les énergies renouvelables coûte entre 15 000 € et 25 000 € par logement. Si ces recommandations sont mises en œuvre avec des prestations et des équipements de qualité, les économies d'énergie atteintes peuvent dépasser les 80 % !
Cas pratiques de rénovation thermique
Les chiffres parlent d'eux même : voici un cas pratique qui démontre sous forme de tableau comparatif les bénéfices qu'apporte une isolation optimale.
Les bénéfices chiffrés d'une isolation réussie
Source : http://www.isolonslaterre.org/
Quels sont les risques de rénover sans ventiler ?
Sans renouvellement d'air, une maison rénovée (hermétique) présente des risques pour votre santé et celle de votre logement.
- Développement de l'humidité et des moisissures
• Condensation dans la cuisine et la salle de bains.
• Apparition de moisissures sur les murs.
• Décollement du papier-peint ou écaillement de la peinture.
• Odeurs de renfermé.
- Pollution de l'air intérieur
L'air stagne à l'intérieur du logement, cela provoque l'accumulation de polluants intérieurs (odeurs, fumées, acariens...).
Cas pratiques avec Aldes
- Une ventilation de référence avec la ventilation simple-flux hygroréglable Bahia
Grâce à cet équipement, le renouvellement d'air se régule automatiquement en fonction du taux d'humidité dans le logement. La consommation électrique du moteur de la ventilation Bahia micro-watt est équivalente à celle d'une ampoule basse consommation (de 8 à 14 W). Ce type de ventilation est recommandé par la réglementation actuelle dans la construction des logements neufs. Il est également parfaitement préconisé dans le cadre de rénovation, lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet une réduction jusqu'à 10% de réduction de la facture énergétique du logement.
- Un confort optimal avec Dee Fly
La ventilation double flux Dee Fly récupère jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait. En préchauffant l'air entrant, ce procédé permet d'importantes économies de chauffage.
Par ailleurs, ce système filtre l'air entrant pour limiter l'entrée des polluants extérieurs dans le logement.
De plus, dotée d'un réseau spécifique pour le soufflage de l'air, ce système ne nécessite aucune ouverture sur la façade : la garantie d'une isolation performante. Enfin, sa motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique. Il est adapté aussi bien en habitat neuf qu'en rénovation lorsque le passage d'un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles). Il permet jusqu'aà 20% d'économies sur la facture énergétique du logement.
- Une ventilation adaptée à un plan de maison atypique
Pour tout logement dans lequel il est impossible de créer un réseau de conduits, la VMC Répartie (Mono ou Multi) représente la solution Aldes idéale. Elle assure une ventilation permanente et un renouvellement et une qualité d'air contrôlée. La VMC répartie est équipée d'un moteur basse consommation (micro-watt).
Consultez tous les articles
Les sources d'énergie et les équipements de chauffage
Avant d’entamer votre projet de rénovation thermique, identifiez les différentes énergies disponibles. Choisissez ensuite le type d'installation le plus adapté à la configuration de votre logement. Adopter les bonnes solutions de... Lire la suite
Comprendre les enjeux de la rénovation thermique
La lutte contre le réchauffement climatique est devenue l’impératif du XXIe siècle. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que celui-ci est de la responsabilité de l’homme. Au cœur de cette bataille, la réduction des consommations... Lire la suite
Comprendre les enjeux de la rénovation thermique
La lutte contre le réchauffement climatique est devenue l’impératif du XXIe siècle. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que celui-ci est de la responsabilité de l’homme. Au cœur de cette bataille, la réduction des consommations... Lire la suite
Les sources d'énergie et les équipements de chauffage
Avant d’entamer votre projet de rénovation thermique, identifiez les différentes énergies disponibles. Choisissez ensuite le type d'installation le plus adapté à la configuration de votre logement. Adopter les bonnes solutions de... Lire la suite
L'enveloppe de votre habitation, un rôle essentiel dans la rénovation thermique
Les propriétés des matériaux utilisés pour votre habitat (murs, sol, fenêtres) ont une influence directe sur la consommation d’énergie. Leur qualité isolante est bien entendu essentielle. Mais d’autres critères interviennent : l’inertie... Lire la suite




