Dossier : Installer une cheminée, même sans conduit... c’est possible !
Pouvoir profiter du spectacle des bûches crépitant dans la cheminée, c’est aujourd’hui réalisable, même sans disposer de conduit et sans avoir à engager de coûteux travaux. Reste à choisir le combustible. Ethanol ou électricité, à chacun ses avantages et ses inconvénients.
Foyers nomades
L’hiver arrive à grands pas et pour se réchauffer, rien de tel qu’un bon feu de cheminée ! Mais comment profiter du spectacle des flammes et de leur chaleur si dans votre maison ou votre appartement, il n’y a pas de conduit ? Deux solutions existent : la cheminée à l’éthanol ou le foyer électrique. Sans travaux et sans aménagements spécifiques, ces types d’appareils se déplacent très facilement d’une pièce à l’autre et peuvent même vous suivre en cas de déménagement. C’est idéal en ville, surtout si vous êtes locataires. En plus, sans conduit ou avec un conduit fermé, vous multipliez la capacité de chauffage par trois car, avec une cheminée classique, 2/3 de la chaleur s’évacuent dans le conduit.
• Zéphyr semble suspendu entre sol et plafond par une simple tige d’acier brossé permettant une rotation à 360°. Hauteur réglable de 2,40 à 2,70 m. 4407 €. www.brisach.com

Le choix de l’éthanol : un combustible d’origine végétale
Actuellement, de nombreux modèles de cheminées sans conduit, aux lignes plutôt contemporaines, fonctionnent à l’éthanol. Certains modèles sont d’ailleurs très originaux et deviennent de véritables objets de décoration. Pas de coût d’installation mais un prix assez élevé à l’achat étant donné leur design. Si vous disposez déjà d’un foyer de cheminée, vous pouvez, après avoir bouché le conduit, n’installer que le brûleur à l’éthanol, moins coûteux. L’éthanol est un combustible d’origine végétale. Betteraves sucrières, maïs, colza, canne à sucre, fruits, pommes de terre ou céréales sont distillés jusqu’à l’obtention d’un alcool. Attention à bien utiliser de l’éthanol de chauffage, non toxique ! Il ne faut pas confondre le bio-éthanol qui alimente nos automobiles et qui, lui est additionné d’essence. On dit de l’éthanol de chauffage qu’il s’agit d’une énergie renouvelable. En fait, il offre un bilan neutre car, en brûlant, il consomme la même quantité de CO2 que celle absorbée par le végétal dont il provient, durant sa courte vie. L’éthanol ne dégage que de la vapeur d’eau et du gaz carbonique équivalent à la combustion de trois bougies. C’est pour cela qu’il n’y a pas besoin de conduit. Il faut compter environ 1/2 litre de ce combustible par heure de chauffe pour un pouvoir calorifique moyen de 5 kW.
Classé dangereux !
Les premiers modèles de foyer fonctionnant à l’éthanol présentaient des risques de brûlures car il s’agit d’un combustible très volatil et facilement inflammable et les premières cheminées n’étaient pas assez sécurisées. Mais depuis le 1er juillet 2009, la norme NF D 35-386 soumet les appareils à des tests très rigoureux. De nombreuses mesures de sécurité sont obligatoires et les fabricants français ont du s’y plier. Il est capital que vous ne choisissiez que des appareils homologués qui ne présentent pas de risque si vous les utilisez avec précautions.
Evitez l’achat sur des sites étrangers, sur Internet, car il y a de fortes chances pour que les produits ne soient pas aux normes.
Une des exigences majeures de ces normes réside dans la limitation de la puissance de l’appareil et à sa durée de fonctionnement : une gestion électronique limite le fonctionnement à 6 heures par tranches de 24 heures. La contenance du réservoir ne doit pas dépasser 2,25 litres. Des dispositifs interdisent l’allumage à chaud, verrouillent le capot du réservoir pour en interdire le remplissage lorsque l’appareil est en fonctionnement. Enfin, l’horizontalité de l’appareil doit être parfaite : certains appareils sont vendus avec leur fixation. Les foyers nomades doivent subir des tests de stabilité. La norme prévoit également l’équipement d’un détecteur de monoxyde de carbone intégré qui stoppe automatiquement le fonctionnement de l’appareil en cas de problème.
• Deux en un ! Fonction chauffage au sommet, rangement avec étagères métal au dessous... Flambo peut être installée partout. 3285 €. www.brisach.com

Sans combustible et sans entretien : le foyer électrique
Parfaitement indépendants, les foyers électriques cumulent confort et plaisir des yeux en toute sécurité. A encastrer, à accrocher (comme un cadre) ou à poser, ils chauffent tout en créant le décor. Pas besoin de combustible, pas d’entretien...il suffit de brancher et vous pouvez profiter immédiatement de la cheminée. La puissance est réglable à l’aide d’un thermostat et bien souvent les appareils se pilotent du bout des doigts grâce à une télécommande. Pensez bien à installer des disjoncteurs sur la prise de courant qui doit accueillir l’appareil. C’est une sécurité supplémentaire. Côté déco, les fabricants ont fait des efforts pour que l’illusion des flammes dansant derrière la vitre soit parfaite. Effets de bûches, couleur du feu sont aussi de plus en plus réalistes. Certains appareils peuvent fonctionner en mode déco, avec les flammes seules, sans chauffage. La consommation est alors réduite au maximum : elle correspond à l’équivalent de 2 lampes basse énergie de 11 watts. En effet, le seul inconvénient de ces foyers c’est que l’électricité reste une énergie coûteuse. Pour faire des économies, mieux vaut réserver l’utilisation de ces appareils de chauffage en appoint !
• Pour que le plaisir des flammes soit réaliste, Faber a imaginé une technologie Opti Myst qui permet de créer des flammes en 3 D. Grâce à la projection de vapeur d’eau ultra-fine sur de la lumière, on obtient l’illusion des flammes avec une visibilité à 360°. Cassette est un foyer mobile qui existe en petit ou grand modèles. www.faber.nl ou www.best-fires.com

Sylvie Lenormand, le 28/10/11
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