Dossier : Installer un escalier sous les combles
Difficile évidemment de conserver l’accès aux combles tel qu’il était avant les travaux, c’est-à -dire une simple échelle à glisser sous la trappe ! Vos nouvelles pièces à vivre exigent en effet un escalier un minimum confortable et sécurisé.
3 Chapitres à consulter :
Installer un escalier sous les combles : l’escalier droit
Descendant direct de l'échelle, l'escalier droit est sans doute le plus classique et le plus simple à concevoir. Simple ou sophistiqué, rustique ou moderne, il fait partie des escaliers les plus économiques.
Avec des contremarches : un style traditionnel
Les escaliers droits existent avec ou sans contremarches. Les contremarches apportent un effet plus traditionnel et vous permettent d'aménager un espace de rangement en dessous de votre escalier : penderie, placard à chaussures, entrepôt de bois...
Un seul inconvénient...
L'escalier droit nécessite beaucoup de place lorsqu'il est constitué d'une seule volée : sa longueur peut en effet devenir trop importante pour obtenir une échappée convenable (minimum 1,90 m). Cet inconvénient peut se compenser en créant un palier intermédiaire. Les deux volées peuvent alors être parallèles ou perpendiculaires, situées dans un angle.
Et pourquoi ne pas l'encloisonner ?
Un escalier droit peut également être encloisonné, ce qui élimine le phénomène d'appel d'air créé par la cage d'escalier. L'escalier est enfermé dans des cloisons et une porte située en bas ferme le volume. Une telle installation est particulièrement intéressante l'hiver car les cages d'escalier sont toujours des gouffres à calories qui perturbent l'efficacité du chauffage de la maison.
L'échelle de meunier
Quand il ne comporte ni contremarche ni rampe, l'escalier droit est appelé échelle de meunier. Souvent abrupte, cette dernière présente en général une pente assez raide. Elle est adossée ou non à un mur d'échiffre, est équipée ou non d'une rampe ou de balustres. La hauteur des marches atteignant facilement 20 cm, la montée en est parfois fatigante et la descente hasardeuse, surtout les bras chargés ! Ce type d'escalier est réservé à des usages secondaires comme l'accès à une mezzanine ou à des combles.
Un réel gain de place
Très économique, l'échelle de meunier signifie aussi un gain de place, la raideur de sa montée diminuant d'autant l'emprise de son reculement. Lorsque la place est vraiment comptée et que le recul devient trop juste, on peut adopter un système de marches décalées caractéristiques de l'escalier dit savoyard ou à pas japonais. Attention, ce type d'escalier n'est jamais très facile à appréhender la première fois car il suppose de toujours commencer sa montée (ou sa descente) du même pied. C'est avant tout une question d'habitude et d'automatisme et ce sont les hôtes de passage qui seront le plus embarrassés... Attention à la chute !
Côté matériau
L'escalier de meunier étant réservé à des accès secondaires les matériaux craignent moins l'usure. On recommandera donc le sapin ou le hêtre. Privilégiez un bois brut pour adapter l'escalier de meunier à votre intérieur avec de la peinture ou de la lasure.
Tête à Tête avec un pro
Une bonne façon d'augmenter un peu la profondeur de la marche quand on dispose de peu de place consiste à faire réaliser ou installer un escalier présentant des contremarches chanfreinées : au lieu de les concevoir d'aplomb et perpendiculaires par rapport au plan des marches, on les incline légèrement vers l'intérieur.
Installer un escalier sous les combles : l’escalier tournant
Dans le cas où vous souhaitez implanter un escalier dans un angle, l'escalier tournant est souvent le plus approprié. Droit avec un palier de repos, à quartiers tournants sans palier de repos, l'escalier tournant peut prendre les formes des plus diverses.
Avec des marches rayonnantes
Un escalier tournant comporte un certain nombre de marches en angle plus étroites à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il existe deux manières de tracer ces marches. La première consiste à créer des marches rayonnantes. Faciles à tracer et à réaliser, elles ont la particularité d'être peu commodes. En effet, dans la partie tournante de l'escalier, les collets des marches sont trop étroits pour pouvoir y poser le pied et nécessitent de déporter la ligne de foulée pour éviter la perte d'équilibre.
Avec des marches balancées
Ce grave défaut peut être compensé par le balancement d'un certain nombre de marches. Le balancement consiste à les élargir progressivement dans la partie tournante. Pour être réussi, il doit offrir un giron constant sur la ligne de foulée et toujours respecter le rapport du giron à la hauteur de marche. Le balancement adoucit la ligne de foulée dans la partie tournante et facilite la montée comme la descente de l'escalier. Le tracé d'un balancement est une affaire de spécialiste. Certains le tracent au coup d'œil, d'autres se reposent sur des tracés géométriques fondés sur des progressions arithmétiques. On distingue quatre méthodes : le balancement par développement, la méthode de l'échelle de balancement, la méthode des herses ou du triangle de balancement, la méthode danoise.
En dehors du confort qu'il apporte, le balancement permet d'envisager des escaliers dans des espaces très réduits, ce qui les rend encore plus séduisants.
Tête à Tête avec un pro
Une bonne façon d'augmenter un peu la profondeur de la marche quand on dispose de peu de place consiste à faire réaliser ou installer un escalier présentant des contremarches chanfreinées : au lieu de les concevoir d'aplomb et perpendiculaires par rapport au plan des marches, on les incline légèrement vers l'intérieur.
Installer un escalier sous les combles : comment calculer les dimensions d’un escalier ?
Avant de faire réaliser votre escalier, vous devez choisir le lieu où vous allez l'implanter. Vous déterminerez alors la hauteur et la grandeur dont vous avez besoin. Généralement, c'est votre artisan qui fixera ses dimensions en tenant compte des différentes contraintes. Quelques notions de base pour bien comprendre.
Réaliser le calcul d'un escalier consiste à déterminer toutes ses dimensions en tenant compte des différentes contraintes : la hauteur à monter, le positionnement et la taille de la trémie, les possibilités d'arrivée à l'étage et enfin l'implantation de l'escalier en lui-même.
Relevé des lieux
La première démarche essentielle avant d'entamer le calcul d'un escalier est le métré des lieux destinés à le recevoir. Pour réaliser ce métré, il est important de relever la hauteur disponible, celle-ci étant prise de sol fini à sol fini, c'est-à -dire comprenant l'épaisseur des revêtements de sol. Si la trémie existe, mesurez-en la longueur et la largeur, le diamètre si elle est ronde. Positionnez-la par rapport à la pièce dans laquelle elle se trouve (distances à chacun des murs). Il est également important de dessiner la pièce dans son intégralité, y compris ses portes et fenêtres. Cela permettra d'implanter l'escalier de façon cohérente par rapport à la circulation dans la pièce. Autre élément à ne pas négliger : le reculement. Assurez-vous que votre pièce peut recevoir le modèle d'escalier que vous envisagez et tracez au sol le reculement de ce dernier (indiqué sur le catalogue du fabricant).
Calcul des dimensions
Il est très simple de calculer le nombre de marches, il suffit de diviser la hauteur (relevée précédemment) par la hauteur de marche souhaitée. Par exemple, pour une hauteur de 289 cm, il faudra compter 289 : 17 = 16,94, soit 17 marches de 16,94 cm. On réserve naturellement le nombre entier pour le nombre de marches.
Ayez à l'esprit que pour la montée d'un escalier soit sûre et agréable, il faut adapter les marches à la longueur des pas d'un adulte. La longueur d'un pas est en moyenne de 63 cm. L'écart le plus commode entre les échelons d'une échelle est la moitié d'un pas, soit environ 31,5 cm. On peut donc conclure que la meilleure proportion d'un escalier correspond à deux fois la hauteur plus une fois la longueur d'où la formule suivante :
2 x h + f = ... (h = hauteur ; f = foulée).
Grâce à ce calcul, vous pourrez obtenir la hauteur de vos marches et leur longueur.
Le choix de l'implantation
Lorsque vous déterminer le lieu où se tiendra votre futur escalier, plusieurs critères d'ordre pratiques mais aussi esthétiques doivent entrer enligne de compte. Premier point : un escalier se conçoit en partant du haut vers le bas. En effet, les possibilités d'ouverture de la trémie déterminent bien souvent le positionnement de l'escalier à l'étage inférieur, particulièrement quand l'escalier est à créer dans une maison existante. En revanche, si la maison est à construire, tout est permis. Dans tous les cas, vous ne devez pas oublier l'importance de l'échappée, en particulier en ce qui concerne l'accès à l'étage. Celle-ci ne doit pas être inférieure à 2 m. En ce qui concerne les critères esthétiques, tout est affaire de goûts !
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