Dossier : Choisir les énergies renouvelables
Le soleil, l’eau, le vent, le bois et les autres produits végétaux sont autant de ressources naturelles capables de générer de l’énergie grâce aux technologies développées par les hommes. Leur relatif faible impact sur l’environnement en fait des énergies d’avenir face au problème de la gestion des déchets du nucléaire et aux émissions de gaz à effet de serre. Descriptif des principales.
10 Chapitres à consulter :
Système de ventilation Températion® Domestique T.Zen 4000 d'Aldes
Précurseur dans la ventilation double-flux thermodynamique, Aldes perfectionne encore son système Températion® en multipliant les fonctions, jusqu'à le rendre totalement autonome pour une ventilation performante, une production de chauffage et d'eau chaude sanitaire très économique. La solution idéale pour répondre aux critères énergétiques des bâtiments basse consommation (BBC) sans recourir à une chaudière traditionnelle.
Le principe
La centrale double-flux thermodynamique intègre un échangeur qui récupère 60 % des calories prélevées dans les pièces humides et une pompe à chaleur (PAC) sur l'air extrait dotée d'un compresseur Inverter (fonctionnement progressif qui s'adapte à la demande de 40 à 100 %). Résultat : une agréable sensation de chaleur en hiver et, en été, grâce à la réversibilité de la PAC, un rafraîchissement et une déshumidification de l'air insufflé pour un confort inégalé et un air parfaitement sain.
Des économies sonnantes et trébuchantes
Ventiler, chauffer, rafraîchir sa maison pour moins de 300 euros par an environ* n'est pas chose courante. Ce faible budget d'utilisation a été rendu possible par l'intégration des toutes dernières technologies : moteurs microwatt 40 % moins gourmands que les systèmes classiques, régulation très fine assurée par des thermostats situés dans toutes les pièces, module de chauffage n'apportant que le complément de puissance nécessaire pendant les périodes les plus froides, surventilation nocturne automatique en été afin d'éviter le fonctionnement inapproprié de la PAC.
Les économies ne s’arrêtent pas là . L’installation peut être complétée par un ballon ECS avec une résistance électrique d’appoint avec fonction anti-légionellose. La PAC exploite l’énergie de l’air extrait pour chauffer l’eau contenue dans un ballon de 200 litres et la maintenir à 55°C en continu.
Toujours plus de confort
Grâce à ce système très évolué, l’air insufflé dans la maison est filtré et doux. La qualité de l’air intérieur est préservée et l’inconfort, engendré par les courants d’air et les nuisances sonores, est évité. En outre, l’association de la VMC et de la technologie thermodynamique assure une température homogène dans l’ensemble de l’habitation. Enfin, ces systèmes très compacts privilégient l’espace et facilitent grandement l’aménagement des différentes pièces du logement. Finis les radiateurs encombrants et souvent peu esthétiques !
Produire trois fois plus d'énergie que celle consommée...
Le COP, ou coefficient de performance, indique la puissance calorifique produite par une pompe à chaleur. Exemple : la PAC intégrée dans le système T.Zen 4000 étant de 3.2, 1000 W de puissance absorbée produiront l’équivalent de 3200 W de chaleur.
Côté incitations financières
Ce système étant affilié aux pompes à chaleur air/air, aucun crédit d’impôt n’est prévu pour alléger la facture. Par contre, une telle installation peut être intégrée dans un bouquet de travaux éligible à l’éco-prêt à taux zéro.
Les autres versions de la gamme
- T.Zen 300 (chauffage complémentaire obligatoire) et 3000 (compatible BBC) assurent trois fonctions : chauffage, rafraîchissement et ventilation.
- T.Zen 400 dispose des mêmes fonctionnalités que T.Zen 300 mais y ajoute le ballon ECS thermodynamique.
En savoir plus
Rendez-vous sur www.aldes.fr
* Logement de plain-pied label BBC d’une surface de 100 m2 dans le cadre d’une utilisation selon les températures ambiantes pièce par pièce généralement préconisées.
Choisir l’énergie solaire
A la suite de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, de la promulgation de diverses directives européennes visant à limiter les consommations énergétiques et leurs effets sur l'environnement, la réglementation française dynamise les énergies renouvelables, solaires en tête.
Pour votre projet de construction, choisissez l'énergie solaire pour votre chauffage : énergie solaire seule ou couplée avec le gaz naturel dans le cadre des solutions DolceVita de Gaz de France par exemple.
Où que vous soyez en France, il vous est possible de tirer parti de l'énergie solaire. C'est l'adéquation entre les besoins et l'ensoleillement disponible qui détermine la productivité des capteurs solaires. Ainsi, même si le taux d'économie d'énergie est plus élevé dans le sud que dans le nord, la quantité d'énergie économisée ne sera pas forcément plus importante. Par exemple, une installation qui couvre 52 % des consommations à Marseille (9 300 kWh) économisera 4 830 kWh, alors que la même installation placée dans une maison identique à Strasbourg couvrira 30 % des consommations (16 300 kWh) et économisera pourtant 4 890 kWh.
Les systèmes solaires combinés conviennent très bien aux régions froides et bien ensoleillées, ou à celles où l'on doit chauffer longtemps. Certaines zones de montagne remplissent ces deux conditions. Le solaire peut y permettre de substantielles économies de chauffage. Mais quelle que soit la région où l'on se trouve, le printemps et l'automne offrent un meilleur ensoleillement que l'hiver et la maison a souvent besoin d'être chauffée : le chauffage solaire d'une habitation offre donc d'intéressantes perspectives d'économie en intersaison, et cela quelle que soit la localisation géographique.
L'énergie solaire disponible en moyenne par jour est plus importante en été qu'en hiver : il en va donc de même pour la quantité moyenne d'eau chaude susceptible d'être produite journellement.
Il est ainsi évident que l'économie réalisable avec les chauffe-eau solaires varie suivant de nombreux facteurs, parmi lesquels : la quantité de rayonnement solaire disponible, l'orientation et la surface des capteurs solaires, ainsi que leur rendement énergétique (lié à la transparence du panneau de couverture, à son coefficient d'absorption, à des déperditions calorifiques à son niveau d'isolation thermique, à la température ambiante).
Tête à Tête avec un pro
Créée par l'Ademe (agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) des énergies en 1999 dans le cadre du Plan Soleil, la marque Qualisol a fédéré à ce jour un réseau national de plus de 9000 installateurs et est synonyme de la qualité d'installation d'un nombre croissant d'équipements solaires domestiques.
Renseignements auprès de Qualit'Enr au 01 48 78 70 90 - qualit.enr@wanadoo.fr www.plan-soleil.com/internet/InstFR.html
Quels capteurs choisir pour l’énergie solaire ?
La famille des capteurs solaires est large. Non vitrés, plans, tubulaires sous-vide ou à air, le choix dépend de la température recherchée.
Le principe
Le principe des capteurs solaires thermiques à fluide liquide est simple. Il s'appuie sur une surface qui récupère la chaleur solaire, un système de circulation, pour transporter la chaleur vers un lieu de stockage ou d'utilisation et une régulation destinée à maintenir la température souhaitée.
Le choix entre les différents types de capteurs dépend de la température recherchée :
- Les capteurs non vitrés, génèrent une faible élévation de température et on les trouve généralement dans le chauffage des piscines.Â
- Les capteurs plans permettent une élévation de température par rapport à la température de l'air ambiant pouvant atteindre + 70° C, et sont destinés à tous les types de bâtiments.
- les capteurs sous vide autorisent de très faibles déperditions de chaleur, avec une température pouvant s'élever jusqu'à 100-140° C. A surface d'absorbeur égale, le rendement est généralement meilleur que celui d'un capteur plan. Cependant, cet avantage est limité au captage solaire en hiver et surtout dans les climats rigoureux. Il existe plusieurs familles de capteurs sous vide, chacun dépendant d'une technique spécifique : à circulation directe, à effet « thermos ».
- les capteurs à air sont généralement fabriqués spécialement pour un projet architectural. L'air est réchauffé en passant de préférence sous l'absorbeur. Il est ensuite évacué par un ventilateur dans des gaines qui transportent la chaleur vers le stockage. L'énergie ainsi stockée est ensuite restituée par circulation forcée à l'aide de bouches de soufflage situées dans le volume habitable. Ces systèmes sont insensibles au gel et à la corrosion du fait de l'absence d'eau.
Tête à Tête avec un pro
Il existe des capteurs à air qui ne disposent pas de vitrage et ne sont pas reliés à un stockage. Ils sont simplement constitués d'un absorbeur micro-perforé, par lequel passe l'air de soufflage. Son efficacité, liée à son faible coût, lui confère une très bonne rentabilité. Son étanchéité à l'eau lui permet de s'adapter à toutes les situations. Il peut être mis en toiture ou sur un mur en récupérant, en plus des apports solaires, les déperditions de la maison. Ils sont cependant encore peu répandus en France.
L’implantation des capteurs solaires
Votre installateur, de préférence agréé Qualisol, devra être très vigilant sur l'implantation, l'inclinaison et le dimensionnement des capteurs de votre installation solaire. Dans certains cas (maison de campagne, isolée...), des capteurs auto-vidangeables seront préférables.
La surface généralement conseillée pour implanter des capteurs solaires est de 1 m² de capteurs plans (ou 0,7 m2 de capteurs sous vide) pour 10 m² de surface habitable chauffée si l'on veut couvrir 25 à 60% des besoins annuels d'énergie en chauffage et eau chaude.
Quelle pose ?
Pose sur un support à même le sol ou sur une toiture terrasse
Dans le cas de bâtiments existants sur lesquels il n'est pas possible, pour des raisons d'orientation entre autres, de poser directement les capteurs sur le bâtiment.
Pose soit sur toiture :
- 1er cas : les capteurs sont fixés directement sur la charpente et remplacent les éléments de couverture. Ce système présente l'avantage d'une bonne intégration architecturale.
- 2e cas : les capteurs sont posés par dessus la couverture et sont fixés sur des supports qui la traversent pour s'ancrer à la charpente. L'aspect visuel de cette configuration est souvent pénalisant.
Pose en façade :
Cette solution permet une bonne intégration dans l'architecture du bâtiment, même si l'inclinaison n'est pas optimale en inter-saison.
Notez que l'angle d'inclinaison des capteurs doit se situer entre 40° et 75° pour les capteurs plans et entre 25° et 90° pour les capteurs sous vide, avec une orientation Sud de + ou - 30°.
Tête à Tête avec un pro
Le fluide caloporteur traditionnellement utilisé dans les capteurs possède un antigel polluant. Aujourd'hui on trouve des capteurs dont l'eau n'a pas d'additif et est sans antigel, ce qui contribue à améliorer le rendement du transfert thermique et évite la surveillance de niveau, la remise sous pression en cas de surchauffe, ou le réapprovisionnement du circuit.
Choisir les énergies renouvelables : stockage de la chaleur dans un volume tampon
Le principe de ces systèmes, que l'on appelle « à hydro-accumulation » est simple et apporte une réponse plus souple lorsqu'on n'a pas de dalle chauffante. Le solaire peut aussi se marier à la géothermie.
Ici, la chaleur provenant des capteurs solaires est stockée dans un réservoir d'eau tampon par le biais d'un échangeur de chaleur. Cette eau ainsi réchauffée est utilisée pour le chauffage de l'habitation par des émetteurs basse température.
L'ECS peut être produite soit dans un ballon immergé dans le volume tampon, soit par l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur situé dans le ballon de stockage ou à l'extérieur de celui-ci. Le capteur est raccordé à une sonde solaire qui envoie des informations vers le régulateur de l'alimentation en chaleur solaire du ballon.
Cette régulation différentielle compare ainsi la température existant en haut de l'installation (sonde capteur) avec celle existant en bas de l'installation (sonde accumulateur). Quand la température mesurée au niveau du capteur solaire est supérieure de 8°C à la température mesurée par la sonde accumulateur, la pompe de transfert se met en route et assure le transfert de l'énergie solaire des capteurs vers l'accumulateur.
Le mariage du solaire et de la géothermie
Cette variante performante consiste à combiner astucieusement le solaire avec une pompe à chaleur sur l'eau, le sol ou l'air. Avec cette solution, le chauffage est assuré par le solaire en priorité (25 à 40% des besoins) et par la géothermie en complément (60 à 75% des besoins). L'ECS est aussi fournie par le solaire en priorité (60 à 85% des besoins) et par appoint d'une autre énergie en complément ou encore par géothermie. Quant au rafraîchissement, il peut être réalisé en totalité par la géothermie via un plancher rafraîchissant alimenté par une PAC à eau réversible.
Et si vous en profitiez pour chauffer aussi la piscine ?
Le principe est simple. Une pompe envoie l'eau du bassin dans des capteurs. La faible différence de température entre l'air extérieur et l'eau de baignade permet d'utiliser des capteurs sans couverture vitrée, ni isolation, de type « moquette ». Toutefois, si l'on veut pouvoir utiliser la piscine à l'intersaison ou chauffer éventuellement l'eau d'une douche, on n'aura plus recours à ces absorbeurs en matière synthétique, mais à des capteurs vitrés associés à un échangeur et un ballon de stockage.
Les avantages :
- le prix des capteurs est moins élevé que ceux utilisés pour le chauffage de l'eau sanitaire et de la maison.
- pas besoin de stockage : les calories vont directement dans la piscine
- l'entretien est réduit
- la durée de vie des capteurs solaires est supérieure à celle d'autres systèmes de chauffage.
- avant et après tout le monde : vous utiliserez plus longtemps votre piscine !
Tête à Tête avec un pro
Les tous derniers nés en matière de SCC combinent trois énergies : solaire + PAC air/eau+ autre énergie dans un même système. On cumule ici la production d'eau chaude sanitaire, le soutien en chauffage de la maison ainsi que de la piscine. Avec 12 m² de capteurs, on traite une maison de 150 m², grâce à ce système très compact, qui fonctionne avec une chaudière gaz pré-montée d'origine ou encore avec une PAC air/eau. Naturellement, le système donne priorité au solaire.Â
Le plancher solaire direct (PSD)
Le PSD injecte directement dans une dalle un liquide chauffé par les capteurs solaires. Il peut être ou non avec un appoint intégré, le complément de chauffage étant alors assuré par une chaudière.
Le principe
Le PSD a pour principe d'injecter directement un liquide chauffé par les capteurs solaires dans des tubes noyés dans une dalle d'un plancher chauffant ou de réchauffer le ballon d'ECS par l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur. Ce fluide repart ensuite vers les capteurs, où il est chauffé à nouveau...
La dalle assure à la fois le stockage de l'énergie thermique fournie par le capteur et la restitution de cette chaleur par rayonnement dans le volume à chauffer, agissant comme un émetteur de chaleur basse température.
La fonction de stockage est favorisée par une augmentation de l'épaisseur de la dalle (10 à 15 cm) qui, inversement, entraîne une plus grande difficulté à réguler l'émission de chaleur.
Le complément de chauffage
Le complément de chauffage indépendant pourra le gaz naturel. Pour la production d'eau chaude sanitaire (ECS), on aura soit un ballon d'appoint monté en série avec le ballon solaire qui assure le préchauffage de l'eau chaude sanitaire, soit un ballon bi-énergie : électro-solaire ou échangeur pour chaudière.
En appoint intégré : le complément de chauffage est distribué par le même émetteur de chaleur (le plancher chauffant basse température) et est assuré par une chaudière.
Pour la production de l'eau chaude sanitaire, le ballon est équipé de deux échangeurs de chaleur, l'un solaire, l'autre d'appoint (chaudière). Le régulateur optimise l'utilisation de l'énergie solaire et dose le complément d'énergie d'appoint nécessaire au confort souhaité, les jours peu ensoleillés. Il s'agit d'une solution dédiée plus particulièrement à des surfaces de plancher supérieures à 50 m2.
La géothermie
Les systèmes de géothermie apportent de gros avantages : simplicité d'utilisation, plus de stockage de combustible et d'approvisionnement, pas de conduit de cheminée, pas de local technique, pas de réglage compliqué.... C'est aujourd'hui l'une des technologies les plus économiques et les plus respectueuses de l'environnement.
La géothermie consiste à extraire la chaleur contenue dans la terre ou l'eau d'une nappe phréatique pour la restituer à l'intérieur de l'habitation au moyen d'une pompe à chaleur La pompe à chaleur* qui s'installe généralement à l'intérieur du logement (cave, buanderie, garage).
Comment ça marche ?
La terre détient un véritable gisement de calories qu'elle absorbe de l'énergie solaire et qu'elle stocke dans le sol.
Pour exploiter cette énergie et la capter, le procédé géothermique fonctionne à partir d'un captage, qui permet, au travers d'une pompe à chaleur (PAC), de récupérer la chaleur de trois façons différentes, en fonction du milieu environnant :
La récupération de la chaleur dans l'eau
La chaleur est prélevée dans une nappe phréatique (qui demeure à température constante toute l'année - de l'ordre de +10 °C), une réserve d'eau, une source ou d'une petite rivière (attention aux autorisations), puis transférée par la PAC au circuit d'eau chaude de l'installation de chauffage, sous forme d'un circuit de chauffage central traditionnel (non réversible), d'un plancher chauffant/rafraîchissant (réversible) ou encore par une installation de ventilo-convecteurs (réversibles).
L'eau est ensuite rejetée soit dans un puits perdu, soit dans un deuxième forage en aval du premier (le rejet dans les eaux usées peut être délicat en fonction de la législation locale).
La récupération de la chaleur dans le sol : deux solutions
-Â Le captage horizontal : pour exploiter au minimum la surface du terrain autour de l'habitation.
Il s'effectue avec un réseau de tubes déroulés à faible profondeur (de 0,6 m à 1,2 m) dans le sol si la surface du terrain est suffisante ; c'est-à -dire environ 1,5 à 2 fois la surface à chauffer. Dans ces boucles circule en circuit fermé de l'eau additionnée d'antigel ou le fluide frigorigène de la pompe à chaleur. Ces systèmes sont les moins coûteux, mais nécessitent de ne disposer aucune plantation avec racines profondes sur la zone de captage : les arbres devront être plantés à une distance minimum de 2 m de cette zone.
- Le captage vertical : lorsque la surface du terrain est insuffisante pour réaliser un captage horizontal. Il est réalisé avec des sondes géothermiques qui peuvent atteindre des profondeurs de 70 à 100 m, Ces capteurs verticaux sont constitués de deux tubes de polyéthylène formant un U, à circulation d'eau additionnée de liquide antigel.
Plus délicate à mettre en œuvre, cette technique exige une étude géologique préalable, ainsi que le respect des procédures administratives en vigueur concernant la protection des sous-sols.
Géothermie : quelques précautions
S'appuyer sur des nappes souterraines ou plonger dans les profondeurs de la terre ne se fait pas sans précautions importantes. Des démarches administratives sont également à prendre dans certains cas...
Peut-on utiliser l'eau d'un puits ou d'un cours d'eau ?
Techniquement rien ne s'oppose à l'utilisation d'un puits s'il permet de fournir le débit nécessaire à l'exploitation de la pompe à chaleur (PAC). Il faut toutefois que ce débit soit stable dans le temps. L'installation devra également être adaptée à la qualité physico-chimique de l'eau pompée (colmatage lié à la présence de fines, eau incrustante, eau corrosive...). De la même façon, rien ne s'oppose à l'utilisation d'un cours d'eau. Mais en plus des éléments dont il faut tenir compte dans le cas de l'utilisation de l'eau d'un puits, il faut aussi prêter attention aux variations de débit liées aux périodes d'étiage et de crues, ainsi qu'aux variations de la qualité de l'eau. La très forte variation des températures saisonnières aura un impact sur le rendement de la PAC, pouvant aller jusqu'à l'impossibilité de l'utiliser dans les périodes les plus froides ou les plus sèches !
Les précautions à prendre
La présence de capteurs enterrés implique quelques précautions. Le sol concerné par la présence de capteurs enterrés peut être engazonné, recouvert d'un massif de fleurs ou de buissons. En revanche, il faut :
- respecter des distances minimales autour des capteurs, qui doivent être environ : de 2 mètres pour les arbres, 1,5 mètre pour les réseaux enterrés non hydrauliques, et 3 mètres pour les fondations, fosses septiques, évacuations etc.
- ne pas recouvrir cette surface d'un revêtement en dur (terrasse, construction...) qui empêcherait le ruissellement des eaux. Attention aussi aux traversées par des arrivées ou des évacuations d'eau, pour éviter les problèmes de gel.
- Respecter les contraintes imposées par la configuration du terrain et la nature du sol : une pente de terrain trop forte exige parfois des travaux de remblai onéreux et les sols rocheux sont peu favorables au transfert d'énergie (la solution réside dans la pose d'un lit de sable).
Par ailleurs, avant toute acquisition d'une PAC sur eau, renseignez-vous sur sa capacité de débit et sur celui de la source d'eau. Assurez-vous aussi qu'il sera possible de rejeter l'eau refroidie dans un puits capable de recevoir cette quantité d'eau ; ce puits devant recevoir l'eau refroidie devra être situé à une distance suffisamment importante de la source d'eau froide de façon à ce que l'eau de retour de la machine puisse à nouveau se réchauffer sous terre avant d'être à nouveau captée par le forage.
Tête à Tête avec un pro
Le dimensionnement de la PAC doit être rigoureux. En effet, en cas de sous-dimensionnement, le sol a du mal à se régénérer et le compresseur marchant en surrégime verra sa durée de vie amoindrie. En cas de surdimensionnement, la PAC verra ses performances diminuer. Si le sol possède une forte teneur en glaise, sa régénération sera également très limitée.
Géothermie : les conditions d’une bonne installation
Pour être sûr que votre forage soit efficace et bien réalisé, il faut procéder à plusieurs vérifications, et ne pas se tromper d'entreprise. La pompe à chaleur (PAC) doit posséder les caractéristiques techniques suffisantes.
L'entreprise et les points à vérifier
Pour choisir une entreprise de forage, vous trouverez auprès de l'AFPAC (Association Française des Pompes A Chaleur - Fax : 01 45 22 33 55), la liste des entreprises de forage ayant signé, sur l'ensemble du territoire national, la lettre d'engagement qualité des forages pour capteurs verticaux. Il faut aussi vérifier que le système choisi a fait l'objet de la certification Eurovent ou d'un avis technique du CSTB et que l'appareillage est conforme aux normes en vigueur.
Par ailleurs, la robustesse de l'installation n'empêche pas de l'entretenir. Une maintenance régulière (par le biais d'un contrat de maintenance, à éplucher attentivement) permet de conserver votre installation en parfait état de fonctionnement et de garantir des performances optimales (par exemple, il est indispensable de contrôler la pression dans les circuits pour détecter des fuites de fluide frigorigène). Enfin, n'oubliez pas l'assurance : les entreprises de forages de sondes géothermiques sont soumises à la garantie décennale. L'assurance décennale bâtiment est donc obligatoire pour toute personne liée au maître d'ouvrage par contrat (conseil ou assistant à maître d'ouvrage, maître d'oeuvre, entreprises).
Démarches administratives et aides financières
Les démarches administratives sont en général effectuées par l'installateur ou l'entreprise de forage au nom du propriétaire.
Ainsi, l'article 131 du code minier oblige qu'une déclaration préalable soit faite à la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) pour tout forage dont la profondeur dépasse 10 mètres.
Il est aussi nécessaire de vérifier auprès de la mairie ou de la DDASS si la zone de forage ne se situe pas dans un périmètre de protection d'un prélèvement d'eau potable.
Une autre déclaration auprès de la DDASS s'impose si le débit d'eau est supérieur à 8 m3/heure. Enfin, Au-delà de 100 mètres de profondeur, l'installation est soumise à autorisation administrative, qui nécessite la rédaction d'un document d'incidence et une enquête publique, procédure lourde, qui explique la limitation des ouvrages à moins de 100 mètres. Compte tenu de la puissance calorifique d'un capteur vertical (de 30 à 50 W par mètre foré), les installations de PAC sur sondes géothermiques verticales ne font l'objet que d'une simple déclaration.
Tête à Tête avec un pro
L' « Engagement Qualité » n'est pas une norme, mais un engagement du foreur à respecter le cahier des charges associé à la procédure. L'AFPAC a élaboré une charte qualité PAC destinée à engager les fournisseurs et les installateurs de PAC. Il est en effet essentiel de sélectionner une entreprise qualifiée pour ce travail. Les PAC sont des appareils au point mais plutôt sophistiqués : leur conception, leur élaboration, leur dimensionnement et leur pose exigent un savoir-faire spécifique.
Choisir les énergies renouvelables : l’aérothermie
L'aérothermie offre une source d'énergie plus facile à utiliser que la géothermie, puisque l'installation ne nécessite pas de creuser le sol. La chaleur est prélevée dans l'air extérieur, puis transférée par la pompe à chaleur dans l'air ambiant du logement ou dans le circuit d'eau chaude de l'installation de chauffage.
L'aérothermie est une technique qui s'appuie sur une pompe à chaleur à air/air ou air/eau, qui prélève les calories présentes dans l'air et la transfère à un niveau de température plus élevé dans votre logement afin de le chauffer. Suivant les modèles, la pompe à chaleur peut être installée à l'intérieur ou à l'extérieur du logement.
Une unité est reliée à la pompe à chaleur et située à l'intérieur du logement : elle est placée dans les combles, en faux plafond ou encore dans un placard. Cette unité intérieure est raccordée à un réseau de gaines, par lesquelles l'air qu'elle a filtré, est diffusé dans les pièces par des bouches de soufflage, après avoir été chauffé ou refroidi, selon les saisons.
La chaleur puisée et restituée peut alimenter divers types d'émetteurs, permettant ou non la réversibilité :
- pour du chauffage seul : radiateurs à eau, plancher chauffant,
- pour le chauffage et le rafraîchissement : ventilo-convecteurs, plancher chauffant-rafraîchissant,
- pour le chauffage et la climatisation : systèmes à diffusion d'air monobloc / Split systèmes / multi-split.
En ce qui concerne la solution réversible (froid et chaud), Le refroidissement d'un local s'obtient par l'élimination de la chaleur excédentaire, qui est absorbée par le fluide réfrigérant circulant dans l'unité intérieure du système. Ce fluide est transporté à l'unité extérieure avec l'aide du compresseur. Après élévation de sa température, la chaleur est cédée à l'air extérieur et le cycle peut continuer ainsi indéfiniment.
La réversibilité de la pompe, qui permet le rafraîchissement de la maison pendant l'été et son chauffage en hiver, offre un coût très économique. Un thermostat d'ambiance vous permet de contrôler et d'ajuster comme vous le souhaitez la température de chaque pièce, générant encore des économies.
Avantages tous azimuts
Outre la réversibilité, l'aérothermie offre d'autres avantages intéressants :
- l'installation est très simple : pas de stockage, pas de conduit de cheminée, pas de réglage compliqué
- la production s'affranchit des incertitudes liées au coût des combustibles fossiles et votre système de chauffage a une autonomie de fonctionnement
- la rentabilité : on estime en général que pour couvrir 100 % des besoins de chauffage du logement, une PAC consomme environ 30 % d'énergie électrique, les 70 % restants étant puisés dans l'environnement.
- Enfin, ce système possède également l'avantage de filtrer en permanence l'atmosphère de votre intérieur et de la déshumidifier l'été.
- Bien sûr, pour une efficacité énergétique maximum, il ne faudra surtout pas oublier d'isoler très correctement votre maison et de supprimer le plus de ponts thermiques possibles...
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