Dossier : Comprendre les enjeux de la rénovation thermique
La lutte contre le réchauffement climatique est devenue l’impératif du XXIe siècle. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que celui-ci est de la responsabilité de l’homme. Au cœur de cette bataille, la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments est essentielle. Réchauffement de la planète, augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère… Des notions que nous décryptons pour vous aider à penser global dans votre projet de rénovation thermique.
34 Chapitres à consulter :
Point sur l'effet de serre
Qu'est-ce que l'effet de serre et quelles sont ses conséquences sur notre planète ? Quelles sont les dispositions prises pour limiter son impact sur l'environnement ? Entrée en matière sur la problématique de ce siècle...
L'effet de serre
Imaginez que vous êtes propriétaire d'une serre. Si vous la survitrez, il y aura une différence de température significative. On peut comparer l'augmentation des gaz à effet de serre à une augmentation de l'épaisseur de vitrage d'une serre : plus le taux de gaz est important plus l'atmosphère se réchauffe.
Pourquoi ? Parce que la Terre reçoit une énergie lumineuse du soleil. Une fraction de cette énergie est ensuite renvoyée dans l'espace. La part qui reste est accumulée par la surface de la planète et l'atmosphère. La Terre elle-même émet des infrarouges dont une partie se perd dans l'espace, compensant l'énergie solaire accumulée. En définitive, la Terre gagne autant d'énergie qu'elle en perd et la température reste stable.
Depuis 150 ans, ce bel équilibre est remis en question par l'accumulation des gaz à effet de serre (GES). Ces GES absorbent davantage le rayonnement infrarouge de la terre. La planète rayonne donc moins d'énergie qu'elle n'en absorbe. Les gains énergétiques étant plus importants que les déperditions, la température augmente ; c'est ce que l'on appelle l'effet de serre.
Ses conséquences sur l'environnement
Avec l'augmentation incessante des gaz à effet de serre dans notre atmosphère, l'avenir climatique de notre planète prend une tournure alarmante. En emprisonnant les radiations infrarouges émises par le rayonnement solaire, les gaz à effet de serre provoquaient jusqu'alors un réchauffement de l'atmosphère indispensable à notre survie.
Mais aujourd'hui, leur fort accroissement entraîne des dérèglements climatiques inquiétants : une hausse des températures de plus en plus rapide (au cours du siècle dernier, la Terre s'est réchauffée de 0,76°C en moyenne), l'accélération de la fonte de la neige et des glaces...
Sans mettre hors de cause les émissions naturelles, les dernières constatations scientifiques prouvent que l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère est directement imputable à l'activité humaine. Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) en fait d'ailleurs état dans son dernier rapport publié en novembre 2007. Selon lui, si aucune mesure restrictive n'est prise dans les années à venir, la température moyenne de la planète pourrait s'élever de 1,8 à 4°C supplémentaires au cours de ce siècle et provoquer ainsi des phénomènes extrêmes (sécheresse, inondations, fonte des neiges, montée du niveau de la mer). Les premières victimes de ces dérèglements climatiques tendent à être les populations les plus vulnérables. En effet, ces phénomènes entraîneraient avec eux malnutrition et évolution des maladies liées aux inondations, aux tempêtes, à la sécheresse et à leur impact sur la culture...
Une prise de conscience mondiale
- Au vu de ces récentes constatations, les organisations internationales se mobilisent :
- En 1997, le protocole de Kyoto engage les pays industrialisés signataires à réduire globalement d'environ 5 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau en 1990, d'ici 2008-2012.
- En 2005, le seuil de ratification des pays signataires est atteint : le protocole de Kyoto rentre donc en vigueur.
- Puis, fin 2007, la conférence de Bali lance les négociations sur un accord qui succèderait au protocole de Kyoto, en 2012. L'objectif principal est de rallier les principaux émetteurs de CO2 (Chine, Etats-Unis, Australie, Inde...) aux nouvelles négociations qui devraient durer deux ans...
Les conséquences à prévoir
- Vagues de chaleur plus longues et plus intenses d'où disettes et famines, accroissement des maladies cardio-vasculaires et augmentation de la transmission de certaines maladies tropicales : paludisme, fièvre jaune, dengue, encéphalites.
- Elévation du niveau des mers de l'ordre de 50 cm à partir de 2100, soit une perte de terre de l'ordre de 17 % pour le Bangladesh, de 6 % pour les Pays-Bas. En France, le delta du Rhône pourrait disparaître...Sur la planète, environ 100 millions d'habitants vivant dans les zones côtières seraient menacés.
- Modification des courants marins, ralentissement du Gulf Stream pouvant entraîner un fort refroidissement en Europe occidentale.
Il est indiscutable que l'alerte de l'opinion mondiale et les séries de mesures préconisées, depuis quelques décennies, pour lutter contre toute forme de pollution atmosphérique, sont, même en dehors d'un scénario catastrophe, absolument nécessaires. Il est donc urgent que les mentalités changent et que chacun s'efforce, à son niveau, de lutter contre l'émission de gaz dans l'atmosphère.
Le saviez-vous ?
Le dioxyde de carbone : qu'est-ce que c'est ? Non-combustible, incolore et inodore, le dioxyde de carbone est obtenu par la combustion ou l'oxydation de composés contenant du carbone (charbon, bois, pétrole, huiles, aliments), la fermentation de sucres, la respiration et la décomposition de matières organiques.
L'impact du bâtiment dans le changement climatique
Les constructions neuves, soumises à une règlementation liée à leur performance énergétique, sont relativement peu consommatrices en énergie, comparées aux constructions existantes. Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des consommations d'énergie dans les bâtiments existants est essentielle. En effet, le Bâtiment représente, à lui seul, 46 % de l'énergie consommée en France...
Des émissions en hausse
Le secteur du Bâtiment pèse pour près de 20 % dans l'émission des gaz à effet de serre évoluant dans le mauvais sens depuis 15 ans. En effet, alors que l'Industrie et l'Agriculture ont vu une nette régression respectivement de -22 % et -10 % dans le volume total d'émissions, le Bâtiment a progressé de 22 %, presque autant que les transports qui sont à 23 %.
| Secteur | Transports | Industrie | Bâtiment | Agriculture | Energie/ Production | Déchets |
|---|---|---|---|---|---|---|
| % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en millions de tonnes | 26 % | 20 % | 19 % | 19 % | 13 % | 3 % |
| Evolution 1990/2004 | +23 % | - 22 % | + 22 % | - 10% | - 9 % | - 8 % |
Source : plan climat actualisé 2006
Pourquoi un logement émet-il des gaz à effet de serre (GES) ?
Au cœur du secteur du Bâtiment, les logements des particuliers sont responsables d'environ 2/3 des rejets de GES. Certes, la production d'eau chaude sanitaire et de chauffage est responsable de 80 % de la consommation d'énergie d'un logement, mais à cela viennent s'ajouter les émissions « invisibles » issues :
- de l'énergie nécessaire à la fabrication des matériaux du logement (énergie grise) ;
- des gaz à effet de serre émis lors du chantier, notamment lorsque les matériaux sont acheminés sur de longues distances ;
- des systèmes de climatisation qui laissent échapper des gaz fluorés dont l'impact sur l'effet de serre est de 1 000 à 8 000 fois supérieur à celui du CO2.
| Chauffage | Eau chaude sanitaire | Cuisson | Eclairages et usages spécifiques |
|---|---|---|---|
| 70 % | 10 % | 7 % | 7 % |
Objectif « maison passive »...
La maison passive consomme très peu d'énergie. C'est une maison quasiment autonome pour ses besoins de chauffage. Elle offre toute l'année une température ambiante agréable, sans mise en œuvre d'un système de chauffage conventionnel. Pour y parvenir, elle utilise :
- les apports solaires,
- les apports métaboliques des habitants et des équipements, qui chauffent toujours un peu.
Ces apports sont ensuite optimisés par une bonne qualité d'isolation.
Pour être conforme au standard de bâtiment passif, les besoins de chauffage doivent être inférieurs à 15 kWh/m2 par an (soit 20 fois moins qu'un logement français moyen) et les besoins en énergie primaire (chauffage, énergie pour chauffer l'eau, électricité...) doivent être inférieurs à 50kWh/m² par an.
Encore mieux : la « maison positive »
Non seulement la maison dite « positive » ne consomme pas d'énergie mais elle en produit. En effet, en ajoutant des dispositifs de captage d'énergies renouvelables (solaire, éolien par exemple), il est possible de générer un bilan énergétique annuel nul ou, mieux encore, d'avoir des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment : on parle alors de maison « à énergie positive ».
Pour cela, il faut :
- optimiser le rapport volume/surface de l'habitation. La compacité est en effet une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique.
- renforcer l'isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques. Le renforcement de l'isolation thermique se traduit alors généralement par une augmentation de l'épaisseur de la couche d'isolant. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l'ancien, ces épaisseurs sont envisagées sans difficulté. En ce qui concerne la rénovation des bâtiments existants, apparaissent de nouvelles solutions techniques : matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d'isolation, etc.,
- éliminer les défauts d'étanchéité qui laissent pénétrer les courants d'air froid.
Les améliorations possibles face au changement climatique
Avant d'entreprendre des travaux de rénovation thermique, il est important de s'inscrire dans une démarche globale pour prendre conscience du fait qu'il y a un ordre à respecter pour un résultat optimal. La première étape consiste à faire établir un diagnostic de performance énergétique de son logement. Vient ensuite une série de recommandations de travaux qui incluent l'isolation, la ventilation et le confort thermique. Une fois ces travaux réalisés, vous pouvez ensuite vous pencher sur les sources d'énergie et le mode de chauffe et terminer par l'installation d'un système domotique performant. Pour optimiser cette démarche de rénovation, il convient bien évidemment d'adopter les bons gestes au quotidien...
Les zones de déperditions de chaleur
| Toiture | Murs | Air renouvelé | Fenêtres | Sols | Ponts thermiques |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 % | 25 % | 20 % | 13 % | 7 % | 5 % |
Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?
1) Réaliser des travaux d'isolation
La toiture
Une simple couche de laine de verre ou de roche de 20 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C'est une opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.
Les murs
L'isolation extérieure vous permet de renforcer l'inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L'été, elle freine le stockage de la chaleur dans les murs : il fait donc plus frais à l'intérieur et, vice-versa, l'hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l'intérieur. Il est vrai que la mise en œuvre d'une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d'isolant extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois, collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud, où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L'isolation intérieure, plus facile à mettre en œuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, vous disposez d'une gamme très variée d'isolants faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d'air entre elle et les murs.
Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d'air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent passer dans l'habitation plus d'énergie solaire qu'il n'en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.
2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire
Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
- Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies substantielles - 100 euros par 100 m² - mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
- Purger ses radiateurs : l'air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l'intervention d'un plombier.
- Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
- Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d'énergie.
L'eau chaude sanitaire
- Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s'endommage et vous brûle les mains au robinet.
- Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d'eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
- Entretenir ses canalisations : l'accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !
3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements
L'éclairage
Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.
Lave-linge et sèche-linge
Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d'énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.
Cuisinières et micro-ondes
- Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
- Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d'énergie par rapport à une simple casserole.
- Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l'eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d'un torchon sur lequel vous appliquez une assiette ou un couvercle. Cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
- Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
- Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.
- Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d'impôt et vous permettront en outre de chauffer la pièce où elles se trouvent.
Congélateurs et frigidaires
- Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
- Si vous avez besoin d'un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout plus pratiques.
- Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d'améliorer leurs fonctions.
- Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
- Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.
TV, magnétoscopes, ordinateurs
- Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
- Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d'écran certes joli mais énergivore !
Quelques ouvrages à lire...
- Dominique BOURG & Gilles-Laurent RAYSSAC, Le Développement durable, maintenant ou jamais, Découvertes, Gallimard, 2006.
- Frédéric DENHEZ, Atlas de la menace climatique, Autrement, 2005.
- Nicolas HULOT, Le Syndrome Titanic, Calmann-Lévy, 2004.
- Nicolas HULOT, Pour un pacte écologique, Paris Calmann-Lévy, 2006.
- Hervé KEMPF, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
- Milène LEROY, Le guide du consommateur responsable, Hachette-Marabout, 2001.
- Brigitte VU, La Maison à Energie zéro, Eyrolles, 2007.
Etude de l’OPEN (ADEME) conclut à l'insuffisance des travaux de rénovation thermique.
Une étude réalisée en 2007 par l'observatoire OPEN évoque l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles. Cette lecture des résultats a posteriori permet de quantifier en détail, au regard du Grenelle de l'environnement, le marché des travaux à impact énergétique.
Le contexte
Pour aider les acteurs du bâtiment à y voir plus clair dans les objectifs du Grenelle, l'ADEME a commandé à l'Observatoire Permanent de l'amélioration ENergétique du logement (OPEN) une étude qui fait le point sur le marché de l'amélioration de l'habitat en 2007. Menée auprès de 32 000 ménages ayant réalisé des travaux d'ouverture, de chauffage ou d'isolation en 2006, cette étude a également été enrichie des réflexions d'experts du Club de l'Amélioration de l'Habitat (CAH). Les résultats sont sans appel. En effet, la qualité énergétique des logements après travaux est considérée comme insuffisante dans plus de 90 % des cas...
Les résultats de l'Observatoire
Rénover une toiture, des combles, des murs, poser une fenêtre ou une porte, ou encore rénover l'installation principale de chauffage ou d'eau chaude sanitaire : en 2006, plus de 9 000 000 logements ont fait l'objet de travaux d'amélioration énergétique. Mais pour quels résultats ?
Après étude des niveaux de performance énergétique atteints après rénovation, il apparaît en fait que les solutions optimales ne sont adoptées que dans 10 % des cas (couverture, maçonnerie...). De plus, dans le cadre de travaux plus globaux prenant en considération différents corps de métiers, 75 % des rénovations restent également insuffisantes. En réalité, selon l'étude de l'OPEN, seules 3 % de ces rénovations peuvent être considérés comme « exemplaires ». En comptabilisant également les rénovations antérieures de l'habitat, le chiffre monte à 8 %.
Les contraintes des ménages
Plusieurs raisons expliquent la faible efficacité de ces travaux.
Tout d'abord, seuls 45 % des ménages réalisant des travaux d'amélioration thermique dans leur logement considèrent les économies d'énergie comme prioritaires. Pour tous les autres, les travaux visent avant tout à améliorer l'agencement intérieur, à réparer ou à décorer.
Autre frein à la réalisation de chantiers de rénovation thermiques de qualité : le temps de préparation du projet, beaucoup plus long que lorsqu'il s'agit d'autres types de travaux. En effet, la recherche d'information auprès des industriels et les demandes de subventions ou de crédits prennent du temps... En outre, le coût des installations performantes est supérieur aux solutions à efficacité moyenne (on peut remarquer une augmentation de 20 à 70 % pour le poste chauffage par exemple).
Enfin, l'étude prouve que les professionnels sont aussi responsables de ces résultats, notamment par manque de prescription et de prise en compte de l'enjeu énergétique de manière globale. Ainsi, seuls 9 % des entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant. De plus, la majorité des chauffagistes (61 %) avouent avoir installé leur matériel sans avoir évoqué la question de l'isolation à leur client.
La toiture, un vaste chantier !
Parmi les chantiers les plus en retard, les travaux de toiture tiennent le haut du pavé. Malgré le faible surcoût que représente l'isolation dans ce genre de travaux (il faut compter 20 % en plus pour intégrer l'isolation), seul un tiers des toits rénovés bénéficie de l'installation d'un isolant.
Les travaux d'isolation d'intérieure semblent également à la traîne au regard des exigences actuelles. Cela s'explique par le manque d'intervention de professionnels en la matière et par le coût important de ce type de travaux. Ainsi, 70 % des chantiers effectués n'ont que très peu d'efficacité thermique. A ce rythme, il faudrait plus de 200 ans pour que le parc construit avant 1975 ne soit isolé de façon exemplaire. Une petite lueur d'espoir cependant : ces données ne prennent pas en compte l'isolation par l'extérieur.
Le cas à part des ouvertures
L'optimisme semble plutôt concerner les travaux d'amélioration thermique des ouvertures. Ici en effet, on comptabilise 8 % de rénovations dont le résultat est optimal et 44 % qui sont d'efficacité moyenne. Si les travaux d'efficacité moyenne (correspondant aux exigences minimales qui permettent de bénéficier du crédit d'impôt) étaient améliorés pour atteindre une efficacité maximale, plus de 700 000 logements par an, soit la totalité du parc en 2050, répondraient alors aux exigences du Grenelle.
Le chauffage, un objectif atteignable
Côté chauffage enfin, on compte 13 % de chantiers qui, grâce à leur performance optimale, sont éligibles au crédit d'impôt. Pour atteindre les objectifs de 2050, il faudrait que la quasi-totalité des nouveaux équipements de chauffage installés soient très performants. Une mission qui s'avère possible quant on sait que la vente d'équipements éligibles au crédit d'impôts ne cesse de croître et que 80 % des professionnels en charge de ces travaux sont convaincus du bien fondé de ce dispositif fiscal.
Les objectifs fixés
Pour diviser par 4 la consommation d'énergie des bâtiments en France d'ici 2050, ce qu'ambitionne le Grenelle de l'environnement, on estime que le volume des travaux à entreprendre sur le parc existant doit se situer entre 500 et 800 milliards d'euros. Avec les 13 milliards d'euros de travaux actuellement entrepris par an, l'OPEN considère que la partie basse de l'estimation sera atteinte.
Cependant, si l'efficacité des travaux entrepris n'évolue pas vers de meilleurs résultats, il faudra compter cent ans et non 45, comme le voudrait le Grenelle, pour que le parc existant soit thermiquement efficace.
Point sur l'effet de serre
Qu'est-ce que l'effet de serre et quelles sont ses conséquences sur notre planète ? Quelles sont les dispositions prises pour limiter son impact sur l'environnement ? Entrée en matière sur la problématique de ce siècle...
L'effet de serre
Imaginez que vous êtes propriétaire d'une serre. Si vous la survitrez, il y aura une différence de température significative. On peut comparer l'augmentation des gaz à effet de serre à une augmentation de l'épaisseur de vitrage d'une serre : plus le taux de gaz est important plus l'atmosphère se réchauffe.
Pourquoi ? Parce que la Terre reçoit une énergie lumineuse du soleil. Une fraction de cette énergie est ensuite renvoyée dans l'espace. La part qui reste est accumulée par la surface de la planète et l'atmosphère. La Terre elle-même émet des infrarouges dont une partie se perd dans l'espace, compensant l'énergie solaire accumulée. En définitive, la Terre gagne autant d'énergie qu'elle en perd et la température reste stable.
Depuis 150 ans, ce bel équilibre est remis en question par l'accumulation des gaz à effet de serre (GES). Ces GES absorbent davantage le rayonnement infrarouge de la terre. La planète rayonne donc moins d'énergie qu'elle n'en absorbe. Les gains énergétiques étant plus importants que les déperditions, la température augmente ; c'est ce que l'on appelle l'effet de serre.
Ses conséquences sur l'environnement
Avec l'augmentation incessante des gaz à effet de serre dans notre atmosphère, l'avenir climatique de notre planète prend une tournure alarmante. En emprisonnant les radiations infrarouges émises par le rayonnement solaire, les gaz à effet de serre provoquaient jusqu'alors un réchauffement de l'atmosphère indispensable à notre survie.
Mais aujourd'hui, leur fort accroissement entraîne des dérèglements climatiques inquiétants : une hausse des températures de plus en plus rapide (au cours du siècle dernier, la Terre s'est réchauffée de 0,76°C en moyenne), l'accélération de la fonte de la neige et des glaces...
Sans mettre hors de cause les émissions naturelles, les dernières constatations scientifiques prouvent que l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère est directement imputable à l'activité humaine. Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) en fait d'ailleurs état dans son dernier rapport publié en novembre 2007. Selon lui, si aucune mesure restrictive n'est prise dans les années à venir, la température moyenne de la planète pourrait s'élever de 1,8 à 4°C supplémentaires au cours de ce siècle et provoquer ainsi des phénomènes extrêmes (sécheresse, inondations, fonte des neiges, montée du niveau de la mer). Les premières victimes de ces dérèglements climatiques tendent à être les populations les plus vulnérables. En effet, ces phénomènes entraîneraient avec eux malnutrition et évolution des maladies liées aux inondations, aux tempêtes, à la sécheresse et à leur impact sur la culture...
Une prise de conscience mondiale
- Au vu de ces récentes constatations, les organisations internationales se mobilisent :
- En 1997, le protocole de Kyoto engage les pays industrialisés signataires à réduire globalement d'environ 5 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau en 1990, d'ici 2008-2012.
- En 2005, le seuil de ratification des pays signataires est atteint : le protocole de Kyoto rentre donc en vigueur.
- Puis, fin 2007, la conférence de Bali lance les négociations sur un accord qui succèderait au protocole de Kyoto, en 2012. L'objectif principal est de rallier les principaux émetteurs de CO2 (Chine, Etats-Unis, Australie, Inde...) aux nouvelles négociations qui devraient durer deux ans...
Les conséquences à prévoir
- Vagues de chaleur plus longues et plus intenses d'où disettes et famines, accroissement des maladies cardio-vasculaires et augmentation de la transmission de certaines maladies tropicales : paludisme, fièvre jaune, dengue, encéphalites.
- Elévation du niveau des mers de l'ordre de 50 cm à partir de 2100, soit une perte de terre de l'ordre de 17 % pour le Bangladesh, de 6 % pour les Pays-Bas. En France, le delta du Rhône pourrait disparaître...Sur la planète, environ 100 millions d'habitants vivant dans les zones côtières seraient menacés.
- Modification des courants marins, ralentissement du Gulf Stream pouvant entraîner un fort refroidissement en Europe occidentale.
Il est indiscutable que l'alerte de l'opinion mondiale et les séries de mesures préconisées, depuis quelques décennies, pour lutter contre toute forme de pollution atmosphérique, sont, même en dehors d'un scénario catastrophe, absolument nécessaires. Il est donc urgent que les mentalités changent et que chacun s'efforce, à son niveau, de lutter contre l'émission de gaz dans l'atmosphère.
Le saviez-vous ?
Le dioxyde de carbone : qu'est-ce que c'est ? Non-combustible, incolore et inodore, le dioxyde de carbone est obtenu par la combustion ou l'oxydation de composés contenant du carbone (charbon, bois, pétrole, huiles, aliments), la fermentation de sucres, la respiration et la décomposition de matières organiques.
L'impact du bâtiment dans le changement climatique
Les constructions neuves, soumises à une règlementation liée à leur performance énergétique, sont relativement peu consommatrices en énergie, comparées aux constructions existantes. Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des consommations d'énergie dans les bâtiments existants est essentielle. En effet, le Bâtiment représente, à lui seul, 46 % de l'énergie consommée en France...
Des émissions en hausse
Le secteur du Bâtiment pèse pour près de 20 % dans l'émission des gaz à effet de serre évoluant dans le mauvais sens depuis 15 ans. En effet, alors que l'Industrie et l'Agriculture ont vu une nette régression respectivement de -22 % et -10 % dans le volume total d'émissions, le Bâtiment a progressé de 22 %, presque autant que les transports qui sont à 23 %.
| Secteur | Transports | Industrie | Bâtiment | Agriculture | Energie/ Production | Déchets |
|---|---|---|---|---|---|---|
| % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en millions de tonnes | 26 % | 20 % | 19 % | 19 % | 13 % | 3 % |
| Evolution 1990/2004 | +23 % | - 22 % | + 22 % | - 10% | - 9 % | - 8 % |
Source : plan climat actualisé 2006
Pourquoi un logement émet-il des gaz à effet de serre (GES) ?
Au cœur du secteur du Bâtiment, les logements des particuliers sont responsables d'environ 2/3 des rejets de GES. Certes, la production d'eau chaude sanitaire et de chauffage est responsable de 80 % de la consommation d'énergie d'un logement, mais à cela viennent s'ajouter les émissions « invisibles » issues :
- de l'énergie nécessaire à la fabrication des matériaux du logement (énergie grise) ;
- des gaz à effet de serre émis lors du chantier, notamment lorsque les matériaux sont acheminés sur de longues distances ;
- des systèmes de climatisation qui laissent échapper des gaz fluorés dont l'impact sur l'effet de serre est de 1 000 à 8 000 fois supérieur à celui du CO2.
| Chauffage | Eau chaude sanitaire | Cuisson | Eclairages et usages spécifiques |
|---|---|---|---|
| 70 % | 10 % | 7 % | 7 % |
Objectif « maison passive »...
La maison passive consomme très peu d'énergie. C'est une maison quasiment autonome pour ses besoins de chauffage. Elle offre toute l'année une température ambiante agréable, sans mise en œuvre d'un système de chauffage conventionnel. Pour y parvenir, elle utilise :
- les apports solaires,
- les apports métaboliques des habitants et des équipements, qui chauffent toujours un peu.
Ces apports sont ensuite optimisés par une bonne qualité d'isolation.
Pour être conforme au standard de bâtiment passif, les besoins de chauffage doivent être inférieurs à 15 kWh/m2 par an (soit 20 fois moins qu'un logement français moyen) et les besoins en énergie primaire (chauffage, énergie pour chauffer l'eau, électricité...) doivent être inférieurs à 50kWh/m² par an.
Encore mieux : la « maison positive »
Non seulement la maison dite « positive » ne consomme pas d'énergie mais elle en produit. En effet, en ajoutant des dispositifs de captage d'énergies renouvelables (solaire, éolien par exemple), il est possible de générer un bilan énergétique annuel nul ou, mieux encore, d'avoir des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment : on parle alors de maison « à énergie positive ».
Pour cela, il faut :
- optimiser le rapport volume/surface de l'habitation. La compacité est en effet une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique.
- renforcer l'isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques. Le renforcement de l'isolation thermique se traduit alors généralement par une augmentation de l'épaisseur de la couche d'isolant. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l'ancien, ces épaisseurs sont envisagées sans difficulté. En ce qui concerne la rénovation des bâtiments existants, apparaissent de nouvelles solutions techniques : matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d'isolation, etc.,
- éliminer les défauts d'étanchéité qui laissent pénétrer les courants d'air froid.
Les améliorations possibles face au changement climatique
Avant d'entreprendre des travaux de rénovation thermique, il est important de s'inscrire dans une démarche globale pour prendre conscience du fait qu'il y a un ordre à respecter pour un résultat optimal. La première étape consiste à faire établir un diagnostic de performance énergétique de son logement. Vient ensuite une série de recommandations de travaux qui incluent l'isolation, la ventilation et le confort thermique. Une fois ces travaux réalisés, vous pouvez ensuite vous pencher sur les sources d'énergie et le mode de chauffe et terminer par l'installation d'un système domotique performant. Pour optimiser cette démarche de rénovation, il convient bien évidemment d'adopter les bons gestes au quotidien...
Les zones de déperditions de chaleur
| Toiture | Murs | Air renouvelé | Fenêtres | Sols | Ponts thermiques |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 % | 25 % | 20 % | 13 % | 7 % | 5 % |
Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?
1) Réaliser des travaux d'isolation
La toiture
Une simple couche de laine de verre ou de roche de 20 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C'est une opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.
Les murs
L'isolation extérieure vous permet de renforcer l'inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L'été, elle freine le stockage de la chaleur dans les murs : il fait donc plus frais à l'intérieur et, vice-versa, l'hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l'intérieur. Il est vrai que la mise en œuvre d'une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d'isolant extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois, collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud, où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L'isolation intérieure, plus facile à mettre en œuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, vous disposez d'une gamme très variée d'isolants faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d'air entre elle et les murs.
Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d'air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent passer dans l'habitation plus d'énergie solaire qu'il n'en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.
2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire
Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
- Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies substantielles - 100 euros par 100 m² - mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
- Purger ses radiateurs : l'air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l'intervention d'un plombier.
- Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
- Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d'énergie.
L'eau chaude sanitaire
- Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s'endommage et vous brûle les mains au robinet.
- Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d'eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
- Entretenir ses canalisations : l'accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !
3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements
L'éclairage
Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.
Lave-linge et sèche-linge
Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d'énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.
Cuisinières et micro-ondes
- Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
- Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d'énergie par rapport à une simple casserole.
- Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l'eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d'un torchon sur lequel vous appliquez une assiette ou un couvercle. Cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
- Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
- Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.
- Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d'impôt et vous permettront en outre de chauffer la pièce où elles se trouvent.
Congélateurs et frigidaires
- Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
- Si vous avez besoin d'un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout plus pratiques.
- Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d'améliorer leurs fonctions.
- Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
- Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.
TV, magnétoscopes, ordinateurs
- Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
- Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d'écran certes joli mais énergivore !
Quelques ouvrages à lire...
- Dominique BOURG & Gilles-Laurent RAYSSAC, Le Développement durable, maintenant ou jamais, Découvertes, Gallimard, 2006.
- Frédéric DENHEZ, Atlas de la menace climatique, Autrement, 2005.
- Nicolas HULOT, Le Syndrome Titanic, Calmann-Lévy, 2004.
- Nicolas HULOT, Pour un pacte écologique, Paris Calmann-Lévy, 2006.
- Hervé KEMPF, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
- Milène LEROY, Le guide du consommateur responsable, Hachette-Marabout, 2001.
- Brigitte VU, La Maison à Energie zéro, Eyrolles, 2007.
Etude de l’OPEN (ADEME) conclut à l'insuffisance des travaux de rénovation thermique.
Une étude réalisée en 2007 par l'observatoire OPEN évoque l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles. Cette lecture des résultats a posteriori permet de quantifier en détail, au regard du Grenelle de l'environnement, le marché des travaux à impact énergétique.
Le contexte
Pour aider les acteurs du bâtiment à y voir plus clair dans les objectifs du Grenelle, l'ADEME a commandé à l'Observatoire Permanent de l'amélioration ENergétique du logement (OPEN) une étude qui fait le point sur le marché de l'amélioration de l'habitat en 2007. Menée auprès de 32 000 ménages ayant réalisé des travaux d'ouverture, de chauffage ou d'isolation en 2006, cette étude a également été enrichie des réflexions d'experts du Club de l'Amélioration de l'Habitat (CAH). Les résultats sont sans appel. En effet, la qualité énergétique des logements après travaux est considérée comme insuffisante dans plus de 90 % des cas...
Les résultats de l'Observatoire
Rénover une toiture, des combles, des murs, poser une fenêtre ou une porte, ou encore rénover l'installation principale de chauffage ou d'eau chaude sanitaire : en 2006, plus de 9 000 000 logements ont fait l'objet de travaux d'amélioration énergétique. Mais pour quels résultats ?
Après étude des niveaux de performance énergétique atteints après rénovation, il apparaît en fait que les solutions optimales ne sont adoptées que dans 10 % des cas (couverture, maçonnerie...). De plus, dans le cadre de travaux plus globaux prenant en considération différents corps de métiers, 75 % des rénovations restent également insuffisantes. En réalité, selon l'étude de l'OPEN, seules 3 % de ces rénovations peuvent être considérés comme « exemplaires ». En comptabilisant également les rénovations antérieures de l'habitat, le chiffre monte à 8 %.
Les contraintes des ménages
Plusieurs raisons expliquent la faible efficacité de ces travaux.
Tout d'abord, seuls 45 % des ménages réalisant des travaux d'amélioration thermique dans leur logement considèrent les économies d'énergie comme prioritaires. Pour tous les autres, les travaux visent avant tout à améliorer l'agencement intérieur, à réparer ou à décorer.
Autre frein à la réalisation de chantiers de rénovation thermiques de qualité : le temps de préparation du projet, beaucoup plus long que lorsqu'il s'agit d'autres types de travaux. En effet, la recherche d'information auprès des industriels et les demandes de subventions ou de crédits prennent du temps... En outre, le coût des installations performantes est supérieur aux solutions à efficacité moyenne (on peut remarquer une augmentation de 20 à 70 % pour le poste chauffage par exemple).
Enfin, l'étude prouve que les professionnels sont aussi responsables de ces résultats, notamment par manque de prescription et de prise en compte de l'enjeu énergétique de manière globale. Ainsi, seuls 9 % des entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant. De plus, la majorité des chauffagistes (61 %) avouent avoir installé leur matériel sans avoir évoqué la question de l'isolation à leur client.
La toiture, un vaste chantier !
Parmi les chantiers les plus en retard, les travaux de toiture tiennent le haut du pavé. Malgré le faible surcoût que représente l'isolation dans ce genre de travaux (il faut compter 20 % en plus pour intégrer l'isolation), seul un tiers des toits rénovés bénéficie de l'installation d'un isolant.
Les travaux d'isolation d'intérieure semblent également à la traîne au regard des exigences actuelles. Cela s'explique par le manque d'intervention de professionnels en la matière et par le coût important de ce type de travaux. Ainsi, 70 % des chantiers effectués n'ont que très peu d'efficacité thermique. A ce rythme, il faudrait plus de 200 ans pour que le parc construit avant 1975 ne soit isolé de façon exemplaire. Une petite lueur d'espoir cependant : ces données ne prennent pas en compte l'isolation par l'extérieur.
Le cas à part des ouvertures
L'optimisme semble plutôt concerner les travaux d'amélioration thermique des ouvertures. Ici en effet, on comptabilise 8 % de rénovations dont le résultat est optimal et 44 % qui sont d'efficacité moyenne. Si les travaux d'efficacité moyenne (correspondant aux exigences minimales qui permettent de bénéficier du crédit d'impôt) étaient améliorés pour atteindre une efficacité maximale, plus de 700 000 logements par an, soit la totalité du parc en 2050, répondraient alors aux exigences du Grenelle.
Le chauffage, un objectif atteignable
Côté chauffage enfin, on compte 13 % de chantiers qui, grâce à leur performance optimale, sont éligibles au crédit d'impôt. Pour atteindre les objectifs de 2050, il faudrait que la quasi-totalité des nouveaux équipements de chauffage installés soient très performants. Une mission qui s'avère possible quant on sait que la vente d'équipements éligibles au crédit d'impôts ne cesse de croître et que 80 % des professionnels en charge de ces travaux sont convaincus du bien fondé de ce dispositif fiscal.
Les objectifs fixés
Pour diviser par 4 la consommation d'énergie des bâtiments en France d'ici 2050, ce qu'ambitionne le Grenelle de l'environnement, on estime que le volume des travaux à entreprendre sur le parc existant doit se situer entre 500 et 800 milliards d'euros. Avec les 13 milliards d'euros de travaux actuellement entrepris par an, l'OPEN considère que la partie basse de l'estimation sera atteinte.
Cependant, si l'efficacité des travaux entrepris n'évolue pas vers de meilleurs résultats, il faudra compter cent ans et non 45, comme le voudrait le Grenelle, pour que le parc existant soit thermiquement efficace.
Le cadre réglementaire : le Grenelle 1
Voté le 21 octobre 2008 par les députés de l'Assemblée Nationale, le premier volet de la loi sur le Grenelle a fixé 268 mesures parmi les dispositions proposées par le Grenelle de l'Environnement. Un projet de rénovation thermique de grande ampleur touchant aussi bien la construction neuve que l'existant...
Etat des lieux
Aujourd'hui, en France, le secteur du Bâtiment consomme plus de 40 % de l'énergie finale totale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Une énergie consommée pour les 2/3 dans les logements individuels et pour 1/3 dans le secteur tertiaire. La principale cause ? Le chauffage, qui représente à lui seul 70 % de la consommation générée par le logement. Pour exploiter l'important gisement d'économies d'énergie que représente ce secteur, un plan de rénovation énergétique et thermique de grande ampleur a été fixé par le premier volet de la loi sur le Grenelle. Il s'agit ici de développer la diffusion des nouvelles technologies dans la construction neuve et mettre en place un programme d'amélioration dans l'existant. L'objectif : porter à au moins 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale, soit plus du double par rapport à 2005 (10,3 %).
Constructions neuves : les objectifs...
Pour réduire efficacement les dépenses énergétiques générées dans les logements neufs, l'Etat se fixe les objectifs suivants :
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2012 devront répondre aux exigences de la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), c'est-à-dire présentant une consommation d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures/m²/an ;
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2020 devront présenter, sauf exception, une consommation d'énergie primaire inférieure à la quantité d'énergie renouvelable produite dans ces constructions et notamment le bois-énergie ;
- les logements neufs construits dans le cadre du « Programme national de rénovation urbaine » prévu par la loi du 1er août 2003, devront respecter, par anticipation, la norme BBC (sauf pour les bâtiments résidentiels).
Et pour aider les acquéreurs de logements dont la performance énergétique excèdera les seuils fixés par la réglementation, l'Etat prévoit de leur faire bénéficier d'un avantage supplémentaire au titre de l'aide à l'accession à la propriété et du prêt à taux zéro.
Un vaste programme de rénovation
Outre ces mesures applicables aux bâtiments neufs, l'Etat prévoit des mesures strictes en termes de rénovation thermique dans l'existant. L'objectif est de réduire les consommations d'énergie du parc existant de 12 % d'ici 2012 et d'au moins 38 % d'ici 2020. Pour y parvenir, le Grenelle 1 prévoit :
- la rénovation, avant 2020, de 800 000 logements sociaux dont la consommation annuelle d'énergie est supérieure à 230 kWh d'énergie primaire/m² pour la ramener à des valeurs inférieures à 150 kWh/m². Les travaux concernent plus particulièrement 180 000 logements sociaux en zone ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ;
- d'équiper les bâtiments datant d'avant 1948 (c'est-à-dire bâtis avant toute réglementation thermique), d'appareils à « énergie décarbonée » (c'est-à-dire peu émissive en gaz à effet de serre : énergies renouvelables, électricité « verte », etc.).
Des aides au financement
Pour aider les propriétaires de logements et les organismes bailleurs de logements sociaux à se lancer dans des travaux de rénovation thermique, la loi Grenelle 1 instaure :
- la création d'un prêt à taux zéro renforcé, destiné à financer 20 Md€ de travaux d'amélioration thermique dans les logements ;
- un crédit d'impôt sur le revenu incitant les particuliers à réaliser des économies d'énergie en rénovant leurs logements ou en acquérant des équipements haute performance ;
- des prêts ultra-bonifiés de la Caisse des Dépôts pour les organismes bailleurs de logements sociaux afin de rénover 170 000 logements en 3 ans ;
- le développement du financement des investissements d'économies d'énergie par les banques et les assurances.
Les prévisions d'ici 2020
Selon l'étude d'impact réalisée en 2008 sous l'égide du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, les mesures prises représenteraient pas moins de 440 milliards d'euros d'investissement d'ici 2020 et devraient créer près de 535 000 emplois (dont 235 000 pour le secteur du Bâtiment). Le coût de la rénovation thermique, quant à lui, est estimé à 192 milliards d'euros. Ces mesures devraient réduire les émissions de CO2 de 12 millions de tonnes/an dès 2013, soit une baisse de près de 10 % et limiter par là même la facture énergétique des ménages...
Avez-vous lu ?
La Loi de Finances 2009 : les mesures fiscales issues du Grenelle
Vous voulez améliorer votre habitat au moindre coût ? Mettez-vous au parfum de la Loi de Finances 2009. Elle édicte quatre principales mesures : un prêt à taux zéro, un crédit d'impôt développement durable, des aides et avantages fiscaux pour l'utilisation de l'énergie solaire photovoltaïque et un crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation ». Comment vous renseigner ? Commencez par en parler autour de vous, d'abord à votre banquier, aux entrepreneurs, à vos amis, à votre centre des impôts, mais attention, il y a toujours un délai à prendre en compte entre la promulgation d'une loi et la publication de ses règlements d'application.
Le PTZ ou éco-prêt à taux zéro
Il s'agit d'un prêt à taux zéro sans condition de ressources et plafonné à 30 000 euros. A quoi sert-il ? Il sert à financer un ensemble de travaux cohérents comprenant au moins deux des catégories de travaux suivants :
- les travaux d'isolation thermique performants des toitures,
- les travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'installation, de régulation ou de remplacement du système de chauffage pouvant être associés, si nécessaire, à des systèmes de ventilation économiques et performants ou de production d'eau chaude sanitaire performants,
- les travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable,
- les travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
- Enfin, plus généralement il est applicable :
- à des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement,
- à des travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie.
Ce prêt entrera en application d'ici 3 mois
En outre, le 29 janvier 2009, le Parlement a définitivement adopté l'article 8 du projet de loi de Finance rectificative pour 2009 qui autorise, à titre exceptionnel, le cumul du prêt à taux zéro et du crédit d'impôt dédié au développement durable. Ainsi, les ménages dont les ressources sont inférieures à 45 k€/an en 2007, peuvent bénéficier en 2009 du cumul de ces deux aides au financement, pour une période de 2 ans. L'interdiction du cumul de ces deux avantages fiscaux est donc reportée au 1er janvier 2011.
Crédit d'impôt développement durable
- Vous pouvez, depuis le 1er janvier 2005, bénéficier d'un crédit d'impôt pour les « équipements les plus performants en matière d'économie d'énergie » (chaudières économes en énergie, matériaux d'isolation thermique, appareils de régulation de chauffage), utilisant une source d'énergie renouvelable (énergie solaire, éolienne, bois,) et certaines pompes à chaleur. Ce crédit est égal à un pourcentage du montant des dépenses réalisées qui varie entre 15 et 50 %. Les dépenses éligibles à ce crédit d'impôt sont celles réalisées au titre d'une période de cinq années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012.
- Jusqu'au 31 décembre 2012, le montant total des dépenses ouvrant droit à ce crédit d'impôt ne pourra pas excéder 8 000€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 16 000€ pour un couple soumis à une imposition commune, majoré de 400€ par personne à charge.
- De plus, les particuliers qui ont bénéficié d'un crédit d'impôt sur des dépenses de 8 000€ en 2005 pourront à nouveau bénéficier du crédit d'impôt pour des dépenses réalisées à partir de 2010.
- Depuis le 1er janvier 2009, le crédit d'impôt est étendu :
- aux frais de main-d'œuvre pour les travaux d'isolation thermique des parois opaques. Le taux est fixé à 25 % ou à 40 % en fonction de la date d'achèvement de l'immeuble,
- au diagnostic de performance énergétique (DPE), lorsqu'il est réalisé hors obligation légale. Le taux est fixé à 50 %.
- aux propriétaires bailleurs effectuant des travaux dans des logements achevés depuis plus de 2 ans, lorsqu'ils s'engagent à les louer nus, à titre de résidence principale, pendant au moins 5 ans. Le plafond des dépenses sera fixé annuellement à 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements loués
- La liste des dépenses éligibles s'est cependant recentrée en excluant certains équipements :
- les chaudières à basse température et pompes à chaleur air-air payées à partir du 1er janvier 2009 ne sont plus éligibles,
- le taux du crédit d'impôt applicable aux appareils de chauffage au bois et pompes à chaleur sera réduit de 50 % à 40 % en 2009, puis à 25 % à partir de 2010.
Solaire photovoltaïque : aides et avantages fiscaux
- Vous voulez investir dans le solaire photovoltaïque ? Cela vous permettra de bénéficier d'avantages fiscaux et d'aides :
- Le crédit d'impôt est de 50 % sur le coût du matériel TTC (hors main d'œuvre).
- La TVA réduite à 5,5 % pour l'achat du matériel et son installation si le logement pour lequel sont effectués les travaux est achevé depuis plus de deux ans.
- Les aides locales et régionales : par exemple, la région Rhône-Alpes propose une aide plafonnée à 2 400€ pour les particuliers lorsque le système n'est pas intégré au bâti et de 1 400 € lorsqu'il l'est.
- Voici une estimation du montant d'un système photovoltaïque de 2 kWc (soit 20 m² de capteurs PV) pour une famille de deux enfants et un système non intégré au bâti :
- Coût des travaux : 16 800 € TTC dont 14 400 € de matériel et 2 400 € de main d'œuvre
- Crédit d'impôt : 50 % de 14 400 € soit 7 200 €
- Aide de la région (exemple en Rhône-Alpes) : 2 400 €
L'aide totale reviendrait ainsi à 9 600 € et il resterait donc à votre charge 7 200 € soit 43 % du montant initial.
Crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation »
Vous voulez acquérir un logement neuf à basse consommation énergétique (BBC) n'excédant pas 50 kilowatts/heure par m² et par an ? Vous pourrez désormais bénéficier d'un crédit d'impôt de 40 % sur les intérêts payés durant 7 ans. Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une exonération de 5 ans de taxe foncière est prévue pour les logements neufs achevés au 1er janvier 2009 et respectant la norme BBC.
Avez-vous lu ?
En savoir plus
Le cadre réglementaire : le Grenelle 1
Voté le 21 octobre 2008 par les députés de l'Assemblée Nationale, le premier volet de la loi sur le Grenelle a fixé 268 mesures parmi les dispositions proposées par le Grenelle de l'Environnement. Un projet de rénovation thermique de grande ampleur touchant aussi bien la construction neuve que l'existant...
Etat des lieux
Aujourd'hui, en France, le secteur du Bâtiment consomme plus de 40 % de l'énergie finale totale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Une énergie consommée pour les 2/3 dans les logements individuels et pour 1/3 dans le secteur tertiaire. La principale cause ? Le chauffage, qui représente à lui seul 70 % de la consommation générée par le logement. Pour exploiter l'important gisement d'économies d'énergie que représente ce secteur, un plan de rénovation énergétique et thermique de grande ampleur a été fixé par le premier volet de la loi sur le Grenelle. Il s'agit ici de développer la diffusion des nouvelles technologies dans la construction neuve et mettre en place un programme d'amélioration dans l'existant. L'objectif : porter à au moins 23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale, soit plus du double par rapport à 2005 (10,3 %).
Constructions neuves : les objectifs...
Pour réduire efficacement les dépenses énergétiques générées dans les logements neufs, l'Etat se fixe les objectifs suivants :
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2012 devront répondre aux exigences de la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), c'est-à-dire présentant une consommation d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures/m²/an ;
- toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à partir de la fin 2020 devront présenter, sauf exception, une consommation d'énergie primaire inférieure à la quantité d'énergie renouvelable produite dans ces constructions et notamment le bois-énergie ;
- les logements neufs construits dans le cadre du « Programme national de rénovation urbaine » prévu par la loi du 1er août 2003, devront respecter, par anticipation, la norme BBC (sauf pour les bâtiments résidentiels).
Et pour aider les acquéreurs de logements dont la performance énergétique excèdera les seuils fixés par la réglementation, l'Etat prévoit de leur faire bénéficier d'un avantage supplémentaire au titre de l'aide à l'accession à la propriété et du prêt à taux zéro.
Un vaste programme de rénovation
Outre ces mesures applicables aux bâtiments neufs, l'Etat prévoit des mesures strictes en termes de rénovation thermique dans l'existant. L'objectif est de réduire les consommations d'énergie du parc existant de 12 % d'ici 2012 et d'au moins 38 % d'ici 2020. Pour y parvenir, le Grenelle 1 prévoit :
- la rénovation, avant 2020, de 800 000 logements sociaux dont la consommation annuelle d'énergie est supérieure à 230 kWh d'énergie primaire/m² pour la ramener à des valeurs inférieures à 150 kWh/m². Les travaux concernent plus particulièrement 180 000 logements sociaux en zone ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ;
- d'équiper les bâtiments datant d'avant 1948 (c'est-à-dire bâtis avant toute réglementation thermique), d'appareils à « énergie décarbonée » (c'est-à-dire peu émissive en gaz à effet de serre : énergies renouvelables, électricité « verte », etc.).
Des aides au financement
Pour aider les propriétaires de logements et les organismes bailleurs de logements sociaux à se lancer dans des travaux de rénovation thermique, la loi Grenelle 1 instaure :
- la création d'un prêt à taux zéro renforcé, destiné à financer 20 Md€ de travaux d'amélioration thermique dans les logements ;
- un crédit d'impôt sur le revenu incitant les particuliers à réaliser des économies d'énergie en rénovant leurs logements ou en acquérant des équipements haute performance ;
- des prêts ultra-bonifiés de la Caisse des Dépôts pour les organismes bailleurs de logements sociaux afin de rénover 170 000 logements en 3 ans ;
- le développement du financement des investissements d'économies d'énergie par les banques et les assurances.
Les prévisions d'ici 2020
Selon l'étude d'impact réalisée en 2008 sous l'égide du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, les mesures prises représenteraient pas moins de 440 milliards d'euros d'investissement d'ici 2020 et devraient créer près de 535 000 emplois (dont 235 000 pour le secteur du Bâtiment). Le coût de la rénovation thermique, quant à lui, est estimé à 192 milliards d'euros. Ces mesures devraient réduire les émissions de CO2 de 12 millions de tonnes/an dès 2013, soit une baisse de près de 10 % et limiter par là même la facture énergétique des ménages...
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La Loi de Finances 2009 : les mesures fiscales issues du Grenelle
Vous voulez améliorer votre habitat au moindre coût ? Mettez-vous au parfum de la Loi de Finances 2009. Elle édicte quatre principales mesures : un prêt à taux zéro, un crédit d'impôt développement durable, des aides et avantages fiscaux pour l'utilisation de l'énergie solaire photovoltaïque et un crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation ». Comment vous renseigner ? Commencez par en parler autour de vous, d'abord à votre banquier, aux entrepreneurs, à vos amis, à votre centre des impôts, mais attention, il y a toujours un délai à prendre en compte entre la promulgation d'une loi et la publication de ses règlements d'application.
Le PTZ ou éco-prêt à taux zéro
Il s'agit d'un prêt à taux zéro sans condition de ressources et plafonné à 30 000 euros. A quoi sert-il ? Il sert à financer un ensemble de travaux cohérents comprenant au moins deux des catégories de travaux suivants :
- les travaux d'isolation thermique performants des toitures,
- les travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur,
- les travaux d'installation, de régulation ou de remplacement du système de chauffage pouvant être associés, si nécessaire, à des systèmes de ventilation économiques et performants ou de production d'eau chaude sanitaire performants,
- les travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable,
- les travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
- Enfin, plus généralement il est applicable :
- à des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement,
- à des travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie.
Ce prêt entrera en application d'ici 3 mois
En outre, le 29 janvier 2009, le Parlement a définitivement adopté l'article 8 du projet de loi de Finance rectificative pour 2009 qui autorise, à titre exceptionnel, le cumul du prêt à taux zéro et du crédit d'impôt dédié au développement durable. Ainsi, les ménages dont les ressources sont inférieures à 45 k€/an en 2007, peuvent bénéficier en 2009 du cumul de ces deux aides au financement, pour une période de 2 ans. L'interdiction du cumul de ces deux avantages fiscaux est donc reportée au 1er janvier 2011.
Crédit d'impôt développement durable
- Vous pouvez, depuis le 1er janvier 2005, bénéficier d'un crédit d'impôt pour les « équipements les plus performants en matière d'économie d'énergie » (chaudières économes en énergie, matériaux d'isolation thermique, appareils de régulation de chauffage), utilisant une source d'énergie renouvelable (énergie solaire, éolienne, bois,) et certaines pompes à chaleur. Ce crédit est égal à un pourcentage du montant des dépenses réalisées qui varie entre 15 et 50 %. Les dépenses éligibles à ce crédit d'impôt sont celles réalisées au titre d'une période de cinq années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012.
- Jusqu'au 31 décembre 2012, le montant total des dépenses ouvrant droit à ce crédit d'impôt ne pourra pas excéder 8 000€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 16 000€ pour un couple soumis à une imposition commune, majoré de 400€ par personne à charge.
- De plus, les particuliers qui ont bénéficié d'un crédit d'impôt sur des dépenses de 8 000€ en 2005 pourront à nouveau bénéficier du crédit d'impôt pour des dépenses réalisées à partir de 2010.
- Depuis le 1er janvier 2009, le crédit d'impôt est étendu :
- aux frais de main-d'œuvre pour les travaux d'isolation thermique des parois opaques. Le taux est fixé à 25 % ou à 40 % en fonction de la date d'achèvement de l'immeuble,
- au diagnostic de performance énergétique (DPE), lorsqu'il est réalisé hors obligation légale. Le taux est fixé à 50 %.
- aux propriétaires bailleurs effectuant des travaux dans des logements achevés depuis plus de 2 ans, lorsqu'ils s'engagent à les louer nus, à titre de résidence principale, pendant au moins 5 ans. Le plafond des dépenses sera fixé annuellement à 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements loués
- La liste des dépenses éligibles s'est cependant recentrée en excluant certains équipements :
- les chaudières à basse température et pompes à chaleur air-air payées à partir du 1er janvier 2009 ne sont plus éligibles,
- le taux du crédit d'impôt applicable aux appareils de chauffage au bois et pompes à chaleur sera réduit de 50 % à 40 % en 2009, puis à 25 % à partir de 2010.
Solaire photovoltaïque : aides et avantages fiscaux
- Vous voulez investir dans le solaire photovoltaïque ? Cela vous permettra de bénéficier d'avantages fiscaux et d'aides :
- Le crédit d'impôt est de 50 % sur le coût du matériel TTC (hors main d'œuvre).
- La TVA réduite à 5,5 % pour l'achat du matériel et son installation si le logement pour lequel sont effectués les travaux est achevé depuis plus de deux ans.
- Les aides locales et régionales : par exemple, la région Rhône-Alpes propose une aide plafonnée à 2 400€ pour les particuliers lorsque le système n'est pas intégré au bâti et de 1 400 € lorsqu'il l'est.
- Voici une estimation du montant d'un système photovoltaïque de 2 kWc (soit 20 m² de capteurs PV) pour une famille de deux enfants et un système non intégré au bâti :
- Coût des travaux : 16 800 € TTC dont 14 400 € de matériel et 2 400 € de main d'œuvre
- Crédit d'impôt : 50 % de 14 400 € soit 7 200 €
- Aide de la région (exemple en Rhône-Alpes) : 2 400 €
L'aide totale reviendrait ainsi à 9 600 € et il resterait donc à votre charge 7 200 € soit 43 % du montant initial.
Crédit d'impôt pour les logements neufs « basse consommation »
Vous voulez acquérir un logement neuf à basse consommation énergétique (BBC) n'excédant pas 50 kilowatts/heure par m² et par an ? Vous pourrez désormais bénéficier d'un crédit d'impôt de 40 % sur les intérêts payés durant 7 ans. Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une exonération de 5 ans de taxe foncière est prévue pour les logements neufs achevés au 1er janvier 2009 et respectant la norme BBC.
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1ère certification qualité pour la rénovation des maisons individuelles
Parce que le Grenelle de l'environnement se gagnera principalement sur le terrain de la rénovation énergétique des bâtiments existants, Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, une certification pour les maisons rénovées. Il s'agit de favoriser et de crédibiliser l'amélioration de leur qualité et de leurs performances, notamment en matière énergétique.
Les enjeux de la certification « Maison Rénovée »
Parmi la rénovation énergétique des bâtiments existants, les logements vont occuper une place de choix : ils constituent dès à présent le centre d'attention des pouvoirs publics qui ont décidé d'investir de gros moyens financiers pour décider les ménages à entreprendre rapidement les travaux de rénovation de leur logement. Le redéploiement du crédit d'impôt, la création de l'éco prêt à taux zéro et la mise à disposition d'importantes subventions de lutte contre la précarité énergétique, représentent trois leviers de nature à permettre aux ménages de passer à l'action.
En France, les maisons individuelles représentent plus de 13 millions de logements, soit 57 % du parc de logements des résidences principales. Seule l'intervention d'un professionnel proposant une vision globale et la mise en œuvre de solutions adaptées à chaque situation permet d'obtenir des améliorations significatives, notamment en termes de dépenses énergétiques. C'est cette qualité globale que vise la certification « Maison Rénovée ».
Il s'agit d'une première, car les certifications existantes ne concernent que les bâtiments neufs.
Les travaux de rénovation thermiques pas assez efficaces
L'Observatoire Permanent de l'Amélioration Energétique du logement (l'OPEN) a mené en 2007, à la demande de l'ADEME, une étude sur les travaux de rénovation susceptibles d'avoir entraîné une amélioration énergétique des logements. Cette étude a montré l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles : moins de 10% des logements ont atteint, après les travaux, un niveau de performance énergétique exemplaire ; les solutions les moins bonnes en termes de performance ont été généralement choisies : les solutions optimales ne l'emportent que dans 10 % des cas.
Une des raisons principales de ces mauvaises performances est que les travaux se font fréquemment par contact direct entre le propriétaire et un ou des artisans ou entreprises, sans faire appel à un architecte / maitre d'œuvre en capacité de proposer une solution globale.
Vers une vision globale et des interventions coordonnées
Des travaux de rénovation de qualité et performants impliquent d'être menés de façon globale, et en coordonnant les interventions de tous les corps de métier. Pour qu'une rénovation soit optimale, un objectif commun doit donc être défini et poursuivi par l'ensemble des corps de métier intervenant sur le chantier. Ce processus nécessite que le chantier soit mené par un « chef d'orchestre » compétent.
En lançant la certification « Maison Rénovée », Céquami souhaite encourager l'émergence de professionnels du bâtiment, moteurs sur le marché de la rénovation globale de qualité. Ces professionnels vont intervenir pour proposer aux occupants, et/ou aux propriétaires, des ensembles de solutions répondant à leurs attentes en matière d'évolution de la qualité d'usage de la maison, intégrant la facilité d'utilisation, le confort et la qualité d'ambiance, tout en permettant une réduction des consommations d'énergie et des émissions de CO2 pour un coût global acceptable. Il y a donc une véritable opportunité pour les architectes qui souhaitent développer ce créneau.
Les caractéristiques majeures de la certification « Maison Rénovée »
Un interlocuteur unique en capacité de mener à bien une rénovation de qualité, sachant coordonner tous les intervenants du chantier pour atteindre un objectif global défini avec le Maître d'ouvrage :
- Une évaluation exhaustive de l'existant, point de départ à tout projet de rénovation, permettant de prendre en compte la spécificité de chaque situation. Pour réaliser cette évaluation, un guide d'évaluation sera mis à la disposition du professionnel dans le cadre de la certification.
- Un contrôle en continu des travaux puis de la performance obtenue après travaux permettant la
fourniture d'un certificat de conformité et d'un Diagnostic de Performance Energétique.
La certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification a l'assurance que ce dernier est engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte sur la base du volontariat à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'études.
Les 7 thèmes principaux du Référentiel
Le Référentiel prend en compte, de façon exhaustive, les fondements d'une rénovation globale. Après une évaluation initiale de la maison existante, le professionnel pourra hiérarchiser les priorités et élaborer le projet de rénovation avec le particulier. Il le fera à partir des préoccupations constitutives du Référentiel : 7 thèmes principaux, 25 sous-thèmes et un complément pour la démarche HQE®.
Un projet fédérateur
La certification « Maison Rénovée » est née de la volonté de toutes les parties intéressées par l'évolution du marché de la rénovation des maisons individuelles de participer à l'élaboration d'une démarche qualité officielle adaptée aux nouveaux enjeux et aux attentes des particuliers.
Lancé par CEQUAMI, filiale de l'Association QUALITEL et du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en janvier 2008, ce projet est mené au travers d'un groupe de travail composé des représentants des :
- Architectes, avec l'UNSFA, Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes ;
- Artisans, avec la CAPEB, Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment ;
- Bureaux d'études avec le CICF, Chambre de l'ingénierie et du Conseil de France ;
- Constructeurs, avec Thermorénov, Association de constructeurs pour l'amélioration de l'étiquette énergie qui a notamment pour membres, l'Union des Maisons Françaises et l'UCI-FFB (Union des Constructeurs Immobiliers)
- Diagnostiqueurs/experts avec la FNECI (Fédération Nationale des Experts de la Construction et de l'Immobilier) ;
- Entreprises avec la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ;
- Industriels avec l'AIMCC (Association des Industries de Produits de Construction)
- Associations de référence pour la promotion de la qualité de l'habitat : Association HQE, CAH (Club
de l'Amélioration de l'Habitat), Association EFFINERGIE, PROMODUL ;
- Instances publiques impliquées dans l'habitat : ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Energie), ANAH (Agence Nationale pour la Rénovation de l'Habitat), DGALN / DHUP (Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature / Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages, du MEEDDAT et du Ministère du Logement et de la Ville) ;
- Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) ;
- QUALITEL (Association pour la qualité du logement) ;
- Consommateurs avec les principales instances représentatives du secteur du logement.
En savoir plus
Pour plus d'infos, rendez-vous sur http://www.maisonrenovee.fr
L’étiquette énergie : le point sur le DPE
Obligatoire lors d'une transaction immobilière, le diagnostic de performance énergétique (DPE) vous délivre un calcul du coût de votre consommation énergétique et de son impact sur l'effet de serre. Cette « étiquette énergie » n'a cependant qu'une valeur informative. En effet, elle est limitée par le fait que les consommations futures dépendent directement de l'occupant à venir et ne constituent donc pas une garantie contractuelle. De ce fait, l'acquéreur ne pourra pas se prévaloir, à l'encontre du propriétaire, des informations contenues dans ce diagnostic.
1 document, 4 informations
- une description des principales caractéristiques de votre habitat et de ses équipements thermiques,
- une estimation de la consommation annuelle d'énergie et de son coût,
- un classement de la consommation au m² selon le principe de l'« étiquette énergie » calculée sur une échelle allant de A à G,
- une indication de la quantité de CO² émise du fait de cette consommation, avec un classement selon une « étiquette climat ».
Une échelle de référence
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) comporte également une estimation des consommations en euros puis une double étiquette :
- l'étiquette énergie dont l'échelle va de A à G précise le niveau de consommation énergétique,
- l'étiquette climat dont l'échelle va également de A à G indique l'impact de ces consommations sur l'effet de serre.
Ces deux estimations permettent de situer la consommation de votre logement sur une échelle de référence à l'instar des étiquettes énergie de l'électroménager.
Le calcul se fait soit sur la base d'une méthode de calcul approuvée par le ministère du logement, soit sur une estimation réalisée sur la base des consommations constatées sur trois ans.
Un index des consommations
Les différentes consommations, situées sur l'échelle de référence, sont exprimées en énergie finale par usage et par type d'énergie :
- consommation en énergie primaire (kWh/m².an),
- consommation d'énergie d'origine renouvelable (kWh/m².an),
- dans certains cas, consommations basées sur les relevés de facture,
- conditions d'utilisation du logement,
- émissions de gaz à effet de serre (Kg équivalent CO²),
- frais de consommation d'énergie.
Obligatoire lors d'une transaction immobilière
| Lors de la vente d'un bien immobilier | Lors de la location d'un bien immobilier | Lors de la livraison des constructions neuves |
|---|---|---|
| Obligatoire depuis le 1er novembre 2006 lors de la vente de tout logement ou bâtiment en France métropolitaine, le DPE doit être tenu à la disposition de tout acquéreur potentiel par le vendeur dès la mise en vente du bien. Il doit également accompagner toute promesse de vente et tout acte authentique. Le maitre d'ouvrage doit faire établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux puis le remettre au propriétaire final s'il y a transaction. A consulter : Les modèles de DPE applicables aux logements et bâtiments d'habitation | Le DPE doit être joint à tout contrat de location lors de la signature ou du renouvellement du bail depuis le 1er juillet 2007. A consulter : Le modèle de DPE applicable aux logements et bâtiments d'habitation pour la location. Le modèle de DPE applicable aux locations saisonnières | Le DPE doit être établi avant l'achèvement des constructions neuves dont le permis de construire a été déposé après le 30 juin 2007. Il doit être remis au propriétaire final s'il est différent du maitre d'ouvrage. |
Les diagnostics énergétiques non obligatoires
De très nombreux professionnels proposent aujourd'hui des diagnostics énergétiques non obligatoires. Ces diagnostics peuvent être gratuits, payants ou même s'effectuer en ligne...
© Gaz de France DolceVita
Les diagnostics des bureaux d'études
- Les bureaux d'études thermiques, qui ont l'habitude d'assurer des missions d'audits énergétiques et des calculs de dimensionnement des installations, sont souvent les mieux placés pour établir des diagnostics. Ils peuvent ainsi proposer différents services :
- audits,
- pré-diagnostics et conseils énergétiques,
- diagnostics "confort d'été" (pour trouver des solutions alternatives à la climatisation),
- diagnostics et études de faisabilité "énergies renouvelables",
- audits chaufferie,
- diagnostics "ventilation"
Les diagnostics des Eco-Artisans
De leur côté, les entreprises de mise en œuvre (plombiers-chauffagistes par exemple) peuvent également réaliser un diagnostic énergétique autre que le DPE. C'est le cas notamment des artisans de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), pourvus du label Eco-Artisans. Ce label indique qu'ils sont aptes à vous proposer une évaluation des performances thermiques globales de votre logement et vous indiquer des solutions efficaces d'amélioration énergétique.
Les diagnostics des fournisseurs d'énergie
De nombreux autres professionnels proposent également des diagnostics thermiques. Ainsi, GDF SUEZ propose le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie.
Le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie est un diagnostic thermique exhaustif. Il est réalisé par un bureau de contrôle technicien spécialisé, afin de définir ce qui peut être amélioré dans le logement, chiffres à l'appui :
- examen de toutes les caractéristiques du bilan thermique (consommations, bâti, isolation, ventilation, etc.),
- simulation de travaux personnalisés avec les choix techniques à privilégier,
- estimation du coût des travaux à prévoir et du retour sur investissement envisageable,
- évaluation des économies réalisées, exprimées en kWh et en gaz à effet de serre après réalisation de travaux.
Un rapport de synthèse est ensuite envoyé au maître d'ouvrage et un conseiller Gaz de France DolceVita propose des solutions de financement, des informations sur les aides et subventions ou une liste d'intervenants.
En savoir plus
Plus obtenir plus d'informations sur le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie, rendez-vous sur le site DolceVita
Des diagnostiqueurs certifiés pour la performance énergétique de votre logement
Des diagnostiqueurs certifiés
Attention au choix du diagnostiqueur ! Il n'est pas toujours facile de faire son choix parmi la kyrielle de professionnels qui le proposent aujourd'hui. Qui contacter, quelles sont les règles d'application et les exigences en matière de réalisation de Diagnostic de Performance Energétique (DPE) ? Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels qui les effectuent doivent répondre à de nouvelles exigences.
| Qui contacter ? | Quelles règles d'application ? | Quelles exigences ? |
|---|---|---|
| De nombreux professionnels se sont formés à la réalisation du DPE. Vous les trouverez facilement en vous renseignant :
| La personne établissant un DPE doit répondre à deux règles strictes :
| Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels réalisant les DPE doivent :
|
Carnet d'adresses
- FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier)
9, rue Notre Dame de Lorette
75009 PARIS
Tel. 01.48.33.95.66
Fax 01.41.61.37.11
E-mail : contact@fidi.fr http://www.fidi.fr/ - AICVF (Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, climatisation, chauffage)
Tel. 01 53 04 36 10 www.aicvf.org - CICF (Chambre des Ingénieurs-Conseils de France)
Maison de l'Ingénierie et du Conseil
Tel. 01 44 30 49 30
E-mail : cicf@cicf.fr
Labels et référentiels Développement durable
HQE®, HPE, BBC... les clés d'une construction durable ne sont pas le fruit du hasard. En effet, des labels et référentiels établissent les règles d'un habitat respectueux de l'environnement et énergétiquement performant.
RT 2005, une réglementation à respecter
Applicable à tous les projets de construction dont le permis a été déposé depuis le 1er septembre 2006, la règlementation thermique 2005 (RT 2005) établit les valeurs de références à respecter lors de la construction de votre logement. Un moyen de le rendre le plus performant possible dans sa lutte contre les déperditions thermiques. Les principales conditions de la réglementation à respecter sont :
- une consommation globale (chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation, éclairage) inférieure à la consommation de référence « Créf »,
- une température d'été inférieure à la température de référence,
- des performances minimales pour certains équipements (isolation, ventilation, chauffage, etc.)
Ces conditions dépendent directement de la situation climatique de votre habitation.
Par ailleurs, les bâtiments existants sont, quant à eux, tenus de subir des travaux de rénovation répondant à des exigences thermiques minimales.
Le label Performance
Ce label concerne les logements neufs individuels ou groupés. Il garantit la conformité du logement à la réglementation thermique en vigueur (RT 2005). Ce label valorise tout particulièrement les équipements techniques qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2).
Il assure au demandeur un suivi de la qualité de la réalisation de sa construction et répond aux préoccupations actuelles d'économies d'énergie. Il couvre les énergies électrique, gaz et renouvelables (pompes à chaleur, solaire et bois).
Label « Bâtiment Basse Consommation » (BBC)
Ce label s'adresse aux constructions dont la consommation d'énergie conventionnelle est inférieure à un seuil situé entre 30 et 50 kWh/m²/an (selon la zone géographique d'implantation).
Labels Haute Performance Energétique
- Les labels Haute Performance Energétique déterminent les constructions dont les consommations conventionnelles sont largement inférieures aux consommations de référence.
- Haute Performance Energétique (HPE) 2005 et Très Haute Performance Energétique (THPE) 2005
Ces labels sont ainsi applicables aux constructions dont les consommations sont respectivement inférieures de 10 % (HPE) et 20 % (THPE) aux consommations de référence. - HPE Energies renouvelables 2005 et THPE Energies renouvelables 2005
Ces labels ajoutent aux seuils précédents, des consommations de chauffage ou d'eau chaude sanitaire assurées par énergie renouvelable. La nouvelle réglementation encourage en effet le recours aux énergies renouvelables en les introduisant en référence. C'est notamment le cas du solaire thermique qui est montré comme solution de référence pour la production d'eau chaude sanitaire, notamment en maison individuelle.
Certification NF Maison Individuelle démarche HQE®
La Haute Qualité Environnementale (HQE®) est une méthodologie qui consiste à vous aider, en tant que maître d'ouvrage, à opter pour des solutions en accord avec les grands principes du développement durable et ce, à toutes les phases de la vie de votre logement : construction, entretien et destruction. Les principes fondamentaux de cette démarche globale sont les suivants :
- la relation du bâtiment avec son environnement immédiat,
- réaliser des chantiers à faible nuisance,
- veiller à la gestion de l'eau,
- veiller à la gestion de l'énergie.
Certification « Maison Rénovée »
Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, la nouvelle certification « Maison Rénovée ». Une certification pensée pour favoriser et crédibiliser l'amélioration de la qualité et de la performance des travaux de rénovation, notamment en matière énergétique.
Cette certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification, a l'assurance que ce dernier soit engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte, sur la base du volontariat, à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'étude.
En savoir plus
Vous souhaitez obtenir plus d'information sur la RT 2005 ? Rendez-vous sur le site www.rt2005.com
Pour mieux comprendre les enjeux de la démarche HQE, rendez-vous sur le site www.assohqe.org
Vous souhaitez en savoir plus sur la nouvelle certification « Maison Rénovée ? », rendez-vous sur le site www.mamaisoncertifiee.com
L’efficacité énergétique des logements individuels existants vue par l’AQC
Offrir un document synthétique sur les clés d'une rénovation énergétique réussie dans l'habitat existant, c'est ce que propose l'Agence Qualité Construction dans un tout dernier guide de sa collection "Prévention Développement Durable".
Face au défi que constitue l'efficacité énergétique des logements existants, l'AQC a décidé d'éditer un document parfaitement synthétique pour vous projeter au-delà de la simple connaissance des dernières techniques innovantes arrivées sur le marché. La plaquette intitulée "Efficacité énergétique des logements individuels existants" permet d'offrir une vision d'ensemble et une cohérence dans la globalité d'un projet qui sont, à n'en pas douter, les véritables garanties de sa réussite.
Une méthodologie d'une logique implacable
Ce document aborde de manière on ne peut plus pertinente les projets d'amélioration énergétique pour en éviter les principaux écueils. Quatre grandes parties sont détaillées :
- Les grandes étapes de l'analyse : de la connaissance précise des besoins, de la détermination des points particuliers au passage en revue des équipements ou à l'examen de l'environnement... Un rappel précis des différentes étapes.
- Des exemples de solutions illustrent cette plaquette reprenant les principaux points : évaluation thermique, choix des produits.
- Un tableau didactique liste les conséquences potentielles des travaux sur d'autres points sensibles du bâtiment.
- Les travaux font l'objet de conseils récapitulatifs. Enfin, la maintenance et des conseils d'entretien complètent cet exposé.
Pour plus d'informations
Gratuite, consultable et téléchargeable sur le site de l'AQC - www.qualiteconstruction.comcette plaquette est également diffusée par le réseau des membres de l'association.
Rénovation de l’habitat existant
Ne croyez pas qu'à Batirenover.com, nous voulions vous harceler sur les enjeux du Grenelle concernant la rénovation des bâtiments existants. Mais, les beaux jours arrivant et le prix du pétrole subissant une nouvelle fièvre, la qualité des travaux que vous allez entreprendre d'ici septembre prochain auront de multiples conséquences sur votre confort et votre facture d'énergie. Autant bien appréhender le problème, car sur le terrain, les choses ne sont pas toujours simples.
Un constat nettement perfectible
Le marché des travaux ayant un impact énergétique sur l'habitat compte pour un tiers du marché total de la rénovation des logements. Il est dominé par les travaux de rénovation des ouvertures, suivis par ceux du chauffage. Cependant, à ce jour, la qualité énergétique des logements obtenue après travaux reste à améliorer dans plus de 90 %* des cas si on se réfère notamment aux perspectives tracées par le Grenelle de l'Environnement.
Comme tous travaux, les opérations d'amélioration énergétique des logements se heurtent à de nombreuses contraintes : les coûts selon l'ambition des rénovations, la nécessité fréquente de recourir à l'emprunt pour assurer le financement, des choix prioritaires autres que les économies d'énergie, une complexité du sujet qui génère un besoin important d'informations.
Mais les professionnels, même porteurs du crédit d'impôt, sont encore peu prescripteurs de solutions très performantes. Leurs demandes de formation pour la mise en place de ces solutions montrent cependant qu'ils sont en train d'évoluer. En revanche, limités à la pratique de leur métier, ils ont du mal à orienter leurs clients vers des rénovations énergétiques exemplaires, qui exigent les compétences de plusieurs corps d'état. Heureusement, les initiatives dans ce domaine se multiplient, avec le récent lancement de la certification Cequami "Maison rénovée".
En examinant les progrès à faire d'ici 2020 pour placer le parc de logements existants au niveau attendu par la France au travers du Grenelle de l'environnement (soit une réduction de 38 % de la consommation d'énergie), les réhabilitations énergétiques doivent avant tout devenir plus performantes. Selon les types de travaux, les progrès seront malheureusement d'importances inégales.
Une étude révélatrice pour poser des jalons
Selon l'étude OPEN initiée par l'Ademe et rendue publique en décembre 2008, on s'aperçoit que le niveau de performance des logements après travaux est loin d'être au rendez-vous. En effet, on constate que :
- Parmi les solutions classées selon leur niveau de performance en termes d'efficacité faible, moyenne ou optimale, seuls 10 % des cas concernent l'efficacité optimale.
- 22 % des rénovations sont considérées "d'efficacité faible ou nulle" car elles n'aboutissent pas à une rénovation satisfaisante du logement sauf à renouveler rapidement les nouveaux équipements mis en place.
- Les rénovations classées "d'efficacité partielle" (travaux partiels, qui seront à compléter ultérieurement) dominent avec 75 % des réalisations.
- Quant aux rénovations "d'efficacité satisfaisante", elles représentent seulement 3 % des logements.
Concernant les contraintes ressenties par les maîtres d'ouvrage se lançant dans les travaux :
- 45 % des ménages ayant procédé à une amélioration énergétique de leur logement, ont eu pour motivation principale les économies d'énergie. Les autres raisons avancées sont l'agencement, l'équipement, la décoration du logement (23 % des ménages concernés) ou l'obligation de réparer (19 %).
- La recherche d'artisans ou d'entreprises, déjà dominante dans les démarches habituelles des ménages désireux d'entreprendre des travaux, est encore plus marquée lorsque le projet a pour but de faire des économies d'énergie. Les demandes de conseils se multiplient. Lorsque 80 % des projets de travaux sont lancés au bout de 18 mois, il faut 24 mois pour que la même proportion de projets d'économies d'énergie aboutissent.
- Les solutions de performance énergétique les plus efficaces sont les plus onéreuses. Ainsi, par exemple, le coût de l'équipement d'efficacité moyenne le plus fréquemment choisi pour le chauffage est de 20 à 70 % inférieur à la solution la plus efficace. Les rénovations satisfaisantes sont évaluées en moyenne à près de 20 000 euros.
- Une analyse détaillée montre une sollicitation plus marquée des revenus courants pour les petits travaux (inférieurs à 1 500 €) et des prêts bancaires pour les gros travaux. Les rénovations satisfaisantes font partie des travaux financés à plus de 30 % par le crédit bancaire.
Dans le domaine du chauffage, un client prescripteur, souvent à mauvais escient...
Selon les chauffagistes, le client reste le principal décisionnaire. Selon les chauffagistes, dans 55 % des cas, le client décide de remplacer la chaudière à l'identique. Dans 18 % des cas, l'artisan n'a pas envisagé avec le particulier d'autre type d'équipement sur le chantier, sans doute pour ne pas risquer de voir son devis refusé parce que trop cher. L'argument économique pèse donc fortement sur le choix de la non-performance. On peut relever que seulement 9 % des artisans ou entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant.
Chauffage et isolation, une union encore à problème
Quand un nouvel équipement de chauffage est posé sans travaux d'isolation préalable, une majorité de chauffagistes (61 %) répond que la question de l'isolation n'a simplement pas été posée. Même réponse pour la majorité des couvreurs qui ont rénové une toiture sans isolation.
Les chauffagistes n'évoquent pas de manière systématique l'intérêt de coupler les interventions de chauffage et d'isolation alors même que les difficultés techniques (mise en œuvre, configuration des lieux) semblent rarement insurmontables. Seuls 30 % des cas d'intervention en toiture aboutissent à la pose d'une isolation. L'amélioration du taux de diffusion des rénovations énergétiques performantes pourrait être favorisée par une pro-activité accrue des artisans et entreprises.
Cette attitude montre la difficulté des professionnels à sortir du cadre de leur métier pour conseiller leurs clients sur une maîtrise globale de l'énergie, transversale à plusieurs corps de métier.
L'isolation, encore le parent pauvre !
La part de la rénovation au sein du marché des produits d'isolation atteint 23 % pour les panneaux de toit et isolants sous rampants de combles, 29 % pour les complexes de doublage pour murs et cloisons, 13 % pour les plaques de plâtre.
Cette part est très inférieure à celle des équipements comme les chaudières et les fenêtres (60 % pour les fenêtres PVC ou les chaudières gaz). Les produits d'isolation commercialisés en France sont surtout vendus pour la construction neuve.
Dans 70 % des chantiers comprenant de l'isolation thermique de parois opaques, une seule paroi est isolée. L'isolation complète n'est réalisée que dans 10 % des cas.
Les travaux d'isolation entrepris par les ménages relèvent souvent de l'auto-construction : moins d'un chantier d'isolation sur 2 est réalisé par un professionnel. Cette situation est en train de changer avec l'intégration de la main-d'œuvre dans le dispositif du crédit d'impôt depuis l'année dernière.
* selon l'étude OPEN éditée en décembre 2008 par l'Ademe.
Le saviez-vous ?
Un état des lieux qui fait réfléchir
Ce constat, même s'il ne peut être généralisé, révèle néanmoins un nombre non négligeable d'incohérences. Comment peut-on aujourd'hui moderniser son installation de chauffage avant toute étude thermique, ne serait-ce que sommaire, mettant en évidence des carences d'isolation et d'étanchéité à l'air ? Les coûts de ces interventions sont loin d'être les plus importants et représentent souvent, dans le cas d'une rénovation lourde, entre 20 % (isolation des parois opaques) et 50 % voire plus si vous y ajoutez le remplacement de toutes les menuiseries. Quand on sait que l'investissement pour une pompe à chaleur peut varier du simple au double en fonction de sa puissance et de ses fonctions (sans compter son coût d'utilisation), ne pas organiser les travaux à réaliser de façon logique impliquera obligatoirement des lourdes dépenses supplémentaires. CQFD
Ponts thermiques, où les traquer ? Comment s'en débarrasser ?
Les ponts thermiques sont les talons d'Achille des logements. Zones d'échanges entre l'air intérieur et extérieur, c'est une partie non-négligeable de votre chauffage qui s'échappe du logement. Cette énergie perdue représente un budget non négligeable. Où sont les points faibles ? Comment y remédier ?
Qu'est ce que les ponts thermiques ?
Les ponts thermiques se situent à la jonction entre deux parties différentes de la maison. Ils peuvent réduire considérablement l'efficacité d'une isolation. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) se montre plus sévère que la précédente à leur égard et impose de les traiter de façon plus efficace.
| Quels sont les endroits de la maison sensibles aux ponts thermiques ? | Quelles sont les solutions ? |
|---|---|
| Fenêtres | Isoler les fenêtres avec du joint souple |
| Portes | Calfeutrer les portes à l'aide d'un boudin enfilé par-dessous |
| Toiture | Isoler la toiture avec, par exemple un écran de sous-toiture, en veillant ce que la toiture continue à "respirer" |
| Murs, cloisons, plafond | - Pour une paroi donnant sur l'extérieur, de préférence, un matériau isolant, comme le béton cellulaire, ou la brique monomur, - Pour l'extérieur, isolation par l'extérieur, mais cela laisse un pont thermique au niveau des fondations - Garnir les cloisons d'un doublage léger - Pour les plafonds, un faux-plafond isolé |
| Sols, planchers intermédiaires | Privilégier un plancher sur solives |
| Terrasse | La construire sur un remblai plutôt que sur un vide sanitaire |

Les aménagements "à risques"
Une fois l'enveloppe isolée, attention aux travaux qui risquent de créer de nouveaux ponts thermiques, tels que la pose d'une véranda, l'élévation de la toiture, l'ajout d'une aile à la maison, ou d'une terrasse, le percement d'une fenêtre...
En savoir plus
Téléchargez la présentation en PDF de la Réglementation Thermique 2012 sur le site de l'Ademe
MCL
1ère certification qualité pour la rénovation des maisons individuelles
Parce que le Grenelle de l'environnement se gagnera principalement sur le terrain de la rénovation énergétique des bâtiments existants, Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, une certification pour les maisons rénovées. Il s'agit de favoriser et de crédibiliser l'amélioration de leur qualité et de leurs performances, notamment en matière énergétique.
Les enjeux de la certification « Maison Rénovée »
Parmi la rénovation énergétique des bâtiments existants, les logements vont occuper une place de choix : ils constituent dès à présent le centre d'attention des pouvoirs publics qui ont décidé d'investir de gros moyens financiers pour décider les ménages à entreprendre rapidement les travaux de rénovation de leur logement. Le redéploiement du crédit d'impôt, la création de l'éco prêt à taux zéro et la mise à disposition d'importantes subventions de lutte contre la précarité énergétique, représentent trois leviers de nature à permettre aux ménages de passer à l'action.
En France, les maisons individuelles représentent plus de 13 millions de logements, soit 57 % du parc de logements des résidences principales. Seule l'intervention d'un professionnel proposant une vision globale et la mise en œuvre de solutions adaptées à chaque situation permet d'obtenir des améliorations significatives, notamment en termes de dépenses énergétiques. C'est cette qualité globale que vise la certification « Maison Rénovée ».
Il s'agit d'une première, car les certifications existantes ne concernent que les bâtiments neufs.
Les travaux de rénovation thermiques pas assez efficaces
L'Observatoire Permanent de l'Amélioration Energétique du logement (l'OPEN) a mené en 2007, à la demande de l'ADEME, une étude sur les travaux de rénovation susceptibles d'avoir entraîné une amélioration énergétique des logements. Cette étude a montré l'insuffisance qualitative des travaux thermiques réalisés dans l'habitat par rapport aux exigences actuelles : moins de 10% des logements ont atteint, après les travaux, un niveau de performance énergétique exemplaire ; les solutions les moins bonnes en termes de performance ont été généralement choisies : les solutions optimales ne l'emportent que dans 10 % des cas.
Une des raisons principales de ces mauvaises performances est que les travaux se font fréquemment par contact direct entre le propriétaire et un ou des artisans ou entreprises, sans faire appel à un architecte / maitre d'œuvre en capacité de proposer une solution globale.
Vers une vision globale et des interventions coordonnées
Des travaux de rénovation de qualité et performants impliquent d'être menés de façon globale, et en coordonnant les interventions de tous les corps de métier. Pour qu'une rénovation soit optimale, un objectif commun doit donc être défini et poursuivi par l'ensemble des corps de métier intervenant sur le chantier. Ce processus nécessite que le chantier soit mené par un « chef d'orchestre » compétent.
En lançant la certification « Maison Rénovée », Céquami souhaite encourager l'émergence de professionnels du bâtiment, moteurs sur le marché de la rénovation globale de qualité. Ces professionnels vont intervenir pour proposer aux occupants, et/ou aux propriétaires, des ensembles de solutions répondant à leurs attentes en matière d'évolution de la qualité d'usage de la maison, intégrant la facilité d'utilisation, le confort et la qualité d'ambiance, tout en permettant une réduction des consommations d'énergie et des émissions de CO2 pour un coût global acceptable. Il y a donc une véritable opportunité pour les architectes qui souhaitent développer ce créneau.
Les caractéristiques majeures de la certification « Maison Rénovée »
Un interlocuteur unique en capacité de mener à bien une rénovation de qualité, sachant coordonner tous les intervenants du chantier pour atteindre un objectif global défini avec le Maître d'ouvrage :
- Une évaluation exhaustive de l'existant, point de départ à tout projet de rénovation, permettant de prendre en compte la spécificité de chaque situation. Pour réaliser cette évaluation, un guide d'évaluation sera mis à la disposition du professionnel dans le cadre de la certification.
- Un contrôle en continu des travaux puis de la performance obtenue après travaux permettant la
fourniture d'un certificat de conformité et d'un Diagnostic de Performance Energétique.
La certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification a l'assurance que ce dernier est engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte sur la base du volontariat à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'études.
Les 7 thèmes principaux du Référentiel
Le Référentiel prend en compte, de façon exhaustive, les fondements d'une rénovation globale. Après une évaluation initiale de la maison existante, le professionnel pourra hiérarchiser les priorités et élaborer le projet de rénovation avec le particulier. Il le fera à partir des préoccupations constitutives du Référentiel : 7 thèmes principaux, 25 sous-thèmes et un complément pour la démarche HQE®.
Un projet fédérateur
La certification « Maison Rénovée » est née de la volonté de toutes les parties intéressées par l'évolution du marché de la rénovation des maisons individuelles de participer à l'élaboration d'une démarche qualité officielle adaptée aux nouveaux enjeux et aux attentes des particuliers.
Lancé par CEQUAMI, filiale de l'Association QUALITEL et du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en janvier 2008, ce projet est mené au travers d'un groupe de travail composé des représentants des :
- Architectes, avec l'UNSFA, Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes ;
- Artisans, avec la CAPEB, Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment ;
- Bureaux d'études avec le CICF, Chambre de l'ingénierie et du Conseil de France ;
- Constructeurs, avec Thermorénov, Association de constructeurs pour l'amélioration de l'étiquette énergie qui a notamment pour membres, l'Union des Maisons Françaises et l'UCI-FFB (Union des Constructeurs Immobiliers)
- Diagnostiqueurs/experts avec la FNECI (Fédération Nationale des Experts de la Construction et de l'Immobilier) ;
- Entreprises avec la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ;
- Industriels avec l'AIMCC (Association des Industries de Produits de Construction)
- Associations de référence pour la promotion de la qualité de l'habitat : Association HQE, CAH (Club
de l'Amélioration de l'Habitat), Association EFFINERGIE, PROMODUL ;
- Instances publiques impliquées dans l'habitat : ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Energie), ANAH (Agence Nationale pour la Rénovation de l'Habitat), DGALN / DHUP (Direction Générale de l'Aménagement, du Logement et de la Nature / Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages, du MEEDDAT et du Ministère du Logement et de la Ville) ;
- Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) ;
- QUALITEL (Association pour la qualité du logement) ;
- Consommateurs avec les principales instances représentatives du secteur du logement.
En savoir plus
Pour plus d'infos, rendez-vous sur http://www.maisonrenovee.fr
L’étiquette énergie : le point sur le DPE
Obligatoire lors d'une transaction immobilière, le diagnostic de performance énergétique (DPE) vous délivre un calcul du coût de votre consommation énergétique et de son impact sur l'effet de serre. Cette « étiquette énergie » n'a cependant qu'une valeur informative. En effet, elle est limitée par le fait que les consommations futures dépendent directement de l'occupant à venir et ne constituent donc pas une garantie contractuelle. De ce fait, l'acquéreur ne pourra pas se prévaloir, à l'encontre du propriétaire, des informations contenues dans ce diagnostic.
1 document, 4 informations
- une description des principales caractéristiques de votre habitat et de ses équipements thermiques,
- une estimation de la consommation annuelle d'énergie et de son coût,
- un classement de la consommation au m² selon le principe de l'« étiquette énergie » calculée sur une échelle allant de A à G,
- une indication de la quantité de CO² émise du fait de cette consommation, avec un classement selon une « étiquette climat ».
Une échelle de référence
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) comporte également une estimation des consommations en euros puis une double étiquette :
- l'étiquette énergie dont l'échelle va de A à G précise le niveau de consommation énergétique,
- l'étiquette climat dont l'échelle va également de A à G indique l'impact de ces consommations sur l'effet de serre.
Ces deux estimations permettent de situer la consommation de votre logement sur une échelle de référence à l'instar des étiquettes énergie de l'électroménager.
Le calcul se fait soit sur la base d'une méthode de calcul approuvée par le ministère du logement, soit sur une estimation réalisée sur la base des consommations constatées sur trois ans.
Un index des consommations
Les différentes consommations, situées sur l'échelle de référence, sont exprimées en énergie finale par usage et par type d'énergie :
- consommation en énergie primaire (kWh/m².an),
- consommation d'énergie d'origine renouvelable (kWh/m².an),
- dans certains cas, consommations basées sur les relevés de facture,
- conditions d'utilisation du logement,
- émissions de gaz à effet de serre (Kg équivalent CO²),
- frais de consommation d'énergie.
Obligatoire lors d'une transaction immobilière
| Lors de la vente d'un bien immobilier | Lors de la location d'un bien immobilier | Lors de la livraison des constructions neuves |
|---|---|---|
| Obligatoire depuis le 1er novembre 2006 lors de la vente de tout logement ou bâtiment en France métropolitaine, le DPE doit être tenu à la disposition de tout acquéreur potentiel par le vendeur dès la mise en vente du bien. Il doit également accompagner toute promesse de vente et tout acte authentique. Le maitre d'ouvrage doit faire établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux puis le remettre au propriétaire final s'il y a transaction. A consulter : Les modèles de DPE applicables aux logements et bâtiments d'habitation | Le DPE doit être joint à tout contrat de location lors de la signature ou du renouvellement du bail depuis le 1er juillet 2007. A consulter : Le modèle de DPE applicable aux logements et bâtiments d'habitation pour la location. Le modèle de DPE applicable aux locations saisonnières | Le DPE doit être établi avant l'achèvement des constructions neuves dont le permis de construire a été déposé après le 30 juin 2007. Il doit être remis au propriétaire final s'il est différent du maitre d'ouvrage. |
Les diagnostics énergétiques non obligatoires
De très nombreux professionnels proposent aujourd'hui des diagnostics énergétiques non obligatoires. Ces diagnostics peuvent être gratuits, payants ou même s'effectuer en ligne...
© Gaz de France DolceVita
Les diagnostics des bureaux d'études
- Les bureaux d'études thermiques, qui ont l'habitude d'assurer des missions d'audits énergétiques et des calculs de dimensionnement des installations, sont souvent les mieux placés pour établir des diagnostics. Ils peuvent ainsi proposer différents services :
- audits,
- pré-diagnostics et conseils énergétiques,
- diagnostics "confort d'été" (pour trouver des solutions alternatives à la climatisation),
- diagnostics et études de faisabilité "énergies renouvelables",
- audits chaufferie,
- diagnostics "ventilation"
Les diagnostics des Eco-Artisans
De leur côté, les entreprises de mise en œuvre (plombiers-chauffagistes par exemple) peuvent également réaliser un diagnostic énergétique autre que le DPE. C'est le cas notamment des artisans de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), pourvus du label Eco-Artisans. Ce label indique qu'ils sont aptes à vous proposer une évaluation des performances thermiques globales de votre logement et vous indiquer des solutions efficaces d'amélioration énergétique.
Les diagnostics des fournisseurs d'énergie
De nombreux autres professionnels proposent également des diagnostics thermiques. Ainsi, GDF SUEZ propose le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie.
Le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie est un diagnostic thermique exhaustif. Il est réalisé par un bureau de contrôle technicien spécialisé, afin de définir ce qui peut être amélioré dans le logement, chiffres à l'appui :
- examen de toutes les caractéristiques du bilan thermique (consommations, bâti, isolation, ventilation, etc.),
- simulation de travaux personnalisés avec les choix techniques à privilégier,
- estimation du coût des travaux à prévoir et du retour sur investissement envisageable,
- évaluation des économies réalisées, exprimées en kWh et en gaz à effet de serre après réalisation de travaux.
Un rapport de synthèse est ensuite envoyé au maître d'ouvrage et un conseiller Gaz de France DolceVita propose des solutions de financement, des informations sur les aides et subventions ou une liste d'intervenants.
En savoir plus
Plus obtenir plus d'informations sur le Diagnostic DolceVita Economies d'énergie, rendez-vous sur le site DolceVita
Des diagnostiqueurs certifiés pour la performance énergétique de votre logement
Des diagnostiqueurs certifiés
Attention au choix du diagnostiqueur ! Il n'est pas toujours facile de faire son choix parmi la kyrielle de professionnels qui le proposent aujourd'hui. Qui contacter, quelles sont les règles d'application et les exigences en matière de réalisation de Diagnostic de Performance Energétique (DPE) ? Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels qui les effectuent doivent répondre à de nouvelles exigences.
| Qui contacter ? | Quelles règles d'application ? | Quelles exigences ? |
|---|---|---|
| De nombreux professionnels se sont formés à la réalisation du DPE. Vous les trouverez facilement en vous renseignant :
| La personne établissant un DPE doit répondre à deux règles strictes :
| Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels réalisant les DPE doivent :
|
Carnet d'adresses
- FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier)
9, rue Notre Dame de Lorette
75009 PARIS
Tel. 01.48.33.95.66
Fax 01.41.61.37.11
E-mail : contact@fidi.fr http://www.fidi.fr/ - AICVF (Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, climatisation, chauffage)
Tel. 01 53 04 36 10 www.aicvf.org - CICF (Chambre des Ingénieurs-Conseils de France)
Maison de l'Ingénierie et du Conseil
Tel. 01 44 30 49 30
E-mail : cicf@cicf.fr
Labels et référentiels Développement durable
HQE®, HPE, BBC... les clés d'une construction durable ne sont pas le fruit du hasard. En effet, des labels et référentiels établissent les règles d'un habitat respectueux de l'environnement et énergétiquement performant.
RT 2005, une réglementation à respecter
Applicable à tous les projets de construction dont le permis a été déposé depuis le 1er septembre 2006, la règlementation thermique 2005 (RT 2005) établit les valeurs de références à respecter lors de la construction de votre logement. Un moyen de le rendre le plus performant possible dans sa lutte contre les déperditions thermiques. Les principales conditions de la réglementation à respecter sont :
- une consommation globale (chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation, éclairage) inférieure à la consommation de référence « Créf »,
- une température d'été inférieure à la température de référence,
- des performances minimales pour certains équipements (isolation, ventilation, chauffage, etc.)
Ces conditions dépendent directement de la situation climatique de votre habitation.
Par ailleurs, les bâtiments existants sont, quant à eux, tenus de subir des travaux de rénovation répondant à des exigences thermiques minimales.
Le label Performance
Ce label concerne les logements neufs individuels ou groupés. Il garantit la conformité du logement à la réglementation thermique en vigueur (RT 2005). Ce label valorise tout particulièrement les équipements techniques qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2).
Il assure au demandeur un suivi de la qualité de la réalisation de sa construction et répond aux préoccupations actuelles d'économies d'énergie. Il couvre les énergies électrique, gaz et renouvelables (pompes à chaleur, solaire et bois).
Label « Bâtiment Basse Consommation » (BBC)
Ce label s'adresse aux constructions dont la consommation d'énergie conventionnelle est inférieure à un seuil situé entre 30 et 50 kWh/m²/an (selon la zone géographique d'implantation).
Labels Haute Performance Energétique
- Les labels Haute Performance Energétique déterminent les constructions dont les consommations conventionnelles sont largement inférieures aux consommations de référence.
- Haute Performance Energétique (HPE) 2005 et Très Haute Performance Energétique (THPE) 2005
Ces labels sont ainsi applicables aux constructions dont les consommations sont respectivement inférieures de 10 % (HPE) et 20 % (THPE) aux consommations de référence. - HPE Energies renouvelables 2005 et THPE Energies renouvelables 2005
Ces labels ajoutent aux seuils précédents, des consommations de chauffage ou d'eau chaude sanitaire assurées par énergie renouvelable. La nouvelle réglementation encourage en effet le recours aux énergies renouvelables en les introduisant en référence. C'est notamment le cas du solaire thermique qui est montré comme solution de référence pour la production d'eau chaude sanitaire, notamment en maison individuelle.
Certification NF Maison Individuelle démarche HQE®
La Haute Qualité Environnementale (HQE®) est une méthodologie qui consiste à vous aider, en tant que maître d'ouvrage, à opter pour des solutions en accord avec les grands principes du développement durable et ce, à toutes les phases de la vie de votre logement : construction, entretien et destruction. Les principes fondamentaux de cette démarche globale sont les suivants :
- la relation du bâtiment avec son environnement immédiat,
- réaliser des chantiers à faible nuisance,
- veiller à la gestion de l'eau,
- veiller à la gestion de l'énergie.
Certification « Maison Rénovée »
Céquami lance, en collaboration avec les acteurs les plus influents du secteur de la rénovation et de la maison individuelle, la nouvelle certification « Maison Rénovée ». Une certification pensée pour favoriser et crédibiliser l'amélioration de la qualité et de la performance des travaux de rénovation, notamment en matière énergétique.
Cette certification porte sur 3 types d'exigences :
- L'organisation du professionnel, la qualité des services et bien entendu, la qualité technique des maisons rénovées.
- Le particulier qui s'adresse à un professionnel titulaire du droit d'usage de la certification, a l'assurance que ce dernier soit engagé dans un processus rigoureux, qui garantit ces trois types d'exigences conditionnant l'attribution et le maintien de la certification.
- Céquami vérifie le respect de ces exigences par des audits périodiques, des vérifications par sondage des travaux de rénovation et des enquêtes de satisfaction auprès des clients. Cette certification est ouverte, sur la base du volontariat, à tous les professionnels de l'acte de construire, en particulier, architectes et bureaux d'étude.
En savoir plus
Vous souhaitez obtenir plus d'information sur la RT 2005 ? Rendez-vous sur le site www.rt2005.com
Pour mieux comprendre les enjeux de la démarche HQE, rendez-vous sur le site www.assohqe.org
Vous souhaitez en savoir plus sur la nouvelle certification « Maison Rénovée ? », rendez-vous sur le site www.mamaisoncertifiee.com
L’efficacité énergétique des logements individuels existants vue par l’AQC
Offrir un document synthétique sur les clés d'une rénovation énergétique réussie dans l'habitat existant, c'est ce que propose l'Agence Qualité Construction dans un tout dernier guide de sa collection "Prévention Développement Durable".
Face au défi que constitue l'efficacité énergétique des logements existants, l'AQC a décidé d'éditer un document parfaitement synthétique pour vous projeter au-delà de la simple connaissance des dernières techniques innovantes arrivées sur le marché. La plaquette intitulée "Efficacité énergétique des logements individuels existants" permet d'offrir une vision d'ensemble et une cohérence dans la globalité d'un projet qui sont, à n'en pas douter, les véritables garanties de sa réussite.
Une méthodologie d'une logique implacable
Ce document aborde de manière on ne peut plus pertinente les projets d'amélioration énergétique pour en éviter les principaux écueils. Quatre grandes parties sont détaillées :
- Les grandes étapes de l'analyse : de la connaissance précise des besoins, de la détermination des points particuliers au passage en revue des équipements ou à l'examen de l'environnement... Un rappel précis des différentes étapes.
- Des exemples de solutions illustrent cette plaquette reprenant les principaux points : évaluation thermique, choix des produits.
- Un tableau didactique liste les conséquences potentielles des travaux sur d'autres points sensibles du bâtiment.
- Les travaux font l'objet de conseils récapitulatifs. Enfin, la maintenance et des conseils d'entretien complètent cet exposé.
Pour plus d'informations
Gratuite, consultable et téléchargeable sur le site de l'AQC - www.qualiteconstruction.comcette plaquette est également diffusée par le réseau des membres de l'association.
Rénovation de l’habitat existant
Ne croyez pas qu'à Batirenover.com, nous voulions vous harceler sur les enjeux du Grenelle concernant la rénovation des bâtiments existants. Mais, les beaux jours arrivant et le prix du pétrole subissant une nouvelle fièvre, la qualité des travaux que vous allez entreprendre d'ici septembre prochain auront de multiples conséquences sur votre confort et votre facture d'énergie. Autant bien appréhender le problème, car sur le terrain, les choses ne sont pas toujours simples.
Un constat nettement perfectible
Le marché des travaux ayant un impact énergétique sur l'habitat compte pour un tiers du marché total de la rénovation des logements. Il est dominé par les travaux de rénovation des ouvertures, suivis par ceux du chauffage. Cependant, à ce jour, la qualité énergétique des logements obtenue après travaux reste à améliorer dans plus de 90 %* des cas si on se réfère notamment aux perspectives tracées par le Grenelle de l'Environnement.
Comme tous travaux, les opérations d'amélioration énergétique des logements se heurtent à de nombreuses contraintes : les coûts selon l'ambition des rénovations, la nécessité fréquente de recourir à l'emprunt pour assurer le financement, des choix prioritaires autres que les économies d'énergie, une complexité du sujet qui génère un besoin important d'informations.
Mais les professionnels, même porteurs du crédit d'impôt, sont encore peu prescripteurs de solutions très performantes. Leurs demandes de formation pour la mise en place de ces solutions montrent cependant qu'ils sont en train d'évoluer. En revanche, limités à la pratique de leur métier, ils ont du mal à orienter leurs clients vers des rénovations énergétiques exemplaires, qui exigent les compétences de plusieurs corps d'état. Heureusement, les initiatives dans ce domaine se multiplient, avec le récent lancement de la certification Cequami "Maison rénovée".
En examinant les progrès à faire d'ici 2020 pour placer le parc de logements existants au niveau attendu par la France au travers du Grenelle de l'environnement (soit une réduction de 38 % de la consommation d'énergie), les réhabilitations énergétiques doivent avant tout devenir plus performantes. Selon les types de travaux, les progrès seront malheureusement d'importances inégales.
Une étude révélatrice pour poser des jalons
Selon l'étude OPEN initiée par l'Ademe et rendue publique en décembre 2008, on s'aperçoit que le niveau de performance des logements après travaux est loin d'être au rendez-vous. En effet, on constate que :
- Parmi les solutions classées selon leur niveau de performance en termes d'efficacité faible, moyenne ou optimale, seuls 10 % des cas concernent l'efficacité optimale.
- 22 % des rénovations sont considérées "d'efficacité faible ou nulle" car elles n'aboutissent pas à une rénovation satisfaisante du logement sauf à renouveler rapidement les nouveaux équipements mis en place.
- Les rénovations classées "d'efficacité partielle" (travaux partiels, qui seront à compléter ultérieurement) dominent avec 75 % des réalisations.
- Quant aux rénovations "d'efficacité satisfaisante", elles représentent seulement 3 % des logements.
Concernant les contraintes ressenties par les maîtres d'ouvrage se lançant dans les travaux :
- 45 % des ménages ayant procédé à une amélioration énergétique de leur logement, ont eu pour motivation principale les économies d'énergie. Les autres raisons avancées sont l'agencement, l'équipement, la décoration du logement (23 % des ménages concernés) ou l'obligation de réparer (19 %).
- La recherche d'artisans ou d'entreprises, déjà dominante dans les démarches habituelles des ménages désireux d'entreprendre des travaux, est encore plus marquée lorsque le projet a pour but de faire des économies d'énergie. Les demandes de conseils se multiplient. Lorsque 80 % des projets de travaux sont lancés au bout de 18 mois, il faut 24 mois pour que la même proportion de projets d'économies d'énergie aboutissent.
- Les solutions de performance énergétique les plus efficaces sont les plus onéreuses. Ainsi, par exemple, le coût de l'équipement d'efficacité moyenne le plus fréquemment choisi pour le chauffage est de 20 à 70 % inférieur à la solution la plus efficace. Les rénovations satisfaisantes sont évaluées en moyenne à près de 20 000 euros.
- Une analyse détaillée montre une sollicitation plus marquée des revenus courants pour les petits travaux (inférieurs à 1 500 €) et des prêts bancaires pour les gros travaux. Les rénovations satisfaisantes font partie des travaux financés à plus de 30 % par le crédit bancaire.
Dans le domaine du chauffage, un client prescripteur, souvent à mauvais escient...
Selon les chauffagistes, le client reste le principal décisionnaire. Selon les chauffagistes, dans 55 % des cas, le client décide de remplacer la chaudière à l'identique. Dans 18 % des cas, l'artisan n'a pas envisagé avec le particulier d'autre type d'équipement sur le chantier, sans doute pour ne pas risquer de voir son devis refusé parce que trop cher. L'argument économique pèse donc fortement sur le choix de la non-performance. On peut relever que seulement 9 % des artisans ou entreprises ayant installé une chaudière standard ont proposé un produit plus performant.
Chauffage et isolation, une union encore à problème
Quand un nouvel équipement de chauffage est posé sans travaux d'isolation préalable, une majorité de chauffagistes (61 %) répond que la question de l'isolation n'a simplement pas été posée. Même réponse pour la majorité des couvreurs qui ont rénové une toiture sans isolation.
Les chauffagistes n'évoquent pas de manière systématique l'intérêt de coupler les interventions de chauffage et d'isolation alors même que les difficultés techniques (mise en œuvre, configuration des lieux) semblent rarement insurmontables. Seuls 30 % des cas d'intervention en toiture aboutissent à la pose d'une isolation. L'amélioration du taux de diffusion des rénovations énergétiques performantes pourrait être favorisée par une pro-activité accrue des artisans et entreprises.
Cette attitude montre la difficulté des professionnels à sortir du cadre de leur métier pour conseiller leurs clients sur une maîtrise globale de l'énergie, transversale à plusieurs corps de métier.
L'isolation, encore le parent pauvre !
La part de la rénovation au sein du marché des produits d'isolation atteint 23 % pour les panneaux de toit et isolants sous rampants de combles, 29 % pour les complexes de doublage pour murs et cloisons, 13 % pour les plaques de plâtre.
Cette part est très inférieure à celle des équipements comme les chaudières et les fenêtres (60 % pour les fenêtres PVC ou les chaudières gaz). Les produits d'isolation commercialisés en France sont surtout vendus pour la construction neuve.
Dans 70 % des chantiers comprenant de l'isolation thermique de parois opaques, une seule paroi est isolée. L'isolation complète n'est réalisée que dans 10 % des cas.
Les travaux d'isolation entrepris par les ménages relèvent souvent de l'auto-construction : moins d'un chantier d'isolation sur 2 est réalisé par un professionnel. Cette situation est en train de changer avec l'intégration de la main-d'œuvre dans le dispositif du crédit d'impôt depuis l'année dernière.
* selon l'étude OPEN éditée en décembre 2008 par l'Ademe.
Le saviez-vous ?
Un état des lieux qui fait réfléchir
Ce constat, même s'il ne peut être généralisé, révèle néanmoins un nombre non négligeable d'incohérences. Comment peut-on aujourd'hui moderniser son installation de chauffage avant toute étude thermique, ne serait-ce que sommaire, mettant en évidence des carences d'isolation et d'étanchéité à l'air ? Les coûts de ces interventions sont loin d'être les plus importants et représentent souvent, dans le cas d'une rénovation lourde, entre 20 % (isolation des parois opaques) et 50 % voire plus si vous y ajoutez le remplacement de toutes les menuiseries. Quand on sait que l'investissement pour une pompe à chaleur peut varier du simple au double en fonction de sa puissance et de ses fonctions (sans compter son coût d'utilisation), ne pas organiser les travaux à réaliser de façon logique impliquera obligatoirement des lourdes dépenses supplémentaires. CQFD
Ponts thermiques, où les traquer ? Comment s'en débarrasser ?
Les ponts thermiques sont les talons d'Achille des logements. Zones d'échanges entre l'air intérieur et extérieur, c'est une partie non-négligeable de votre chauffage qui s'échappe du logement. Cette énergie perdue représente un budget non négligeable. Où sont les points faibles ? Comment y remédier ?
Qu'est ce que les ponts thermiques ?
Les ponts thermiques se situent à la jonction entre deux parties différentes de la maison. Ils peuvent réduire considérablement l'efficacité d'une isolation. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) se montre plus sévère que la précédente à leur égard et impose de les traiter de façon plus efficace.
| Quels sont les endroits de la maison sensibles aux ponts thermiques ? | Quelles sont les solutions ? |
|---|---|
| Fenêtres | Isoler les fenêtres avec du joint souple |
| Portes | Calfeutrer les portes à l'aide d'un boudin enfilé par-dessous |
| Toiture | Isoler la toiture avec, par exemple un écran de sous-toiture, en veillant ce que la toiture continue à "respirer" |
| Murs, cloisons, plafond | - Pour une paroi donnant sur l'extérieur, de préférence, un matériau isolant, comme le béton cellulaire, ou la brique monomur, - Pour l'extérieur, isolation par l'extérieur, mais cela laisse un pont thermique au niveau des fondations - Garnir les cloisons d'un doublage léger - Pour les plafonds, un faux-plafond isolé |
| Sols, planchers intermédiaires | Privilégier un plancher sur solives |
| Terrasse | La construire sur un remblai plutôt que sur un vide sanitaire |

Les aménagements "à risques"
Une fois l'enveloppe isolée, attention aux travaux qui risquent de créer de nouveaux ponts thermiques, tels que la pose d'une véranda, l'élévation de la toiture, l'ajout d'une aile à la maison, ou d'une terrasse, le percement d'une fenêtre...
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Téléchargez la présentation en PDF de la Réglementation Thermique 2012 sur le site de l'Ademe
MCL
Le descriptif d’un chantier de rénovation thermique pour une maison individuelle normande.
Dans un petit village du Cotentin (50), une maison traditionnelle a repris ses couleurs après des travaux de rénovation. Intérieur et extérieur, tout a été passé au peigne fin pour atteindre une meilleure performance énergétique et un confort de qualité. Le tour de la propriété avec Sophie et Hervé...
Une maison normande traditionnelle
Situé à 350 km de Paris et à 5 km de la mer, le petit village auquel appartient la maison de Sophie et Hervé déploie ses quelques maisons le long d'une étroite route abritée du vent par un talus. Avec ses murs de pierres grises en schiste, grès et granit, ainsi que son toit d'ardoises, cet habitat typiquement normand s'étend sur 180 m² et possède un jardin en pente que dominent des pommiers ainsi qu'une terrasse abritée des souffles marins.
Acquise en 2003 par Sophie et Hervé, la maison a bénéficié de travaux de restauration durant l'année 2005.
Concevoir une stratégie
« En achetant cette maison, nous avions conscience de l'ampleur des travaux, expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. Les murs étaient sains mais le plancher était à refaire ainsi que les parquets, la véranda, les menuiseries. Nous voulions aussi réaménager le rez-de-chaussée en transformant les deux petites pièces qui le composent en un unique espace de vie, grand et lumineux, agrémenté d'une cuisine américaine et d'une nouvelle cheminée en pierres calcaire du cru - l'ancienne ayant été démontée. Enfin, en agrandissant le garage existant, nous voulions implanter une « unité de vie » répondant aux critères d'accessibilité. Elle comprendrait une chambre et une salle de bains de plein pied avec une porte d'entrée large de 90 cm et une douche à l'italienne. Un dégagement d'1m50 était prévu devant chaque porte de ce mini-appartement. »
L'autre objectif, et non des moindres, était de profiter de ces travaux pour isoler l'habitation et l'équiper avec des solutions de chauffage performantes. « Nous voulions retrouver un confort thermique satisfaisant, tout en réduisant la facture énergétique et en préservant l'environnement, reprend Sophie. Je souhaitais concrètement que notre maison passe du niveau G ou H, sur l'échelle de performance énergétique, au niveau C. »
Le travail préparatoire
« Dès l'achat de la maison, mon mari et moi avons voulu faire appel à un architecte, précise Sophie. Pendant un an, nous avons réfléchi à nos besoins, nous avons observé le terrain, l'environnement, le climat. Nous avons ainsi précisé notre projet avec lui : optimisation de l'éclairage, choix des équipements de ventilation et de chauffage, aménagement des pièces...
Grâce à ses précieux conseils, nous avons décidé de supprimer le mur porteur du rez-de-chaussée grâce à un IPN et de reconstituer l'escalier dans l'extension pour gagner de la place et obtenir une grande pièce qui nous sert d'entrée, de salle à manger et de salon. Après avoir largement discuté avec lui de notre projet, nous avons ainsi affiné les travaux à réaliser. »
En phase préparatoire des travaux, un géomètre a également réalisé le bornage du terrain. « C'est un travail important qui permet de conserver de bonnes relations de voisinage ! témoignent les propriétaires. Il nous a permis de définir les limites de notre extension : selon la réglementation, le mur adjacent à celui du propriétaire voisin doit en effet se situer en limite de propriété, et pas 2 ni 3 m. Nous avons donc ajusté la taille de l'unité de vie pour rester conformes à la réglementation. »
Enfin, les propriétaires décidèrent de faire réaliser les travaux en deux étapes, reléguant la réalisation de l'extension en second lieu, une fois le travail sur l'enveloppe achevé. Objectif : continuer à occuper la maison aussi souvent que possible... les week-ends !
Les avantages d’être accompagné par un architecte expérimenté lors de la rénovation d’une maison
Propriétaires d'une maison de180 m² dans le Cotentin (50), Sophie et Hervé ont entrepris de faire rénover leur maison. Or, tous travaux concernant une habitation de plus de 170 m² nécessitant l'intervention d'un architecte, ils ont décidé de faire appel à l'un d'entre eux, spécialisé dans les maisons anciennes, pour les aider à réaliser leur projet. Consulté dès la phase préparatoire du projet, Guy Lemarignier a apporté toute son expertise.
L'expertise d'un architecte local
« Pour rénover notre maison normande, nous avons voulu faire appel à un architecte local et ce, en amont des travaux », expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. « Avec son expérience de plus de 30 ans et son expertise dans la rénovation de maisons anciennes, Guy Lemarignier nous apporté de précieux conseils et nous a permis de gagner du temps dans la gestion du chantier et de maîtriser notre budget ».
Sa connaissance des entreprises locales a également déchargé Sophie et Hervé de la recherche d'entrepreneurs. Appuyé sur son réseau d'entreprises normandes, l'architecte a pu mener à bien le chantier en toute simplicité et avec la confiance des propriétaires.
Enfin, «l'architecte s'est lui-même occupé du dépôt du permis de construire, reprend Sophie. Nous avons eu notre autorisation très rapidement !»
Bénéficier de conseils techniques et décoratifs
Le réaménagement du rez-de-chaussée bénéficia largement des conseils de l'architecte. Pour gagner de la place, de la lumière et du confort, un mur porteur a été supprimé et l'escalier déplacé vers l'extension. Une cuisine américaine a également été installée.
Côté déco, Guy Lemarignier a redessiné l'escalier afin de l'adapter au réaménagement du rez-de-chaussée. Il a également créé aussi les plans d'une cheminée pour agrémenter le rez-de-chaussée, en reproduisant un modèle traditionnel de la région. « La cheminée a été conçue en pierres calcaires de Valognes, avec un tirage maximum » indiquent les propriétaires. « Elle répond au jeu de pierres apparentes qui jouxte les murs blancs. »
À l'intérieur, un carrelage en damier rouge pave la salle de bains et le rez-de-chaussée, tandis qu'une couleur ardoise a été choisie pour l'étage.
À l'extérieur enfin, la nouvelle véranda qui relie le jardin au salon a été conçue par l'architecte, en collaboration avec un miroitier régional. Sur le toit, une girouette en forme de bateau se laisse orienter au gré du vent.
La gestion du chantier
Avec leur travail à Paris, Sophie et Hervé ne pouvaient être présents à tout bout de champ sur le chantier. La présence d'un architecte en qui ils avaient toute confiance leur a donc rendu un immense service : « l'architecte s'est occupé de toute la gestion quotidienne du chantier et du lien avec les entreprises... Nous faisions le point ensemble tous les 15 jours. Cela me permettait de choisir les matériaux, les radiateurs... Puis, les entreprises passaient commande. En regroupant les commandes de tous leurs clients, les entrepreneurs obtenaient des prix auprès de leurs fournisseurs. Nous en avons donc profité ! »
La maîtrise du budget
Le chantier a été réalisé pour une enveloppe globale de 120 000 euros, y compris la véranda qui compte pour 15 000 euros et hors l'acquisition et l'installation de la pompe à chaleur (12 000 € ). « Vu le budget, nous avons compris l'importance d'être accompagné, conclut Hervé. Les conseils de l'architecte nous ont aidé à tenir le budget de départ, tout en répondant à nos attentes en termes de confort et de performance».
Descriptif des travaux de rénovation pour l’enveloppe d’une maison individuelle normande.
Une maison dans laquelle il fait bon vivre, c'est une maison qui respire et conserve une température de confort toute l'année. C'est pourquoi, rénover une ancienne bâtisse implique bien souvent d'effectuer des travaux sur son enveloppe. Inséparables, l'isolation, la ventilation et l'étanchéité ont été menés de front lors de la rénovation de la maison de Sophie et Hervé, une habitation authentique du Cotentin (50).
Isolation
Pour passer de l'étiquette G/H à l'étiquette C de l'échelle de diagnostic de performance énergétique (DPE)*, plusieurs travaux d'isolation sont effectués dans la maison de Sophie et Hervé :
- Dans les combles, de la laine de verre est fixée sous la charpente ainsi qu'en sous-face du plafond.
- Des plaques de plâtre, associées à un complexe de dédoublage Prégymax 32, sont posées sur les cloisons.
- Au rez-de-chaussée, un mur sur deux a bénéficié de cette même isolation. Les autres sont laissé en pierres apparentes pour conserver l'esthétique traditionnelle de la maison.
- La dalle de l'étage, entièrement rénovée, est isolée au moyen d'entrevous en polystyrène expansé.
- Les nouvelles portes extérieures, en aluminium, possèdent des rupteurs de ponts thermiques** intégrés qui évitent le transfert de chaleur vers l'extérieur.
- Contre la face sud-est de la maison, une véranda en aluminium dotée de rupteurs de ponts thermiques** et de vitrages anti-UV sur le toit protège le salon des intempéries et des déperditions thermiques.
Ventilation
Pour assurer une bonne ventilation de la maison, les deux salles de bains, la cuisine ainsi que les deux toilettes sont dotés d'une ventilation double flux Aldes. Récupérant l'énergie calorifique sur l'air extrait, le système permet de réduire les déperditions thermiques du bâtiment liées au renouvellement de l'air. La consommation énergétique est donc optimisée ! «L'air, sain et sec, circule en quantité suffisante dans les pièces d'eau et apporte une chaleur tempérée à toutes les saisons», commente Hervé.
Dans les pièces de vie, la ventilation est naturelle.
Etanchéité
Bien que la maison possède des murs sains et imperméables, quelques travaux d'amélioration de l'étanchéité furent réalisés :
- Pour protéger les maçonneries des remontées capillaires d'humidité, les maçons posèrent un drain tout autour de la maison. Ce petit fossé, dans lequel est posé un film étanche, est creusé avec une certaine pente afin que l'eau s'écoule vers l'extérieur du bâtiment.
- Les maçons rénovèrent également un des murs du jardin (maçonnerie et étanchéité) qui, jouxtant la maison de manière perpendiculaire, provoquait des infiltrations d'eau dans la salle de bains du rez-de-chaussée.
- La présence de la véranda renforce aussi l'étanchéité de la maison. Située contre le mur sud-est, elle joue un rôle de tampon et de captation de rayonnement solaire.
À noter que «la jonction entre la véranda et les murs de la maison a été réalisée par un couvreur», témoigne Hervé. «Cette opération délicate est indispensable pour garantir la bonne étanchéité de l'ouvrage».
En savoir plus
Visitez le site Aldes www.aldes.fr
Visitez le site Lafargewww.lafarge-france.fr
* Echelle du diagnostic de performance énergétique (DPE) : classés de A à G, cette échelle définit des niveaux de consommation énergétique d'un bâtiment. Pour répondre aux exigences du Grenelle, un bâtiment doit se rapprocher de l'étiquette A le plus possible (A : consommation d'un bâtiment égale ou inférieure à 50 kWh/m²/an).
** Un pont thermique est une rupture dans l'isolation de l'enveloppe. Elle se situe en général aux jonctions entre les planchers et les murs ou entre les menuiseries et le mur. Un rupteur de pont thermique est un système qui évite la déperdition énergétique à ces enduits. Il permet donc d'améliorer la performance énergétique du bâtiment.
Le descriptif d’un chantier de rénovation thermique pour une maison individuelle normande.
Dans un petit village du Cotentin (50), une maison traditionnelle a repris ses couleurs après des travaux de rénovation. Intérieur et extérieur, tout a été passé au peigne fin pour atteindre une meilleure performance énergétique et un confort de qualité. Le tour de la propriété avec Sophie et Hervé...
Une maison normande traditionnelle
Situé à 350 km de Paris et à 5 km de la mer, le petit village auquel appartient la maison de Sophie et Hervé déploie ses quelques maisons le long d'une étroite route abritée du vent par un talus. Avec ses murs de pierres grises en schiste, grès et granit, ainsi que son toit d'ardoises, cet habitat typiquement normand s'étend sur 180 m² et possède un jardin en pente que dominent des pommiers ainsi qu'une terrasse abritée des souffles marins.
Acquise en 2003 par Sophie et Hervé, la maison a bénéficié de travaux de restauration durant l'année 2005.
Concevoir une stratégie
« En achetant cette maison, nous avions conscience de l'ampleur des travaux, expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. Les murs étaient sains mais le plancher était à refaire ainsi que les parquets, la véranda, les menuiseries. Nous voulions aussi réaménager le rez-de-chaussée en transformant les deux petites pièces qui le composent en un unique espace de vie, grand et lumineux, agrémenté d'une cuisine américaine et d'une nouvelle cheminée en pierres calcaire du cru - l'ancienne ayant été démontée. Enfin, en agrandissant le garage existant, nous voulions implanter une « unité de vie » répondant aux critères d'accessibilité. Elle comprendrait une chambre et une salle de bains de plein pied avec une porte d'entrée large de 90 cm et une douche à l'italienne. Un dégagement d'1m50 était prévu devant chaque porte de ce mini-appartement. »
L'autre objectif, et non des moindres, était de profiter de ces travaux pour isoler l'habitation et l'équiper avec des solutions de chauffage performantes. « Nous voulions retrouver un confort thermique satisfaisant, tout en réduisant la facture énergétique et en préservant l'environnement, reprend Sophie. Je souhaitais concrètement que notre maison passe du niveau G ou H, sur l'échelle de performance énergétique, au niveau C. »
Le travail préparatoire
« Dès l'achat de la maison, mon mari et moi avons voulu faire appel à un architecte, précise Sophie. Pendant un an, nous avons réfléchi à nos besoins, nous avons observé le terrain, l'environnement, le climat. Nous avons ainsi précisé notre projet avec lui : optimisation de l'éclairage, choix des équipements de ventilation et de chauffage, aménagement des pièces...
Grâce à ses précieux conseils, nous avons décidé de supprimer le mur porteur du rez-de-chaussée grâce à un IPN et de reconstituer l'escalier dans l'extension pour gagner de la place et obtenir une grande pièce qui nous sert d'entrée, de salle à manger et de salon. Après avoir largement discuté avec lui de notre projet, nous avons ainsi affiné les travaux à réaliser. »
En phase préparatoire des travaux, un géomètre a également réalisé le bornage du terrain. « C'est un travail important qui permet de conserver de bonnes relations de voisinage ! témoignent les propriétaires. Il nous a permis de définir les limites de notre extension : selon la réglementation, le mur adjacent à celui du propriétaire voisin doit en effet se situer en limite de propriété, et pas 2 ni 3 m. Nous avons donc ajusté la taille de l'unité de vie pour rester conformes à la réglementation. »
Enfin, les propriétaires décidèrent de faire réaliser les travaux en deux étapes, reléguant la réalisation de l'extension en second lieu, une fois le travail sur l'enveloppe achevé. Objectif : continuer à occuper la maison aussi souvent que possible... les week-ends !
Les avantages d’être accompagné par un architecte expérimenté lors de la rénovation d’une maison
Propriétaires d'une maison de180 m² dans le Cotentin (50), Sophie et Hervé ont entrepris de faire rénover leur maison. Or, tous travaux concernant une habitation de plus de 170 m² nécessitant l'intervention d'un architecte, ils ont décidé de faire appel à l'un d'entre eux, spécialisé dans les maisons anciennes, pour les aider à réaliser leur projet. Consulté dès la phase préparatoire du projet, Guy Lemarignier a apporté toute son expertise.
L'expertise d'un architecte local
« Pour rénover notre maison normande, nous avons voulu faire appel à un architecte local et ce, en amont des travaux », expliquent Sophie et Hervé, les propriétaires. « Avec son expérience de plus de 30 ans et son expertise dans la rénovation de maisons anciennes, Guy Lemarignier nous apporté de précieux conseils et nous a permis de gagner du temps dans la gestion du chantier et de maîtriser notre budget ».
Sa connaissance des entreprises locales a également déchargé Sophie et Hervé de la recherche d'entrepreneurs. Appuyé sur son réseau d'entreprises normandes, l'architecte a pu mener à bien le chantier en toute simplicité et avec la confiance des propriétaires.
Enfin, «l'architecte s'est lui-même occupé du dépôt du permis de construire, reprend Sophie. Nous avons eu notre autorisation très rapidement !»
Bénéficier de conseils techniques et décoratifs
Le réaménagement du rez-de-chaussée bénéficia largement des conseils de l'architecte. Pour gagner de la place, de la lumière et du confort, un mur porteur a été supprimé et l'escalier déplacé vers l'extension. Une cuisine américaine a également été installée.
Côté déco, Guy Lemarignier a redessiné l'escalier afin de l'adapter au réaménagement du rez-de-chaussée. Il a également créé aussi les plans d'une cheminée pour agrémenter le rez-de-chaussée, en reproduisant un modèle traditionnel de la région. « La cheminée a été conçue en pierres calcaires de Valognes, avec un tirage maximum » indiquent les propriétaires. « Elle répond au jeu de pierres apparentes qui jouxte les murs blancs. »
À l'intérieur, un carrelage en damier rouge pave la salle de bains et le rez-de-chaussée, tandis qu'une couleur ardoise a été choisie pour l'étage.
À l'extérieur enfin, la nouvelle véranda qui relie le jardin au salon a été conçue par l'architecte, en collaboration avec un miroitier régional. Sur le toit, une girouette en forme de bateau se laisse orienter au gré du vent.
La gestion du chantier
Avec leur travail à Paris, Sophie et Hervé ne pouvaient être présents à tout bout de champ sur le chantier. La présence d'un architecte en qui ils avaient toute confiance leur a donc rendu un immense service : « l'architecte s'est occupé de toute la gestion quotidienne du chantier et du lien avec les entreprises... Nous faisions le point ensemble tous les 15 jours. Cela me permettait de choisir les matériaux, les radiateurs... Puis, les entreprises passaient commande. En regroupant les commandes de tous leurs clients, les entrepreneurs obtenaient des prix auprès de leurs fournisseurs. Nous en avons donc profité ! »
La maîtrise du budget
Le chantier a été réalisé pour une enveloppe globale de 120 000 euros, y compris la véranda qui compte pour 15 000 euros et hors l'acquisition et l'installation de la pompe à chaleur (12 000 € ). « Vu le budget, nous avons compris l'importance d'être accompagné, conclut Hervé. Les conseils de l'architecte nous ont aidé à tenir le budget de départ, tout en répondant à nos attentes en termes de confort et de performance».
Descriptif des travaux de rénovation pour l’enveloppe d’une maison individuelle normande.
Une maison dans laquelle il fait bon vivre, c'est une maison qui respire et conserve une température de confort toute l'année. C'est pourquoi, rénover une ancienne bâtisse implique bien souvent d'effectuer des travaux sur son enveloppe. Inséparables, l'isolation, la ventilation et l'étanchéité ont été menés de front lors de la rénovation de la maison de Sophie et Hervé, une habitation authentique du Cotentin (50).
Isolation
Pour passer de l'étiquette G/H à l'étiquette C de l'échelle de diagnostic de performance énergétique (DPE)*, plusieurs travaux d'isolation sont effectués dans la maison de Sophie et Hervé :
- Dans les combles, de la laine de verre est fixée sous la charpente ainsi qu'en sous-face du plafond.
- Des plaques de plâtre, associées à un complexe de dédoublage Prégymax 32, sont posées sur les cloisons.
- Au rez-de-chaussée, un mur sur deux a bénéficié de cette même isolation. Les autres sont laissé en pierres apparentes pour conserver l'esthétique traditionnelle de la maison.
- La dalle de l'étage, entièrement rénovée, est isolée au moyen d'entrevous en polystyrène expansé.
- Les nouvelles portes extérieures, en aluminium, possèdent des rupteurs de ponts thermiques** intégrés qui évitent le transfert de chaleur vers l'extérieur.
- Contre la face sud-est de la maison, une véranda en aluminium dotée de rupteurs de ponts thermiques** et de vitrages anti-UV sur le toit protège le salon des intempéries et des déperditions thermiques.
Ventilation
Pour assurer une bonne ventilation de la maison, les deux salles de bains, la cuisine ainsi que les deux toilettes sont dotés d'une ventilation double flux Aldes. Récupérant l'énergie calorifique sur l'air extrait, le système permet de réduire les déperditions thermiques du bâtiment liées au renouvellement de l'air. La consommation énergétique est donc optimisée ! «L'air, sain et sec, circule en quantité suffisante dans les pièces d'eau et apporte une chaleur tempérée à toutes les saisons», commente Hervé.
Dans les pièces de vie, la ventilation est naturelle.
Etanchéité
Bien que la maison possède des murs sains et imperméables, quelques travaux d'amélioration de l'étanchéité furent réalisés :
- Pour protéger les maçonneries des remontées capillaires d'humidité, les maçons posèrent un drain tout autour de la maison. Ce petit fossé, dans lequel est posé un film étanche, est creusé avec une certaine pente afin que l'eau s'écoule vers l'extérieur du bâtiment.
- Les maçons rénovèrent également un des murs du jardin (maçonnerie et étanchéité) qui, jouxtant la maison de manière perpendiculaire, provoquait des infiltrations d'eau dans la salle de bains du rez-de-chaussée.
- La présence de la véranda renforce aussi l'étanchéité de la maison. Située contre le mur sud-est, elle joue un rôle de tampon et de captation de rayonnement solaire.
À noter que «la jonction entre la véranda et les murs de la maison a été réalisée par un couvreur», témoigne Hervé. «Cette opération délicate est indispensable pour garantir la bonne étanchéité de l'ouvrage».
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* Echelle du diagnostic de performance énergétique (DPE) : classés de A à G, cette échelle définit des niveaux de consommation énergétique d'un bâtiment. Pour répondre aux exigences du Grenelle, un bâtiment doit se rapprocher de l'étiquette A le plus possible (A : consommation d'un bâtiment égale ou inférieure à 50 kWh/m²/an).
** Un pont thermique est une rupture dans l'isolation de l'enveloppe. Elle se situe en général aux jonctions entre les planchers et les murs ou entre les menuiseries et le mur. Un rupteur de pont thermique est un système qui évite la déperdition énergétique à ces enduits. Il permet donc d'améliorer la performance énergétique du bâtiment.
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